Agra Fil du 30 septembre 2026

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Coopératives: le projet de rapprochement Maïsadour-Euralis reporté sine die

En raison d'un «contexte agricole et économique qui s’est encore dégradé ces derniers mois», le projet de fusion entre Euralis et Maïsadour est reporté sine die, a indiqué le 29 septembre, la direction d'Euralis, dans un courrier adressé aux salariés, qu'Agra Presse a pu consulter, confirmant une information de RIA. «Les conditions nécessaires au financement du projet de rapprochement entre Euralis et Maïsadour ne sont pas réunies à ce jour. En conséquence, le projet tel que nous l’avions initialement conçu ne pourra pas être réalisé», indique le directeur général. Toutefois, précise le groupe, «cela ne signifie pas pour autant la fin de notre ambition commune mais nous devons d'abord prioriser la gestion court terme de nos activités respectives». Les deux coopératives sont très touchées par les récoltes calamiteuses de cultures de printemps (maïs, tournesol, soja...) très présentes dans leurs zones. Après de longs mois d'attente, l'Autorité de la concurrence avait donné son accord le 17 juillet au projet de fusion entre les groupes coopératifs Euralis et Maïsadour. L'accord était assorti de demande de cessions d'actifs. Les deux coopératives réfléchissent à se rapprocher depuis 2021, notamment en raison de surcapacités dans le canard gras. Elles avaient été obligées d’abandonner un projet d’entreprise commune dans le canard gras en 2023.

UE-Mercosur: la CJUE rejette la demande polonaise de suspension de l’accord provisoire

Dans une ordonnance publiée le 29 septembre, le vice-président de la Cour de justice de l’UE a rejeté la demande de la Pologne visant à suspendre l’application provisoire de l’accord commercial intérimaire UE–Mercosur en place depuis le 1er mai. Dans le détail, la CJUE estime que Varsovie n’a pas suffisamment démontré que l’exécution de la décision du Conseil de l’UE autorisant l’application provisoire est susceptible de causer un préjudice grave et irréparable aux Européens. Elle n’a pas non plus apporté la preuve qu’elle est de nature à engendrer une perturbation du marché agricole de l’UE. Peu avant la mise en œuvre provisoire, le 27 avril, le ministre polonais de l’Agriculture, Stefan Krajewski, avait confirmé avoir saisi la CJUE d’une demande de référé afin de contester manière dont l’accord UE-Mercosur est mis en œuvre. Ce recours est toutefois distinct de la saisine de la Cour par le Parlement européen afin qu’elle se prononce sur la légalité de l’accord commercial au regard des traités européens. Un acte qui a suspendu depuis fin janvier le processus de ratification le temps que les juges du Kirchberg rendent leur avis.

UE/Ukraine : Kiev souhaiterait obtenir une aide de l’UE pour faciliter ses exportations agricoles

Invité par les Vingt-sept à assister au débat sur la situation des marchés agricoles lors de la réunion du Conseil Agriculture le 28 septembre à Bruxelles, le ministre ukrainien de la Politique agraire et de l'alimentation, Taras Vysotskyi a appelé l’UE à envisager d’allouer 1,1 milliard d’euros afin de faciliter les exportations agricoles de on pays via des itinéraires élargis des corridors de solidarité. Dans le détail, cette aide pourrait prendre la forme d’une compensation partielle et temporaire des coûts logistiques exceptionnels en raison des blocages portuaires dans la mer Noire et des bombardements russes. « Un tel soutien permettrait d’exporter des volumes supplémentaires significatifs de produits agricoles ukrainiens malgré les restrictions pesant sur les opérations portuaires maritimes », est-il indiqué dans un communiqué de presse du ministère. Interrogé sur le sujet en conférence de presse, le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen ne s’est pas formellement prononcé sur cette proposition mais il assure que Bruxelles suit la situation de près. Il a précisé être « en contact étroit avec les autorités ukrainiennes ainsi qu’avec les pays voisins afin de répondre aux défis actuels, notamment grâce aux voies de solidarité ».

MSA : moins d'effectifs d'ici 2030, mais davantage de prévention du mal être

A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, la MSA a annoncé les grandes lignes de sa Convention d’objectifs et de gestion (COG) pour la période 2026-2030. Adoptée par le conseil d'administration de la CCMSA le 1er juillet et signée par les ministères de tutelles la semaine dernière, la COG confirme la progression du budget consacré à la prévention du mal-être agricole progresse (+100 %). Sur la précédente COG (2021-2025), le budget dédié était de 5M€ par an. Il est passé à 6M€ en 2026 et devrait progressivement atteindre 10M€ par an à la fin 2030. Le budget des systèmes d’informations est aussi en forte hausse (+26%) : la politique de simplification et de renforcement des démarches en ligne ainsi la prise en compte de la reformes des retraites agricoles réclamaient ce budget qualifié de « puissant ». Les actions de la MSA (prévention, santé perte d’autonomie, risques professionnels etc…) voient leur budget abondé de 11%. En revanche, les effectifs de la MSA devrait fondre de 5% sur la période. « Nous avons cherché une trajectoire de performance sans dégradation du service. Les outils informatiques permettent de gagner en gestion automatique et  de redéployer les personnels sur le front office. Mais, la baisse ne concerne pas les équipes sur le terrain», souligne Anne-Laure Torrésin, directrice de la MSA.

MSA : dix nouvelles démarches en ligne disponibles

A l’occasion de sa conférence de presse de rentée le 29 septembre, la MSA a fait le point sur le dossier de la simplification. La Sécu agricole a annoncé que dix nouvelles démarche en ligne étaient désormais disponibles : déclaration accident causé par un tiers ou du congé supplémentaire de naissance pour les salariés agricoles, demande d’affiliation au régime de protection sociale des non-salariés agricoles de la métropole, de prise en charge de cotisations sociales, de l’allocation journalière de présence parentale, du capital décès des salariés agricoles, du remplacement pour congé de deuil d'un enfant, du remboursement des soins reçus à l'étranger, d’autorisation de séjour hors département durant un arrêt de travail, et enfin demande de remplacement suite à l'arrivée d'un enfant (congé maternité, paternité, adoption, congé supplémentaire de naissance). Par ailleurs, la MSA a indiqué qu’une expérimentation d’affichage du délai de traitement des dossiers était menée dans neuf caisses, avant un possible déploiement au national 

Retraites agricoles : les propositions de la MSA pour le PLFSS 2027

A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, la MSA a présenté les mesures qu’elle compte porter dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2027, qui sera dévoilé le 1er octobre. Dans l’esprit d’améliorer les niveaux des retraites dans la continuité des réformes récentes, la MSA propose d’aligner les règles de calcul de la Pension majorée de référence (PMR) des non-salariés agricoles (NSA) sur celles du Minimum contributif (Mico) afin de « poursuivre et conclure la convergence entre les régimes ». Elle aimerait voir la suppression des conditions d’âge (55 ans) et de ressources pour l’attribution de la pension de réversion aux conjoints survivants des exploitants et salariés agricoles, afin d’aligner le régime agricole sur les régimes spéciaux et complémentaires. Cela permettrait de « limiter la précarité immédiate et les inégalités de genre (les femmes sont surreprésentées parmi les bénéficiaires précaires) ». Enfin, elle demande l’harmonisation du dispositif de pension d’orphelin des régimes agricoles (salariés et non-salariés) sur celui des régimes spéciaux (fonctionnaires, magistrats, militaires), en supprimant la condition du décès du dernier parent : pour la sécu agricole, cela donnerait « un soutien financier pour stabiliser l’enfant -logement, éducation, santé- et entrainerait la réduction des dépenses futures liées à la précarité (aides sociales, santé) ».

Champignons : le leader français racheté par un fonds d'investissement

Le fonds d'investissement français Fernhill Capital a annoncé, dans un communiqué du 29 septembre, son entrée majoritaire au capital de Lou Légumes, premier producteur français de champignons frais. La société connait des difficultés financières, notamment depuis une condamnation pour fraude sur l'origine, récemment confirmée en appel, selon la presse locale. Les fondateurs et dirigeants actuels de Lou Légumes, Fabrice Chapuzet et Emmanuelle Roze Chapuzet, conservent leurs fonctions opérationnelles et poursuivront la mise en œuvre de la stratégie de développement du groupe. Fondée en 2009, l'entreprise Lou Légumes exploite trois sites de production à Poilley (Ille-et-Vilaine), Landivy (Mayenne) et Chaspuzac (Haute-Loire). Le groupe produit environ 12 000 tonnes de champignon par an, soit 25 % de la production française. Initialement spécialisée dans le négoce, l’entreprise a investi plus de 40 millions d’euros ces dernières années pour se spécialiser dans la production de champignons frais, dont la consommation a progressé en 50 % en quinze ans en France. L’investissement de Fernhill Capital doit lui permettre de poursuivre le développement de de ses trois sites et de renforcer leur compétitivité. 

Pommes : CQLP lance des produits pour valoriser des fruits non-commercialisables

Les consommateurs de la coopérative C’est qui le Patron ?! (CQLP) ont voté la création de deux nouveaux produits pour valoriser les pommes sauvées des intempéries et préserver les vergers des Alpes de Haute-Durance, rapporte un communiqué du 29 septembre. Vagues de chaleur, canicule, grêle et manque d’eau ont particulièrement affecté les vergers, avec à la clef des fruits non commercialisables, des investissements détruits et un important travail de nettoyage à l'automne. Les producteurs ne disposent par ailleurs pas toujours d’une assurance pour couvrir ces dégâts, dont le coût peut atteindre un supplément de 1000€/ha. Dans le détail, la coopérative proposera dès la mi-octobre une barquette en carton de six pommes d’environ 1 kilo pour 2,99 €, chez Intermarché, Leclerc, Auchan et Chronodrive. L’enseigne de restauration rapide Burger King proposera de son côté un sachet kraft de 60g de pommes solidaires pré-découpées dans son menu enfant d’ici à la fin octobre. La coopérative prévoit de commercialiser 87 tonnes de pommes en barquette et 220 tonnes via Burger King. Les producteurs réclament aujourd’hui une hausse de 0,35€/kg, alors que le prix actuellement payé est de 0,35€/kg. À défaut d’une revalorisation, 110 000 tonnes de pommes pourraient disparaitre à court terme, selon CQLP. En mars 2025, la coopérative avait annoncé a création d’une nouvelle filière de pommes solidaires en sachets, toujours dans les Alpes de Haute-Durance, avec l’objectif de « rémunérer au juste prix » les producteurs.

Vin : longtemps épargné par la déconsommation, le bourgogne rouge décroche

Le volume des ventes de bourgogne affiche sur un an (à fin juillet) -1,3 % pour les vins tranquilles, la baisse n’épargnant pas les rouges, a indiqué le 23 septembre le BIVB (interprofession). « Les mutations profondes et mondiales de la consommation de vin pèsent directement sur les ventes bourguignonnes », selon un communiqué. En rouge, leur volume est à -4,9 %. « Ce repli traverse toute la hiérarchie des appellations, note le BIVB. Même les grands crus de Côte-d'Or, théoriquement protégés par leur rareté et leur prestige, connaissent une baisse de 12 % sur la période. » En blanc, l’interprofession observe « une stabilité en trompe-l'œil ». Si les ventes résistent à +0,4 %, elles tiennent essentiellement grâce à trois groupes d’appellations : chablis et petit chablis, bourgognes et mâcons. Une performance qui est obtenue notamment grâce à un effort tarifaire. Les autres vins blancs reculent. Dans ce tableau contrasté, le crémant apparaît comme « l’appellation la plus dynamique ». Ses ventes annuelles affichent +6,5 % sur la période 2025-2026. Le crémant pèse désormais 17 % des volumes commercialisés, contre 12 % en 2021. En additionnant les vins tranquilles et effervescents, la Bourgogne voit ses ventes stagner à fin juillet (+0,05 %).

Céréales : dérogation 120 jours pour le tri-allate, colère de Générations futures

Le ministère de l’Agriculture a accordé aux producteurs d’orge une dérogation autorisant pour 120 jours un herbicide jugé nocif pour les eaux souterraines par l’agence sanitaire (Anses), suscitant mardi la colère d’ONG. Dans une décision du 22 septembre, publiée sur son site, le ministère a acté l’autorisation de mise sur le marché jusqu’au 21 janvier d’Avadex Factor, un produit de l’entreprise américaine Gowan, utilisé comme désherbant en pulvérisation au moment des semis. En 2018 puis en 2023, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) avait refusé son autorisation de mise sur le marché, «considérant les risques de contamination des eaux souterraines et les risques pour les organismes aquatiques». La substance active du produit, le tri-allate, bénéficie d’une autorisation dans l’UE jusqu’en mars 2027. Pour sa dérogation, le ministère se base sur un règlement européen de 2009 qui l’autorise «en situation d’urgence phytosanitaire», pour «un usage limité et contrôlé». «C’est une nécessité absolue pour la culture d’orge qui est en grand danger immédiat», a assuré le ministère mardi, ajoutant que «la réintroduction n’était qu’une dérogation (...)» et qu’ils feraient «le point à nouveau» en mars 2027 au moment où l’UE déciderait des suites accordées à la substance tri-allate. L’ONG Générations futures a répété le 29 septembre son intention de déposer devant la justice un recours d’urgence (référé), avec France Nature Environnement (FNE), contre cette dérogation jugée «totalement irresponsable».

NBT : au Royaume-Uni, six variétés en procédure d'autorisation

Au Royaume-Uni, la variété Sunshine, issue de l'édition génomique, a obtenu, à la fin du moins d’août 2026, un document de l'administration attestant qu'elle aurait pu être obtenue par sélection classique ou apparaître naturellement. Avant que le fruit ne puisse être distribué sur le marché grand public, une demande d'approbation finale devra être délivrée par la Food Standards Agency (FSA). Comme la tomate sunshine, cinq autres variétés ont déjà obtenu une première reconnaissance de l'administration et attendent le feu vert de la FSA: une autre tomate, un blé, une orge, une pomme de terre, une banane et une fraise. La nouvelle régulation de new breeding technologies du Royaume-Uni est entrée en vigueur en novembre 2025. La tomate Sunshine contient des taux élevés de provitamine D3, tant dans ses fruits que dans ses feuilles. L’équipe de scientifiques menée par le Dr Cathie Martin a modifié la structure génétique de la tomate afin d'augmenter l'accumulation de ce composé. Sous l'effet de la lumière solaire ou des rayons UVB, il se transforme en vitamine D3, la forme stable utilisée par l'organisme humain. « Chaque tomate peut potentiellement contenir autant de vitamine D que deux œufs ou 28 grammes de thon, le tout sans altérer l'apparence, la croissance ou le rendement de la plante » avancent les chercheurs. 

Viande bovine : au congrès de Culture viande, Genevard insiste sur les coûts de production

Intervenant en ouverture du congrès de Culture Viande (abattage-découpe), le 29 septembre, la ministre de l’Agriculture a insisté sur la nécessité de donner de la visibilité aux éleveurs et aux abatteurs en tenant compte des coûts de production. « Les éleveurs doivent vivre de leur travail et la question des coûts de production ne peut pas laisser indifférent », a-t-elle affirmé. Attendue par les industriels de la viande de boucherie sur l’éventuelle mise en place d’un tunnel de prix, la ministre a justifié ce dispositif offert par la loi d’urgence agricole. « Le tunnel des prix est là dans l’hypothèse où les gens ne se mettent pas d’accord », a-t-elle expliqué. La ministre, tout comme Yves Fantou, président de Culture Viande, ont prôné la contractualisation pour relancer les naissances et renforcer l’engraissement dans les élevages bovins. Mais les industriels redoutent qu’une « borne basse » s’impose et déconnecte le marché français de son contexte européen au profit des importations. Pour sa part, Annie Genevard a encouragé les filières à établir un cadre réglementaire sous l’égide d’une « ministre pro-élevage », insinuant que les futurs ministres pourraient ne pas ne défendre autant qu’elle la souveraineté en viandes de boucherie.

Porc : en Allemagne, le distributeur Edeka dénonce des contrats Bien-être animal

En Allemagne, le distributeur alimentaire Edeka « résilie des contrats de long terme avec des éleveurs ayant investi dans le bien-être animal », a rapporté l’agroéconomiste à l’Ifip (institut du porc) sur Linked’In le 28 septembre d'après une actualité sur le site internet d’ISN, organisation représentant les intérêts des éleveurs de porcs. Selon cette information, le groupement régional Edeka Nordbayern-Sachsen-Thüringen (Bavière du Nord-Saxe-Thuringe) met fin à des contrats « sans préavis et à très court terme ». Dans le cadre du programme « bien-être » en question, des naisseurs et des engraisseurs du nord de la Bavière, de Saxe et de Thuringe sont liés par des contrats de long terme (jusqu’à 15 ans) couvrant les coûts de production. Le cahier des charges impose notamment au moins 40 % de surface supplémentaire par porc, un accès permanent à l’air extérieur, la fourniture de fourrage grossier et de matériaux de manipulation organiques, ainsi qu’une alimentation sans OGM en engraissement. Encouragés par la garantie à long terme, plusieurs éleveurs ont réalisé « d’importants investissements, selon ISN. 

Gaspillage alimentaire : les distributeurs publient un indicateur national

La FCD (grande distribution) et Periferm (responsabilité sociétale des distributeurs), ont présenté le 28 septembre les premiers résultats, tirés des données de 138 magasins issus de 10 enseignes, d’un Observatoire de la lutte contre le gaspillage alimentaire en distribution. L'indicateur principal, le « taux de casse nette », mesure la valeur des invendus dont sont retranchés les « stickages » des produits à déstocker, les paniers anti-gaspi, les dons ainsi que la valorisation (transformation, alimentation des animaux). Il s'élève pour l'instant à 0,71% du chiffre d’affaires. Mesuré sur seulement 44 points de vente, il est appelé à monter en fiabilité par l’augmentation des points de vente participant à l’observatoire et l’harmonisation du mode de calcul. Les moyens anti-gaspi les plus efficaces et les plus cités sont la prévision des ventes (permettant l’optimisation des commandes), le signalement de produits (dans un rayon dédié ou le rayon d’origine) et les dons. Parmi les pistes de progrès, la FCD et Perifem suggèrent un meilleur ramassage par les associations caritatives, en particulier auprès des magasins de proximité. Les distributeurs appellent aussi à l’élargissement de la liste des produits exemptés de DDM (date de durabilité minimale) dans le règlement européen Inco, notamment le riz, les pâtes et le miel. 

Restauration hors foyer : dépenses des ménages en baisse de 2% au 1er semestre

La fréquentation de la restauration hors foyer (RHF) en France a reculé de 1,7 % au cours du 1er semestre par rapport à la même période de 2025, selon les données présentées par Geco Food service le 29 septembre. Les dépenses ont baissé quant à elles de 2 % sur la même période, d’après Geco, qui s’appuie sur le panel Crest de Circana (18 000 répondants). Les différents canaux ne se comportent pas tous de manière identique puisque c’est la restauration assise qui voit sa fréquentation baisser le plus (-6,3 %) alors que la fréquentation des magasins progresse de 4,6%. Presque tous les types de restauration sont touchés, tout particulièrement les plus onéreux, mais aussi la restauration accessible comme les pizzerias, les italiens et les fast food. Ces derniers sont notamment concurrencés par les restaurants ethniques et de poulet rôti ou pané. Pour expliquer ce phénomène, Geco estime que « la pression sur le pouvoir d’achat modifie les comportements en restauration » à l’heure où l’alimentaire est devenu la variable d’ajustement des budgets des ménages. Face à ce constat, Geco estime que la RHF va devoir « proposer une valeur qui justifie le prix, s’adapter à des parcours alimentaires de plus en plus hybrides, répondre à la diversité des usages et créer une expérience suffisamment forte pour être choisie. »

Restauration : le secteur satisfait de l’élargissement des critères d’achat Egalim

L’association Geco Food Service, qui regroupe les fournisseurs de la consommation hors domicile, s’est montrée plutôt satisfaite des dispositions de la loi d’urgence agricole adoptée en août, à l’occasion d’une prise de parole le 29 septembre. Ainsi, le nombre de catégories ou de démarches de qualité Egalim passe de neuf à quatorze, ce qui permet d’avoir plus de produits éligibles. Autre motif de satisfaction : l'obligation de servir désormais uniquement des produits originaires de l’Union européenne (UE), de l’Espace économique européen (EEE) ou des territoires d’Outre-Mer pour la restauration collective publique. En revanche, le nouveau reporting qui doit entrer en vigueur à partir de 2030 est vu par Geco comme une nouvelle contrainte pour les entreprises. Il concerne les entreprises de restauration collective appartenant à un grand groupe et les ETI et grandes entreprises agroalimentaires, et prévoit de faire apparaitre, dans leurs achats annuels, la part de produits alimentaires des 14 catégories Egalim et la part des produits bio et en conversion. Pour les produits MDD, les distributeurs devront faire apparaître la part en valeur dans leurs achats annuels de produits alimentaires dont l’ingrédient primaire est originaire de l’UE, et la part originaire de France.

Restauration collective : Nathalie Bellon-Szabo doit succéder à Sophie Bellon à la tête de Sodexo

Dans un communiqué du 28 septembre, Sodexo annonce que Nathalie Bellon-Szabo succèdera à Sophie Bellon à la tête du groupe familial de restauration sous réserve du renouvellement de son mandat d’administratrice à l’assemblée générale du 16 décembre. Administratrice de Sodexo depuis 1989, Nathalie Bellon-Szabo a intégré le comité exécutif depuis 2018. Par cette nomination, elle deviendra présidente non-exécutive du conseil d’administration au moment où Sodexo entame son plan d’accélération de la croissance jusqu’en 2030, lancé en juillet dernier sous le nom Shift & Grow 2030. Sophie Bellon préside le conseil d’administration depuis 2016. Elle doit désormais présider le directoire de la holding familiale Bellon SA tout en continuant à siéger au conseil d’administration de Sodexo. 

Bœuf/porcs : Culture Viande a renouvelé son bureau autour du président Fantou

En amont du congrès de Culture Viande, ce 29 septembre 2026, un nouveau bureau a été élu autour d’Yves Fantou (Famille Fantou) qui reste président du syndicat des industriels des viandes de boucherie. Ce dernier a présenté son équipe à l’ouverture du congrès à Paris : Ludovic Paccard (Tradival) est président, Pierrick Priouzeau (Puigrenier) est vice-président, Arnaud Poupart-Lafarge (Elivia et Holvia Porc) est secrétaire, tout en présidant la nouvelle commission technique regroupant les comités Qualité et sécurité sanitaire, « Bientraitance animale » et Environnement. Enfin David Bloch (Muller Marcel) est trésorier et Jean-Paul Bigard (Groupe Bigard) est membre actif du bureau, tout en présidant la Commission bovine.

Cabinet d'Annie Genevard : un conseiller dédié au mal-être agricole

Dans un arrêté paru au Journal officiel le 29 septembre, la ministre de l'Agriculture a nommé à son cabinet Charles Peronne comme conseiller en charge de la lutte contre le mal-être agricole et des discours. Il était présent depuis deux ans au cabinet de la ministre comme chargé de mission discours, communication et chefferie. C'est la première fois qu'un conseiller se voit confier pour fonction le mal-être agricole.