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Prix des terres Poursuite de la hausse en 2004

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Le prix moyen des terres agricoles a poursuivi sa hausse en 2004, en accéléré, indique une étude d’Agreste, publication statistique du ministère de l’Agriculture, parue le 13 septembre. La raison en est la faiblesse des taux d’intérêt, sur fond de demande persistante de terres pour des usages touristiques ou urbains.

En 2004, le prix moyen des terres labourables a augmenté de 3,3% et celui des prés de 3,7% « La croissance des prix des terres agricoles s’accélère en 2004 », affirme l’étude d’Agreste. Sauf dans les vignobles où elle marque le pas, du fait de la crise viticole. Le prix moyen des terres labourables et des prairies naturelles a augmenté de 3,3%, contre 3% en 2003. Hors inflation, la hausse est de 1,7%.

« Plusieurs éléments auraient pourtant pu conduire à une décélération des prix », fait remarquer l’étude : le revenu agricole fléchit, des incertitudes subsistent sur la gestion des droits à paiement unique introduite par la nouvelle Pac. Mais « le faible volume des transactions et des taux d’intérêt de plus en plus bas stimulent les hausses de prix », note Agreste.

Près de 8 000 euros l’hectare dans les Bouches-du-Rhône

Le prix moyen des terres labourables atteint 4 100 euros par hectare, contre 2 960 pour les prairies naturelles. Les zones à vocation touristique ou urbanisées affichent les prix les plus élevés. « Terres et prés confondus, l’hectare se négocie en moyenne à 7 920 euros dans les Bouches-du-Rhône et à 6 890 en Haute-Savoie ». Les prix sont presqu’aussi importants dans les régions de grandes cultures les plus productives du Bassin parisien : 6 200 euros dans la Somme, et près de 6 390 en Champagne. La hausse est moins sensible dans les régions d’élevage (Loire-Atlantique, Creuse, Jura). Elle est supérieure à 8% dans le Lot, la Loire, la Haute-Savoie, le Cantal, la Vienne, les Ardennes et les Hautes-Pyrénées.

L’étude confirme une tendance analysée par la fédération des Safer Numéro hors série d’Espace rural, de mai dernier., qui montre que la surenchère sur les terres agricoles est moins le fait des agriculteurs que d’une surenchère urbaine.