Abonné

Premier cas équin de Shamonda-Europe en France, le virus arrive en Irlande

- - 2 min

La présence du nouvel orthobunyavirus Shamonda-Europe a été détectée pour la première fois chez un cheval en France, le 30 septembre dans l’Hérault, indique la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans son bulletin hebdomadaire du 6 octobre. Ces analyses ont été réalisées « à la suite de l’apparition de signes neurologiques » chez cet animal, selon le Réseau d’épidémiosurveillance en pathologie équine (RESPE). La présence du virus West Nile a aussi été recherchée, sans résultat positif. Toutefois, comme le précise le RESPE, « à ce stade, la détection du virus Shamonda ne permet pas d’affirmer qu’il est responsable des signes neurologiques observés ».

Concernant les bovins, le virus a été confirmé dans 49 départements français, principalement dans l’Ouest et dans un large croissant allant du Nord-Est au Sud-Ouest (en passant par le Massif central). Dans tous ces territoires, Shamonda-Europe a été détectée « chez des bovins présentant tous des symptômes » (fièvre, diarrhée, baisse de production laitière). Des cas ovins sont rapportés dans l’Oise et l’Aveyron, avec « malformations congénitales » sur des agneaux.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

santé animale
Suivi
Suivre

Enfin, le virus a été détecté le 5 octobre dans un nouveau pays européen, l’Irlande, avec des cas sur « trois bovins de deux exploitations laitières du comté de Cork ». En comptant ce nouveau foyer, ce sont désormais douze pays qui ont confirmé des infections (Autriche, Allemagne, Belgique, Espagne, France, Irlande, Italie, Liechtenstein, Luxembourg, Pays-Bas, Royaume-Uni (Jersey) et Suisse). Ce nouvel orthobunyavirus, de la même famille que le virus de Schmallenberg, est apparu à l’été en France, Allemagne et en Suisse. D’après le ministère de l’Agriculture, son impact sanitaire est « pour le moment jugé faible dans les élevages touchés ».

YG

Des analyses réalisées « à la suite de l’apparition de signes neurologiques »