À la Direction de l’agriculture (Daaf) de Guadeloupe, « aucune demande d’autorisation » d’épandage de pesticides par drones n’a été déposée, indique Ramon Taae, chef du service de l’alimentation. Accaparés par une « sécheresse carabinée », les professionnels locaux temporisent, explique Philippe Aliane, directeur général du groupement Les Producteurs de Guadeloupe. M. Aliane salue une belle avancée, mais il attend l’issue des recours et rappelle qu’il faut évaluer la rentabilité d’un double équipement, tracteur et drone. En Martinique, le ton est tout autre. « C’est l’avenir pour lutter contre la cercosporiose noire ! », une maladie des feuilles du bananier, s’enthousiasme Jean-Claude Marraud des Grottes, président du groupement Banamart, une coopérative de producteurs de bananes. Après des tests où les drones ne pulvérisaient que de l’eau, il espère lancer les essais réels « au 1er janvier 2027 ». Son objectif : utiliser « de 30 à 35 % » de produits en moins. Son groupement envisage de déployer « une cinquantaine de drones », mais bute encore sur un point de la réglementation concernant les buses qui dispersent le produit. Surtout, ce producteur souhaite pouvoir, à terme, pulvériser par drone les traitements chimiques conventionnels, en raison de la précision de l’engin. (AFP)
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