Agra Business | Walmart, Verallia, TEVC, Carlsberg, One Foods, Kignon, Carbone Farmers

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Distribution/Etats-Unis : Walmart, première enseigne valorisée à 1000 milliards de dollars

L'enseigne américaine Walmart est devenu le premier distributeur de l'histoire à franchir le cap des 1000 milliards de dollars de valorisation boursière, selon une dépêche de Reuters du 3 février (article payant). « L'ascension de Walmart est remarquable : le groupe a su attirer à la fois une clientèle plus aisée, en quête de valeur et de commodité, tout en conservant sa base historique de consommateurs à faibles revenus. L'action a bondi de 468 % sur la dernière décennie, surpassant la progression de 264 % du S&P 500, grâce notamment à cette stratégie double que ses concurrents peinent à imiter », écrit Reuters. Sur les cinq dernières années, le distributeur a étendu sa place de marché en ligne à plus d'un demi-milliard de références, lancé la livraison en une heure, créé Walmart+ pour concurrencer Amazon Prime, et bâti une activité publicitaire de 4 milliards de dollars, améliorant ainsi ses marges. Dès le début, Walmart a misé gros sur l'intelligence artificielle, investissant des milliards dans l'automatisation de sa chaîne logistique afin de proposer des produits plus frais, accélérer les livraisons et optimiser la prévision des stocks et la recherche.

Boissons/emballages : Verallia allège la bouteille Méthode Traditionnelle

Verallia France, 1er producteur européen et 3ème mondial, d’emballages en verre, annonce le lancement d’une bouteille Méthode Traditionnelle allégée de 7% par rapport au standard (Lire l’article complet dans Agra Innovation). Fruit de deux ans de développement industriel, cette nouvelle bouteille ne pèse que 720 g, au lieu du format standard de 775 g, « tout en conservant l’ensemble des caractéristiques techniques indispensables à l’élaboration des vins effervescents selon cette méthode exigeante », souligne la société dans son communiqué du 4 février 2026. Déjà disponible en stock, cette nouvelle bouteille permet aux producteurs de réduire significativement leur empreinte carbone, sans modifications des équipements existants. « Cet allègement permet une réduction estimée de 18 tonnes de CO₂ pour 1 million de bouteilles, dès la production du verre (scopes 1 et 2) », précise encore le communiqué de Verallia. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation).

Champagne : l’union de coops TEVC stabilise ses ventes 2025 dans un marché baissier

L’union de coopératives TEVC (Terroirs & Vignerons de Champagne) a annoncé le 4 février une stabilité de ses ventes en 2025, dans un marché baissier. Son chiffre d’affaires représente 229 M€ (+1 %), pour 12,1 M de bouteilles expédiées (stable), d’après un communiqué. Une telle « résistance », alors que l’interprofession a indiqué le 17 janvier des ventes 2025 à 266 M de bouteilles (contre 271,4 M en 2024), est le fruit notamment d’une diversification des marques, souligne le groupe. Nicolas Feuillatte progresse en grande distribution (« 4 % de croissance en sorties de caisse »). A l’export, la marque gagne du terrain en Australie, Etats-Unis, Canada, Suisse et Allemagne. Castelnau sort d’une année difficile en circuits traditionnels, avec un chiffre d’affaires en baisse de 26 %. Champagne Abelé 1757 voit ses ventes grimper de 8 % en valeur, résultat d’un positionnement haut de gamme. La marque réalise un bond de 38 % à l’international, soutenu par l'ouverture de marchés (Royaume-Uni, Corée du Sud, Suède, Singapour et Slovénie). Henriot affiche des performances contrastées, entre -10 % sur la France et +8 % à l’export, pour un chiffre d’affaires à +4 %.

Bière : Carlsberg enregistre un bénéfice net en légère hausse en 2025

Le brasseur danois Carlsberg a annoncé le 4 février une hausse de 4% de son bénéfice net annuel en 2025, porté par l'acquisition du fabricant britannique de boissons non alcoolisées Britvic. Sur l'ensemble de l'année, le numéro quatre du secteur a enregistré un bénéfice net de plus de 7,58 milliards de couronnes (1 Md€) contre 7,28 milliards un an auparavant. Son chiffre d'affaires a gagné 18,8 % à 89,1 milliards de couronnes. Le volume des ventes a lui crû de 17,7%, à 148 millions d'hectolitres. Conséquence de l'acquisition de Britvic, si le brasseur a vendu un peu moins de bières - 99 Mhl en 2025 contre 101,2 en 2024 - les ventes de boissons non alcoolisées ont quasi doublé, passant de 24,5 à 49 Mhl. « L'acquisition de Britvic représente une étape importante pour le Groupe, renforçant notre position dans la catégorie en croissance des boissons sans alcool », s'est félicité le directeur-général du groupe, Jacob Aarup-Andersen. En Europe occidentale, plus de 55 % des volumes régionaux sont désormais des boissons sans alcool, comme par exemple les sirops Teisseire. Pour 2026, le brasseur table sur une augmentation de 2 à 6 % de son résultat opérationnel, qui s'est établi à 13,35 milliards de couronnes en 2025.

Produits halal : la Commission européenne valide le rachat du saoudien One Foods

La Commission européenne a approuvé le 4 février le rachat du fabricant saoudien de produits halal One Foods par les deux sociétés BRF Autriche et HPDC. Filiale du géant de la viande MBRF, One Foods conduit les activités de ce groupe brésilien dans les pays du Golfe. BRF Autriche fait aussi partie de MBRF. De son côté, HPDC (pour Halal Products Development Company) est une filiale du fonds public d’investissement saoudien PIC. Après une procédure d’examen simplifiée, Bruxelles a considéré que l’opération « ne soulèverait pas de problèmes de concurrence » dans l’UE. « One Foods n’exerce pas d’activité dans l’espace économique européen et n’a pas l’intention d’en avoir », précise l’exécutif européen dans un document de présentation de la transaction. HPDC et MBRF sont déjà partenaires au Moyen-Orient via leur coentreprise BRF Arabia. MBRF est née en septembre 2025 de la fusion des groupes brésiliens BRF et Marfrig ; avec 130 000 employés et un chiffre d'affaires de près de 24 Md€, c’est un des leaders mondiaux de la viande.

Biscuiterie : Kignon installe des pilotes «antigaspi» chez plusieurs industriels agroalimentaires

Des biscuits sucrés et salés à partir de pain sec en guise de farine, fabriqués par des personnes en situation de handicap, c’est la recette imaginée depuis 2021 par les fondatrices de la société Kignon, Katia Tardy, Alix Guyot et Louise Douillet. Une solution anti-gaspi, solidaire et sociale qui attire de plus en plus de gros acteurs de l’industrie agroalimentaire à la recherche de solution pour valoriser leurs invendus (Lire l’article complet dans Agra Innovation). La société est toutefois limitée par la taille de sa biscuiterie qui ne lui permet pas d’absorber de gros volumes. L’été dernier, pour aider Kignon à répondre à une grosse commande, le groupe Tipiak, dont l’activité traiteur est juste à côté de la sienne, lui a ouvert ses portes en accueillant « nos équipes, nos ingrédients, nos matières premières et nos process sur leurs lignes de production, pour fabriquer nos biscuits », explique Katia Tardy. Outre Tipiak, la société a installé des pilotes chez trois autres industriels, Brioche Pasquier, So Fast So Good et tout récemment Daunat. L'idée est de faire naitre ensemble un nouveau modèle de production pour valoriser leurs invendus en étudiant toutes les hypothèses, de la fabrication jusqu’à la commercialisation, de ces nouveaux biscuits. (Perrine Delfortrie, Agra Innovation).

Climat : Carbone Farmers compte se déployer en Europe au second semestre

Carbone Farmers, créé par Jean-Marc Lévy et Flavian Ibled, vient de publier son premier rapport d’impact (lire l’article complet dans Agra Innovation) qui fait le bilan de 4 années de déploiement de filières agricoles bas-carbone. Comme les fondateurs le constatent, lorsque les agriculteurs « se sentent soutenus et justement rémunérés, leur envie de s’engager dans la transition agroécologique est forte ». Pour autant, le chemin vers la transition massive de l’agriculture reste long, puisque « aujourd’hui la transition agroécologique peine à se densifier », est-il indiqué dans le rapport. Pour Carbone Farmers, la solution passe par la mutualisation des efforts et le co-financement. « Si les solutions existent, le problème porte plus sur la structuration du marché, selon Flavian Ibled, pour réussir à engager le maximum d’industriels dans cette démarche. Nous y arrivons avec notre plateforme FarmGate Metrics, même s’il y a encore beaucoup à faire ». Carbone Farmers est un des seuls acteurs sur le marché à discuter aussi bien avec des agriculteurs, qu’avec des acteurs du monde du luxe sur la partie prime filière, « ce qui permet d’accélérer les démarches de valorisation », souligne ce dernier. Carbone Farmers qui réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires en France aujourd’hui, compte se développer en Europe à partir du deuxième semestre 2026. La société prévoit également de lancer une levée de fonds cette année, pour montant non dévoilé (Perrine Delfortrie, Agra Innovation).