Agra Business | Cooperl, DSM-Firmenich/CVC Capital, Zanetti, Michel et Augustin

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Porc : Cooperl a augmenté de son résultat net de 24% en perdant 5,4 % de porcs

Lors de son assemblée générale le 11 juin, le groupe Cooperl s’est félicité d’avoir augmenté son résultat net consolidé de 24% en stabilisant son activité malgré la dépression du marché européen du porc. Dans son communiqué du 12 juin, le groupe fait état d’un résultat net de plus de 7,8 millions d’euros contre un peu plus de 6,3 millions en 2024. Il signale une diminution du nombre de porcs commercialisés par le groupement de 5,4% à 4,6 millions et un recul de 2,6% des abattages à 4,3 millions de porcs charcutiers. Puisque le chiffre d’affaires a diminué de 6% à un peu plus de 2,5 milliards d’euros, le groupe attribue l’amélioration de ses résultats au maintien de ses marges liée à la sélection de ses marchés et à l’augmentation de 12,8% des volumes de produits élaborés, selon les responsables de la communication. Ses investissements, passés de 76 à 69 millions d’euros, ont été partiellement consacrés à achever la construction du nouveau siège social à Lamballe (Côtes d’Armor), qui a été inauguré le 11 juin pour les soixante ans de la coopérative Cooperl. C’est un bâtiment de près de 7 000 m2 en matériaux locaux (briques de terre et paille), économe en énergie, où travaillent 350 salariés. 

Alimentation animale: feu vert de la cession des activités de DSM-Firmenich à CVC Capital

La Commission européenne a déclaré, le 12 juin, son approbation de la cession des activités de nutrition et de santé animales de DSM-Firmenich (DSM) au fonds CVC Capital Partners. L’industriel annonçait en février avoir conclu un accord de cession en faveur de CVC pour 2,2 milliards d’euros (Md€), gardant 20 % de l’actionnariat. DSM se recentre sur les solutions technologiques, notamment aromatiques, pour la grande consommation (alimentaire, cosmétique, pharmaceutique). En 2025, DSM s’était déjà séparé de son activité de production d’enzymes (pour 1,5 Md€). Pour sa part, le fonds CVC, domicilié à Jersey, avait annoncé en février prévoir de scinder la branche acquise et son effectif de 8 000 salariés en deux entreprises indépendantes, « the Solutions Company » (nutrition, prémixes, alimentation de précision) et « the Essentials Company » (vitamines, caroténoïdes, arômes). 

Fromage : feu de vert Bruxelles à une aide d’état italienne de 11,9 M€ pour Zanetti

La Commission européenne a approuvé, le 12 juin, une aide d’Etat italienne de 11,9 millions d'euros destinée à soutenir un projet d'investissement de l’entreprise Zanetti spécialisée dans la production de fromages italiens sous appellation d'origine protégée (AOP) en particulier le Grana Padano et le Parmigiano Reggiano. Certte aide versée sous la forme d’une subvention directe doit permettre de moderniser la ligne de production de Zanetti dans le but notamment de réduire sa consommation d’énergie. La Commission européenne a estimé au titre des règles de l'UE en matière d'aides d'État que « la mesure est proportionnée, car elle se limite au strict minimum nécessaire, et qu'elle aura un impact limité sur la concurrence et les échanges au sein de l'UE ».

Boissons : des fruits « européens » pour la marque du cofondateur de Michel et Augustin

Avec Embrace, Augustin Paluel-Marmont, le cofondateur de la marque Michel et Augustin, s’attaque au marché des boissons, dominé par les géants américains des sodas, apprend-on dans un article des Echos. « La marque se veut « mieux disante » par rapport aux soft drinks traditionnels », selon le quotidien : fruits « européens », ni additifs ni édulcorants, moins de 5 g de sucre par canette et conditionnement sans plastique. Cette gamme resserrée de sodas et d’eaux aromatisées, conditionnée uniquement en canettes (mono-format), est distribuée dans « plus de 3 000 points de vente en France » (supérettes, restauration rapide, gares, boulangeries, etc.), dans les grands métropoles. La société déclare avoir vendu « un million de canettes » depuis son lancement en 2025, et vise « entre 1,5 et 2 millions de canettes » en 2026, pour un chiffre d’affaires qui pourrait dépasser 1 M€. « Pas encore rentable, la société a démarré sur fonds propres et de la « love money » (levée de fonds auprès de proches) », précisent Les Echos. Le capital a été ouvert, symboliquement, à un « collectif atypique » de 47 cofondateurs européens et non opérationnels, issus d'horizons variés (entrepreneurs, artistes, designers…) ». « Une manière de recréer un esprit " bande " à la Michel et Augustin », notent Les Echos.