Bovins viande : EDS lève 100 M€ pour lancer une offre de leasing ouverte à la filière
Dans un communiqué du 11 mai, la société Élevage durable services (EDS) annonce avoir levé 100 millions d’euros (M€) pour financer le lancement, à l’automne 2026, de son offre de leasing Bovicash destinée aux éleveurs de bovins viande. Avec cette levée réalisée auprès de « deux fonds internationaux » (non précisés), l’entreprise compte « financer l’introduction d’environ 50 000 nouvelles vaches allaitantes » dans les élevages français. Cette offre de leasing (location avec option d’achat) pourra être activée au moment d’une installation ou d’une transmission d’exploitation, mais aussi pour des projets de développement. Au-delà des éleveurs, le dispositifs s’adresse aussi « aux acteurs économiques de la filière qui souhaitent bénéficier directement d’une capacité de financement déjà structurée » (négociants, abattoirs, coopératives, etc.), selon le site de l’entreprise. Bovicash est lancée par Frédéric Senan et Sébastien Dumais ; ces deux entrepreneurs ont créé en 1972 Gestel (location de génisses prêtes à vêler), puis My Marguerit (financement participatif de bovins). Dans un contexte de décapitalisation et de flambée des prix des animaux, le lancement de Bovicash doit leur permettre de « changer d’échelle », selon leur communiqué.
Semences potagères : le semencier Cérience fait l’acquisition de Seed In Tech
Dans un communiqué de presse du 11 mai, le semencier Cérience annonce l’acquisition de Seed In Tech, entreprise française de recherche et développement, spécialisée dans les technologies d’activation des semences, notamment le priming (technique permettant la levée de la dormance et la synchronisation de la germination). Développées notamment en cultures potagères, les technologies de Seed In Tech améliorent la qualité d’implantation des cultures et sécurisent les débuts de cycle. Ainsi, sa technologie Smart Priming active les processus métaboliques naturels de la graine et « permet de renforcer la vigueur ainsi que les mécanismes de défense des jeunes plantules, au-delà des effets attendus du priming classique ». Selon Luc Saint Bonnet, directeur général de Cérience, cette acquisition renforce l’expertise de l’entreprise et « accélère le développement de solutions innovantes à forte valeur ajoutée pour les semenciers et les agriculteurs ». L’opération s’inscrit également dans une dynamique de développement territorial en ouvrant des perspectives d’élargissement de son réseau d’agriculteurs multiplicateurs (environ 1 500).
Coopératives : Gersycoop cède ses magasins Gosco Nature au groupe Caminel
Dans le cadre de l’évolution de son organisation, Gersycoop annonce avoir cédé ses trois magasins Gasco Nature au groupe Caminel. Ces points de vente, situés à Mirande, Auch et Fleurance, seront désormais exploités sous l’enseigne Rural Master, une entreprise familiale basée à Mautauban et spécialisée dans la distribution agricole et rurale. Pour Gersycoop, cette stratégie vise à renforcer la lisibilité et l’efficacité de son modèle, en recentrant ses activités sur son cœur de métier, et ainsi « consolider son rôle au service de ses adhérents et de son territoire ». Autre objectif : « donner un nouvel élan à l’activité des magasins » en bénéficiant, grâce au réseau Rural Master, « d’une dynamique commerciale renforcée, d’une offre élargie et d’outils performants ». Enfin, l’enjeu est aussi de préserver les emplois en assurant une transition fluide. Ce rachat ne remet pas en cause les relations actées par le passé avec les partenaires du territoire : les magasins continueront de proposer les productions des adhérents de la coopérative. Et Jean-Jacques Peynet, président de Gersycoop, d’assurer que « cette décision s’inscrit dans une vision à long terme ». (Anne Gilet)
Agroalimentaire : le « roi du cannelé » Baillardran en quête d’un repreneur (presse)
Selon la presse locale, la PME bordelaise Baillardran, spécialiste du cannelé, est actuellement en difficulté. La holding propriétaire, Will Distribution, a été placée en redressement judiciaire le 4 mai par le Tribunal de commerce de Bordeaux, après avoir constaté sa cessation de paiement début mars. La société, prospère jusqu’en 2023, a accumulé depuis les déboires sur fond de concurrence de son rival La Toque cuivrée et de condamnation pour pratiques commerciales trompeuses en 2024. « Il lui est reproché de " tromper ses clients " en raison d’une " composition des recettes annoncée qui ne correspondait pas à la réalité ". La maison Baillardran plaide la bonne foi et est condamnée à une amende de 100 000 euros », écrit le Figaro. Elle s’était également dotée d’un réseau atteignant les 21 boutiques, essentiellement à Bordeaux, dont les loyers ont fini par peser trop lourd. Le p.-d.g. « Philippe Baillardran s'est mis en quête d'un repreneur depuis plus an avec des offres que l'administrateur judiciaire peut recevoir jusqu'à la fin mai ». « Le premier critère, c'est le maintien de l'emploi », défend-il dans Les Echos. Selon le quotidien économique, « la société emploie 95 personnes et « a une ardoise de 900 000 euros chez ses bailleurs. »
Sucre de canne : Tereos se sépare d'une sucrerie à Maurice, pas à La Réunion
Le groupe sucrier Tereos a annoncé le 26 mars la cession de ses parts minoritaires (40 %) de la Sucrière des Mascareignes (Île Maurice). Miwa Sugar Ltd1, l’actionnaire majoritaire historique détient désormais 100 % du capital. En revanche, Tereos, contacté par Agra Presse, a indiqué ne pas avoir l’intention de vendre ses usines de production de sucre basées à la Réunion, exploitées via sa filiale Les Sucreries de La Réunion, contredisant ainsi les déclarations du député LFI Perceval Gaillard. Lors d’une séance de questions au gouvernement le 5 mai, le parlementaire évoquait une volonté du groupe coopératif de céder les sites en question au groupe La Martiniquaise. Il réclamait des actions gouvernementales, afin de « tordre le bras à Tereos », et de l’empêcher de vendre ses actifs à la Réunion, afin de défendre les producteurs de canne à sucre locaux. Dans un mail transmis le 7 mai, le service communication de Tereos affirme l’attachement du groupe aux Sucreries de La Réunion. Il reconnaît simplement avoir eu de premiers échanges avec des acteurs économiques locaux, en vue de potentielles prises de participation au capital, « afin d’assurer la pérennité à terme » des sites.
Sucre : un nouveau directeur pour l’usine d’Arcis-sur-Aube de Cristal Union
Dans un message publié le 8 mai sur Linkedin, le groupe sucrier Cristal Union a annoncé la nomination de Thibaut Vaissière « au poste de directeur de l’établissement d’Arcis-sur-Aube ». Il a intégré le groupe en 2003 en tant qu’adjoint responsable production de la sucrerie de Sainte-Émilie (Somme). Il a occupé la fonction de responsable d’exploitation de l’usine d’Arcis-sur-Aube entre 2013 et 2016. Il a par ailleurs exercé en tant que responsable d’exploitation du site de Bazancourt, avant de prendre la direction de celui de Sainte-Émilie en 2023. Son expérience permettra d’accompagner l'usine d’Arcis-sur-Aube « dans la poursuite de sa trajectoire de décarbonation, la gestion durable de la ressource en eau et sa montée en puissance industrielle, notamment en matière de flexibilité », justifie Cristal Union.
Spiritueux : Henri Charpentier nommé directeur général de Suntory Global Spirits France
Le géant américain des spiritueux Suntory Global Spirits, connu notamment pour le bourbon Jim Beam, a annoncé le 11 mai la nomination d’Henri Charpentier comme directeur général de sa branche française. Entré dans le groupe en 2023, il dirigeait jusque-là les opérations commerciales dans l’Hexagone, selon un communiqué. Henri Charpentier avait joué « un rôle central dans le lancement de la filiale en janvier 2024 ». Son parcours de plus de 15 ans dans les biens de grande consommation et les spiritueux comprend aussi des postes de direction chez Danone et Kellogg’s.