Agrafil du 24 juin 2022

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Pac: répartir les aides à l’actif aurait des effets «modestes» sur l'emploi (rapport)

Dans un rapport publié le 20 juin par le Centre d'études et de prospective (CEP) du ministère de l'Agriculture, deux chercheurs de l'Inrae et un fonctionnaire du ministère font une revue des politiques publiques favorisant l'emploi agricole. Sur la base de deux modélisations réalisées en Europe et en France, ils estiment que l'instauration d'une «Pac à l'actif» aurait «des effets finalement modestes». En France, une répartition de l’ensemble des aides du premier pilier en fonction des actifs non salariés «ne suffirait pas à enrayer la baisse tendancielle de l’emploi agricole, mais la ralentirait, avec un surplus d’emploi de 2,7% par rapport au scénario de référence», rapportent-ils. Au sein de la Pac, les trois auteurs plaident plutôt pour «l’application plus ambitieuse» du paiement redistributif et des aides à l'installation, ainsi que pour un soutien spécifique dédié aux micro-exploitations. Pour l'heure, ils constatent que le développement de l’emploi, «même s’il est inscrit dans les objectifs de la Pac, et notamment dans sa programmation 2014-2020, n’a pas été au centre des préoccupations de la Commission et des États membres». Et ils prédisent la «poursuite de la perte d’emplois dans le secteur agricole» si la prochaine programmation suivait «le même schéma général».

Biocontrôle: le marché accélère en 2021

Représentant un chiffre d’affaires de 274 M€ (+16%) en 2021, le biocontrôle atteint 13% du marché de la protection des plantes, a indiqué le 23 juin I’IBMA (entreprises du biocontrôle). «La progression s’accélère» pour les solutions de biocontrôle, a souligné sa présidente Céline Barthet. En 2021, leur chiffre d’affaires a augmenté de 16%, après +9% l'année précédente, d’après le baromètre de l’IBMA. Le secteur pèse ainsi 13% du marché de la protection des plantes, rendant «atteignable» l’objectif de 30% en 2030 que s'est fixé la filière. Dans le détail, le biocontrôle gagne surtout du terrain en fongicides (avec 19,5% de parts de marché, contre 13% en 2020), et molluscicides (29% contre 26%). Les substances naturelles (72% du chiffre d’affaires) affichent une forte croissance (+26%), quand les microorganismes et médiateurs chimiques reculent. Selon une enquête d’AgroParisTech pour l’IBMA, plus de 50% des agriculteurs utilisant des solutions de biocontrôle estiment qu’ils en utiliseront encore plus dans les années à venir. Parmi ceux qui n'en utilisent pas aujourd’hui, près de trois sur quatre pensent en utiliser certainement dans le futur (24%) ou au moins en étudier l’option (49%).

Bio : un éco-régime à 145 €/ha dans le PSN, « juste et réaliste » pour la Fnab

Dans un communiqué publié le 23 juin, la Fnab (producteurs bio) s’inquiète des négociations actuelles du montant supplémentaires qui sera accordé aux agriculteurs biologiques par le futur PSN. Alors que le ministère espère atterrir dans une fourchette de 10 à 60 €/ha, soit un montant total de 90 à 140 €/ha, la Fnab estime que 145 €/ha au total serait un niveau à la fois «juste et réaliste». Rappelant les multiples aménités environnementales du cahier des charges biologique, le syndicat s’appuie sur une étude publiée en 2016 par l’Itab pour avancer que les seuls bénéfices liés à la suppression des pesticides atteindraient par exemple entre 250 et 567 €/an au total. «Il y a deux ans, nous avions soumis un projet qui permettait plus de progressivité tout en préservant l’équilibre financier, mais il n’a pas été retenu parce qu’il semblait montrer du doigt les mauvais élèves», rappelle Philippe Camburet, président du syndicat. À une éventuelle autorisation de cumul entre plusieurs voies des éco-régimes, la Fnab préférerait d’ailleurs un véritable niveau supplémentaire. «Il faut que la bio soit un choix politique clairement assumé, avec un paiement pour services environnementaux dédié», défend son président.

Dernière minute: la réunion de la CNCE repoussée

La réunion de la Commission nationale de la certification environnementale (CNCE) prévue pour le 28 juin, et qui devait permettre de valider le cadre révisé de la Haute valeur environnementale (HVE), a été repoussée à une date indéterminée, apprend Agra Presse de plusieurs sources. Ce décalage serait dû à un retard dans la rédaction des textes finalisés par les services ministériels. Une nouvelle réunion devrait cependant se tenir «rapidement» comme l’aurait assuré le ministère aux participants.

Grêle du 2 au 5 juin: les assureurs estiment les pertes de récolte à 70 M€

Les intempéries survenues entre le 2 et le 5 juin devraient coûter 940 millions d'euros, dont 70 millions pour les récoltes, selon une première estimation publiée le 22 juin par la fédération professionnelle des assureurs. Dans un premier bilan établi le 9 juin, Groupama avait estimé que l'épisode lui couterait «au moins 16,6 millions d’euros brut» pour l'agriculture. D'après le premier assureur de l'agriculture, les principaux dégâts sur récoltes concernaient les cultures d’hiver (colza, blé, orge) et les cultures de printemps et d’été (maïs, productions de semences, tournesol) avec des pertes «parfois totales». De nombreuses régions ont été frappées par la grêle ces dernières semaines (les 20 et 21 mai, puis les 2 et 5 juin et enfin les 20 et 21 juin), notamment le Centre-Val de Loire et le Sud-Ouest, avec «localement de lourdes pertes pour les productions viticoles, arboricoles, maraichères et les grandes cultures», d'après le ministère de l’Agriculture. La Rue de Varenne a annoncé le 22 juin le lancement d’une «mission flash» pour évaluer «le plus rapidement possible» les dégâts liés aux intempéries depuis fin mai. Cette «mission flash», confiée à trois membres du CGAAER (ministère de l’Agriculture), doit remettre un rapport «dans deux semaines».

Blé: les prix baissent, entre spectre de récession et prévisions de récoltes rassurantes

Les prix des céréales reculent sur les marchés, inquiets de la croissance économique mondiale et plutôt sereins quant aux moissons. En blé, Euronext affichait 360,50 €/t le 23 juin en fin d’après-midi, loin de son record du 16 mai (438,25 €/t). «On est face à l'angoisse de la crise, sur des marchés qui ont tapé des plus hauts et qui commencent à redescendre, dans l'attente de la nouvelle récolte», a déclaré à l'AFP Gautier Le Molgat (Agritel). La vague de chaleur en France et dans l'ouest de l'Europe est arrivée à un moment où le blé était déjà avancé et ne devrait pas avoir trop souffert. En Australie, les prévisions météo sont bonnes, et la chaleur sur la Corn Belt américaine a permis de réchauffer un sol trop froid pour les semis: ces facteurs, plutôt rassurants à ce stade, ont favorisé une correction des prix. «On voit aussi un marché plutôt rassuré par le fait que la situation n'a pas empiré sur le front ukrainien, malgré l'absence d'avancées sur d'éventuels corridors maritimes pour sortir des grains du pays», souligne Damien Vercambre (Inter-Courtage).

Porc: le cours au Marché du porc breton rebondit, à 1,752 €/kg

Après une timide progression de 0,3 ct€ le 20 juin, le Marché du porc breton (MPB) a enregistré lors de sa séance du jeudi 23 juin une hausse de 5 ct€, la plus importante autorisée par son règlement. La cotation de référence a clôturé à 1,752 €/kg, après avoir connu un plateau depuis début avril. «Le point d’équilibre est à présent rompu avec une demande qui se renforce et une offre de porcs qui se raréfie», expliquent les analystes du marché de Plérin. «Cette hausse de cours s’inscrit dans un mouvement haussier généralisé en Europe alors que le niveau des offres est tombé partout très bas.» Le cours a ainsi «augmenté de 5 ct€ mercredi (22 juin, NDLR)» en Allemagne, qui donne l’orientation du marché européen. Idem aux Pays-Bas, où «une hausse de prix similaire a été validée» lundi 20 juin. L’Europe du Sud n’est pas en reste avec des hausses de prix «effectives depuis quelques semaines déjà comme en Espagne, mais d’une ampleur limitée». «En Italie, la saison touristique qui débute anime la demande et les hausses maximum de 5 ct€ devraient ainsi se répéter», prédit le MPB.

Fruits à noyau: les producteurs dénoncent les opérations «prix coûtant» des GMS

À l’initiative de la FRSEA Rhône-Alpes, «les arboriculteurs se sont rendus dans des magasins Carrefour et Super U» pour «protester contre les opérations "prix coutant"», indiquent plusieurs organisations de l’amont dans un communiqué le 22 juin. «Les prix de vente ne [reflètent] pas la situation du marché», estiment la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA), l’AOP Pêches et abricots de France et la Gefel (gouvernance économique des fruits et légumes). Après avoir échangé avec les distributeurs, les producteurs de fruits à noyau (pêches, abricots, etc.) rapportent que, «de l’aveu même de certains directeurs de magasins, "ces opérations (prix coûtant, NDLR) n’ont pas d’intérêt; elles font perdre de l’argent au magasin"». «Le taux de marge est si faible (…) que tout le monde y perd», expliquent les arboriculteurs. Ils pointent certaines pratiques permettant d’abaisser le prix de vente, comme la non prise en compte du «coût du transport entre le lieu d’expédition et le point de vente» ou des «coûts de passage par les plates-formes». «Dans ce cas de figure, c’est l’application du seuil de revente à perte (SRP) (…), qui constitue la marge et permet de couvrir les coûts de transport». Des pratiques «parfaitement illégales que les producteurs entendent dénoncer dans les prochains jours», préviennent-ils.

Eau : détails sur les modalités du droit de préemption des collectivités (consultation)

Dans un projet de décret soumis à consultation le 20 juin, le gouvernement précise les modalités selon lesquelles les communes, groupements de communes, syndicats mixtes ou établissements publics en charge de la gestion de l’eau pourront demander un droit de préemption sur les terres agricoles au nom de la protection de la ressource. Les gestionnaires devront envoyer au préfet un dossier comprenant une étude hydrogéologique, un plan, ainsi qu’un argumentaire, sur lesquels les autorités se prononceront sous six mois. À compter de la réception, les préfets devront consulter sous quinze jours les communes concernées, mais également les chambres d’agriculture départementales et régionales, ainsi que les Safer. Précisant que ce droit «ne remet pas en cause la destination agricole des terrains préemptés», le gouvernement espère qu’il permettra «d’accélérer l’installation de pratiques agricoles favorables à la protection de la ressource en eau». Car, conformément aux dispositions de la loi 3DS de 2022, la location de ces terrains aux agriculteurs devra se faire «via un bail rural à clauses environnementales». De même, en cas de vente des terrains par les collectivités, «un contrat portant obligations réelles environnementales [devra] être conclu concomitamment par l’acquéreur avec le titulaire ou le délégataire du droit de préemption», précise le ministère de la Transition écologique dans sa note de présentation du texte.

Légumes d'industrie: l'interprofession fixe des objectifs RSE à cinq ans

À l'occasion de sa Journée des légumes en conserve et surgelés, organisée le 17 juin, l'interprofession Unilet a présenté une démarche de responsabilité sociétale (RSE), intitulée Les légumiers de demain, dans laquelle les professionnels se sont fixés dix objectifs à atteindre d'ici cinq ans. En matière d'environnement, il s'agit par exemple d'atteindre 75% d'exploitations «engagées dans une démarche de certification environnementale», 100% des surfaces cultivées «avec au moins une solution alternative aux pesticides de synthèse», ou «60% des parcelles en utilisation raisonnée de l'eau». Pour lutter contre les effets du changement climatique, Unilet vise «60% des OP (organisations de production, NDLR) ayant recours à une grande diversité de variétés». Sur un plan socio-économique, les objectifs sont par exemple d'atteindre «75% des acteurs en mesure de se rémunérer au-delà du seuil de rentabilité minimal», un «maintien du nombre de producteurs», ou encore «50% des achats à domicile labellisés origine France». La filière rappelle au passage qu'elle fait face à quatre grands défis: l'inflation, le renouvellement des générations, les effets du changement climatique et les interdictions de molécules pesticides (voir notre enquête sur le retour du désherbage manuel en production de légumes conventionnelle).

Politiques agricoles: l'OCDE appelle à ne pas oublier la durabilité, malgré les crises

«Le soutien public à l’agriculture a atteint des niveaux record, mais la part destinée à stimuler une croissance durable de la productivité a diminué», constate Marion Jansen, directrice des échanges et de l'agriculture à l’OCDE, qui a publié son rapport annuel d’évaluation des politiques agricoles le 23 juin. Les 54 pays étudiés – pays de l’OCDE et de l’UE ainsi que 11 grandes économies émergentes – ont consacré en moyenne 817 milliards de dollars (Md$) par an au soutien à l’agriculture sur la période 2019-2021, contre 720 Md$ en 2018-2020. Une hausse de 13% qui s’explique, au moins en partie, par les dépenses publiques supplémentaires accordées pendant la pandémie de Covid-19. Mais, «en plus des réponses immédiates aux crises mondiales actuelles, les politiques agricoles doivent apporter des solutions aux défis du moment et favoriser des réformes au long cours pour lutter contre le changement climatique», estime l’OCDE. Et alors que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a de lourdes conséquences pour les marchés alimentaires, ceux des engrais et de l’énergie, le rapport souligne que l’assouplissement des restrictions environnementales dans le but de stimuler la production intérieure peut certes réduire les tensions, mais aux dépens de la durabilité.

Lobbying: l’agroalimentaire moins transparent que la santé (chercheur)

«Il n’existe pas aujourd’hui de transparence d’ensemble sur les activités d’influence dans l’agroalimentaire comme il en existe dans le cas du médicament», regrette Daniel Benamouzig, directeur de recherche au CNRS et auteur de l’ouvrage «Des lobbies au menu», à l’occasion d’un colloque organisé à Sciences Po le 23 juin. À la suite de l’affaire du Mediator, rappelle-t-il, le législateur français s’était inspiré du Physician payments Sunshine act américain pour créer en 2011 la base de données Transparence-santé. Cet outil recense aujourd’hui toutes «les conventions, les rémunérations et les avantages entre industriels et acteurs dans le domaine de la santé». Les données sont disponibles avec un degré de détail bien plus important que dans la base de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, avec la date et le montant exact des échanges, pour l’ensemble des acteurs au-delà des seuls politiques. Car l’activité d’influence, rappelle Daniel Benamouzig, «comprend plusieurs types d’activités», non seulement les relations avec les décideurs publics, mais également les liens avec les chercheurs, ou même l’organisation d’événements grand public. Un champ «très structuré» dans le domaine agroalimentaire, que le chercheur a analysé «à la demande de plusieurs acteurs publics, dont le ministère de la Santé et d’autres agences».

Engrais: les Mafor ont de faibles leviers de développement à l’horizon 2035 (étude)

Les matières fertilisantes d’origine résiduaire (Mafor) ont «de faibles marges de manœuvre pour leur développement» à l’horizon 2035, a indiqué le 21 juin le Centre d’études et de prospective (ministère de l’Agriculture), listant des recommandations. «Il n’est pas possible de fixer des objectifs stratégiques d’augmentation de la part de fertilisants, issus de ressources renouvelables, dans une trajectoire caractérisée par la réduction du cheptel», selon une étude. Des recommandations sont toutefois formulées. Un premier volet consiste à réduire les pertes et augmenter la disponibilité des nutriments pour les plantes, via des actions complémentaires (sensibilisation des éleveurs, incitations économiques à travers des paiements pour services écosystémiques, soutien à la recherche, etc.). Un deuxième domaine touche aux politiques agricoles, avec des mesures pour l’élevage couplées à des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement (élevage à l’herbe, extensif, etc.), l’orientation de la consommation vers de la viande française, et la poursuite du développement des légumineuses. Le troisième vise l’amélioration de la production de déchets: généralisation du tri à la source des biodéchets, actions en faveur du recyclage des urines, etc. Enfin, le quatrième concerne le développement du compostage et de la méthanisation.

Biocarburants: Shell commande deux dérivés de bio-isobutène à Global Bioenergies

La compagnie pétrolière Shell a commandé deux dérivés de bio-isobutène à Global Bioenergies, a annoncé la société de biotechnologies industrielles le 21 juin. L’isobutène est l'une des principales briques élémentaires de l’industrie chimique dont les dérivés peuvent être utilisés dans un large éventail de secteurs, de la cosmétique aux carburants en passant par la chimie fine et les produits de base pour la consommation courante. Le marché mondial de l’isobutène atteint 15 millions de tonnes par an, précise Global Bioenergies. Les deux composés seront fabriqués dans les prochaines semaines à partir de substrats de betteraves. Cette première commande est destinée à la conduite de tests de performance. Sans indiquer sur quel usage porteront précisément ces tests, Global Bioenergies rappelle qu’elle travaille à l’industrialisation de la production d’isobutène pour le transport aérien. L’entreprise de R&D met au point la conversion de ressources végétales en composés utilisés en cosmétique, ainsi que dans les domaines de l’énergie et des matériaux.

Chicorée: Leroux racheté par un investisseur

Le nordiste Leroux, leader mondial de la chicorée pure, a annoncé le 22 juin son rachat par l’investisseur privé Ghislain Lesaffre. Cela s’inscrit dans une stratégie de croissance, visant à «accélérer son développement sur son métier historique et pénétrer de nouveaux marchés», selon un communiqué. Ghislain Lesaffre prévoit des investissements de «plus de 10 M€». Il s’agit aussi pour Leroux de «passer d’un modèle associatif à une structure juridique adaptée à ses enjeux de croissance». L’industriel a réalisé en 2021 un chiffre d’affaires de 30 M€.

Bioéconomie: Bernard Chaud élu président de l’Association de la chimie du végétal

Bernard Chaud, directeur de la stratégie industrielle de Global Bioenergies (société d’industrialisation de procédés de chimie renouvelable à partir de biomasse), vient d’être élu président de l’Association de la chimie du végétal (ACDV), a annoncé Global Bioenergies dans un communiqué le 23 juin. Il succède à François Monnet, dont le mandat de six ans arrive à expiration. «L’ACDV représente les activités industrielles de fabrication d’ingrédients, produits et matériaux dans lesquelles des plantes complètent les ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon)», précise le communiqué. Elle a pour missions de «structurer et accélérer le développement industriel des produits biosourcés», ainsi que «d’accroître sa notoriété et la connaissance de ses atouts». 

Biotechnologies: l'ex-directeur d’AgroParisTech nommé d.g. du Genopole d'Évry

Gilles Trystram, chercheur et professeur à AgroParisTech vient d’être nommé directeur général de Genopole, biocluster français basé à Évry (Île-de-France) et dédié à la recherche en génétique et aux biotechnologies appliquées à la santé et à l’environnement, a indiqué l'organisation le 23 juin. Expert scientifique en génie des procédés alimentaire et biotechnologique, Gilles Trystram, âgé de 63 ans, a dirigé pendant dix ans AgroParisTech, avant de quitter cette fonction en novembre 2021. «Sa connaissance de l’écosystème des biotechnologies constituera un appui majeur pour la croissance de Genopole en faveur de l’innovation académique et industrielle dans les domaines de la santé et du développement durable», précise le communiqué de Genopole, citant les technologies de l’agriculture (agtech), de l’environnement (greentech), de l’alimentation (foodtech) et les biocarburants.

Agenda de la semaine agricole du 27 juin

Vendredi 24 juin
Assemblée générale du Cifog (interprofession du foie gras), à Cahors (Lot)

Mardi 28 juin
Date pressentie pour la présentation de la seconde version du PSN par le ministre de l'Agriculture
Conférence de presse de la FNSEA sur l'attractivité des métiers
Assemblée générale d'Anvol (interprofession de la volaille de chair)
Conférence annuelle du SIMV (industrie du médicament vétérinaire)
Conférence de presse de l'AOP abondance
Congrès international de la poire, à Rotterdam
Première édition de l'évènement Vitic (nouvelles technologies en viticulture)

Mercredi 29 juin
Conférence de presse d'Innoval (conseil en élevage)
Voyage de presse InVivo/Total Energies sur l'agrivoltaïsme en grandes cultures

Jeudi 30 juin
Assemblée générale des caves coopératives, à Sète (Hérault)
Assemblée générale du CRP (comité régional porcin) de Bretagne, à Plérin (Côtes-d'Armor)
Assemblée générale de l'Afdi (développement international)
Conférence de presse annuelle de BASF France
Élections des présidents des commissions permanentes de l'Assemblée nationale