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Emploi Les recrutements dans l’alimentaire orientés à la hausse en 2016

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Avec 90 000 personnes recrutées en plus en 2016, les embauches sont plus nombreuses dans le secteur qu’en 2015, mais un établissement sur trois rencontre des difficultés pour trouver le bon profil. 34% des opérateurs interrogés pensent recruter cette année.

Les métiers de l’alimentaire ont finalement bien plus recruté l’année passée qu’en 2015. C’est ce qui ressort du bilan 2016/perspectives 2017 de recrutement publié par les Observatoires des métiers du secteur alimentaire. 44% des établissements du secteur alimentaire ont recruté en 2016, ce qui représente 90 338 personnes, contre 61 955 personnes en 2016. Cette forte hausse profite surtout à des profils de juniors, puisque les deux tiers concernent des moins de trente ans. Les recrutements en alternance sont aussi orientés à la hausse. Ils passent de 13 000 en 2015 à 19 200 en 2016, dont 60% pour des contrats de deux ans. 

Un tiers des jeunes attirés par les métiers de l’alimentaire

Toutefois, les entreprises ont toujours des difficultés pour trouver les profils qui correspondent à leurs attentes. « 34% de ces établissements ont rencontré des difficultés à recruter notamment faute de candidats ou pour cause de candidatures inadaptées » peut-on lire dans les résultats de l’enquête, publiés le 4 mai. En mars 2017, le baromètre Alimétiers publié par Harris Interactive confirmait cet état de fait. Moins d’un tiers des jeunes déclarent qu’ils aimeraient travailler dans le secteur alimentaire notamment car ils perçoivent ces métiers comme stressants, mal payés et peu valorisés. Parmi un panel de jeunes de 14 à 25 ans interrogés, seulement 30% aimeraient travailler dans l'alimentaire. Les domaines qui attirent le moins sont la logistique, la production et la maintenance, tandis que les plus attractifs sont l'innovation, la recherche & le développement, le marketing et la vente.

Pour 2017, les entreprises ont aussi donné leur vision. 20% envisagent de recruter en CDI-CDD et 14% en alternance. Sans que l’on sache précisément combien d’embauches seront réalisées. Les chefs d’entreprises comptent surtout mettre l’accent sur les forces commerciales. Parmi les trois principaux projets de développement cités par les entreprises, 46% indiquent qu’elles vont développer l’activité commerciale. D’autres, moins nombreuses, vont renouveler l’appareil de production et développer de nouvelles activités.