Cinq associations environnementales (Asfa, Amazona, Aeva, Vivre et Toti-Jon) ont déposé mi-septembre des recours devant le Conseil d’État contre un décret et deux arrêtés, pris en application de la loi du 23 avril 2025, qui autorisent l’épandage par drones dans les bananeraies ou sur des parcelles dont la pente dépasse 20 %. Pour l’heure, seuls sont permis les produits de bio-contrôle, biologiques ou dits à faible risque. Mais « ce qui est à faible risque aujourd’hui, demain on ne sait pas », avertit Béatrice Ibéné, présidente de l’Asfa, l’une des associations ayant saisi le Conseil d’État. Cette vétérinaire redoute les « effets cocktails » de ces produits avec les pesticides qui persistent dans les sols, comme le chlordécone. Forte de l’interdiction de l’épandage aérien, obtenue en 2014 dans toute la France, Mme Ibéné refuse que cette pratique « revienne par la fenêtre ». Elle s’appuie sur l’agence sanitaire Anses, qui juge trop peu robustes les trois essais menés en Martinique et censés garantir la sécurité des riverains. Face à ces craintes, l’attentisme prévaut en Guadeloupe. Les textes prévoient pourtant des garde-fous : la hauteur de vol est limitée à trois mètres, la vitesse à 18 km/h et la masse au décollage à 200 kilos. (AFP)
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