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Elevage/loi d'urgence : la chambre bretonne veut intégrer la dématérialisation

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« Deux articles de la loi d’urgence agricole (LUA) concernent le sanitaire et les chambres d’agriculture, à travers la dématérialisation de l’identification animale », a indiqué Laurent Kerlir, président de la chambre de Bretagne, le 20 février en conférence de presse. Interrogé, le cabinet de la ministre de l'Agriculture ne confirme pas ces informations. Selon l'élu breton, l’article 2 officialiserait le projet de dématérialisation en cours et le portage par l’État de la base de données Sinéma, qui remplacera la BDNI. Il acterait aussi le principe d’ouvrir l’accès de cette base à différentes structures (génétique, sanitaire, fournisseurs de conseil, filières, etc.). Toujours d’après Laurent Kerlir, l’article 1 de la LUA porterait sur les établissements départementaux d’élevage (EDE), qui sont rentrés depuis le 1er janvier 2026 dans le giron des chambres. Le ministère ne confirme pas non plus cette information. Selon l'étu breton, dans une volonté d’« harmonisation », le texte rendrait impossible de déléguer l’activité des EDE à une structure autre que les chambres, comme cela a pu être le cas dans certains départements. Au-delà de la nouvelle base de données nationale, le chantier de numérisation implique aussi de dématérialiser les documents d’accompagnement des animaux et de généraliser les boucles électroniques en élevage (lire note enquête). Consacré aux bovins, le chantier concernera « toutes les espèces à terme » et doit aboutir « fin 2027, début 2028 », selon M. Kerlir. Un calendrier jugé trop long par certains professionnels.