Agra Business | Annie Genevard, Vivescia, Sodiaal, Saviencia, Intercéréales, BZ, CAPL

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La députée LR du Doubs Annie Genevard pressentie ministre de l'Agriculture

A l'issue de son entretien avec le Premier ministre le 19 septembre, le dirigeant de Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez, a indiqué aux députés LR les noms des ministres de leur parti «transmis par Michel Barnier» à Emmanuel Macron qui seront proposés pour faire partie de son exécutif, rapportent plusieurs médias. Parmi eux : Annie Genevard, députée Les Républicains (LR) du Doubs, département très laitier et forestier, est citée pour devenir ministre de l'Agriculture. Cette ancienne maire de Morteau, ex-présidente de l'association nationale des élus de montagne est actuellement secrétaire générale des Républicains, parti secoué par le ralliement de son président, Eric Ciotti au Rassemblement national (RN) lors des dernières législatives. Depuis son exclusion - contestée en justice - c'est Annie Genevard qui a pris depuis la tête de la gouvernance du parti avec François-Xavier Bellamy. Membre de la commission de l'éducation, Annie Genevard n'est pas une habituée des débats agricoles à l'Assemblée. D'après ses réponses à un questionnaire de la Coordination rurale en juin, ses positions agricoles collent à celles de son parti (refus du Ceta, baisses de fiscalité, abaissement des normes...) Son profil est surtout marqué par son département d'origine ; le Doubs est un des départements français où la production agricole est la plus dépendante du lait de vache. Il est connu pour son élevage très herbager, ses fromages d'appellation (Comté, Morbier, MOnt d'Or) et ses fruitières. La filière bois y est également très forte ; la forêt couvre 28% du territoire du Doubs, contre 43% pour le reste de la France.

Engrais bas carbone: Vivescia accompagne une start-up, usines espérées d'ici 2028

Le groupe coopératif Vivescia vient d'annoncer, par un communiqué le 19 septembre, une collaboration avec la start-up suédoise NitroCapt pour développer une filière de production d'engrais azotés bas carbone, avec des usines espérées à horizon 2028. Mais avant cela, une «première phase pilote, aujourd'hui déployée en Suède, doit permettre la consolidation du procédé». Si la technologie est validée, la construction d'une usine de démonstration est prévue dans la région Champagne-Ardennes. Ensuite, les deux entreprises assurent que leur objectif est «à terme, si les phases de passage à l'échelle industrielle et les essais agronomiques sont concluants, est de construire des unités industrielles de production d'engrais décarbonés compétitifs en France, sur les territoires du Nord est de la France». Elles espèrent ainsi couvrir les besoin de 750 000 hectares de terres agricoles, avec de premières implantations à horizon 2028. Les initiatives en la matière impliquaient jusqu'ici de gros acteurs de la production d'engrais azotés. En Espagne, Fertiberia a déjà noué des partenariats avec des acteurs espagnols pour commercialiser ses engrais bas carbone. En juin, Yara a inauguré une usine d’hydrogène renouvelable. Un mois plus tard, le groupe annonçait un partenariat européen «de long terme» avec Pepsico, visant à fournir aux agriculteurs des engrais décarbonés. 

Engrais : le premier point d’apport volontaire d’urine inauguré dans les Hauts-de-Seine

Depuis le 18 septembre, l’Amap des «radis actifs» située dans la commune de Châtillon (Hauts-de-Seine) met à disposition de ses adhérents un point d’apport volontaire d’urine, «une ressource fertilisante pour l’agriculture». Baptisé «Enville» et porté par le programme «Ocapi» de l’école d’ingénieurs des Ponts et chaussées, le projet vise à transformer l’urine en engrais. Destinée à Simon Ronceray, agriculteur bio installé sur une exploitation de 60 hectares dans le Loiret, elle est collectée grâce à des urinoirs d’appoints ou des bidons d’urine à domicile, puis des stations de transvasement et un camion de collecte. Pour rappel, l’urine humaine est «un fertilisant naturel (…) car elle est riche en nutriments comme l’azote, le phosphore ou encore le potassium», souligne les porteurs du projet. Aussi, elle permet de réduire l’utilisation des engrais chimiques qui «dépendent des ressources fossiles». En outre, la collecte et la valorisation de l’urine permettent de «diminuer la pression environnementale sur les cours d’eau qui reçoivent les rejets issus des systèmes d’assainissement». Pour l’heure, M. Ronceray n’épand pas l’urine sur ses cultures, par peur «de perdre la certification bio» ; l’urine humaine n’étant pas mentionnée dans le cahier des charges de la bio. Il se contente donc de l’utiliser sur des «potagers personnels» et des «haies agroforestières» en espérant voir la réglementation évoluer.

Lait: Sodiaal lance sa plateforme «Transitions» pour financer la «durabilité»

Sodiaal (20% de la collecte de lait en France) lance la plateforme «Sodiaal Transitions» pour financer la «transition environnementale et sociale de la filière laitière», dont la décarbonation, a annoncé la coopérative laitière à l’occasion d’une conférence de presse, le 19 septembre au Space à Rennes. «Notre grande préoccupation est d’intégrer la durabilité dans notre chaine de valeur. Notre première stratégie est tarifaire, lors des négociations commerciales avec nos clients. En second lieu, nous avons désormais un outil dédié», a expliqué le directeur des relations extérieures et du développement durable de Sodiaal, Frédéric Chausson. «Nos clients cherchent à agir sur la durabilité, mais ils ne savent pas comment faire. Nous leur apportons une solution», poursuit-il. La plateforme propose un ensemble de services (financement de diagnostics carbone, d’additifs, de méthaniseurs, de plantation de haies…) que les financeurs pourront valoriser dans leur empreinte carbone (scope 3, émissions indirectes). La coopérative pourra aller jusqu’à «allouer des litrages plus bas carbone que la moyenne de Sodiaal» (0,92kg équivalent CO2 /litre de lait) à ses clients, précise Frédéric Chausson. Sodiaal espère signer «une dizaine de contrats» d’ici un an. L'initiative s'inscrit dans la continuité du lancement de la «prime durabilité», annoncée en février. Plus de 3000 éleveurs en ont bénéficié depuis avril (jusqu’à 5 euros/1000l).

Lait: l’indicateur de prix de revient publié par le Cniel, en hausse de 14%

Les indicateurs de coût de production et de prix de revient portant sur l’année 2023, publiés récemment par le Cniel (interprofession laitière), sont en hausse. Pour une exploitation bovin lait de plaine en conventionnel, le coût de production s’élève en moyenne à 615€/1000l et son prix de revient à 485€/1000l soit une hausse de 14% par rapport à 2022. Pour les exploitations conventionnelles de montagne, ils sont de 762€/1000l et 571€/1000l (+12%). Concernant les exploitations en lait bio de plaine, ils sont de 787€/1000l et 554€/1000l (+7%) et, pour les exploitations bio de montagne, ils sont de 946€/1000l et 682€/1000l (+8%). Les éleveurs demandaient une mise à jour rapide de l’indicateur, calculé par l’Idele selon une méthode validée par le Cniel, avant les négociations entre les industriels et la grande distribution. «Il faut que les conditions générales de vente qui seront envoyées à partir du 1er novembre prennent en compte ce nouveau coût de production», a affirmé le président de la FNPL (producteurs de lait, FNSEA) Yohann Barbe, à l’occasion de la conférence de presse du syndicat au Space, le 18 septembre. Pour assurer la marche en avant du prix, la FNPL et, plus largement, la FNSEA proposent de mettre en place une date butoir pour les négociations entre les organisations de producteurs et les industriels. 

Produits laitiers: le bénéfice net de Savencia en hausse de 14% au premier semestre

Le bénéfice net du fromager Savencia Fromage & Dairy (Tartare, Caprice des Dieux) a progressé de près de 14% au premier 
semestre 2024, malgré un chiffre d'affaires et une marge opérationnelle stables. Le bénéfice net du fabricant de fromages de grande consommation est passé de 51 à 58 millions d'euros quand le chiffre d'affaires est resté stable à 3,8 milliards d'euros, identique aux six premiers mois de l'an passé, selon un communiqué publié le 19 septembre. Si à périmètre et taux de change constants, celui-ci a progressé de 0,8%, le groupe a subi un effet de change défavorable lié notamment à «la dévaluation du peso argentin au regard de l'euro», note Savencia. La principale activité des produits fromagers a bénéficié d'un «effet prix favorable qui vient compenser une contraction des volumes notamment en Europe, en raison d'un contexte qui demeure inflationniste et influe sur le pouvoir d'achat des consommateurs». Sur son autre activité de produits laitiers, par exemple le beurre ou la poudre de lait, Savencia explique avoir profité d'une «bonne dynamique des marchés internationaux qui compense la baisse des cotations mondiales des ingrédients industriels».

Elevage: la part du marché de la restauration va grimper d'ici 2033 (étude)

Selon une étude prospective de l’élevage dans dix ans, présentée au Space par Abcis et le Crédit Agricole, la part de consommation en restauration de chaque production animale va croître d’ici 2033, au risque de favoriser les importations. Cette part (versus grande distribution) progresserait entre 2023 et 2033 pour chaque filière : en poulet (de 34 à 39%), en porc (de 15 à 18%), en bœuf (de 27 à 31%) et en lait (de 13 à 15%). L’Abcis, société de conseil fondée par trois instituts en bovins, porc, volailles (Idele, Ifip, Itavi), prévoit une forte progression de la consommation de produits avicoles, en particulier poulet et œufs, aux dépens des viandes de porc et bovine, grâce à la restauration. Elle prend le parti de considérer que la production pourra se développer. Aussi, le taux d’auto-approvisionnement (production/consommation) du poulet se stabilise-t-il. Celui de l’œuf suivrait un pente douce accidentée en 2026 par les distributeurs qui ne commanderaient plus d’œufs de poules élevées en cages (les cages disparaîtraient effectivement en 2031). La Bretagne y perdrait une part de production. 

Porc: au Space, les groupements d'éleveurs s'étonnent des baisses de prix chez Cooperl

Après avoir échangé avec des salaisonniers et des abattoirs au Space (salon de l'élevage) à Rennes, les groupements d'éleveurs de porc bretons s'étonnent, dans un communiqué paru le 19 septembre, de la série de «baisses de prix successives» opérées par «le principal acteur de la filière porcine», à savoir Cooperl - dont le nom n'est pas cité. «Le prix décroche sans raison, les salaisonniers et les abatteurs que nous avons rencontré ne souhaitent pas ces baisses, rapporte Michel Bloc'h, président de l'UGPVB, à Agra presse. Je suis pour le marché, quand il faut baisser, il le faut. Mais là, je ne comprends pas.» La cotation du marché du porc français (MPF) de Plérin a perdu environ 30 centimes/kg depuis juillet, pour atteindre environ 1,8 €/kg. Les prix du porc restent toujours à des prix historiquement élevés, supérieurs à 1,8€/kg depuis deux ans, niveau qu'il n'avait atteint que quelques semaines au printemps 2001. Depuis les années 2000, le prix du porc n’a dépassé que deux fois le seuil symbolique de 1,50 €/kg. Dans ce contexte, la «politique de dévalorisation (de Cooperl, ndlr) affecte directement les éleveurs, menaçant non seulement leur survie économique, mais aussi la pérennité de l'ensemble de la filière porcine», estime l'UGPVB.

Céréales: Benoit Piétrement élu à la présidence de l'interprofession

Comme attendu, le vice-président de l'AGPB (producteurs de blé, FNSEA), Benoît Piétrement, a été nommé à la présidence d'Intercéréales, annonce l'interprofession dans un communiqué le 19 septembre. Il remplace Jean-François Loiseau, récemment nommé à la tête de l'Ania (agroalimentaire). À l'occasion du conseil d'administration de l'interprofession du 19 septembre, M. Piétrement a été proposé candidat par les producteurs. Le collège des producteurs est statutairement le seul à pouvoir proposer un candidat à la présidence, rappelait-il à Agra presse le 9 septembre. En tant que président de la coopérative Novagrain et du conseil spécialisé Grandes cultures de FranceAgriMer, Benoît Piétrement connait déjà bien la filière céréalière. «Nous allons être dans la continuité, promettait le céréalier de la Marne. Le point majeur, c'est évidement la compétitivité de la filière, avec la récolte catastrophique de cette année, qui aura des répercussions sur toute la filière, y compris sur l'interprofession elle-même via les contributions volontaires obligatoires. Nous rencontrons aussi de graves problèmes de désherbage, avec de vraies inquiétudes sur le salissement des parcelles, face auxquelles nous allons demander de continuer d'avoir accès aux moyens de production.»

Céréales : BZ lance le chantier de son terminal «Maison Bleue» à Rouen

Le groupe spécialisé dans la collecte de grains, l'import-export et la logistique BZ (anciennement Beuzelin) a annoncé, dans un communiqué du 19 septembre, la pose de la première pierre de l’extension de son terminal de Maison Bleue sur le quai de Petit-Couronne à Rouen (Seine Maritime). Représentant un investissement de près de 30 millions d’euros, le chantier s’inscrit dans le ligne de développement stratégique du port «Haropa Port», souligne le groupe. Avec ce linéaire de quai allongé, le groupe entend coupler son premier silo, mis en service en 2016, avec un nouveau à l’horizon 2026. L’objectif est que ce futur ensemble permette une capacité de stockage de 130 000 tonnes, contre 75 000t aujourd’hui. «C’est une étape supplémentaire dans le déploiement de la Maison Bleue, qui fait suite à l’extension de notre linéaire de quai et la mise en service de notre deuxième portique de chargement. Nous pouvons ainsi intensifier la multimodalité de notre chaine logistique», précise Florent Beuzelin, p-d.g. du groupe BZ, cité dans le communiqué. Opérationnel depuis le début de l’été 2024, ce nouveau portique a été conçu pour opérations de chargement, avec une capacité pouvant atteindre 1 200 tonnes par heure.

Céréales: dans l'ouest, la CAPL investit dans les graines sans gluten

La Coopérative agricole des Pays de la Loire (CAPL) a inauguré ce jeudi 19 septembre, à Jumelle dans le Maine-et-Loire, sa nouvelle usine de tri des graines sans gluten. Pour la première année de fonctionnement, l’outil industriel devrait traiter 7500 tonnes de graines cultivées par les adhérents. «La production des graines - Perles d’Anjou - est une solution de diversification pour l’assolement et l’amélioration de la vie de nos sols. Elle permet de réduire les risques financiers des monocultures pour l’agriculteur», évoque Christian Blet, président de la CAPL. La coopérative a développé depuis plusieurs années la culture de quinoa. Le communiqué de presse évoque l’Anjou comme «1er bassin français de production de quinoa en réponse à un marché dynamique». Seront également réceptionnés, triés et conditionnés à Jumelle : pois chiches, lentilles, millet, sarrasin, sorgho blanc, chia et lin. Cette nouvelle usine représente un investissement de 16 millions d’euros (M€), dont 1M€ provient d’un financement participatif auprès de particuliers. La CAPL évoque plus de 10 étapes en machine sur les deux lignes de tri pour obtenir des graines le plus pures possible. Le conditionnement se fait pour l’instant en big bag. À terme l’usine proposera également des sacs de 5 et 20kg. (Tanguy Dhelin)

Céréales: les surfaces françaises ont reculé d'un million d'hectares depuis 2008

Après avoir progressé de 1990 à 2015, les surfaces de céréales ont reflué depuis dix ans dans les exploitations françaises - et c'est d'ailleurs le cas partout en Europe. Après avoir atteint leur pic de 9,6 millions d'hectares en 2008 et 2015, elles suivent une pente descendante qui les a conduites, en France, à moins de 8,6 millions d'hectares en 2024, rapporte le ministère de l'Agriculture dans une récente note de conjoncture. Elles atteignent leur plus bas depuis le début des années 90, qui avaient été marquées par la grande réforme de la Pac de 92. Dans le détail, ce sont surtout le blé (plus de 5 Mha en 2015, 4,3 Mha en 2024) et le maïs qui refluent, l'orge étant plutôt sur en légère croissance, continue depuis le début des années 90. Depuis 2015, les surfaces d'orge sont d'ailleurs devenues supérieures aux surfaces de maïs, souligne le ministère. Et de préciser que la baisse tendancielle des surfaces de maïs grain est «surtout localisée en Nouvelle-Aquitaine, où se trouve plus d’un quart de la sole française». Depuis 2021, ce sont notamment les oléagineux qui ont pris la place des céréales, à la faveur notamment des prix de l'huile portés par la guerre en Ukraine. Le ministère note également le doublement des surfaces de pomme de terre sur la période 1990-2024.

Crise viticole : la France soumet à Bruxelles un plan d'arrachage définitif de 120 M€

Le gouvernement a soumis le 18 septembre à l'approbation de Bruxelles une campagne d'arrachage de vignes pour résorber la surproduction de vin, financée par une enveloppe de 120 M€. «La France a notifié ce jour à la Commission un dispositif de réduction définitive du potentiel viticole», annonce le ministère de l’Agriculture, qualifiant ce plan de «premier volet de réponses aux difficultés structurelles rencontrées par le secteur». Le dispositif vise l'arrachage de vignes afin de pérenniser l'activité des exploitations, avec «un montant pouvant atteindre 4 000 €/ha, pour une enveloppe prévisionnelle de 120 M€», selon le communiqué. Ce montant permettrait donc de compenser l'arrachage d'au moins 30 000 ha (sur un vignoble d’environ 800 000 ha). Fin janvier, un budget de 150 M€ sur deux ans, pouvant concerner «jusqu'à 100 000 ha», avait été évoqué par Marc Fesneau. Au même moment, le gouvernement portait à 80 M€ le «fonds d'urgence» pour les viticulteurs des régions «en crise», du Bordelais au sud de la vallée du Rhône. Le plan d’arrachage serait octroyé «pour les agriculteurs qui abandonnent, sur les surfaces ainsi arrachées, la production d'autorisation de replantation, et qui renoncent également à mobiliser ou à demander, pendant les six campagnes viticoles 2024 à 2029 incluses, des autorisations de plantations nouvelles».

Fruits/légumes : en Italie, la tempête Boris a touché des zones de production

Depuis le 17 septembre au soir, la tempête Boris, qui a fait de nombreux ravages en Europe de l’Est,  s'est déplacée vers l'Italie avec l'Émilie-Romagne et les Pouilles, deux grandes régions production en fruits et légumes parmi les zones les plus touchées, rapporte le site Italia fruits news. Les dégâts se comptent déjà dans la province de Brindisi après une violente tempête qui a frappé la zone sud, inondant les champs et les fermes, précise Coldiretti Puglia (syndicat agricole). De très fortes précipitations ont touché les oliveraies, le raisin, mais aussi les tomates, les melons et les légumes d’été restants. Elles ont aussi endommagé les nouvelles plantations de légumes d'automne et d'hiver. En Émilie-Romagne, la quantification des dégâts sur les cultures fruitières et maraîchères reste à faire, mais de fortes inquiétudes se font pour les dernières prunes Angeleno encore à récolter. Les inondations entravent par ailleurs l’entrée dans les vergers de kiwis, de pommes et de poires dont les récoltes sont proches. Pour l’Emilie Romagne, cet évènement climatique intervient alors que la région se remets à peine de la catastrophe de 2023. A cette époque, cinq mille exploitations avaient fini sous l’eau (serres, pépinières, étables, millier d’hectares de vigne, de kiwis, de poires, de pommes et de céréales) 

Alimentation : des conseils de Kantar pour plaire aux consommateurs

Dans sa nouvelle étude «Perspectives Grande consommation Rentrée 2024» parue le 18 septembre, le cabinet d'études Kantar conseille aux acteurs de la grande consommation de tenir compte d’une attention particulière aux prix de détail. L’expert des analyses marketing recommande de «retravailler la valeur des marques pour faire accepter leur positionnement prix». Les marques doivent ainsi aligner le prix facial (affiché) et le prix accepté. Une démarche qui autorise à aller vers le premium, quand le prix perçu est supérieur au «niveau de prix réel». Recruter de nouveaux consommateurs est une clé, constate Kantar, observant que 85% des marques en croissance l’ont fait en 2024. L’innovation, accompagnée par le merchandising, les promotions et les médias, est gagnante à condition de ne pas rebuter par un prix perçu trop élevé (cas de renoncement de 80% des consommateurs). Les innovations disruptives, plus discrètes ces deux dernières années, doivent revenir dans le jeu. D’autres leviers présentés sont : jouer sur l’émotion (les JO en ont donné l’occasion), faire des lancements dans des lieux éphémères,  varier les plaisirs, en tenant compte de l’engouement pour la cuisine chez soi, et végétaliser pour satisfaire tous les membres d’une famille. 

Agroalimentaire/distribution : le palmarès 2024 des Feef d'Or

Parmi les 12 collaborations entreprise-distributeur récompensées lors de la cérémonie des Feef d’Or de la Feef (PME-ETI de produits de grande consommation), le 17 septembre à Paris, figurent le charcutier traditionnel Domaine Picard (17,5 Meur de chiffre d’affaires) avec Carrefour, les pâtes alsaciennes de Heimburger (22 Meur) avec Provera (enseignes Cora et Match), les transformateur de fruits et légumes bios Prosain (20 Meur) avec Biocoop et enfin le moutardier-vinaigrier Charbonneaux Brabant (230 Meur) avec E.Leclerc. Domaine Picard a notamment co-créé avec Carrefour «Le jambon des Hauts de France», marque régionale de jambon traditionnel de porcs régionaux. Heimburger diffuse sa marque Grand’Mère sur une cinquantaine de références dans tous les Cora et Match du Grand-Est et s’implique dans la marque Patrimoine Gourmand de Cora, déployant 10 références de pâte alsacienne aux œufs IGP au niveau national. L’entreprise a annoncé le lancement de la marque Thirion de pâtes IGP au blé dur et œufs d’Alsace. Prosain et Biocoop sont partenaires dans la relocalisation des cultures de fruits et légumes bios et l’évitement de l’«ultra-transformation». Charbonneaux Brabant s’est distingué par sa solidarité envers E.Leclerc pendant la récente pénurie de moutarde de 2022 et a signé un accord national en mars 2023 avec la centrale d’achat nationale Galec pour 11 références. 

Méthane entérique: le «challenge méthane» lancé par Valorex en passe d'être relevé

Le «challenge méthane» lancé par Valorex en juin est sur la bonne voie pour atteindre ses objectifs, a mis en avant l’entreprise de nutrition animale à l’occasion du Space à Rennes. Dix fabricants d’aliments pour bétail —ensuite rejoints par deux entreprises supplémentaires— se sont engagés ensemble à réduire de 250 tonnes les émissions de méthane entérique des vaches laitières sur l'année 2024. Au 19 septembre, le compteur affiche 203 tonnes de méthane économisées. 

Alimentation animale: un nouveau président pour Eurolysine

Quelques semaines après la reprise d'une partie des activités du groupe Metex, renommées Eurolysine, le groupe Avril annonce, dans un communiqué le 19 septembre, avoir nommé Eddy Feijen à la présidence de cette nouvelle filiale, seule entreprise en Europe à produire des acides aminés de fermentation, destinés notamment à l'alimentation animale. Eddy Feijen travaillait auparavant au sein de la direction d'Oleon, filiale d'Avril dédiée à l'oléochimie.

Agenda de la semaine agricole du 23 septembre 2024

Vendredi 20 septembre
Carrefour international des matières premières au Rheu (35) par Nutrinoë et Feedsim Avenir

Lundi 23 septembre
Conseil des ministres de l'Agriculture de l'UE (Pac, marchés agricoles, santé animale)
Salon Natexpo Lyon, jusqu’au 24
Point presse de la Cour des comptes européenne sur la bio
Conférence de presse de la Fédération des producteurs de crémant
Tournée vendange SGV (vignerons de champagne)

Mardi 24 septembre
Assemblée générale d’Interfel (interprofession fruits et légumes)
Conférence de presse de rentrée de la Fnil (laiteries privées)
Salon CFIA (Carrefour des fournisseurs de l’agroalimentaire) à Toulouse, jusqu’au 26
Les JA auditionnés par les députés de la Coméco
Salon Semeurs de Bio à Lempdes (Puy-de-Dôme)
Salon agricole de la Bio à Retiers Ille-et-Vilaine, jusqu’au 25
Conférence de presse La Coopération agricole Métiers du grain
Conférence de la Coopération agricole sur la directive CSRD (RSE) 
Conférence de presse Agri-éthique

Mercredi 25 septembre
La Conf' et la CR auditionnées par les députés de la Coméco
Conférence de presse de Lactalis sur sa démarche RSE
La FNSafer auditionnée par les députés de la commission Développement durable
Conférence de presse I4CE sur le financement public du système alimentaire
Salon agricole de la bio La terre est notre métier en Ille-et-Vilaine
Session commune des Académies de l’Agriculture et des sciences, sur les racines des plantes et le changement climatique
Déjeuner de presse du Synalaf (labels avicoles) à Paris

Jeudi 26 septembre
Assemblée générale du Cnaol (appellations laitières), jusqu'à vendredi
Congrès de l'Usipa (amidonniers)
Voyage de presse Géant Vert dans les Landes
Visioconférence sur la propolis de l’Unaf et la marque Propolia

Vendredi 27 septembre
Visioconférence sur les exosquelettes en agriculture