Agroalimentaire : les cannelés Baillardran échappent à la faillite
Selon un jugement du tribunal de commerce consulté le 10 juillet par l'AFP, le groupe montpelliérain Bricks.co et Christophe Sevin vont reprendre la PME agroalimentaire bordelaise Baillardran en redressement judiciaire depuis avril. 67 des 87 salariés vont être repris ainsi que 11 boutiques, sur une vingtaine. La société Will Distribution, maison mère du spécialiste du cannelé Baillardran, s'était déclarée en cessation de paiement après une série de difficultés. Outre la hausse du coût de l'électricité et des matières premières, les boutiques ont souffert d'une fréquentation en baisse et d'une concurrence accrue depuis une condamnation de l'enseigne pour pratiques trompeuses. Le chiffre d'affaires avait fondu de plus d'un tiers en deux ans, de 12 à 8 millions d'euros environ, les finances du groupe passant dans le rouge. En janvier 2025, Baillardran était condamné à 100 000 euros d'amende par le tribunal correctionnel, après qu'un contrôle sanitaire eut révélé des pratiques aux antipodes du marketing de l'entreprise. Ses cannelés étaient souvent congelés et des arômes de synthèse, du colorant et du lait en poudre étaient utilisés lors de la fabrication.
Céréales : au port de Rouen, des exports 2025-2026 au-dessus de la moyenne décennale
Dans un communiqué du 10 juillet, Haropa Port, établissement public gérant le port de Rouen, a indiqué une activité 2025-2026 très dynamique sur les installations rouennaises en matière d’exportations de céréales, à 8,4 Mt, au-dessus de la moyenne décennale, qui s’affiche à 7,4 Mt. Il s’agit par ailleurs d’une progression de 61 % par rapport à la campagne précédente, qui avait été néanmoins marquée par de faibles récoltes. « La qualité et la quantité étaient au rendez-vous dans l’hinterland de Rouen. Ce qui a permis aux opérateurs céréaliers de réaliser une campagne parmi les meilleures du port », relate le communiqué. Haropa Port signale une concurrence particulièrement forte émanant de l’hémisphère sud en blé (notamment l’Australie et l’Argentine, qui ont obtenu des récoltes exceptionnelles), mais la compétitivité de l’origine française a permis d’obtenir de bonnes performances. Les exports de blé ont représenté 5,6 Mt, et 2,6 Mt en orge, « soit la troisième meilleure campagne jamais réalisée par les opérateurs du port de Rouen pour cette céréale ». Ajoutons à cela 0,6 Mt de graines oléoprotéagineuses et de malt. Haropa Port salue la construction lors de cette campagne d’un nouveau silo « par le Groupe BZ sur son terminal de Petit Couronne. Ce nouvel outil augmente la capacité de transit du port de Rouen avec 55 000 t de stockage supplémentaire ».
Volaille/restauration : McDonald’s s’engage sur 13 000 t de filets à nuggets par an
D’après l’Action agricole picarde du 2 juillet, la chaîne McDonald’s France a déclaré à la fin juin vouloir maintenir un approvisionnement 100% français pour ses nuggets et consacrer à ses achats de matières premières 100 millions d’euros par an jusqu’en 2029, ce qui correspond aujourd’hui à environ 13 000 tonnes de viande et 1,2 milliard de nuggets. «Dans un marché du poulet sous tension, notre responsabilité est claire : donner de la visibilité et soutenir la filière française», souligne Guillaume de Beaurepaire, directeur Supply Chain de McDonald’s France, cité dans l’article. Les nuggets sont historiquement préparés par Cargill dans le Loiret et Pilgrim’s Europe dans le Pas-de-Calais à partir de filets de poulets élevés en Bretagne. Un article paru en mars 2024 sur le portail du groupe Réussir informait que Cargill procédait dans son usine d’Orléans à 50 millions d’euros d’investissements, sur 2024 et 2025, essentiellement pour McDonald’s. Selon cet article de 2024, 1,5 milliard de nuggets y étaient alors produits pour la chaîne de restauration rapide.
Incendies : Agrica Solidaire réactive son aide financière d’urgence
Face aux incendies qui touchent actuellement plusieurs territoires français et compte tenu des risques élevés tout au long de l’été, le groupe dédié à la protection sociale du monde agricole et alimentaire Agrica a annoncé, dans un communiqué du 9 juillet, avoir réactivé son dispositif de soutien aux personnes sinistrées, qui prévoit une aide financière directe d’urgence. Peuvent en bénéficier tous les salariés ou retraités relevant d’une des institutions du groupe Agrica ayant subi des dommages liés aux incendies. Son montant peut atteindre 3 000 euros selon que le demandeur relève d’une des institutions de prévoyance du groupe, de son institution de retraite complémentaire ou des deux. À noter que l’aide n’est pas soumise à conditions de ressources. La décision a été prise alors qu’au 6 juillet, les incendies avaient déjà brûlé depuis le début de l’année plus de 11 000 hectares en France métropolitaine, un niveau inédit aussi tôt dans la saison, selon Julien Ruffault, spécialiste des feux de forêts à l’Inrae, interrogé par le Monde. Selon Agrica, ces évènements ont entraîné d’importants dommages matériels et professionnels, fragilisant des familles et des entreprises du monde agricole.