Agrofourniture: retour de Jorge Boucas chez Roullier, à la présidence du directoire
Le groupe Roullier, l’un des leaders européens de l’agrofourniture, a nommé le 14 décembre un nouveau directoire dont la présidence sera assurée par Jorge Boucas, à compter du 8 janvier 2024. Il succèdera à Jérémie Lecha, actuel directeur général du groupe (d.g.) qui avait été nommé à la présidence en janvier 2022. Entre mai et septembre, M. Boucas avait brièvement été d.g. du groupe coopératif Tereos (Béghin Say, La Perruche), et ce après avoir assuré la direction générale de la coopérative laitière Sodiaal jusqu’en février 2023. M. Boucas fait un retour au sein du groupe Roullier, dans lequel il a évolué entre 2013 et 2016 après lui avoir cédé l'entreprise Nextenergies, spécialisée dans la production d'énergie à partir de biomasse, qu’il a cofondée et développée.
UE/Kenya: signature d’un accord de partenariat économique
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président kenyan William Ruto ont signé le 18 décembre à Nairobi (Kenya) un accord de partenariat économique (APE), dont la conclusion des négociations avait été annoncée en juin. Pour pouvoir être mis en œuvre, l’APE va devoir à présent obtenir l’approbation du Parlement européen. Concrètement, dès la date d’application de l’accord, l’UE autorisera l’entrée de tous les produits agricoles kenyans en franchise de droits (notamment produits horticoles, café, thé, fruits et légumes). En contrepartie, Nairobi libéralisera 82% des importations en provenance de l’UE, à l’exclusion de divers produits agricoles (viandes, produits laitiers, légumes et fruits) ainsi que les vins et spiritueux. L’UE précise que la libéralisation des échanges sera asymétrique. Ainsi, le Kenya ouvrira partiellement et très progressivement son marché aux importations européennes, en tenant compte des différents niveaux de développement. Par ailleurs, l’accord prévoit la possibilité pour le Kenya d’activer des mesures de sauvegarde spéciales pour l'agriculture, la sécurité alimentaire et les industries naissantes. Enfin, l'UE n'appliquera pas de subventions à l'exportation pour les produits agricoles, même en période de crise du marché.
MAEC, bio: le gouvernement annonce 150 M€ supplémentaires «début 2024»
«Une enveloppe complémentaire de 150 millions d’euros (M€) sera (…) déployée début 2024 sur les MAEC (mesures agroenvironnementales et climatiques, NDLR) et sur le soutien à la conversion en agriculture biologique pour la campagne 2023», annoncent les ministères de l’Agriculture et de la Transition écologique dans un communiqué le 19 décembre. Cette rallonge budgétaire est permise par le «concours des Agences de l’eau» et par un «apport» du budget du ministère de l’Agriculture. A l’heure où nous écrivons ces lignes, la Rue de Varenne n’a pas précisé si ces fonds proviennent de reliquats de la PAC issus de l’enveloppe dédiée à la conversion biologique, pressentie comme sous-utilisée. La Conf’ s’est réjoui de cette «première victoire», dans un communiqué. Voilà quatre mois qu'elle se mobilise pour obtenir une hausse des crédits alloués aux Maec. Le syndicat minoritaire souhaite cependant en savoir plus sur l’origine et la répartition de l’enveloppe, et appelle à «pérenniser» cet abondement budgétaire jusqu’en 2027 pour «garantir les engagements actuels et en susciter d’autres» chez les producteurs. D'après la Conf’, il manque 250 à 350 millions d’euros (M€) à niveau national pour soutenir tous les agriculteurs souhaitant s’engager dans des Maec, dont 100M€ pour la seule année 2023.
Intempéries: le fonds d’urgence intègrera des aides à l’investissement et à la trésorerie
Le fonds d’urgence de 80 M€ annoncé après les tempêtes Ciaran et Domingos, puis les inondations dans les Hauts-de-France, comprendra 60 M€ d’aides à l’investissement et 20 M€ de soutien à la trésorerie, a indiqué le ministère de l’Agriculture dans un communiqué le 19 décembre. Au sein de cette enveloppe de 20 M€, 10 M€ sont débloqués «dès à présent» pour «accompagner les éleveurs dont les troupeaux ont été durablement affectés par l’inondation» qui a sévi début novembre, notamment dans le Pas-de-Calais. Cette aide sera suivie par le volet investissement, qui «sera déployé en janvier 2024»; il interviendra à hauteur de 65% dans la «reconstruction des biens assurables ou difficilement assurables, qui ne sont pas éligibles aux calamités agricoles pour pertes de fonds». Ce volet sera abondé par l’État et les trois régions touchées (Bretagne, Normandie, Hauts-de-France), «un dialogue sera mené» entre les institutions pour «articuler» le dispositif. Toutefois, «les aides seront versées au fil de l’eau sans attendre la clôture du guichet». Après ce premier volet d’aides aux investissements, le volet soutien à la trésorerie interviendra «après le versement de l’ensemble des dispositifs d’accompagnement (calamités agricoles pour perte de fonds, aide à l’investissement, indemnité de solidarité nationale pour les pertes de récolte)».
Ecophyto: 14 plans d’action de filières validés en vue du retrait de substances
Quatorze plans d’action anticipant le retrait de substances actives ont été validés en comité inter-filières le 18 décembre, a confié la directrice de l’interprofession des fruits et légumes transformés (Unilet) Cécile Le Doaré à Agra Presse. Quatre de ces plans concernent la filière des fruits et légumes, dont deux pour les produits dédiés au marché du frais (gestion des adventices, gestion de la mouche Drosophila suzukii) et deux pour les produits dédiés à la transformation (gestion de l’enherbement ciblant les dicotylédones, gestion des chenilles foreuses et tordeuses). Le comité inter-filières a aussi validé un plan d’action porté par la filière grandes cultures (gestion des graminées), un pour la filière semences et plants (lutte contre les coléoptères) et un pour la filière vigne (lutte contre le mildiou et le black-rot), selon le plan stratégique publié dans la journée par la Rue de Varenne. De même, ont été validés un plan pour la filière PPAM (gestion des adventices), un autre pour les cultures biologiques (gestion des maladies fongiques, grâce notamment aux alternatives au cuivre), deux pour l’horticulture (gestion des adventices, gestion des thrips) et trois pour l’outre-mer (gestion des adventices pour la canne à sucre, de la cercosporiose noire pour la banane, et des ravageurs pour les fruits et légumes).