Négociations commerciales: l’État appelle à un «effort de solidarité indispensable»
Comme annoncé mercredi lors de la présentation du plan de résilience, le gouvernement a réuni, le 18 mars, les acteurs de la chaîne alimentaire pour demander aux industriels et aux distributeurs de «se remettre autour de la table et revoir le contenu des contrats» conclus lors des négociations commerciales. Il appelle les parties prenantes à «un effort de solidarité indispensable» sur les marques nationales et les marques de distributeurs (MDD). Les clauses de renégociation, étendues par Egalim 2 à l’énergie, aux transports et aux emballages, doivent s’exercer «même si les seuils de déclenchement ne sont pas atteints», insiste le ministère de l’Industrie. Le cabinet d’Agnès Pannier-Runacher déplore que les clauses de révision automatique des prix, obligatoires sur les matières premières agricoles, ne soient «pas toujours opérantes». «Certaines n’ont pas été conclues» et d’autres se déclenchent «tardivement». «Cette crise aura un impact équivalent, voire supérieur, au premier confinement», prévient le ministère de l’Agriculture. Depuis le début de la guerre, le 24 février, le prix du blé a augmenté de 36%, le tournesol de 46% et le gaz de 90%. Le ministère signale également des difficultés d’approvisionnement, liées au conflit, sur l’huile de tournesol, le miel et le poisson, sans toutefois craindre des pénuries.
Sécurité alimentaire: le directeur général de la FAO interpelé sur le rôle de la Chine
Dans une lettre adressée le 15 mars au directeur général de la FAO, le Chinois Qu Dongyu, une trentaine d’eurodéputés (des groupes de la Gauche, des Verts, social-démocrate, Renew, et démocrate-chrétien) l’interpellent sur les mesures qu’il compte prendre pour prévenir la crise alimentaire mondiale qui se profile avec les prix des denrées alimentaires qui atteignent un niveau record. «Outre la guerre russe en Ukraine et la pandémie de Covid-19, la Chine fait également grimper les prix des denrées alimentaires en accumulant des céréales. Avec des stocks chinois historiquement élevés, Pékin détiendrait plus de la moitié des réserves mondiales de maïs, de riz et de blé», notent les parlementaires. Ils demandent au directeur général de la FAO quelles mesures il envisage «pour dissuader la Chine de stocker et réduire ainsi les prix élevés des denrées alimentaires». Autre question qu’ils posent, alors que les agriculteurs ukrainiens ne semblent pas en mesure de préparer les terres pour les activités agricoles dans les semaines à venir: quelles mesures substantielles la FAO a-t-elle prises jusqu'à présent en Ukraine outre le déploiement d'une équipe composée essentiellement de ressortissants ukrainiens dans l'ouest du pays?
Sécurité alimentaire: 200 chercheurs appellent à manger moins de lait et viande en UE
Dans une tribune portant sur la crise alimentaire induite par la guerre en Ukraine, publiée le 18 mars, près de 200 chercheurs européens spécialistes d'agriculture et d'écologie, notamment de l'Inrae, appellent à ne pas revoir à la baisse les objectifs de la stratégie de la Ferme à la table et à ne pas augmenter la production céréalière européenne. «L'insécurité alimentaire mondiale, expliquent-ils, ne résulte pas d'un manque d'offre, mais d'inégalités économiques et d'une mauvaise distribution de l'alimentation. (...) Les grains nourrissent des animaux, sont utilisés comme biocarburants, ou gaspillés plutôt que d'être distribués à ceux qui ont de faibles moyens financiers». Ils proposent trois leviers pour «faire face aux chocs de court terme»: d'abord accélérer la «transition vers des régimes plus sains contenant moins de produits animaux en Europe». Selon leurs calculs, baisser d'un tiers la consommation d'aliments du bétail en Europe compenserait la chute de l'export ukrainien. Deuxième levier: augmenter la production de légumineuses et «renforcer la stratégie de la Ferme à la table», pour limiter la consommation d'engrais azotés et l'importation de gaz. Enfin réduire le gaspillage alimentaire. En complément, les chercheurs recommandent de laisser les marchés internationaux ouverts et de financer l’achat de grains par le Programme alimentaire mondial (Pam).
Bangladesh: subventions pour compenser la hausse des prix depuis la guerre en Ukraine
Le gouvernement du Bangladesh a lancé le 20 mars un programme de subventions alimentaires pour compenser la hausse des prix des denrées de base comme l'huile alimentaire et les lentilles constatée dans le pays à la suite de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Selon le secrétaire au Commerce Tapan Kanti Ghosh, le programme est destiné à fournir des produits alimentaires à bas prix à 10 millions de personnes. Il sera appliqué jusqu'à la fin du ramadan dans six semaines. «La guerre en Ukraine a entraîné une hausse du prix du pétrole, qui a eu un impact sur les prix des produits de base», a-t-il déclaré à l'AFP. La hausse des prix des produits de base, que les autorités attribuent au bond des cours du pétrole depuis l'offensive militaire russe, a suscité une vague de mécontentement dans ce pays de 170 millions d'habitants. L'opposition a accusé les financiers de spéculer sur les prix et organisé des rassemblements de protestation, avant une grève nationale prévue fin mars pour protester contre la hausse des prix. Des centaines de personnes faisaient la queue dimanche, premier jour du programme d'aide, à Fatullah, secteur industriel dans les environs de Dacca.
Aliments du bétail: «plusieurs plaintes» après le blocage d'un train dans le Morbihan
«Plusieurs plaintes» ont été déposées après le blocage le 19 mars d'un train transportant des céréales destinées à la fabrication d'aliments pour bétail et le déversement sur les voies d'une partie de la cargaison, près de Pontivy, par une cinquantaine de manifestants opposés à l'agriculture industrielle, a fait savoir dimanche la préfecture du Morbihan. «Plusieurs plaintes ont été déposées, il appartiendra aux autorités judiciaires d'apporter les réponses appropriées et de caractériser l'infraction pénale de ces actes», a indiqué la préfecture dans un communiqué. «Cet acte de gaspillage alimentaire est scandaleux au moment même où la France doit consolider sa capacité de production nourricière dans un contexte international difficile», considère l'institution. «L'attaque de ce train a généré la perte d'un tonnage important de blé et un lourd préjudice financier», précise la préfecture, qui «condamne avec la plus grande fermeté cet acte». Une cinquantaine de militants, réunis à l'appel du Collectif «Bretagne contre les fermes usines», ont bloqué samedi matin, à Noyal-Pontivy (Morbihan), un train de marchandises destiné à une usine voisine d'aliments pour bétail, appartenant à Sanders, filiale du groupe Avril. Les militants pensaient intercepter une cargaison de soja, ont-ils expliqué, alors qu'il s'agissait de blé.
Espagne: 150.000 agriculteurs manifestent contre la hausse des prix des carburants
Quelque 150.000 agriculteurs et éleveurs ont manifesté le 20 mars à Madrid pour exiger du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez des mesures immédiates pour juguler la hausse des prix, notamment des carburants, et la baisse de la rentabilité des exploitations. Des drapeaux espagnols et des banderoles où l'on pouvait lire «Eleveurs en voie d'extinction» ou encore «SOS monde rural», jalonnaient le long cortège déployé sur quatre kilomètres et conduit par des tracteurs, des cavaliers et des chiens de chasse. Le monde rural a défilé dans le centre de la capitale espagnole entre les ministères de la Transition écologique et de l'Agriculture, à l'appel de la plateforme "Alliance rurale" qui affirme représenter quelque dix millions de paysans espagnols.Cette grande manifestation paysanne était organisée au lendemain de celle ayant rassemblé des milliers d'Espagnols à l'appel du parti d'extrême droite Vox, pour protester contre la hausse généralisée des prix dans les secteurs de l'agro-alimentaire et de l'énergie, aggravée par le conflit en Ukraine. Les principales confédérations syndicales du pays ont de leur côté appelé à la grève générale le 23 mars.
Espagne: les laiteries cessent leurs activités en raison d’une grève des transporteurs
Les laiteries espagnoles ont suspendu, le 17 mars, leurs activités de transformation en raison d’une grève des transporteurs contre la hausse des prix des carburants, informe la fédération nationale des industries laitières (Fenil). Depuis lundi, de nombreux blocages routiers perturbent les circuits d’approvisionnement dans le pays. «Les usines ont vu l'approvisionnement en intrants nécessaires à la production de produits laitiers interrompu, ainsi que le transfert du produit fini vers les chaînes de distribution», explique la fédération dans un communiqué. L’industrie est dans l’incapacité d’assurer «le conditionnement, le stockage et la gestion de cet aliment hautement périssable». Avec, pour conséquence, l’arrêt de la collecte le lait dans les élevages. La Fenil conditionne la reprise de l’activité à la fin «des conflits d'ordre public sur les routes espagnoles». Le mouvement de grève s’est durci en milieu de semaine: la principale organisation patronale du pays (CEOE) dénonçait mercredi des actes «violents et antidémocratiques». Le gouvernement espagnol appelle à la fin des blocages. Face aux conséquences de la guerre en Ukraine, il a promis des mesures pour réduire les prix de l’énergie et des carburants et souhaite que l’UE s’accorde sur une réponse au niveau communautaire.
Flambée des prix: plus de 500 viticulteurs et agriculteurs mobilisés dans l'Aude
D'après la presse locale, plus de 500 personnes se sont rassemblées le 18 mars à Carcassonne à l'appel du Syndicat des Vignerons de l'Aude, de la FDSEA, des Jeunes Agriculteurs mais aussi de la Capeb 11 (Chambre syndicale de l'artisanat et des petites entreprises du Bâtiment de l'Aude) pour dénoncer la flambée des prix des matières premières, selon les chiffres de la préfecture. «On utilise le GNR (Gazole non routier, NDLR) qui a augmenté de 186% en un an et demi, tout le reste a augmenté aussi, on n'est plus rentable», déplore Frédéric Rouanet, président du Syndicat des vignerons de l'Aude. «Il y a de plus en plus d'incertitude, les gens ont peur», explique-t-il à l'AFP, se disant «très surpris de la mobilisation» devant la préfecture de Carcassonne, estimée à un millier de personnes par les organisateurs. Les vignerons, qui étaient largement représentés dans la foule, étaient accompagnés de plusieurs organisations syndicales agricoles et de représentants du secteur du bâtiment, a constaté un correspondant de l'AFP. «C'est un point de départ, un premier avertissement très réussi», affirme le responsable du syndicat.
Syndicalisme: manifestation avortée devant l'exploitation de Christiane Lambert
La FDSEA et les JA du Maine-et-Loire ont organisé le 18 mars une «mobilisation de soutien à Christiane Lambert», qui a rassemblé «plus de 200» personnes et empêché la tenue d'une autre manifestation prévue devant l'exploitation de la présidente de la FNSEA. Cette dernière était organisée par le Samu social agricole national (association d'agriculteurs), qui voulait «demander des comptes» à Christiane Lambert sur les crises en agriculture et l'utilisation de «l'argent public». «Les manifestants sont sur la place de l'église, la ferme de Christiane est gardée, il est hors de question qu'ils s'approchent», indiquait le secrétaire général de la FDSEA, Frédéric Robert, lors d'un entretien à Agra Presse le 18 mars en fin d'après-midi. S'exprimant sur YouTube, Christiane Lambert a estimé «scandaleux d'appeler à mobiliser au domicile et dans l'exploitation d'un responsable» syndical. «Je suis une femme de dialogue, je n'ai jamais refusé aucun dialogue. Mais il y a des lieux pour cela et des méthodes pour le permettre», a ajouté l'éleveuse.
Numérique: le groupe Eureden victime d'une cyberattaque
Le groupe agroalimentaire coopératif breton Eureden, qui détient les marques d'Aucy, Paysan breton ou encore Magasin Vert, a été victime jeudi d'une cyberattaque qui était toujours en cours le 18 mars, a confirmé une porte-parole du groupe à l'AFP. «Nous avons immédiatement pris des mesures pour circonscrire cette attaque et avons informé les autorités compétentes», précise la société, issue de la fusion des coopératives Triskalia et Cecab au 1er janvier 2021. «Un plan de continuité d'activité a été activé pour l'ensemble des métiers afin d'assurer la poursuite de nos services auprès de nos adhérents, clients et partenaires», ajoute le groupe, ce qui permet selon lui de poursuivre la livraison des commandes. Le mastodonte breton, dont le siège se trouve dans le Finistère, rassemble près de 19.500 agriculteurs adhérents et 8.500 salariés. Il approvisionne 200 magasins principalement situés en Bretagne, et réalise un chiffre d'affaires annuel de 3,1 milliards d'euros.
Crise du porc: l'enveloppe de 175 M€ d'aides à la trésorerie se précise
Dans le cadre du plan d'urgence annoncé fin janvier pour les élevages de porcs, le deuxième dispositif d'aides à la trésorerie, doté de 175 millions d'euros (M€), a été notifié à la Commission européenne, a appris Agra Presse de sources concordantes. Cette aide vise à «couvrir une partie de la perte de marge sur coût alimentaire», d'après un document d'Inaporc (interprofession), qui estime la totalité de cette perte à 25,90 € par porc charcutier vendu. Son montant sera défini par une grille «selon le taux de spécialisation et le type d'élevage»; il sera le plus élevé «pour les élevages naisseurs-engraisseurs et les plus spécialisés», indique la directrice d'Inaporc Anne Richard. Après validation par Bruxelles, ce dispositif devrait être mis à disposition des éleveurs dans les prochaines semaines. Il complète les deux autres volets du plan d'aide d'urgence: 75 M€ d'aides à la trésorerie et 20 M€ d'exonérations MSA. Ce plan d'un total de 270 M€ a été annoncé le 31 janvier pour soutenir les élevages de porcs qui subissent un effet de ciseaux entre la flambée du prix de l'alimentation animale et des cours bas. Depuis, les prix du porc ont rebondi dans l'ensemble de l'UE. D'après Anne Richard, «les éleveurs espèrent que le marché va progressivement rejouer son rôle et se réajuster à la réalité économique.»
Eau : le décret sur les volumes prélevables en hautes eaux mis en consultation
Le ministère de la Transition écologique a mis en consultation, du 15 mars au 4 avril, un projet de décret relatif à la gestion quantitative de la ressource en eau en période de hautes eaux. Il répond à une décision du Varenne agricole d’ajouter réglementairement une dimension d’«évaluation des volumes qui pourraient être encore rendus disponibles aux usages anthropiques en période de hautes eaux dans le respect du bon fonctionnement et du bon état du cours d’eau», indique la note de présentation. Le texte répond aussi à l’objectif du Varenne de «permettre au préfet de prendre une décision quant au programme de retour à l’équilibre pour l’irrigation en cas de démarche locale concertée non finalisée». Un article laisse ainsi au préfet «le choix d’élaborer ou non une stratégie d’évaluation des volumes en hautes eaux, en fonction, au cas par cas, de la disponibilité de la connaissance suffisante des débits fonctionnels des cours d’eau en hautes eaux, de méthodologies d’évaluation adaptées aux différents régimes hydrologiques, des moyens humains et financiers et de l’intérêt qu’il y aurait à faire une telle évaluation au regard des enjeux réels».
Influenza aviaire: détection d'un premier cas en Ille-et-Vilaine
Un premier cas de grippe aviaire a été détecté en Ille-et-Vilaine, dans le secteur de Fougères, au nord-est de Rennes, entraînant des mesures de restriction, a annoncé le 19 mars au soir la préfecture. «Un premier cas d'influenza aviaire hautement pathogène vient d'être confirmé ce samedi 19 mars 2022 dans un élevage de canards de barbarie sur la commune d'Éssé, en Ille-et-Vilaine», indique un communiqué de la préfecture. C'est le deuxième cas annoncé en Bretagne, après un cas détecté dans le Morbihan le 15 mars. Selon le ministère de l'Agriculture, la France comptait vendredi «892 foyers d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en élevage, 37 cas en faune sauvage et 19 cas en basse-cours». Les régions les plus touchées sont le Sud-Ouest et, depuis fin février, les foyers ont fortement augmenté dans les Pays de la Loire, en particulier en Loire-Atlantique et Vendée. «Trente quatre pays sont aujourd'hui touchés par l'épizootie sur l'ensemble du continent européen», précise le ministère.
Lait: Bel enregistre des «résultats prometteurs» et accélère sur le végétal
Les ventes des produits Bel ont progressé de 2,3% en 2021, informe le groupe qui a dévoilé ses résultats annuels le 17 mars, avec un bénéfice net de 524M€ en très forte hausse (+157%), à mettre en lien avec à la cession de Leerdammer à Lactalis en septembre. La maison mère des marques Boursin, Babybel et La Vache qui rit a enregistré des «résultats prometteurs» sur ses alternatives végétales. Sa stratégie à terme, précise-t-elle à Agra Presse, est d’atteindre un équilibre dans son portefeuille d’activités : «50% laitier–50% fruit et végétal». L’industriel lancera prochainement une ligne de production pour fabriquer une nouvelle recette de «fromage» végétal à base d’amande dans son usine de Lons-le-Saunier (Jura). Au final, 2M€ seront investis dans le projet, sur une enveloppe de 10M€ répartie dans divers investissements entre 2020 et 2022, dont 2M€ pour la performance énergétique du site. «C'est une nouvelle ligne complémentaire, qui s’ajoute aux lignes de production existantes pour La Vache qui rit originale», explique le groupe qui assure qu’il n’y aura pas de baisse de volumes sur la transformation laitière. Bel produit déjà des produits à base de végétaux pour sa gamme Nurishh et du Boursin végétal —qui sera commercialisé au printemps en France— dans ses usines de Croisy-sur-Eure et de Saint-Nazaire.
Guerre en Ukraine: une entreprise ukrainienne de drones agricoles s'engage dans le conflit
Valerii Iakovenko, le fondateur de Drone UA, une entreprise ukrainienne de drones agricoles, a annoncé, le 17 mars sur Linkedin, la création d'un groupe de travail dédié à la «recherche de matériel ennemi laissé à l'abandon» sur le sol ukrainien. Les personnes intéressées sont invitées à rejoindre un groupe de discussion anciennement dédié au partage d'expériences sur l'utilisation des drones en agriculture, hébergé sur le réseau social crypté Telegram. Valerii Iakovenko invite les utilisateurs de drones à «inspecter les champs», si possible avec des représentants des forces armées, et à envoyer aux membres du groupes des «coordonnées, photos, vidéos» des matériels repérés. L'entrepreneur appelle à la collaboration de «chaque agriculteur ou entreprise de services agricoles» du pays. Dans un entretien accordé quatre jours auparavant à la chaine de télévision américaine Fox News, Valerii Iakovenko expliquait que ses équipes participaient à des missions de surveillance militaire et de collecte d'informations sur les exactions commises par l'armée russe. Selon Valeur tech, société de conseil en agritech, notamment implantée sur le marché ukrainien, Drone UA est un «acteur majeur du drone agricole en Ukraine», employant une quarantaine de personnes.