Produits laitiers : des investisseurs s'intéressent aux glaces Cornetto et Ben & Jerry's
Dans une dépêche parue le 15 mai, l'agence de presse Reuters indique que plusieurs fonds d'investissement, dont Blackstone et CD&R, planchent sur des acquisitions de parts de la société Magnum Ice Cream Company, propriétaire des marques Cornetto, Magnum, Carte d'Or et Ben & Jerry's. La société avait été scindée d'Unilever fin 2025, plus d'un an après l'annonce de cette opération par le géant de l'agroalimentaire. Le groupe Unilever, qui détient toujours 19,9 % des parts, avait aussi annoncé son souhait de se retirer de la société d'ici cinq ans, rappelle Reuters. Les fonds d'investissement attendraient les chiffres des ventes de l'été pour prendre leur décision. Depuis son entrée en bourse, les performances boursières de Magnum sont plus basses qu'annoncées, souligne l'agence. Magnum, Unilever, Blackstone and CD&R n'ont pas commenté les informations de Reuters. À la suite de la parution de cette dépêche, les actions de Magnum ont grimpé de 16 %. L'ancienne division glaces d'Unilever représenterait environ 21 % du marché mondial de la glace, estimé à 87 milliards de dollars. Elle devance Froneri (11 %), société détenue en joint-venture par PAI Partners and Nestlé.
Viande bovine : Lur Berri veut engraisser 8 000 broutards par an d'ici 2030
Traditionnellement, les broutards élevés par les adhérents de Lur Berri étaient exportés vers l’Italie et l’Espagne pour être engraissés. Mais, face à la « forte décapitalisation du cheptel français, à la pression sanitaire notamment liée à la DNC et à la dépendance aux exportations », la coopérative du Sud-Ouest (507 M€ de chiffre d’affaires, 5 100 agriculteurs, 2 300 éleveurs) a décidé de changer de stratégie en relocalisant cette production sur son territoire pour « sécuriser l’approvisionnement des abattoirs, créer de la valeur dans les exploitations et renforcer la résilience de la filière bovine régionale ». Objectif : atteindre 8 000 jeunes bovins produits par an d’ici à 2030 via la création d’une trentaine de nouveaux ateliers d’engraissement. La démarche repose sur un contrat de production porté par l’Organisation de producteurs bovins de Lur Berri, qui sécurise les engraisseurs sur une période de trois ou six ans, en intégrant à la fois les coûts de production et l'évolution du prix de marché. Ce contrat, adossé à des débouchés sécurisés, garantit ainsi une meilleure visibilité aux éleveurs. La coopérative propose également un accompagnement technique et économique, ainsi que des aides financières pour créer ou moderniser les ateliers d’engraissement. (Anne Gilet)
Viande bovine : visé par des FDSEA, Lidl défend son approvisionnement français
Après avoir été ciblé par des FDSEA pour son opération promotionnelle sur « le meilleur steak du monde 2025 », d’origine irlandaise, Lidl s’est défendu en rappelant son « engagement envers la filière bovine française », très majoritaire dans son approvisionnement. Dans un message envoyé à Agra Presse, l’enseigne rappelle que la viande française « reste la priorité dans [son] offre avec 90 % de bœuf frais d'origine France au niveau national ». Le 13 mai, au moins deux FDSEA – celles du Lot et de l’Aveyron – ont mené des actions dans des supermarchés Lidl contre une opération mettant en avant le « meilleur steak du monde », distingué lors du William Reed World Steak Challenge 2025 et produit par l’industriel irlandais Dawn Meats. Avant eux, la FDSEA de la Nièvre s’était mobilisée dès le 7 mai, selon la presse spécialisée (article payant). Dans sa réaction, Lidl rappelle que cette opération ponctuelle (du 7 au 13 mai) « ne se substitue pas à [ses] approvisionnements locaux » et qu’elle « s'inscrit dans une volonté de proposer une diversité dans [son] assortiment ». Tout en relevant qu’elle « repose sur un principe de réciprocité qui nous est cher : elle permet à nos homologues à l'étranger de mettre à l'honneur régulièrement des produits d'origine France dans leurs rayons ».
Céréales/fret : le négoce Pissier (Loiret) envoie un premier train de maïs vers la Bretagne
Mercredi 13 mai, un train de 1 500 t de maïs a quitté le silo d’Ormes (Loiret), après plus de deux ans de travaux de rénovation sur l’embranchement ferroviaire du site, d’une longueur de 750 m. « Un deuxième train est d’ores et déjà programmé en septembre », précise Antoine Pissier, directeur général du négoce éponyme (150 000 t de collecte) qui a récupéré l’exploitation du site en 2022. « Coût de l’investissement : 135 000 €, dont la moitié a été financée par la Région. » Ce premier convoi s’est ensuite dirigé vers Fleury-les-Aubraies via une voie dédiée au fret, avant de rejoindre le site de Sanders à Montauban-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine). « Un tel projet présente plusieurs objectifs », poursuit-il. « Sécuriser la logistique, tout d’abord, en proposant une alternative aux camions ; nous donner accès à de nouveaux débouchés en répondant à la demande d’industriels dont les sites sont embranchés ; et enfin, décarboner une partie de notre activité. Pour rappel, un train, c’est près de 50 camions qui ne circuleront pas sur les routes et sept fois moins d’émissions de gaz à effet de serre. » L’enjeu est désormais de trouver de nouveaux acteurs, y compris en dehors du monde des céréales, pour optimiser les trajets dans les deux sens et diminuer les coûts d’exploitation. (Anne Gilet)
Engrais : Clémence Sergent nommée vice-présidente de Yara France
Le fabricant d’engrais Yara France a annoncé que Clémence Sergent a pris le 1er mai ses fonctions de vice-présidente. Elle remplace Nicolas Broutin, devenu vice-président Europe en février. Clémence Sergent a rejoint le groupe en 2019 : tout d’abord au marketing sur le segment grandes cultures avant de prendre, en 2025, la direction du département Produits, où elle pilotait la stratégie sur l’ensemble du portefeuille nutrition végétale. (Anne Gilet)