Agra Business | Los Grobo, Sénalia, Bonduelle, Lindt, Lanson-BCC, Mas Seeds

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Agroalimentaire/ports: autour de Rouen, Sénalia inaugure un entrepôt de 40 000 m2

L'opérateur portuaire rouennais Sénalia a inauguré, le 4 mars, son nouvel entrepôt, Hub 3, érigé sur la friche de la raffinerie Petroplus à Petit-Couronne. Ce site, d’une surface de 40 000 m2, est dédié à l’entreposage. « Avec le démarrage de deux entrepôts XXL dans l’agglomération rouennaise, dont Hub3, nous offrons aujourd’hui à nos clients une surface totale de 75 000 m2, soit une capacité de stockage de 90 000 palettes dédiées à l’entreposage de matières premières ou de produits finis dans de multiples secteurs : agro-alimentaire, parapharmacie, automobile, plasturgie, emballage, mobilier… », explique Gilles Kindelberger, directeur général de Sénalia. Implantée au cœur du bassin industriel rouennais, avec deux accès directs aux terminaux containers, cette installation permet de répondre à tous types de demandes logistiques import/export. Avec cet investissement de 20 millions d’euros, l’agro-logisticien prévoit, d’ici 5 ans, que l’activité d’entreposage porte l’effectif du groupe à 250 collaborateurs, contre 170 aujourd’hui, et fasse grimper le chiffre d’affaires global de 44 à 52 M€. Cette activité pèserait ainsi autant que les deux autres du groupe que sont la logistique portuaire et la logistique vrac agro-industrielle. (Anne Gilet)

Négociations commerciales : 24% des PME/ETI n'ont pas signé tous leurs accords (Pact'Alim)

Alors que les négociations commerciales entre les distributeurs et leurs fournisseurs se sont terminées le 1er mars, Pact’Alim a dressé un premier bilan le 5 mars. Selon cette fédération représentant les PME et ETI françaises de l’alimentation, le bilan est « plus qu'inquiétant », et « les tendances observées lors des précédents cycles de négociation annuelle se confirment et s'aggravent ». La fédération demande qu’un nouveau comité de suivi des négociations commerciales puisse se tenir. Pact’Alim a mené un sondage auprès de ses adhérents dont il ressort qu’un d’un quart des entreprises (24%) n’ont pas conclu l’ensemble de leurs accords avant la date butoir du 1er mars. A l’issue des négociations, près d’un répondant sur deux (48%) a subi une déflation sur son prix. Et ceux qui sont parvenus à obtenir des hausses, celles-ci ne couvrent pas l'augmentation de leurs coûts de production. Dans le cadre de la négociation, les adhérents de Pact’Alim ont subi des « menaces de déréférencement : fréquentes à systématiques dans 81% des cas, des exigences d'avantages sans contreparties (présentes dans 72% des cas) et des pressions pour des alignements tarifaires forcés (observées dans 65% des négociations). »

Chocolat : Lindt & Sprüngli prévoit une augmentation à deux chiffres de ses prix

Lindt & Sprüngli a augmenté ses prix de 6,3% en 2024 et va encore les relever en 2025, avec une hausse probablement «à deux chiffres», a indiqué le 5 mars son directeur financier, compte tenu de la pression sur les cours du cacao.  En Bourse, le titre grimpe cependant, les hausses de prix négociées l'an passé et le contrôle étroit des coûts ayant permis au chocolatier suisse de publier des résultats annuels meilleurs qu'attendu. Pour 2024, le groupe, propriétaire notamment des pralines Lindor, a enregistré un bénéfice net de 672,3 millions de francs suisses (715,7 millions d'euros), en hausse de 0,1% par rapport à l'année précédente, la base de comparaison étant élevée en raison d'un effet fiscal unique en 2023. Sa marge opérationnelle a également dépassé les prévisions, à 16,2%, contre 15,6% en 2023, a indiqué le groupe dans un communiqué. Pour 2025, le directeur financier, Martin Hug, s'attend à une augmentation «à deux chiffres», sans donner d'indications plus précises à ce stade en attendant les résultats des négociations avec les supermarchés. Face à de mauvaises récoltes, les cours du cacao ont fortement augmenté deux années de suite. A la Bourse de New York, ils ont grimpé de 70% en 2023, puis de 161% en 2024, terminant l'année à 9.165 dollars la tonne.

Lait : les produits d’entrée de gamme en première ligne en cas de taxes aux USA

Alors que le président Trump menace d’instaurer des taxes sur certains produits importés aux Etats-Unis à partir du 2 avril, l’industrie laitière française s’inquiète des répercussions à venir en cas de passage à l’acte. La France a exporté vers les USA pour 350 M€ de produits laitiers en 2024, un chiffre en hausse régulière, mais l’instauration de droits de douane de 25% (comme entre 1999 et 2001) pourrait enrayer cette trajectoire. « Les fromages d’entrée de gamme comme l’emmental, mais aussi l’ultra-frais, le beurre et la caséine pourraient être les plus touchés, prévient François Xavier Huard, président de la Fnil (industriels), tandis que les produits à haute valeur ajoutée, comme les AOP, s’adressant à des clients plus aisés, pourraient être moins concernés ». Selon lui, les marges de manœuvres sont limitées : trouver des marchés de report comme l’Amérique du Sud ou d’autres pays européens, mais il faut que les produits soient compétitifs, ce qui n’est pas toujours le cas, ou produire sur place, ce qui est réservé à peu d’opérateurs et possible seulement pour certains produits. La Fnil craint que plusieurs marchés se ferment à l’image de l’Algérie, et potentiellement des USA et de la Chine, ce qui entraînerait une réduction de la collecte pour les producteurs de lait.

Bovins viande : le prix des vaches laitières polonaises a dépassé celui des françaises

En raison du manque d’offre en Europe, les prix des vaches laitières « poursuivent leur hausse rapide dans les États membres exportateurs », propulsant notamment les prix des vaches polonaises au-delà des françaises, selon l’Institut de l’élevage. Dans son dernier bulletin Tendances, l’Idele indique que, en Pologne, « la vache O valait 4,82 €/kg de carcasse en semaine 5 » (du 27 janvier), soit +20 % en un an. Une cotation qui dépasse le cours français de 6 cents. « Le marché européen manque globalement de viande », et « les abatteurs recherchent tous types de bovins y compris les vaches de réforme ». Or, la demande « se maintient peu ou prou, ce qui pousse à une hausse rapide des cours, en particulier dans les pays exportateurs ». Hormis la Pologne, l’Irlande et l’Allemagne ont aussi dépassé la cotation française, respectivement de 47 cents et 7 cents. Cette envolée des prix des vaches laitières, souvent abattues pour produire de la viande hachée, « réduit drastiquement la pression à l’import » dans l’Hexagone, analyse l’Idele. Un contexte qui « permet aux prix français de suivre le mouvement », avec du retard. En semaine 7 (du 10 février), la vache française O se négociait à 4,92 €/kg de carcasse (+29 cents depuis le début de l’année, +10 % par rapport à la même période de 2024).

Céréales/grains : la guerre commerciale de Trump fait dévisser le blé, maïs et soja

Le maïs et le soja décrochent, le blé suit le mouvement : la guerre commerciale lancée par le président américain Donald Trump a semé un « vent de panique » sur les marchés agricoles mondiaux, rapportent des analystes à l'AFP le 5 mars. En dix jours, le maïs a perdu plus de 11% à la Bourse de Chicago, tombant mardi soir à 4,36 dollars le boisseau, son plus bas niveau depuis la mi-décembre. Sur la même période, le blé plongeait de 12%, à 5,9 dollars, tandis que le soja reculait de plus de 5%, sous les 10 dollars, au plus bas depuis janvier. « Les fonds d'investissement, qui avaient beaucoup misé sur le maïs, liquident leurs positions », justifie l'un des experts contactés par le média, Arlan Suderman, du cabinet de courtage StoneX Financial. Les droits de douanes états-uniens visent leurs principaux clients: le Mexique, qui a acheté en 2024 pour 5,6 milliards de dollars (Md$) de maïs, soit 40% des exportations américaines de grain jaune, et la Chine, qui a acquis près de 13 Md$ de soja, soit plus de la moitié des exportations américaines de la graine oléagineuse l'an dernier, rappelle l'AFP. Ces pays répliquant, ils risquent de réduire leurs importations de marchandises états-uniennes. Les fonds anticipent donc ces actions, en vendant massivement, principale source de pression sur les valeurs.

Céréales : l’Australie aurait obtenu sa troisième plus importante récolte d’hiver

Selon le rapport trimestriel du Bureau australien des sciences et de l'économie de l'agriculture et des ressources (Abares, dépendant du ministère de l’agriculture local) publié le 3 mars, l’Australie aurait obtenu cette année sa troisième plus importante récolte de céréales et d’oléagineux d’hiver. Elle est pour l’instant évaluée à 59,8 Mt, en hausse de 9 % par rapport à l’édition de décembre 2024, et de 26 % par rapport à l’an dernier.  La raison : « les données collectées indiquent que les rendements ont été meilleurs que prévu, notamment dans les États d’Australie Occidentale et de Nouvelle-Galles du Sud », peut-on lire dans le rapport. En blé, la récolte est estimée à 34,1 Mt, en progression annuelle de 31 %, et à 13,3 Mt en orge, en hausse de 23 % par rapport à l’an dernier. Seule la moisson de canola est projetée en légère baisse par rapport à l’an passé, de 2 %, à 5,9 Mt, en raison d’un recul des surfaces. L’Australie constitue un concurrent de l’Hexagone pour les exportations de blé et d’orge sur le marché mondial, spécialement vers la Chine. Par ailleurs, la France importe régulièrement du canola australien. 

Céréales : la sécheresse frappe durement le Maroc et l'Algérie

D’après le rapport mensuel de l’observatoire des cultures de la Commission européenne (Mars) du 24 février, les conditions de cultures de céréales dans l’ouest et le centre du Maghreb sont fortement affectées par le déficit hydrique. Les rendements sont attendus en forte en baisse en 2025 en Algérie et au Maroc. Dans le détail, les rendements de blé sont projetés en repli annuel de 31 % au Maroc, à seulement 1,17 t/ha, donnant un volume de 2,85 Mt. Même constat du côté de l’orge, dont la productivité moyenne est pour le moment attendue à 0,71 t/ha, soit un décrochage de 35 % par rapport à 2024. Les volumes chuteraient à 568 000 t. En Algérie, le rendement moyen en blé est espéré à 1,45 t/ha, donnant une moisson globale à 2 Mt, en baisse de 5 % par rapport à l’an dernier. La productivité en orge s’effriterait de 9 %, à 1,07 t/ha, donnant 1,1 Mt environ. La Tunisie s’en sortirait mieux en revanche. La production de blé est attendue en hausse de 3 % en 2025, à 1,08 Mt, pour un rendement moyen de 2,1 t/ha. Ces trois pays constituent des clients majeurs de céréales françaises, spécialement le Maroc ces dernières années. 

Soja/Argentine: le géant agricole Los Grobo en défaut de paiement

Fondée par l’homme d’affaires Gustavo Grobocopatel, baptisé le «roi du soja», la société de production et de stockage de grains Los Grobo, figure de proue des « pools de semis » argentins, s’est déclarée en défaut de paiement en décembre dernier, et en règlement judiciaire le 3 février, accusant une dette de 207 millions de dollars. Elle n’honorera pas le paiement des titres de créance qu’elle a émis sur la place boursière de Buenos Aires jusqu’au 31 mars, a-t-elle informé à l’Autorité argentine des marchés financiers. Ce défaut de paiement porte sur 10 millions de dollars, selon nos sources. Les difficultés sont mises sur le compte d'«un manque de liquidité sur le marché des titres boursiers et à un contexte économique adverse en Argentine qui a mis dans le rouge les comptes de sa division de distribution de pesticides, Agrofina», selon Julieta Gioia, porte-parole de Los Grobo. La société a cultivé l’an dernier 260 000 hectares en soja, maïs, blé, tournesol et canne à sucre sur des parcelles louées dans le cadre de baux à court terme dans les quatre pays du Mercosur, informe-t-elle sur son site internet. La société a stocké l’an dernier 2,2 millions de tonnes de grains. Los Grobo est contrôlée depuis fin 2016 par le fonds d’investissement Victoria Capital Partners à hauteur de 90% de son capital, les 10% restants étant détenus par Matilde et Gustavo Grobocopatel. (Marc-Henry André)

Photovoltaïque : vers une baisse des tarifs de 10 % pour le solaire en « moyenne toiture »

Le Conseil supérieur de l’énergie (CSE) doit se pencher le 6 mars sur une baisse des tarifs pour le solaire en toiture. Un projet d’arrêté, mis en consultation par le gouvernement, réduit le soutien au développement du photovoltaïque sur bâtiment, hangars et ombrières. Particulièrement visées, les installations de 100 à 500 kWc (segment des moyennes toitures dit S21) se voient appliquer une baisse de 10 % de leur prix d’achat d’électricité « rétroactive au 1er février 2025 », d’après le Ser (Syndicat des énergies renouvelables). Le tarif est ainsi ajusté « en maîtrisant la dépense publique », avait indiqué le 12 février le ministère chargé de l’Industrie et de l’Energie. « Ce soutien sera réservé, dès juin 2026, aux projets faisant l’objet d’un approvisionnement résilient européen », afin d’« offrir des débouchés aux usines » de l’UE. Dans une lettre ouverte à François Bayrou le 19 février, les syndicats de la filière solaire et la FNSEA avait alerté sur le risque d’un « coup d’arrêt brutal ». Les mesures envisagées par le gouvernement vont affecter, selon eux, notamment « les agriculteurs, particuliers, entreprises du tertiaire et industriels qui comptaient sur le photovoltaïque pour réduire leur facture énergétique et diversifier leurs revenus ».

Bio/engrais : vers une confortation de la définition d'« élevage industriel »

À l'occasion d'une audience au Conseil d'État le 5 mars, le rapporteur public a recommandé de maintenir la définition faite par l'Inao (Institut de l'origine et de la qualité) de l'« élevage industriel », dont ne peuvent provenir les engrais organiques utilisés en agriculture biologique. S'appuyant sur un jugement de la cour de justice européenne (CJUE) d'octobre, le rapporteur indique que cette définition ne peut être confondue avec le seul « élevage hors sol », même si c'est ainsi que le règlement a été traduit dans certaines langues, autres que le français. Il valide également les exclusions des exploitations en « système caillebotis », « grilles intégral », cages, ou dépassant les seuils mentionnés dans la directive 2011/92/UE, au titre d'un « faisceau d'indices » permettant de définir « l'élevage industriel ». La CJUE a d'ailleurs indiqué que ces indices devaient « à tout le moins » se rapporter à trois thèmes : bien-être animal, biodiversité, climat. Or, souligne au passage le rapporteur du Conseil d'État, la France n'a pas retenu de critère lié à la biodiversité, ce qui pourrait lui être reproché – mais tel n'était pas l'objet de la saisine de l'Afaïa. Ainsi, loin des distorsions de concurrence craintes par les fabricants, le rapporteur conclut, à l'inverse, que la définition choisie par l'Inao est « relativement souple » par rapport à celle retenue par la moyenne des autres États membres de l'UE.

Champagne : bénéfice net et ventes 2024 en repli pour Lanson-BCC

Le groupe de champagne Lanson-BCC a annoncé le 4 mars un bénéfice net en recul de 35 % l'an dernier, traduisant un repli des ventes constaté également dans le reste du secteur. Ce « pure player » du champagne, qui regroupe huit maisons et compte 460 salariés, a engrangé en 2024 un bénéfice net de 23,8 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en baisse de 6 % à 255,4 millions. Outre la baisse des volumes expédiés, il explique aussi le recul de son résultat par une hausse des prix du raisin et des coûts de financement des stocks. En France, où le groupe familial a réalisé 47,4 % de ses volumes, le chiffre d'affaires a progressé de 0,7 % l'an dernier, mais à l'export il a reculé de 11,8 % en raison d'une baisse des volumes expédiés - notamment au Royaume-Uni, son premier marché - liée à des surstocks résiduels et « une consommation morose ». Lanson-BCC « maintient le cap de sa stratégie de développement en valeur », avec l'ambition de se renforcer dans l'univers des vins haut de gamme, explique-t-il, sans publier cependant de prévisionnel pour l'exercice 2025. « La complexité du temps présent empêche toute prévision » en matière de ventes, a commenté le PDG Bruno Paillard. Selon le Comité champagne, l'ensemble du secteur a vu ses expéditions reculer de 9,2 % en 2024, à 271,4 millions de bouteilles.

Légumes d’industrie : croissance pour Bonduelle sur le 1er semestre 2024-2025

Bonduelle affiche une forte progression de son résultat opérationnel courant sur le premier semestre de l’exercice 2024-2025, indique le groupe le 5 mars. Avec 48 millions d’euros à taux de change courants (47,8 millions d’euros à taux de change constants), il marque une progression de 17,8%  par rapport à l’exercice précédent (40,6 millions d’euros). En termes de chiffre d’affaires, sur la période du 1er juillet au 31 décembre 2024, le groupe a engrangé 1,12 milliard d’euros, en légère baisse (-1,7%), les évolutions des devises pesant marginalement sur la croissance de l’activité. La zone Europe (60,1 % de l’activité sur la période) affiche sur l’ensemble du 1er semestre une évolution globale de - 5,6 % à taux de change courants (- 5,8 % en données comparables), imputable pour une large part à la baisse significative des ventes à marques de distributeurs. La zone hors Europe (39,9 % de l’activité sur la période)  progresse de + 4,8 % à taux de change courants (+ 5,8 % en données comparables). A noter : le retour à la croissance pour la première fois depuis quatre ans en Amérique du Nord. « Le 1er semestre 2024-2025 témoigne déjà de résultats tangibles sur les cinq piliers stratégiques qui constituent les bases de la transformation du groupe d'ici 2027. La feuille de route est claire et nos équipes sont pleinement engagées pour atteindre les objectifs » explique Xavier Unkovic, directeur général  du groupe qui confirme ses objectifs annuels. 

Fraises : vers un réseau d’essais dédié à de nouvelles variétés «gustatives» en 2026

L’AOPn Fraises et Framboises de France (50% de la production nationale) espère lancer un réseau d’essais dédié à de nouvelles variétés de fraises «gustatives» en 2026, a indiqué Emeline Vanespen, directrice, à Agra Presse le 5 mars : « depuis fin 2024, nous rencontrons les obtenteurs, intéressés malgré la spécificité du marché français, et cette année nous allons définir les contours du projet ». L’ objectif est de structurer un réseau d’essais pour l’an prochain afin de tester des variétés et « leur donner une chance de percer ». Consciente qu’elle ne peut être compétitive à l’export du fait de ses coûts de production, la stratégie de l’AOPn est depuis plusieurs années, de se focaliser sur des variétés destinées exclusivement au marché intérieur. La campagne 2024 (30 000 tonnes) a été globalement positive, marquée par une bonne qualité du produit tout au long de la saison et l’absence de pic de production. Quelques craintes se font sentir pour cette année : « Nous avons noté une augmentation des surfaces plantées, environ 55 hectares, spécialement dans le sud-est et en fraises rondes » explique Emeline Vanespen. « Il est trop tôt pour  tirer toute conclusion mais il se pourrait que l’offre soit plus abondante cette année. La météo sera déterminante ». 

Semences : Arnaud Tachon endosse la présidence de Mas Seeds

À 44 ans, Arnaud Tachon, agriculteur et producteur de semences dans les Landes, est le nouveau président du semencier Mas Seeds, filiale du groupe Maïsadour. Il succède à Jean-Luc Capes qui conserve la présidence du Groupement de producteurs de semences de Maïsadour (GPSM). Membre du conseil d'administration de Maïsadour depuis 2019, Arnaud Tachon est également administrateur et membre du bureau de l'AGPM, l’Association générale des producteurs de maïs (FNSEA). (Anne Gilet)

Précision sur le blé OGM de Bioceres

Contrairement à ce que notre brève paru dans l'Agrafil du 27 février pouvait sous-entendre, la production de blé OGM n'est pas arrêtée en Argentine par la récente décision de Bioceres, précise l'entreprise. Se concentrant sur la recherche et l'obtention, Bioceres se désengage certes, elle-même, de la production et de la commercialisation, mais elle affirme avoir noué des partenariats avec d'autres multiplicateurs/semenciers, sous forme de licence. Ainsi, les agriculteurs argentins qui le souhaitent devraient pouvoir continuer de production du blé OGM.