Coopératives : Lur Berri fournit à ses adhérents de l’électricité à prix négocié
La coopérative Lur Berri (507 M€ de chiffre d’affaires, 5 100 agriculteurs, 476 salariés) annonce s’être associée à La Bellenergie (fournisseur d’électricité issue de producteurs français d’énergie renouvelable) pour proposer à ses adhérents un achat groupé de 4 500 MWh d’électricité à prix négocié avec, en outre , une simplification des démarches administratives. Un partenariat acté à l’issue d’un appel d’offres lancé par la coopérative en 2025. Une centaine d’adhérents ont déjà bénéficié de l’offre, dont les tarifs d’achat sont assurés jusqu’à fin 2027. En moyenne, la facture des agriculteurs concernés devrait baisser de 5 à 40 % selon la typologie des exploitations. L’enjeu pour la coopérative implantée dans les Pyrénées-Atlantiques : « Sécuriser les coûts énergétiques des exploitations dans un contexte de forte volatilité des prix de l’énergie ». « Le bon accueil réservé à cette première opération nous conduit aujourd’hui à lancer prochainement un deuxième groupement d’achat, afin de répondre à de nouvelles demandes et d’en faire bénéficier davantage d’agriculteurs », confie souligne William Massimino, responsable innovation et énergie chez Lur Berri. (Anne Gilet)
Bière : aux États-Unis, Anheuser-Busch investit 600 M$ dans ses usines et dans la formation
Dans un communiqué du 22 avril, le brasseur américain Anheuser-Busch (groupe AB InBev) annonce un plan d’investissement de 600 millions de dollars (M$) pour 2025 et 2026, destiné à ses usines et à la formation de ses salariés. Conformément à la stratégie « Brewing Futures » de l’entreprise, ce plan comporte trois axes. Le premier vise la création et le maintien des emplois aux États-Unis : il comprend les investissements dans ses sites de production, visant à « augmenter les capacités de production et de conditionnement pour des marques leaders comme Michelob Ultra » (la bière la plus vendue aux États-Unis). Avec 100 usines outre-Atlantique, le fabricant des bières Budweiser, Busch et Stella Artois affirme produire sur place 99 % de ses volumes vendus aux USA. Le deuxième axe porte sur la formation des 65 000 collaborateurs d’Anheuser-Busch : le brasseur compte ouvrir quinze nouveaux centres de formation dans ses sites, avec l’objectif de former plus de 90 % de ses salariés dans les cinq ans. Enfin, le dernier axe vise à « renforcer les opportunités de carrière » pour les vétérans de l’armée américaine. À travers un partenariat avec l’institut Heros MAKE America, le groupe emploie déjà 1 800 vétérans.
Lait : les ventes de Danone en recul de 2 % au premier trimestre 2026
Le chiffre d’affaires de Danone a reculé de 2 % au premier trimestre 2026, à 6,7 milliards d'euros (Md€), a annoncé l’industriel le 22 avril. À périmètre et changes constants, ses ventes progressent cependant de 2,7 %, souligne le groupe, qui met en avant « une croissance de qualité » sur ses trois secteurs (produits laitiers, nutrition spécialisée, eaux). « La performance du premier trimestre confirme une nouvelle fois la résilience, la solidité et la pertinence de notre portefeuille axé sur la santé : dans un environnement difficile, nous avons enregistré une croissance solide » en données comparables, estime le directeur général Antoine de Saint-Affrique, cité dans un communiqué. Le recul du CA de 2% « s'explique presque entièrement par les effets de change » liés à la force de l'euro face à de nombreuses devises. Par ailleurs, Danone a dû procéder à des rappels de lait infantile, avec d'autres industriels, après la découverte par Nestlé de toxine céréulide dans des poudres. Ces rappels lui ont coûté entre 0,5 et 1 % de chiffre d'affaires. Enfin, la guerre au Moyen-Orient touche aussi Danone, qui réalise 2 à 3 % son chiffre d'affaires aux Proche et Moyen-Orient, sans pouvoir à ce stade quantifier son impact.
Alimentation animale : Purina Europe « dépasse son objectif 2025 » d'agriculture régénératrice
Dans un communiqué du 22 avril, le fabricant d’aliments pour chiens et chats Purina Europe déclare avoir atteint l’année dernière 29 % de grains issus de l’agriculture régénératrice des sols, dépassant ainsi son objectif de 20 %. La filiale de Nestlé souligne que ces approvisionnements proviennent en grande partie des 370 agriculteurs français engagés dans une « transition agroécologique ». Ceux-ci, est-il précisé, cultivent du blé et du maïs selon des pratiques régénératrices sur plus de 11 000 ha. Ils sont situés « au plus près » des sites de production, comme à Marconnelle dans le Pas-de-Calais. Purina compte cinq usines en France. Au niveau européen, le fabricant fait état de plus de 630 agriculteurs partenaires cultivant plus de 37 000 ha dans le cadre de deux programmes principaux : « Sols vivants » géré par Earthworm Foundation et « LENs » en partenariat avec 3Keel. « Nous souhaitons désormais accélérer notre démarche en développant de nouveaux partenariats et initiatives à travers l’Europe », déclare dans le communiqué Kerstin Schmeiduch, directrice du développement durable et de la communication de Nestlé Purina PetCare Europe.