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Maladies animales : des pressions pour assouplir la législation

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Confrontés à la multiplication des épizooties qui affectent en particulier l’élevage ovin (peste des petits ruminants, variole…) et entravent les exportations, cinq États membres du sud-est de l’UE demandent à la Commission européenne des assouplissements de la législation.

La Roumanie, avec le soutien de la Bulgarie, de la Croatie, de Chypre et de la Grèce a demandé, le 29 septembre lors de la réunion du Conseil des ministres de l’Agriculture de l’UE à Bruxelles, à la Commission européenne de faire preuve de flexibilité dans la mise en œuvre des mesures de lutte contre les maladies animales, notamment la peste des petits ruminants (PPR), la clavelée et la variole caprine. Dans le cadre des mesures prises pour éradiquer les foyers de ces maladies, plus de 235 000 animaux ont été abattus en Roumanie, plus de 600 000 en Grèce et plus de 4 000 en Bulgarie. Et en Roumanie, notamment, les éleveurs sont très remontés contre les interdictions d’exportation de moutons vivants. Ces pays souhaitent donc que les services bruxellois trouvent « des solutions appropriées pour atténuer l’impact économique sur les éleveurs touchés et à tirer parti de l’expérience acquise lors de la gestion des foyers récents afin d’adapter la législation de l’UE ».

Lire aussi : Roumanie : violente manifestation pour réclamer la levée des interdictions d’exportation de moutons

Parmi leurs suggestions : permettre une plus grande flexibilité pour les mouvements d’animaux provenant d’exploitations indemnes situées dans des zones touchées – notamment pour le déplacement vers les abattoirs sous contrôle officiel –, garantir une indemnisation rapide des éleveurs touchés « couvrant les pertes de revenus et les coûts supplémentaires découlant des restrictions de mouvement ainsi que de la perte d’opportunités de commercialisation et d’exportation ».

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Des réticences

Ces États membres estiment aussi que l’Efsa (autorité européenne de sécurité des aliments) devrait « procéder d’urgence à une nouvelle évaluation scientifique de la PPR et la variole, en tenant compte des dernières données épidémiologiques » afin, notamment, de déterminer si le classement actuel de la PPR en tant que maladie de catégorie A et le niveau correspondant des mesures de lutte restent justifiés.

Le commissaire européen à la pêche, Kostas Kadis, qui répondait au nom de l’exécutif, a défendu les restrictions de déplacement. Il a également souligné qu’un réexamen la classification actuelle des maladies était en préparation « pour voir si elle est adaptée à la situation ». Plusieurs États membres (notamment la France et la Belgique) ont appuyé les propos du commissaire soulignant que la rigueur de la réglementation actuelle, notamment le contrôle des mouvements d’animaux, permettait de protéger les éleveurs des autres régions de l’UE. En commission de l’Agriculture du Parlement européen, où la question a aussi été discutée le 28 septembre, la Commission européenne a précisé que la vaccination était le seul moyen d’éradiquer ces virus afin que les échanges commerciaux puissent reprendre.