Agrafil du 22 juillet 2022

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Céréales ukrainiennes et engrais russe: un accord va être signé le 22 juillet en Turquie

La Russie et l'Ukraine vont signer un accord sur les exportations de céréales à Istanbul le 22 juillet après-midi, a annoncé la présidence turque le 21 juillet au soir. Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres, ainsi que des représentants de la Russie et de l'Ukraine, participeront à la cérémonie de signature qui aura lieu à 13h30 GMT à Istanbul. D’après l’AFP, l'accord devrait permettre une sortie par la mer Noire des céréales ukrainiennes bloquées par la guerre et un allègement des entraves à l'exportation de grains et engrais russes. Outre le patron de l'ONU, son secrétaire général adjoint pour les Affaires humanitaires Martin Griffiths – qui s'est occupé de la négociation sur la sortie des céréales ukrainiennes –, et Rebeca Grynspan, à la tête de l'agence onusienne Unctad sur le commerce et le développement, seront aussi à Istanbul. Rebeca Grynspan a été chargée de négocier l'allègement des restrictions touchant de manière indirecte l'exportation de céréales et engrais russes à la suite des sanctions internationales imposées à Moscou par notamment les États-Unis et l’UE. Selon un diplomate demandant à ne pas être identifié, Washington a récemment promis des garanties dites «de confort» pour que des sociétés de transport puissent fournir à la Russie des navires de gros tonnage pour l'exportation de ses céréales et engrais sans être inquiétées par les sanctions.

Guerre en Ukraine: l’UE fait un geste pour avancer vers l'accord sur l'export de céréales

À l’occasion du lancement de son nouveau paquet de sanctions visant à interdire d’acheter et d’importer de l’or russe, le Conseil de l’UE a décidé, le 21 juillet, d’étendre l’exemption de l’interdiction d’effectuer des transactions avec certaines entités publiques concernant les transactions de produits agricoles et le transport de pétrole vers des pays tiers. Une décision qui vise à garantir la sécurité alimentaire et énergétique à l’échelle du globe. L’UE a précisé qu'«aucune des mesures adoptées aujourd’hui ou précédemment ne vise le commerce des produits agricoles et alimentaires, y compris le blé et les engrais, entre les pays tiers et la Russie». Par cette mesure, l’UE comptait débloquer les négociations quadripartites entre l’ONU, l’Ukraine, la Russie et la Turquie visant à exporter les céréales ukrainiennes par la mer Noire (lire ci-dessus). Moscou avait notamment conditionné la conclusion d’un accord à la levée des restrictions occidentales sur les céréales russes pour obtenir des avancées sur cette question. Sur ce point, la Turquie avait indiqué le 20 juillet que «lorsque nous aurons résolu cet enjeu, non seulement la voie de l'exportation des céréales et de l'huile de tournesol ukrainiennes sera ouverte, mais aussi celle pour les produits de Russie».

Loup: Emmanuel Macron aurait promis «de faire évoluer le statut» (FNSEA)

En marge du Tour de France dans les Pyrénées, Emmanuel Macron se serait engagé le 21 juillet auprès des éleveurs à «faire évoluer le statut du loup au niveau européen», indique un communiqué de la FNSEA. «Le loup est sous cloche depuis la Convention de Berne, malgré l’augmentation de la population et des attaques», insiste Claude Font, en charge du loup à la FNO (éleveurs d'ovins, FNSEA), alors que 921 loups seraient présents en France selon l’Office français de la biodiversité (OFB). «Les éleveurs peuvent tirer 174 loups cette année, je ne vois pas ce qu'ils attendent de plus», dénonce de son côté Bertrand Sicard, président de Ferus, estimant que la position du président de la République, si elle était confirmée, serait un «scandale». La révision du statut pourrait consister à sortir le loup de l’annexe 2, dédiée aux «espèces de faune strictement protégées», pour l'ajouter à l’annexe 3, celle des «espèces de faune protégées». Des espèces pour lesquelles les États s’engagent à maintenir la population, sans interdiction de destruction. En 2015, Ségolène Royal, alors ministre de l’Écologie, avait déjà lancé des démarches auprès de la Commission pour réviser le statut du loup, avant de revenir en arrière. Dans les Pyrénées, Emmanuel Macron a par ailleurs annoncé la création d’une seconde brigade d’intervention loup. Actuellement, la brigade comporte 16 agents basés à Gap (Hautes-Alpes). Des agents chargés à la fois des tirs de défense renforcés, des tirs de prélèvement, et de la formation des louvetiers dans les 50 départements bénéficiant de mesures de protection.

Négociations commerciales: Intermarché épinglé, sans être nommé, par le gouvernement

À l’issue du comité de suivi hebdomadaire des renégociations commerciales, le 21 juillet, le ministère de l’Agriculture a évoqué, auprès de la presse, les pratiques «très problématiques» d’une centrale d’achat et d’une enseigne, qu’il qualifie de «francs-tireurs». Selon plusieurs sources concordantes contactées par Agra Presse, il s’agirait du distributeur Intermarché et de sa centrale d’achat ITM. Le cabinet du ministre a décrit l’envoi de «notes de crédit» aux fournisseurs de l’enseigne, destinées à «ne pas renégocier le tarif». «Nous avons des raisons de penser qu’elles ne servent qu’à conquérir de nouvelles parts de marchés, dès lors que les négociations ont bien avancé avec d’autres enseignes. C’est une pratique qui nous semble tout à fait déloyale», a déclaré l’entourage du ministre. De plus, ces notes ne respecteraient pas les loi Egalim sur le seuil de revente à perte (SRP), les clauses d’indexation des matières premières agricoles, ou encore les délais de paiement. Bercy annonce qu’il saisira la CEPC (commission d’examen des pratiques commerciales) sur ce dossier.

Négociations commerciales: le rapport du Sénat salué par l’industrie

Le rapport du comité de suivi de la loi Egalim au Sénat, concluant à une absence de phénomène massif de «hausses suspectes» dans les demandes de renégociation tarifaire des industriels (voir Agrafil du 21 juillet), a été salué par la Coopération agricole (LCA) et l’Adepale (associations d’industriels "privés"). L’Adepale se réjouit, dans un communiqué du 21 juillet, que les sénateurs constatent «le bien-fondé» des demandes de revalorisation et confirment que «les entreprises agroalimentaires ne sont pas à l’origine d’une inflation opportuniste dans les rayons». De son côté, dans une déclaration du 20 juillet, le président de LCA Dominique Chargé se félicitait également du «diagnostic» des sénateurs sur l’inflation, qui «confirme ce que nous avançons depuis des mois». Le représentant des coopérateurs avait vivement réagi aux accusations de spéculation visant les industriels. Le distributeur Michel-Édouard Leclerc avait notamment affirmé que la «moitié» des hausses demandées étaient «suspectes». «Les renégociations commerciales, enclenchées début avril, doivent maintenant aboutir afin de permettre la continuité de nos activités à moyen et à long terme, et d'assurer la pérennité de nos filières en France», poursuit M. Chargé, alors que l’industrie et la distribution se réunissaient pour un énième comité de suivi des renégociations, le 21 juillet.

Lait: la FNPL hausse le ton sur les renégociations avant sa rencontre avec le ministre

La FNPL (producteurs de lait, FNSEA) rencontre, ce vendredi 22 juillet, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau afin d’obtenir une garantie sur l’avancée des renégociations entre industriels et distributeurs, sans quoi le syndicat ne s’interdit pas une action de grande envergure début septembre, ont expliqué ses représentants en conférence de presse. Le syndicat fait le constat que le prix des produits laitiers progresse moins vite que l’inflation générale sur les prix alimentaires. Par ailleurs, il souligne un décrochage du prix de vente du lait UHT en France (0,78 €/l en moyenne) par rapport aux autres pays européens, respectivement 0,99 €/l en Allemagne et 1,05 €/l en Belgique. Selon le syndicat, une augmentation du prix de la brique de lait est la condition sine qua non d’une revalorisation du prix payé aux producteurs: les prix doivent «suivre la dynamique européenne». La FNPL demande «un plein engagement des pouvoirs publics» pour peser sur les négociations entre transformateurs et distributeurs, et que le non-respect de la loi Egalim 2 soit sanctionné. Elle revendique un «syndicalisme de solution», mais n’écarte pas la possibilité d’évoluer vers un «syndicalisme de destruction», si ses revendications ne sont pas prises en compte.

Algues vertes: alerte sanitaire déclenchée en baie de Saint-Brieuc (préfecture)

Le seuil d’alerte pour l’exposition à l’hydrogène sulfuré, un gaz potentiellement mortel émanant de la putréfaction des algues vertes, a été dépassé le 20 juillet, tôt dans la matinée, sur une plage de la baie de Saint-Brieuc, dans la commune d’Hillion, a annoncé la préfecture des Côtes-d’Armor. Les relevés, effectués par l’observatoire de la qualité de l’air Air Breizh, «ont atteint 1,565 ppm» (partie par million) vers 3h du matin mercredi, alors que le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a fixé un seuil à 1 ppm. Contacté par l’AFP, le sous-préfet expert «Eau, algues vertes et transition agroécologique» Étienne Guillet a confirmé que «toute la plage» de Saint-Guimond était «fermée au public par arrêté du maire jusqu’à nouvel ordre». Alors que les relevés sont effectués toutes les 15 minutes, un seul pic a toutefois dépassé le seuil d’alerte dans la nuit de mardi à mercredi. Une mise à jour sur le site de la préfecture faisait état d’une valeur inférieure (0,128) au seuil d’alerte relevée à 16h, mais le secteur reste toutefois en alerte. C’est la première fois qu’une alerte de ce type est déclenchée depuis la mise en place d’un réseau de capteurs sur plusieurs plages bretonnes. Air Breizh effectue depuis cet été des relevés de l’hydrogène sulfuré sur 12 points de mesure dans sept baies bretonnes de Douarnenez (Finistère) à La Fresnaye (Côtes-d’Armor).

Grains: la production mondiale revue en baisse, sous l’effet de la sécheresse dans l’UE

Le CIC (Conseil international des céréales) a corrigé en baisse le 21 juillet ses prévisions de récolte mondiale de grains, sous l’effet de la sécheresse dans l’Union européenne. La production de grains en 2022-23 est estimée dans le monde à 2252 Mt (-3 Mt par rapport à juin), «principalement pour refléter le stress hydrique dans l'UE, y compris pour le blé, l'orge et maïs», selon un rapport. Des importations européennes de maïs revues en hausse conduisent le CIC à majorer ses prévisions d’échanges internationaux à 406 Mt de grains (+1 Mt d’un mois sur l’autre). Pas de changement côté stocks de fin de campagne (583 Mt de grains): une baisse équivalente à celle de la production est anticipée pour la consommation (-3 Mt, à 2277 Mt), «en grande partie à cause d'un chiffre révisé de l'utilisation fourragère». Par rapport à 2021-22, la nouvelle campagne est marquée par une production qui voit sa «première contraction en cinq saisons», notamment en maïs (-32 Mt) et en blé (-11 Mt). «Dans un contexte de resserrement de l'offre et de prix élevés, la consommation pourrait légèrement fléchir en raison d'une utilisation fourragère plus faible, mais avec une consommation alimentaire et industrielle en hausse», selon le CIC. Les stocks mondiaux de grains sont prévus «à un plus bas en huit ans».

PJL pouvoir d’achat: l’Assemblée corrige une «anomalie» sur les retraites agricoles

En première lecture du projet de loi pour la protection du pouvoir d’achat, le 21 juillet, l’Assemblée nationale a adopté un amendement (n°1142) du député André Chassaigne (PCF-Nupes) permettant aux élus locaux retraités de bénéficier de la revalorisation de la pension minimale de retraite agricole à 85% du Smic. Cette revalorisation avait été actée par la loi du 3 juillet 2020, mais les élus locaux ne pouvaient pas y prétendre dans la mesure où ils n’ont pas liquidé l’ensemble de leurs droits à la retraite, vu leur mandat. L’amendement a reçu l’avis favorable du gouvernement. «Le groupe GDR et sa composante communiste se satisfait que (…) vous puissiez corriger cette anomalie», a lancé le député communiste Fabien Roussel au gouvernement dans l’Hémicycle. «Il nous faudra tout de même prolonger ce travail parce qu’il reste, sur la question de l’écrêtement, des ajustements à envisager », a-t-il conclu.

Azote: un appel à manifestation d’intérêt pour les projets territoriaux (ministère)

Le ministère de l’Agriculture et le ministère de la Transition écologique ont lancé le 20 juillet un appel à manifestation d’intérêt baptisé Innov-Azote, qui vise à «tester et évaluer la faisabilité, la reproductibilité et l’efficacité de démarches territoriales de gestion de l’azote par objectifs de résultats». Comme le rappelle le cahier des charges de l’initiative, le rapport CGEDD-CGAAER de novembre 2020 avait dressé le constat «de résultats insuffisants, en France, sur la qualité de l’eau». Pour répondre à ces critiques, les projets retenus par l’appel à manifestation d’intérêt devront proposer un mode de gestion «par résultats», appréciés «au regard des teneurs en nitrates dans les eaux superficielles et souterraines, mais également sur les teneurs en nitrates présentes dans les sols en début de période de drainage». Les projets seront présélectionnés d’ici novembre 2022, et devront être lancés «au plus tard» en septembre 2023, détaille le gouvernement. Parmi les sources de financement disponibles figurent les subventions du quatrième Plan d’investissements d’avenir, les aides des Agences de l’eau et des chambres d’agriculture, ou encore les MAEC. Alors que le septième plan national nitrates devrait être soumis à consultation fin juillet, «les enseignements de ces expérimentations viendront alimenter les réflexions sur le cadre réglementaire des programmes d’action national et régionaux», précise le gouvernement.

Lavandes: le secteur se mobilise pour inscrire les paysages au patrimoine mondial

La filière des lavandes compte demander l’inscription des «paysages olfactifs et poétiques de lavandes» au patrimoine mondial de l’Unesco, a indiqué Aurélie Antonioli, la directrice du Comité des plantes à parfum, aromatiques et médicinales (CPPARM) le 21 juillet. Une démarche menée à travers une association qui regroupera aussi l'UESS (Université européenne des senteurs et saveurs), le syndicat national de la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales (PPAM de France) et la Commanderie des lavandes. La candidature est incarnée trois départements producteurs de lavandes et lavandin: les Alpes-de-Haute-Provence, la Drôme et le Vaucluse. Le processus, qui prendra plusieurs années, s’annonce en deux temps. Il faut d’abord obtenir l’inscription des paysages fleuris à la liste des Biens français, avant de candidater pour une place au patrimoine de l’Humanité. Pour l’heure, les parties prenantes commencent «un travail bibliographique important» pour rentrer dans les critères de sélection, a indiqué Mme Antonioli. Le lancement du travail a été confié à Nadia Bedar, qui a obtenu l'inscription des savoir-faire liés au parfum en Pays de Grasse au patrimoine culturel immatériel de l'Humanité, en 2018. Elle dirige actuellement la candidature des savoir-faire liés à la ganterie du pays de Millau, en Occitanie, au patrimoine immatériel.

Vin: le champagne rajoute de la flexibilité à son outil de régulation des volumes

Le Comité champagne, organisme interprofessionnel qui réunit vignerons et maisons de champagne, a décidé de compléter son dispositif de réserve de vin par une flexibilité supplémentaire, a-t-il annoncé le 20 juillet. La «réserve champagne», outil de régulation des volumes commercialisés constituée de vins des années antérieures, permet de compenser les récoltes déficitaires. Principe de l’amélioration de cet outil: on accorde une avance en sortie de réserve différée à un récoltant quand ses quantités vendangées plus sa réserve s’avèrent insuffisantes pour atteindre le rendement commercialisable de l’année. Cette avance, gérée par le Comité champagne, pourra être remboursée au cours des trois années suivantes, au fur et à mesure de la reconstitution de la réserve. «L’objectif est de se donner les moyens d’atteindre chaque année le rendement commercialisable fixé par la profession afin d’assurer l’équilibre des marchés», commente le comité. Les professionnels gardent en mémoire la forte reprise des ventes en 2021 qui n’avait pas pu être alimentée en raison d’une récolte amputée par le gel, la grêle et le mildiou. Des vignerons n’avaient pas pu atteindre le rendement commercialisable, malgré leur réserve. L’outil rénové est conçu pour éviter ce genre d’écueils.

Kiwi: Zespri se félicite de l’accord de libre-échange entre l’UE et la Nouvelle-Zélande

Dans un communiqué du 21 juillet, le groupe néo-zélandais Zespri, spécialisé dans la production et la commercialisation de kiwis, s’est réjoui de l’accord de libre-échange conclu par l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande. Celui-ci permettra de supprimer les droits de douane dont la Nouvelle-Zélande devait s’acquitter jusque-là sur ses exportations de kiwis vers l’UE, qui ont atteint la saison passée «près de 46,5 millions de dollars» néo-zélandais, en regard d’un chiffre d’affaires «s’élevant à plus d’un milliard de dollars» dans l’espace communautaire. Il «va nous permettre d’accroître nos exports vers l’Europe pour fournir des kiwis de qualité supérieure à un plus grand nombre de consommateurs tout en contribuant de manière positive au rendement de nos producteurs», a déclaré le président du groupe Bruce Cameron, cité dans le communiqué. Zespri compte un réseau de 2800 producteurs en Nouvelle-Zélande, et de 1500 producteurs à l’étranger (dont en Italie, en France et en Grèce). En 2019-2020, la société avait réalisé un chiffre d’affaires global de 3,36 milliards de dollars néo-zélandais (plus de 2 Mrd€ selon la parité actuelle).

Climat: des pistes pour atteindre la neutralité agricole en Amérique latine (Iddri/IDB)

Dans un rapport publié le 20 juillet, la banque inter-américaine de développement (IDB) et le cercle de réflexion Iddri publient quinze propositions pour atteindre la neutralité carbone en Amérique du Sud. Dans le secteur agricole, détaillent les auteurs, la neutralité reposera sur trois leviers: la modernisation des pratiques agricoles pour réduire les émissions, la poursuite des efforts de protection des forêts et zones humides, ainsi que la réduction de la consommation de viande et de produits laitiers. Un enjeu de taille, selon le rapport, puisque le secteur agricole représenterait à lui 46% des émissions de gaz à effet de serre de la zone Amérique du Sud et Caraïbes. Dans le détail, les auteurs recommandent de diminuer les soutiens publics aux achats de fertilisants minéraux et de carburants, tout en augmentant les aides à l’investissement et à la formation. En matière de déforestation, le rapport suggère également de renforcer la réglementation ou d’imposer des taxes, tout en renforçant le suivi de l’utilisation des terres. Côté consommation, enfin, les auteurs rappellent que le continent accueille l’un des pays les plus consommateurs de viande du monde, l’Argentine avec 110 kg de viande par personne et par an, contre 83 kg/personne et par an en France. Pour éviter les politiques liées à des taxes sur les produits les plus émetteurs, les auteurs recommandent plutôt de miser sur l’affichage environnemental, sur des campagnes de sensibilisation, et sur l’adaptation de la commande publique.

Fruits: l’Autorité de la concurrence valide le rachat de St Mamet par Intemarché

L’Autorité de la concurrence autorise «sans conditions» le rachat du fabricant de fruits au sirop St Mamet par Intermarché, annonce-t-elle dans un communiqué le 21 juillet. L’Autorité estime que l’opération ne fait pas peser de risque concurrentiel «lié au chevauchement horizontal des activités des parties sur les marchés de l’approvisionnement en fruits frais». Elle ajoute qu’il n’y a pas de risque concurrentiel «par le biais d’effets verticaux», St Mamet étant «plus particulièrement présent sur le marché de la commercialisation de gros, de fruits au sirop, tandis qu’Intermarché est présent sur le marché de la distribution au détail». Enfin, l’Autorité considère «que la nouvelle entité ne serait pas incitée à limiter la commercialisation des fruits au sirop produits par St Mamet auprès des distributeurs concurrents d’Intermarché», car cela entraînerait notamment «une perte significative de chiffres d’affaires» pour le groupe. Le projet de rapprochement avait été annoncé conjointement par St Mamet et Agromousquetaires (le pôle alimentaire du groupe Intermarché) le 28 avril.

Agenda de la semaine agricole du 25 juillet

Vendredi 22 juillet
Les députés poursuivent l’examen en plénière du PLFR 2022 (loi de finances rectificative), jusqu’au samedi 23

Mardi 26 juillet
Conférence de presse de WWF sur l’empreinte écologique du système alimentaire
Conférence de presse de Trove research (bureau d’étude) sur le marché du carbone
Conférence de la presse de la FNSEA à l’occasion du Tour de France des femmes (dans la Marne)

Jeudi 28 juillet
Les sénateurs examinent en séance publique le projet de loi Pouvoir d’achat, jusqu’au samedi 30