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Pac post-2027 : les montagnards veulent renforcer les aides couplées et revaloriser l’ICHN

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Lors d’une conférence le 6 octobre au Sommet de l’élevage, les représentants agricoles des massifs montagnards (1) ont présenté leur position commune pour la future Pac post-2027, marquée par une volonté de ne pas s’éloigner des dispositifs existants. Dans la future déclinaison française (PSN), ils demandent notamment de renforcer l’enveloppe des aides couplées à hauteur de 25 % du premier pilier (contre 15 % actuellement), « tel que proposé par la Commission », avec un ciblage accru vers les élevages de ruminants. Malgré le recul attendu du budget de la Pac, les professionnels montagnards plaident aussi pour une « revalorisation de l’enveloppe de l’ICHN », doublée d’une sanctuarisation de son mode de répartition (pas de changement de zonage, ni d’ouverture aux productions végétales).

Attachés au plafonnement et à la dégressivité des aides, ils souhaitent que les DABIS – qui remplaceront les DPB – intègrent, comme aujourd’hui, un paiement redistributif (surprime aux premiers hectares), ainsi que la transparence pour les Gaec. Les montagnards demandent aussi que la France active l’AAEC (action agri-environnementale et climatique, futur remplaçant des éco-régimes) sur le « maintien de l’élevage extensif », fondée sur la surface, afin de « reconnaître les pratiques existantes ».

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Enfin, les organisations agricoles des massifs ont insisté sur le ciblage des aides vers les agriculteurs actifs, afin de favoriser les installations. Ils demandent à « définir l’actif avec des critères stricts et attribuer les aides de la Pac aux agriculteurs qui produisent effectivement » (âge, formation agricole diplômante, cotisant MSA, réalisation du travail et prise de décision, détention de la majorité du capital). Autre mesure demandée pour soutenir les jeunes installés : une majoration de la DJA et des aides à l’investissement en zone ICHN.

YG

Ni changement du zonage ICHN, ni ouverture aux productions végétales