Blé tendre : Harmony devient une certification indépendante
Dans un communiqué du 28 septembre, le spécialiste du snacking Mondelez International annonce que son programme de blé tendre durable Harmony change de statut et devient une certification indépendante. Initié en 2008, sa gouvernance est désormais confiée à la Fondation ProTerra, organisation à but non lucratif spécialisée dans les systèmes de certification en matière de durabilité. Ce changement implique que des audits de certification seront réalisés par des tiers, et couvriront l’ensemble de la chaîne, de l’exploitation au produit fini, pour renforcer transparence et crédibilité, dans le cadre de la directive européenne Empowering Consumers for the Green Transition. Cette dernière impose une certaine communication envers les consommateurs, engendrant « des changements sur les informations pouvant figurer sur les emballages, qui doivent répondre à des critères renforcés de transparence et de vérifiabilité », explique le communiqué. Comptant 68 agriculteurs en 2008, le programme rassemble aujourd’hui plus de 1 200 exploitants, sur environ 57 000 ha en Europe – dont 614 en France, sur 14 370 ha. Mondelez précise qu’il ne se retire pas du projet malgré le changement de gouvernance.
Céréales : Nocciolata lance des céréales fourrées au chocolat (presse)
D’après un article des Échos du 27 septembre (article payant), la marque Nocciolata, alternative bio italienne à Nutella, a lancé en France sa première gamme de céréales de petit-déjeuner fourrées au chocolat depuis quelques mois. Commercialisée par le groupe Rigoni di Asiago, cette diversification vise à sortir du seul rayon des pâtes à tartiner. L’offre est disponible exclusivement en France, notamment chez Carrefour, Intermarché et Leclerc. L’acteur italien, qui dépend encore beaucoup de sa pâte à tartiner, souhaite ainsi se diversifier. Le marché hexagonal des céréales de petit-déjeuner est porteur, mais très concurrentiel, avec notamment Kellogg’s, Nestlé, ou encore les MDD… Il a été pénalisé par l’inflation depuis 2022, mais le bio progresse : +7 % en volume en grande distribution en 2025. « Si l’on regarde les rayons en France, l’offre y est très forte, mais nous pensons qu’il manquait une offre fourrée et bio », déclare Cristina Rigoni, patronne du groupe, aux Echos. La production des céréales du groupe italien est sous-traitée en France. La marque n’affiche pas, pour l’instant, le Nutri-Score sur ses boîtes.
Fruits : les Vergers du Sud obtiennent un financement de 40 M€
Les Vergers du Sud, premier producteur français de pommes et de kiwis jaunes, a obtenu, selon un communiqué du 25 septembre, un financement structuré de 40 millions d’euros (M€), avec l’accompagnement juridique du cabinet d’avocats d’affaires Fidal. L’opération réunit les partenaires bancaires historiques du groupe, ainsi que deux prêteurs institutionnels, Sienna Biodiversity Private Credit Fund et Groupama Dette Agro Agri. Basé aux Mées (Alpes-de-Haute-Provence) et détenu majoritairement par la famille Miollan, les Vergers du Sud exploitent 1 300 ha de vergers, répartis entre 11 domaines, et dispose de cinq stations de conditionnement. En 2025, 100 000 t de fruits ont été traitées dans ses stations. L’opération doit permettre au groupe de refinancer sa dette et de disposer de nouveaux moyens pour poursuivre sa stratégie de développement. Une partie du financement prévoit un mécanisme d’ajustement de marge indexé sur l’atteinte d’indicateurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), en lien avec la trajectoire RSE du groupe. Depuis 2018, il mène une stratégie de transformation articulée autour de la montée en gamme de ses productions, de l’optimisation de ses outils et du renforcement de la protection de ses cultures face aux aléas climatiques. Cette stratégie a notamment permis au groupe d’enregistrer une croissance organique de 12 % par an entre 2023 et 2025.
Fruits et légumes : l’enseigne Naturenville ouvre son capital à Albarest Partners
L’enseigne de distribution de fruits et légumes biologiques en circuits courts Naturenville a ouvert son capital à la société de gestion lyonnaise Albarest Partners, rapporte un communiqué de presse le 22 septembre. Albarest Partners en devient l’actionnaire majoritaire, avec un investissement d’environ 11 millions d’euros (M€), selon Les Echos Capital Finance. L’opération permet au fondateur et dirigeant de Naturenville, Jean-Marc Lecocq, désormais actionnaire minoritaire, d’amorcer la transmission de l’entreprise, et de préparer la reprise progressive par l’équipe de management, également investie au capital. Il accompagnera la transition opérationnelle pendant environ deux ans afin d'assurer un passage de relais progressif. Lancée en 2014, Naturenville distribue des fruits et légumes biologiques en circuit court, dont 80 % proviennent directement des producteurs. L’enseigne, qui compte aujourd’hui dix magasins en Île-de-France, a réalisé un chiffre d’affaires de 14 M€ en 2025. Avec l’arrivée d’Albarest Partners, Naturenville entend accélérer son développement. Un nouveau magasin doit ouvrir en novembre 2026, dans le 15e arrondissement de Paris. L’enseigne prévoit ensuite d’ouvrir un à deux magasins supplémentaires par an.
Transport de veaux : ultimatum des ONG avant une procédure contre Irish Ferries
En parallèle d’une mobilisation au port de Calais le 28 septembre, trois associations de protection animale annoncent avoir envoyé, le même jour, une mise en demeure à Irish Ferries pour lui demander de cesser son activité de transport de veaux non sevrés entre l’Irlande et l’Europe. Le transporteur « dispose désormais de quinze jours pour répondre avant que d’éventuelles poursuites judiciaires ne soient envisagées », précisent CIWF France, Welfarm et Quatre pattes dans un communiqué (également signé par l’OABA). Elles pointent des « manquements présumés à la réglementation sur le bien-être animal » lors de ces transports. « Lorsqu’ils arrivent en France, ces veaux ont déjà subi plusieurs heures de transport routier et environ 18 heures de traversée maritime sans être nourris », selon elles. Également visée par les autorités néerlandaises, « cette situation constitue une infraction » au règlement européen (CE) n°1/2005, qui prévoit un délai maximal de 9 h entre deux repas pour les veaux non sevrés. Irish Ferries est la dernière entreprise à transporter des veaux sur ces lignes depuis que le français Brittany Ferries s’est retiré du marché, en septembre. Avec plus de 200 000 têtes expédiées depuis le début de l’année, l’export de veaux est crucial pour la filière bovine irlandaise.
Installation : en Seine-et-Marne, TotalEnergies partenaire de la chambre d’agriculture
TotalEnergies et la chambre d’agriculture d’Île-de-France ont annoncé le 28 septembre un partenariat de 500 000 €, accordés par l’énergéticien via des subventions, pour accompagner « plus de 60 projets agricoles » cette année en Seine-et-Marne. « Destiné à soutenir l'installation d'agriculteurs, la reprise d'exploitations, les projets de diversification et les initiatives en faveur de la transition énergétique et écologique, ce dispositif vient compléter des financements déjà accordés » par la Région, l'État ou les fonds européens, selon un communiqué commun. La chambre régionale assure la mise en œuvre, se voyant confier l'identification, l'accompagnement et le suivi des exploitations bénéficiaires. Les aides financeront des études préalables et des investissements liés à l'installation ou à la reprise d'exploitations ainsi qu'à la diversification des activités agricoles. Elles pourront notamment concerner les équipements de première transformation, le maraîchage, l'élevage, les outils logistiques, mais aussi les projets contribuant à la transition écologique et énergétique des exploitations. « Plus de 60 projets » sont visés, avec « une attention particulière » aux projets des jeunes agriculteurs, indiquent les partenaires.