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Chez les agriculteurs inondés, l’impression d’être sacrifiés

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Les agriculteurs inondés ont laissé percevoir une certaine amertume, ayant l’impression d’être sacrifiés. Ils estiment que les inondations ont été amplifiées par le bétonnage des terres et par une gestion des lacs qui a surtout en vue la satisfaction des loisirs des estivants.
Hervé Couche, agriculteur à Buchères, qui a 60 hectares sous l’eau sur ses 240, a déclaré devant la presse locale, que « toutes ces inondations n’auraient pas une telle ampleur sans la main de l’homme ». « À 70 ans, mon père n’a jamais vu ça. À force de bétonner, on augmente le ruissellement. On aura beau faire des réservoirs, ça ne suffira plus », s’est-il exclamé. Il se dit chez les agriculteurs inondés de l’Aube et à la FRSEA de Champagne Ardenne que les autorités ont choisi de laisser inonder les champs et les prairies pour éviter des crues en région parisienne.