Des milliers de personnes se sont rassemblées dans l’Eure le 4 octobre, à proximité d’une usine de pesticides pour protester contre leur utilisation en agriculture, à l’initiative d’une cinquantaine d’organisations, a constaté l’AFP. La manifestation s’est tenue près d’une usine du fabricant de pesticides et semencier Syngenta, à Saint-Pierre-la-Garenne. Elle a rassemblé quelque 8 000 manifestants selon la préfecture, 15 000 selon les organisateurs. Après une manifestation dans une ambiance bon enfant, quelques heurts ont éclaté en fin de journée, donnant lieu à des tirs de gaz lacrymogène par les gendarmes, a constaté l’AFP. Le rassemblement est soutenu par une cinquantaine d’organisations, dont la Confédération paysanne et les ONG Soulèvements de la Terre, Cancer Colère et le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest (CSVPO).
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Dans le même temps, d’autres manifestations sont prévues en Suisse ou en Angleterre, dans le cadre d’une campagne « internationale » contre « l’agrochimie », selon Nata, militante aux Soulèvements de la Terre. Les protestations visent « quatre multinationales : BASF, Corteva, Bayer qui a acheté Monsanto, et Syngenta », souligne-t-elle. De son côté, Syngenta assure respecter « pleinement le droit de se rassembler et de manifester », tout en qualifiant l’événement de « mal fondé ». Concernant son usine dans l’Eure, « 70 % de la production actuelle du site (en volume, NDLR) est utilisable en agriculture biologique », souligne le groupe dans une réaction à l’AFP. Les activités y sont « arrêtées depuis vendredi matin et ce jusqu’à nouvel ordre » pour « des raisons de sécurité », précise Syngenta. (AFP)