Agra Business | D'Aucy, Cérévia, BASF/Boormalt, Lactalis, Smithfield, Mousquetaires

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Guerre commerciale : Bruxelles propose de répondre aux droits américains, l’agriculture visée

Alors que les taxes américaines sur les importations d’acier et d’aluminium sont entrées en application, l’UE a décidé de répliquer. En marge de la plénière de Strasbourg du 12 mars, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen a présenté les rétorsions européennes d’un montant total de 22,5 milliards d’euros (Md€). « Des contre-mesures rapides et proportionnées sur les importations américaines dans l’UE » qui se dérouleront en deux étapes. La première (d’environ 4,5 Md€), à partir du 1er avril, visera à remettre en place les mesures rééquilibrage sur les produits américains dans le cadre du différend sur l'acier et l'aluminium. La seconde (pour près de 18 Md€), qui devrait entrer en vigueur mi-avril (potentiellement le 12), concernera un ensemble de nouvelles contre-mesures sur les exportations américaines. La liste de produits  publiée inclut certains produits agricoles, notamment les importations de soja, volailles, viande bovine ou encore de produits laitiers. L’idée sous-jacente est de toucher des productions provenant d’Etats contrôlés par le Parti républicain. Cette liste doit, à présent, être soumise à consultation publique pour une durée de deux semaines (jusqu’au 26 mars) avant un affinage de la Commission européenne et le passage du texte devant les Etats membres, selon la procédure dite de comitologie. Dans l'intervalle, l'UE souhaite maintenir un dialogue avec Washington pour trouver une solution pérenne.

Légumes : D’aucy, filiale d’Eureden, lance un plan de départs volontaires

D’aucy, filiale de la coopérative bretonne Eureden dédiée aux légumes et plats en conserve, a annoncé avoir engagé depuis octobre 2024 un plan d’actions visant à retrouver de la compétitivité, « face à la baisse structurelle du marché ». Le 6 mars, l’entreprise a présenté aux partenaires sociaux un plan de départs volontaires. Prévu pour l’année 2025, il concernerait 63 postes dans les fonctions supports, et doit être négocié dans les semaines à venir, « avec l’objectif d’éviter de devoir activer un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) », précise l’entreprise. Par la suite, en 2026 et 2027, D’aucy entend accroître les départs, en rationalisation les ateliers de conditionnement des usines. D’après nos confrères de Ouest France, ce second plan de départs volontaires concernerait 80 postes. D’aucy compte 1 300 salariés sur sept sites, dont six industriels, et commercialise chaque année 300 000 tonnes de produits appertisés (stérilisés par la chaleur). Si le chiffre d’affaires de D’aucy est en hausse ces dernières années, passant de 367 M€ en 2022 à 464 M€ en 2023, puis 502 M€ en 2024, le résultat net est, lui, en baisse : -1,95 M€ en 2022, -3,8 M€ en 2023 et -10,1 M€ en 2024. (Elena Blum)

Céréales : l’union de commercialisation Cérévia lance son programme bas carbone

Cérévia, union de commercialisation qui rassemble Dijon Céréales, Oxyane, Bourgogne du Sud et Terre Comtoise, vient de lancer son programme Vert by Cérévia, qui accompagne les agriculteurs dans la décarbonation. « Nous avons choisi de traiter cet enjeu de façon groupée par volonté d’harmonisation et de cohérence », explique Alain Caekaert, directeur de l’union. Le programme, qui s’appuie sur la méthode du label bas carbone, rassemble déjà une cinquantaine d’agriculteurs, et prévoit d’en accompagner une centaine dès l’année prochaine. « Nous avons contractualisé avec trois meuniers de notre secteur pour le blé, et sommes en discussions sur le segment amidonnier pour les blés, sur la trituration pour le colza et les tournesols et sur la malterie pour les orge de brasserie », précise Alain Caekaert. Sur un blé meunier, le surcoût lié à la décarbonation atteint entre 10 et 12 % du coût de base. « Un montant raisonnable, si l’on considère que 60 à 70 % du carbone d’un meunier dépend du scope 3, c’est-à-dire de ses émissions indirectes » lors du processus de production du blé, précise le directeur. Pour mener son programme Vert by Cérévia, l’union s’est associée à ReSoil, un opérateur carbone. (Elena Blum)

Orge : BASF et Boortmalt certifient la réduction de GES issue des cultures

Dans un communiqué du 11 mars, les sociétés BASF et Boortmalt (groupe Axeréal) ont annoncé être parvenus à avoir fait certifier la réduction de gaz à effet de serre issue de la production d'orge. Dans le détail, la société SustainCERT, organisme indépendant de validation et de vérification pour le climat, a validé les premiers résultats de la démarche commune des deux sociétés, visant à réduire l'empreinte carbone de la production d’orge, et leur a accordé leurs premières unités d’impact vérifiées (acronyme VIU en anglais). Dans la pratique, des producteurs irlandais ayant respecté les pratiques agricoles réclamées par les deux groupes auraient économisé 2,3 tonnes équivalent CO₂ par hectare en moyenne, « entraînant ainsi une réduction des émissions de GES de près de 90 % », explique le communiqué. Les producteurs ont notamment fait usage de couverts végétaux et de l’outil d’aide à la décision Xarvio de BASF. La démarche a été initiée en 2022, dans le cadre du programme global d’agriculture bas carbone de BASF. Le chimiste espère étendre à d’autres cultures et d’autres régions son programme. De son côté, Boortmalt s’est fixé un objectif de réduction de « 30,3 % les émissions de GES issues des cultures d'orge d'ici 2030, par rapport à la référence de 2023 ».

Maïs : les stocks français atteignent le niveau le plus haut depuis 27 ans

Les bilans mensuels de FranceAgriMer (FAM) indiquent le 12 mars un relèvement des stocks prévisionnels français de fin de campagne 2024-2025 de maïs par rapport à février, à 3,1 Mt, constituant un plus haut depuis 1997-1998. La principale justification de cette variation de réserves est la nette révision à la hausse de la collecte nationale, de 228 000 t d’un mois sur l’autre, à 12,18 Mt. « Il y a eu un problème dans la méthodologie de comptage dans certaines régions. Une confusion est survenue entre ce qui allait en méthanisation ou dans les silos des organismes stockeurs, qui a été corrigée », a précisé Habasse Diagouraga, chargé d’études économiques sur les céréales de FAM, lors d’une conférence de presse suivant le conseil spécialisé grandes cultures. Ajoutons à cela la baisse projetée d’un mois sur l’autre de la consommation de la nutrition animale de 50 000 t (à 3,05 Mt) et de l’amidonnerie du même ordre (à 1,7 Mt). Par ailleurs, FAM a rehaussé sa prévision de stocks de blé tendre de fin de campagne de 100 000 t entre février à mars, à 2,9 Mt. L’organisme public l’a en revanche abaissé pour l’orge, d’un peu plus de 200 000 t, à 1,328 Mt.

Maïs : recul des réserves chinoises, les stocks mondiaux revus en baisse par l'USDA

Le ministère américain de l'Agriculture (USDA) a abaissé mardi 11 mars ses estimations de stocks mondiaux de maïs en fin de campagne, à cause principalement d'un recul des réserves chinoises.  À l'issue de la campagne 2024-25, l'organisme anticipe désormais que les réserves mondiales atteignent 288,94 millions de tonnes, en baisse de 0,47% par rapport aux estimations du mois précédent. Cette baisse des réserves s'explique par le recul des stocks chinois de deux millions de tonnes mensuellement. L'USDA précise que le rapport a été rédigé « en ne prenant en compte que les politiques commerciales en vigueur au moment de la publication », en supposant qu'elles « restent en place ». Le président américain Donald Trump a lancé une offensive pour relever les taxes sur les importations, faite d'annonces tonitruantes et de revirements brusques, à laquelle les pays visés ont commencé à répondre par d'autres droits de douane. L'USDA a par ailleurs réduit de 20% ses estimations d'importations chinoises de maïs, les resserrant à 8 millions de tonnes pour la campagne. Lors de la période précédente, Pékin avait importé 23 millions de tonnes de maïs.

Céréales : un bateau ukrainien de blé touché par un missile russe

Une frappe de missile balistique russe sur le port d'Odessa, dans le sud de l'Ukraine, a fait quatre morts et endommagé un cargo battant pavillon de la Barbade, ont annoncé mercredi 12 mars les autorités ukrainiennes. Cette attaque a eu lieu mardi 11 mars au soir, peu après l'accord de l'Ukraine pour une proposition des Etats-Unis en vue d'un cessez-le-feu de 30 jours avec la Russie. « Malheureusement, quatre personnes sont mortes, des ressortissants de Syrie. Au moment de l'attaque, le navire était en train de charger du blé destiné à l'Algérie. C'était un navire totalement civil », a écrit sur un réseau social Oleksiy Kouleba, vice-Premier ministre ukrainien chargé de la reconstruction. « La Russie s'en prend aux infrastructures de l'Ukraine, dont des ports qui participent à la sécurité alimentaire mondiale », a-t-il ajouté. Par ailleurs, le gouverneur de la région de Dnipropetrovsk a déclaré qu'une femme de 47 ans avait été tuée lors d'une attaque de missiles russes sur Kryvyi Rig (centre), la ville natale du président Volodymyr Zelensky. L'armée de l'air ukrainienne a déclaré qu'au total, la Russie avait lancé trois missiles contre l'Ukraine au cours de la nuit, ainsi que 133 drones de différents types, y compris des drones d'attaque de type Shahed conçus par l'Iran. 

Vin : deux caves coopératives fusionnent dans le Tarn

Les caves coopératives Vinovalie et Cave de Labastide ont annoncé leur fusion, le 4 mars. À l’issue d’une réflexion ayant duré un an, les deux entités ont voté en faveur de leur rapprochement, lors de leurs assemblées générales, les 27 et 28 février. Une fusion considérée comme « stratégique et nécessaire », déclare Vinovalie, « face aux évolutions profondes du marché du vin ». Les deux caves sont complémentaires dans leurs approches, Vinovalie étant axée sur les vins tranquilles, tandis que la Cave de Labastide élabore des vins effervescents. Cette offre complémentaire doit permettre aux deux entités de se développer sur le marché national et international, de mettre en commun leurs moyens de production et leurs services R&D. Avec 400 adhérents pour 3 800 ha de vignes à Cahors, Fronton et Gaillac, Vinovalie est le premier producteur de vin du Sud-Ouest. La cave est née en 2006 de la fusion de quatre coopératives. Elle a commercialisé 139 000 hl et dégagé un chiffre d’affaires de 46,4 M€ en 2023. La Cave de Labastide est la plus ancienne cave coopérative de vinification du Tarn ; elle compte 70 adhérents et a enregistré un chiffre d’affaires de 10,4 M€ en 2023. (Elena Blum)

Végétarisme : l’Anses évalue les impacts négatifs et positifs sur la santé

L’Anses a publié, le 13 mars, deux expertises sur les régimes végétariens, dont une sur les bénéfices et risques pour la santé associés à ces régimes. Une revue systématique des publications scientifiques a ainsi montré que « le régime végétarien est associé à un risque plus faible de développer un diabète de type 2, comparé à un régime non-végétarien », cela avec un niveau de preuve « modéré », précise l’Agence dans un document de synthèse. De plus, les végétariens ont « un risque plus faible de développer certaines pathologies » : cardiopathies ischémiques, troubles ovulatoires, certains cancers (prostate, estomac, sang) et certaines maladies ophtalmologiques et gastro-intestinales (niveau de preuve « faible »). À l’inverse, les végétariens ont « un risque plus élevé de fractures osseuses et d’hypospadias (malformation congénitale de l’urètre) » (niveau de preuve « faible »). Ils ont également « un statut nutritionnel en fer, iode, vitamines B12 et D et un équilibre phosphocalcique moins favorables que les non-végétariens ». S’agissant des végétaliens (aucun aliment d’origine animale), l’Anses relève notamment « un statut nutritionnel moins favorable en vitamine B2 ». La deuxième expertise propose des repères alimentaires pour les végétariens. 

Végétarisme : l’Anses propose des repères alimentaires spécifiques

Dans sa deuxième expertise consacrée aux régimes végétariens publiée le 13 mars (la première traitant de l’impact sur la santé), l’Anses propose des « repères alimentaires spécifiques » pour les personnes végétariennes ou celles qui souhaiteraient le devenir. Objectif : « leur permettre d’optimiser leurs apports nutritionnels », résume l’Agence dans un document de synthèse, « en tenant compte de leurs habitudes alimentaires et en limitant leur exposition aux contaminants ». Parmi ces repères : 700 g/j de fruits et légumes ; 75 g/j de légumes secs (120 g/j pour les végétaliens, qui excluent tout produit d’origine animale) ; 170 g/j de féculents et pains (250 g/j pour les végétaliens) dont au moins 120 g/j complets et source de fibres ; 65 g/j d’oléagineux (50 g/j pour les végétaliens) ; 350 g/j d’ « analogues de produits laitiers frais » (270 g/j pour les végétaliens) ; 10 g/j de levures de bières (15 g/j pour les végétaliens) ; 450 ml/j de lait, 30 g/j d’œufs, 50 g/j de fromage. De plus, l’Anses évoque « la difficulté à couvrir les besoins nutritionnels en certains acides gras oméga-3 (EPA, DHA) et vitamine D » et, en plus pour les végétaliens, « en vitamine B12 et en zinc chez les hommes ». L’Anses s’était auto-saisie en 2019 en vue de la réalisation de cette expertise.

Camembert : Lactalis ira au Conseil d'Etat pour ses références à la Normandie

Comme attendu, le feuilleton judiciaire concernant les références à la Normandie des camemberts non AOP va se terminer au Conseil d'Etat: le groupe Lactalis a indiqué à Agra Presse qu’il avait « introduit un recours contre l’arrêt » rendu par la cour administrative d’appel de Nantes le 10 janvier 2025. Dans six arrêts, la cour avait jugé que les mentions et références de plusieurs fromage de Lactalis (et de Richemont) étaient de nature à laisser penser à tort au consommateur que le camembert en question respectait le cahier des charges de l’AOP "Camembert de Normandie". En cause : des inscriptions "fabriqué en Normandie", "élaboré en Normandie" ou des références au terroir emblématique du camembert, ainsi que des blasons normands (léopards dorés sur fond rouge) ou variations autour de ce dernier. Lactalis indique d'ailleurs que « les équipes travaillent actuellement sur les étiquettes en vue de modifier les emballages ». De son côté, le Syndicat normand des fabricants de camembert (SNFC) qui compte parmi ses adhérents Lactalis, indique que « l'ensemble de ses membres va se conformer à cette décision ». Pour rappel, des affaires similaires avaient déjà et jugées par la plus haute juridiction administrative, en décembre, mais seulement en référé. Elles portent toutes sur l’application de la nouvelle doctrine établie en 2022 par la DGCCRF, qui avait déjà été confirmée devant le Conseil d’État en juin 2022.

Lait : le leader Lactel recule en volume, et choisit le Planet score pour le lait bio

Lactel (Lactalis) a annoncé le 11 mars ses ventes en volume pour 2024 : elles ont atteint 330 millions de litres (ML) de lait UHT en GMS en France, en léger recul par rapport à 2023 (345 ML). Lactel se félicite d’être la marque leader dans l’Hexagone pour le lait UHT, suivi par Candia (225 ML). Selon les sous-catégories lait classique, biologique ou délactosé, Lactel est talonné par Candia ou C’est qui le patron (CQLP). Dans un marché en baisse structurelle depuis plusieurs années, et dominé par les MDD qui représentent environ 60% de parts de marché du lait UHT, Lactel veut marquer sa différence sur les laits spécifiques. Fin 2024, Lactel a lancé Vita’Vie, un lait enrichi en 12 vitamines, sacré meilleure innovation 2024 en crèmerie par Circana, et en 2025, la marque lancera un lait délactosé enrichi en vitamine B12 et un lait délactosé entier en bouteilles de 50 cl. Pour ce qui concerne le volet environnemental, Lactel commencera à afficher, cette année sur le lait bio, le Planet Score - qui a choisi un indicateur contesté par les émissions de méthane. Et la marque poursuivra l’emballage en bouteilles RPEHD (plastique recyclé) pour atteindre 15 millions de bouteilles en 2025 (après 8,5 millions en 2024).

Porc : le plus important site américain de Smithfield déréférencé par le Canada

Smithfield Foods a informé Reuters le 7 mars du fait que le Canada suspendait les importations de viandes provenant de son principal site, en Caroline du Nord. L’agence de presse relate ce fait à la lumière du conflit tarifaire engagé entre les Etats-Unis et le Canada. Interrogé par Reuters, l’USDA indique toutefois que cette suspension est conforme aux protocoles et n'a pas de relations avec les dossiers commerciaux en cours. « La politique canadienne veut que 3 non-conformités en six mois entraînent une suspension temporaire », indique l'USDA cité par l'agence. Et le ministère d'assurer qu'une fois «traitée et acceptée, le Canada pourrait envisager de rétablir l'éligibilité de l'usine à l'exportation». Ni Smithfield, ni l'USDA n'ont précisé la raison de cette suspension, indiquant seulement qu'elle concernait des lots d'abats. Pour rappel, Ottawa a récemment répondu à l'annonce taxation de 25 % sur les produits importés par des droits de douanes du même montant s’appliquant notamment dès le 4 mars à 5,5 Md US$ de produits issus de l’agriculture selon l’USDA. Le président Trump a finalement décidé d’exempter de taxation pour un mois le Canada et le Mexique.

Distribution : Les Mousquetaires affichent des ventes en hausse en 2024 à 42,5 Mrd€

Le groupement Mousquetaires a annoncé le 12 mars le montant de ses ventes (alimentaire, équipement de la maison et entretien auto, hors carburant) réalisées en 2024 à travers ses magasins. Elles ont atteint 42,5 milliards d’euros l’année dernière, en hausse de 6,4% par rapport à 2023. La croissance chiffre d’affaires cumulé des enseignes alimentaires Intermarché et Netto (+7,4% en 2024) a été « portée de façon équilibrée par les résultats des 2 241 magasins du parc historique et par l’ouverture de nouveaux points de vente, majoritairement issus de la reprise des magasins du Groupe Casino », précise le groupement dans un communiqué. Au total, 273 magasins ont été repris. « Cette opération historique représente 15 ans de développement de surface commerciale et une projection de chiffre d’affaires annuel supplémentaire de 3 Mrd€ (puis 4,5 Mrd€ après la mise au concept des magasins) », notent les Mousquetaires qui prévoient de finaliser les travaux dans ces nouveaux magasins d’ici 18 mois. Le groupement compte faire progresser les ventes de ces magasins de 30% par rapport à leur performance antérieure sous enseigne Casino.