Agrafil du 8 juin 2022

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Chèque alimentaire: E. Borne annonce une première aide d’urgence pour la rentrée

Invitée de l’émission de radio Ma France sur France Bleu, le 7 juin, la Première ministre Elisabeth Borne a confirmé la création d’un chèque alimentation «en deux temps» pour «les Français les plus modestes». Le premier volet consiste en une mesure «d’urgence» pour permettre aux ménages de faire face à l’inflation galopante sur les produits alimentaires. Il fera partie du futur projet de loi sur le pouvoir d’achat. «Ce sera une aide versée directement sur le compte en banque, en une fois, tenant compte naturellement du nombre d’enfants dans la famille, et ça c’est quelque chose qui peut se mettre en place à la rentrée», a indiqué Elisabeth Borne. La Première ministre n'a pas précisé le montant, mais d’après les professionnels il serait de 150 euros. Le deuxième volet concerne «la création d’un dispositif ciblé pour permettre à tous les Français d’accéder à des produits de qualité, à des produits bio», inspiré par les proposition de la Convention citoyenne pour le climat en 2020. «C’est une réflexion à lancer, et elle va l’être», a assuré Elisabeth Borne.

Chèque alimentaire: la FNSEA et la Coopération agricole lancent un collectif de travail

La FNSEA et la Coopération agricole (LCA) ont annoncé, le 7 juin en conférence de presse, la création d’un collectif pour un chèque alimentaire pérenne. «Qui m’aime me suive» a déclaré la présidente de la FNSEA Christiane Lambert à l’intention des enseignes de distribution et de tous les acteurs de la chaîne alimentaire. Pour l’heure, le collectif rassemble les deux organisations ainsi que les JA, et va travailler «de façon très étroite» avec la MSA et d’autres associations (Solaal notamment). La mise en œuvre du chèque alimentation va intervenir en deux temps via une aide d’urgence et une mesure plus pérenne, selon la Première ministre Elisabeth Borne (voir plus haut). C’est sur cette deuxième mesure que le collectif compte travailler avec les ministères de l’Agriculture, de la Santé et de l’Economie «dès l’automne», a indiqué le président La Coopération agricole Dominique Chargé. «Nous devrons être vigilants sur deux points. Le fait qu’il n’y ait pas de complexité dans la mise en œuvre de cette mesure, et qu’il n’y ait pas de discrimination (…) sur la façon dont on traite les différents circuits de distribution et les différents produits », a souligné M. Chargé.  

Influenza: toute la France en passe de revenir au niveau de risque «négligeable»

Un arrêté paraîtra le 8 juin au Journal officiel qui abaissera le niveau de risque à «négligeable» pour l’ensemble du territoire français, a annoncé le ministère de l’Agriculture la veille. Le dernier des 1378 foyers en élevages remontant au 17 mai, «on peut considérer que la crise est derrière nous», indique le cabinet du ministre de l’Agriculture. Et de préciser que «les mesures sanitaires renforcées (claustration obligatoire et restrictions de mouvements, NDLR) sont levées sur presque tout le territoire», hormis dans les dernières zones touchées par la maladie, dans le grand Ouest et le Périgord. Depuis le début de l’épizootie en novembre, 16 millions de volailles ont été abattues. Concernant les indemnisations sanitaires (élevages foyers), le ministère a indiqué avoir versé 54,4 M€ d’acomptes pour 1292 dossiers; «il reste une centaine de dossiers déposés pour 6,2 M€», précise l’entourage de Marc Fesneau. Les indemnisations pour pertes économiques (vide sanitaire) ne concernent, pour l’instant, que le Nord et le Sud-Ouest. Quelque 1792 dossiers ont été instruits pour 26 M€ (dont 17 M€ payés au 2 juin), sur une enveloppe prévisionnelle de 33 M€. Ces deux dispositifs sont encore ouverts, ils seront complétés par quatre autres (éleveurs du grand Ouest et du centre Ouest, œufs, sélection-accouvage pour 121 M€, et entreprises de l’aval).

Influenza: la Conf’ et le Modef demandent des indemnisations économiques rallongées

Alors que le redémarrage de la production avicole est pénalisé par les dégâts de l’influenza aviaire sur le maillon génétique, la Confédération paysanne et le Modef ont demandé au ministère de l’Agriculture des indemnisations pour pertes économiques plus longues qu’habituellement. «Normalement, les aides s’arrêtent au plus tard 150 jours après l’autorisation de remise en place» des volailles, rappelle Sylvie Colas, porte-parole de la Conf’ du Gers, lors d’une conférence de presse le 7 juin. «Mais certains éleveurs ne pourront pas remettre en place avant six mois, voire un an, ou avec des ruptures d’approvisionnement.» Les syndicats minoritaires indiquent avoir porté cette demande auprès de la DGPE (ministère), qui serait «en train d’en évaluer le coût». D’après eux, l’épisode 2021-2022 d’influenza pourrait «coûter autour de 1,5 milliard d’euros» d’aides publiques (sans compter la rallonge demandée), soit le triple des épisodes précédents. Un chiffrage qui n'a pas été confirmé par la Rue de Varenne. Par ailleurs, alors qu’une nouvelle feuille de route est attendue pour réduire le risque d’influenza, la Conf’ et le Modef appellent à manifester le 30 juin à Paris et plusieurs villes de province.

Grêle en vigne: localités très atteintes en Savoie, Indre-et-Loire, Bordelais et Gers

Les premières remontées d’information du terrain font ressortir des atteintes à la vigne aigües localisées sur des vignobles de Savoie, d’Indre-et-Loire, du Bordelais et du Gers, du fait de la grêle. Dans le Gers, qui compte 20 000 ha de vignes, 5 000 ha ont été dévastés, dont 1 000 ha ne seront pas vendangés, signale Olivier Dabadie, président de la section interprofessionnelle des Côtes de Gascogne, qui a rencontré Carole Delga, présidente de la région Occitanie, le 7 juin. Cet épisode de grêle revêt pour certains endroits, comme le bas-Armagnac un caractère tragique, car ils avaient été aussi ravagés par le gel en 2021, souligne Christophe Bou, co-président de l’Interprofession des vins du Sud-Ouest (Ivso). En Savoie, des parcelles ont détruites à 100 % près de Montmélian et de Fréterive, où des photos révèlent des congères de grêle dans les rues. La grêle n’est pas tombée en grosses balles mais en pluie de grains fins qui se sont amassés en couche de plus de 10 cm dans les rangs de vignes, rapporte le syndicat des vins de Savoie. En Indre-et-Loire, l’appellation d’Azay-le-Rideau a été particulièrement frappée, selon l’interprofession viticole ligérienne, Inter Loire. En Bordelais, les sinistres ont été localisés mais sévères dans le Médoc et autour de Sainte-Foy-la-Grande (Dordogne).

Grêle: «milliers d'hectares» en grandes cultures, dégâts localisés en fruits et légumes

«Des milliers d’hectares ont été versés, déchiquetés ou noyés notamment dans les Charentes, l’Eure-et-Loir, l’Allier, le Cher, la Côte d’or, les Yvelines et de nombreux autres départements», indique l’AGPB (producteurs de blé et autres céréales, FNSEA), à la veille de son congrès. Dans un communiqué le 7 juin, l’organisation relève «des situations catastrophiques» pour des agriculteurs ayant perdu leurs récoltes, dont une partie est d’ores et déjà engagée commercialement. Un opérateur de la région Centre signale à Agra Presse des dommages «extrêmement localisés», avec parfois beaucoup de dégâts comme à Châtillon-sur-Indre. En légumes, les dégâts sont «très localisés» selon le président de Légumes de France (producteurs de légumes, FNSEA) Jacques Rouchaussé. Même constat en arboriculture, filière relativement épargnée selon la directrice de la FNPF (producteurs de fruits, FNSEA), Stéphanie Prat. «Après, il y a toujours des drames. Ne serait-ce que le centre du CTIFL de Lanxade (Dordogne) qui a perdu toute sa production», a-t-elle ajoutée. Les deux organisations sont en train de recenser les dégâts.

Salaire minimum européen: accord inter-institutionnel pour harmoniser les règles

Les trois institutions européennes (Parlement, présidence française du Conseil et Commission) sont parvenues, dans la nuit du 6 au 7 juin, à un accord sur un règlement visant à augmenter le niveau des salaires minimaux dans l'UE. Les 21 Etats membres où un salaire minimal légal est fixé vont devoir évaluer si ce salaire est suffisant pour assurer un niveau de vie décent, compte tenu de leurs propres conditions socioéconomiques, du pouvoir d'achat ou des niveaux nationaux de productivité et de développement à long terme. Ils pourront se baser sur un panier de biens et de services à prix réels ou appliquer des valeurs de référence telles que 60% du salaire médian brut et 50% du salaire moyen brut. De plus, les Etats membres devront mettre en place un système de contrôles afin de, notamment, lutter contre la sous-traitance abusive, le faux travail indépendant, les heures supplémentaires non enregistrées ou l'intensification du travail. Selon les données d’Eurostat, les salaires minimums mensuels varient dans l'UE de 332 euros en Bulgarie à 2202 euros au Luxembourg.

Engrais azotés : les activités de Borealis rachetées par Agrofert

L’autrichien Borealis a reçu une offre ferme du tchèque Agrofert pour le rachat de sa branche azote, y compris les engrais, la mélamine et les produits azotés techniques, ont-ils annoncé le 2 juin. L’opération, qui valorise l’activité à 810 M€, doit être close «pour le second semestre 2022», d’après un communiqué commun. Agrofert, dont le chiffre d’affaires atteint 7,5 Mrd€, est spécialisé dans la chimie, l’agriculture et la production alimentaire en Europe centrale. Le groupe est contrôlé par Andrej Babis, un controversé milliardaire et homme politique tchèque. Il compte parmi les principaux producteurs européens d’engrais azotés, avec des sites de production en Allemagne, en République tchèque et en Slovaquie. «En ajoutant les actifs de production de Borealis en Autriche, en Allemagne et en France, ainsi qu’un réseau complet de vente et de distribution utilisant le Danube, cette combinaison d’activités compléterait bien les capacités existantes d’Agrofert à servir ses clients à travers l’Europe», souligne le communiqué. Borealis avait décliné en mars une offre de rachat par EuroChem, le groupe suisse étant détenu par l’oligarque russe Andrey Melnichenko visé par les sanctions européennes après l’invasion de l’Ukraine.

Vin: un nouveau château de Saint-Emilion se retire du classement

Le château Croque-Michotte, grand cru classé jusqu'en 1996, a annoncé le 7 juin son retrait du prestigieux classement décennal des vins de Saint-Emilion, rejoignant plusieurs grands noms de l'appellation bordelaise qui ont rejeté ce palmarès dont la nouvelle mouture est prévue pour septembre. L'Inao (Institut national de l'origine et de la qualité), l'entité en charge du classement, «s'est enferré dans les erreurs d'il y a 10 ans: c'est un classement des sociétés et pas un classement des vins, à destination des investisseurs et pas des consommateurs», a dénoncé à l'AFP Lucile Carle, gérante adjointe de Croque-Michotte, un château qui avait déjà demandé, sans succès à ce jour, l'annulation du palmarès 2012 devant la justice administrative. Ce prestigieux classement, révisable tous les dix ans, garantit d'importantes retombées commerciales, financières et médiatiques aux châteaux primés mais est de plus en plus contesté, notamment devant la justice, pour ses critères de sélection, accusés d'accorder trop de place à des «éléments secondaires» (notoriété, accueil du public...) au détriment des «fondamentaux» (terroir, dégustation...). Pour ces raisons, plusieurs poids lourds historiques de l'appellation Saint-Emilion: les châteaux Ausone, Cheval-Blanc, Château Angélus, puis La Gaffelière, ont déjà annoncé qu'ils ne postuleraient pas au prochain palmarès.

PSN: arbitrage de la seconde version attendu vers le 14-16 juin

Les organisations professionnelles s'attendent à ce que le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau présente entre le 14 et le 16 juin ses arbitrages concernant la seconde version du plan stratégique national (PSN), la déclinaison française de la future Pac. Après avoir reçu des observations de Bruxelles, la France doit envoyer des propositions de modifications de sa version initiale, en vue d'une version définitive dans l'été. Des pistes de travail ont déjà été présentées par la DGPE (ministère de l'Agriculture) le 20 mai, qui n'esquissaient pas d'orientation sur les principaux sujets chauds soulevés par Bruxelles: la révision de l'équilibre entre la bio et la HVE dans le cadre des éco-régimes, la BCAE 7 (conditionnalité de rotation des cultures) et la BCAE 6 (couverture des sols). L'arbitrage de Marc Fesneau est très attendu par les syndicats agricoles, en ce qu'il pourrait donner l'orientation de son mandat. Selon les professionnels, l'impératif de couverture des sols devrait bien être étendu à l'ensemble du territoire – il n'en couvre actuellement que les trois quarts au titre de l'application française de la directive européenne sur les nitrates. La FNSEA souhaite en limiter les surcoûts en cas d'extension, notamment en évitant qu'elle ne s'applique entre deux cultures d'hiver. Concernant la BCAE 7, le syndicat majoritaire souhaite que la culture de maïs puisse échapper à l'impératif de rotation des cultures, inquiet en particulier des conséquences sur la filière semences.

Affaire de la viande de cheval: le procès s'ouvre à Marseille

Dix-huit prévenus dont quatre Belges, deux Néerlandais et des vétérinaires et commerçants français: le procès d'une vaste escroquerie européenne à la viande chevaline a débuté le 7 juin à Marseille, pour trois semaines, avec pour principal mis en cause un important négociant belge de chevaux. Jugés par la 6e chambre du tribunal correctionnel, dans la salle d'audience des «procès hors normes» de l'ancienne caserne du Muy, les prévenus - maquignons, rabatteurs et vétérinaires - sont notamment poursuivis pour escroquerie et complicité d'escroquerie en bande organisée ainsi que pour tromperie entraînant un danger pour la santé de l'homme.  Les prévenus sont jugés pour des faits commis entre 2010 et 2015. Ils auraient notamment commis de nombreuses entorses à la réglementation européenne concernant les chevaux importés de pays de l'Union européenne. La seule personne morale poursuivie est une société de vente en gros de viande chevaline du Gard, Equi'd Sud, qui utilisait l'abattoir d'Alès où a débuté l'enquête en 2013. C'est la principale question à laquelle s'est attelé le tribunal avec la comparution mardi après midi pendant plus de trois heures de François Dumonteil, le vétérinaire de l'établissement.

Gaspillage alimentaire: le gouvernement espagnol veut imposer des amendes

Après la France ou l'Italie, le gouvernement espagnol a présenté le 7 juin un projet de loi visant à en finir avec le gaspillage alimentaire et qui prévoit notamment des amendes contre les restaurants et supermarchés jetant de la nourriture. Ce texte, qui devra être approuvé par le Parlement, entend réduire les 1,36 million de tonnes d'aliments et de boissons jetées par les Espagnols chaque année, ce qui représente une perte de 250 euros par habitant, selon le gouvernement. Les supermarchés et les restaurants devront établir des mécanismes pour donner leurs invendus alimentaires à des ONG ou à des banques alimentaires. S'ils ne sont plus aptes à la consommation, ils devront être transformés par l'industrie en jus ou en confitures par exemple. Et en dernier ressort, supermarchés et restaurants devront s'assurer qu'ils servent à l'alimentation animale ou à faire du compost. Les restaurants devront aussi fournir gratuitement à leurs clients des emballages pour emporter les restes, une pratique encore peu répandue en Espagne. Ce projet de loi prévoit des amendes pour le non-respect de ces mesures, allant de 2.001 à 60.000 euros. Les consommateurs ne seront pas concernés par ces amendes mais feront l'objet de campagnes de sensibilisation. D'autres pays comme l'Italie et la France ont adopté ces dernières années des mesures destinées à lutter contre le gaspillage alimentaire.

Betterave : la CGB réclame aux coops de la «visibilité» sur le prix de la betterave

La CGB (betteraviers, FNSEA) a réclamé le 7 juin aux coopératives «plus de visibilité sur les prix» de la betterave pour «conforter les surfaces» l’an prochain. «À l’approche des décisions d’assolement pour 2023, les coopérateurs français déplorent l’absence d’information claire sur la rémunération de leurs betteraves 2023, contrairement à nombre de leurs homologues à travers l’Europe» comme les Allemands, selon un communiqué. L’enjeu est de «conforter les surfaces», explique la CGB, face notamment à la hausse des coûts de production (+20 à 30 %), la concurrence d’autres cultures. Il s’agit pour les betteraviers de sécuriser leur marge, soit par des annonces de prix des sucreries soit au travers de l’indexation des betteraves sur les marchés à terme du sucre, considère Cyril Cogniard, président de la commission économique. «Par ailleurs, alors que les groupes privés français, comme la plupart des groupes européens coopératifs ou privés, ont annoncé des prix supérieurs à 35 €/t pour les betteraves 2022, les coopérateurs français restent dans l’attente d’indications plus précises sur le prix des betteraves actuellement en terre », poursuit le communiqué.

Lait: les négociations avec l'amont sont encore «les grandes oubliées», dénonce France OP

Dans un communiqué du 7 juin, le réseau France OP Lait (18 OP membres, 6000 exploitations) déplore que les négociations entre les organisations de producteurs (OP) et les transformateurs soient «une fois de plus les grandes oubliées de la bonne application des lois», alors que les industriels et les distributeurs ont pu renégocier leurs contrats pour faire passer des hausses de tarifs. L'association d'OP affirme qu’il y a une «absence totale de contrôles de la DGCCRF sur les relations OP/industriels quant à l’application de la loi Egalim et aux abus qui gangrènent la filière». À l’approche des législatives, France OP Lait interpelle les élus. «Pour garantir la souveraineté alimentaire si chère au gouvernement, le Plan de relance ne suffira certainement pas à renforcer le rôle des OP: les abus des acheteurs doivent être aujourd'hui sanctionnés, affirme-t-elle. Tout est question de volonté politique!» Le communiqué interroge l'existence d'une volonté politique «de concrétiser le renforcement du pouvoir de négociation des producteurs de lait au sein d’OP et d’associations d’OP». Aux yeux de l’organisation, c’est «la seule solution pour une meilleure répartition de la valeur au bénéfice des producteurs».

Lait: en AG, Isigny Ste Mère annonce investir 23M€ dans son site de Chef-du-Pont

La coopérative laitière Isigny Ste Mère a annoncé à l’issue de son assemblée générale, vendredi 3 juin, le lancement d’un plan triennal 2022-2024 comprenant un investissement de 23 M€ dans l’agrandissement et la modernisation de son site de Chef-du-Pont (Manche), rapporte Ouest-France dans un article du 6 juin. La laiterie spécialisée dans les produits laitiers a pour ambition de poursuivre son développement à l’export vers le Moyen-Orient et l'Afrique, précise le quotidien de l’Ouest. Isigny Ste Mère réalise plus de la moitié (60%) de ses ventes à l’export. Les «poudres de lait infantile et spécialités» représentent 61% des ventes, et le reste se répartit entre les beurres, fromages et crèmes. Toujours selon Ouest-France, le chiffre d’affaires de la laiterie s’est maintenu en 2021 à 505M€ (-0,3%). L’excédent net s’établit lui à 28 M€ (+2,76%). En septembre 2021, le groupe hongkongais H&H — l'un des leaders chinois du lait infantile — avait fait passer sa participation dans le capital de la coopérative de 20% à 49,9%. La laiterie Isigny Ste Mère rassemble 430 fermes installées dans les départements du Calvados et de la Manche.