Agra Business | Famille Perrin/Alain Milliat, Cordier/Invivo, Inspire Brands, Bayer

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Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat

Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit premium Alain Milliat, ont-ils annoncé le 12 mai. En devenant « actionnaire majoritaire » aux côtés du fondateur et des dirigeants de l’entreprise drômoise, le vigneron et négociant investit dans le no-low. « Aujourd’hui, les univers du vin et des boissons (sans alcool) ne s'opposent plus, ils se rejoignent », souligne le CEO Marc Perrin, sur le réseau social LinkedIn. Ce rapprochement « va permettre d’accélérer le développement international d’Alain Milliat », affirme de son côté Pierre-Olivier Gandon, directeur général du fabricant de jus, nectars et boissons naturelles. « Notre ambition est de reproduire plus largement à l'échelle mondiale, le modèle de distribution sélective qui a fait la force de la marque en France », selon le communiqué commun. Alain Milliat (chiffre d’affaires de 20 M€ environ) lançait, le 17 septembre, une nouvelle gamme sur le marché du no-low. Présent depuis une douzaine d’années dans les jus de raisin de cépage, le fabricant présentait deux pétillants : le pinot noir « blanc de noirs » et le chardonnay « blanc de blancs ». Quelque 200 000 bouteilles devaient être commercialisées, autour de 14 et 16 euros. Désormais unis, Famille Perrin et Alain Milliat « entendent poursuivre leurs activités de façon indépendante ».

Vin : Cordier by InVivo change de nom et devient Vinadeis by InVivo

Suite au rachat des marques Cordier et Café de Paris par AdVini, Cordier by InVivo, la filiale vin du groupe InVivo, a endossé un nouveau nom depuis le début du mois de mai : Vinadeis by InVivo. Une transition, annoncée sur LinkedIn, qui reflète « une volonté de recentrer l'identité de l'entreprise autour de ses racines occitanes et de ses marques phares ». Un changement acté après que les négociations commerciales entre Cordier by InVivo et le groupe AdVini, leader des vins de terroir, ont abouti le 30 avril : un protocole d’accord avait été signé le 12 mars. Les deux entreprises précisent, dans un communiqué commun, que le rachat des marques Cordier et Café de Paris par AdVini a été approuvé et que Vinadeis by InVivo et ses affiliés détiennent désormais 7,9 % du capital d’AdVini. AdVini consolide ainsi « ses positions commerciales aux Pays-Bas, en Belgique, aux États-Unis, au Canada et au Japon, avec l’apport d’un chiffre d’affaires annuel supplémentaire à l’export autour de 50 M€ », « entre, avec la marque Café de Paris, sur le marché des vins effervescents et des vins désalcoolisés » et « consolide sa présence dans le Bordelais avec l’apport de la marque historique Cordier ». De son côté Vinadeis s’appuie sur une base viticole de 29 000 hectares répartie entre Bordeaux, le Sud-Ouest, le Languedoc, le Roussillon, la vallée du Rhône et le Beaujolais et 10 caves coopératives (Anne Gilet)

Snacking : Inspire Brands aspire à une introduction en Bourse aux USA (presse)

D’après un article de nos confrères des Échos du 12 mai (article payant), le groupe Inspire Brands, propriétaire, entre autres, de Dunkin’ (anciennement Dunkin’Donuts, chaîne américaine spécialisée dans les donuts) a annoncé avoir « déposé de manière confidentielle un dossier en vue d’une introduction en Bourse (IPO) aux États-Unis ». Le fonds d’investissement Roark Capital apporte son soutien à l’opération. Citant des témoignages de sources proches du dossier interrogées par Bloomberg, l’introduction en Bourse, si elle se concluait, permettrait la levée d’environ 2 Md$. Ni le nombre d’actions, ni la fourchette de prix de l’offre proposée n’ont cependant pas filtré. Les Échos rapportent par ailleurs que la désormais filiale d’Inspire Brands, Dunkin’, « s’apprête à ouvrir en juin sa cinquième boutique à Paris ». De manière générale, Inspire Brands a dégagé des revenus s’élevant à 33,4 Md$ l’an dernier. Il possède également l’enseigne Buffalo Wild Wings, spécialiste des ailes de poulet, Arby’s, ainsi que d’autres chaînes de restauration rapide. Il totalise plus de 33 000 restaurants, répartis dans plus de 60 pays.

Commerce équitable : les ventes d’Agri-Ethique en hausse de 28% en 2025 à 1,2 Mrd€

Les ventes de produits labellisés Agri-Ethique ont atteint 1,169 milliard d’euros en 2025, en hausse de 28% par rapport à 2024. Une progression moindre par rapport à la très forte hausse observée en 2024, lorsque les ventes avaient bondi de 75% en une année. Ce label de commerce équitable qui garantit la production et la transformation en France, compte désormais 60 marques partenaires, dont les dernières labellisées en 2025 sont Bonduelle Food Service (légumes), Andros Food Service (lait fourni par l’APLBC) et La Fournée Dorée (farine fournie par la Cavac et projet d’approvisionnement en œufs d’ici 2027 auprès de cinq éleveurs), représentant 1169 produits différents. Le label, qui correspond à la définition officielle du commerce équitable, est basé sur « la fixation d’un prix de la matière première sur une durée contractuelle pluriannuelle de trois ans minimum », selon un communiqué diffusé le 12 mai. Agri-Éthique compte atteindre 2 milliards d’euros de ventes consommateurs d’ici 3 ans, en se basant sur plusieurs leviers : « le développement en restauration collective via le cadre de la loi Egalim, l’ouverture de nouvelles filières et l’engagement de nouvelles entreprises partenaires. »

Agrochimie : embellie de l'activité de Bayer, mais le glyphosate creuse la dette

Dans un communiqué du 12 mai, le groupe Bayer a annoncé un doublement de son bénéfice net au premier trimestre 2026, sur fond de rebond de son activité d'agrochimie, pour ressortir à 2,8 Md€. Mais il a creusé son endettement à cause des litiges liés au glyphosate. Par ailleurs, le résultat d'exploitation ajusté (EBITDA) a progressé de 9% entre janvier-mars 2025 et 2026, à 4,45 Md€. L'activité agrochimique du groupe a, contrairement aux précédents exercices, plus que compensé la mauvaise performance de la branche pharmaceutique. Habituée aux prix bas et à une conjoncture mondiale faible, la division "Crop Science" a connu un bond de son chiffre d'affaires de 6,8% sur un an au premier trimestre 2026, à 7,6 Md€, notamment grâce aux semences de soja et de maïs. En revanche, depuis le début de l'année, les coûts des litiges aux Etats-Unis, principalement liés au glyphosate, ont aggravé de 9% l'endettement financier net de Bayer, à 32,5 Md€. Le géant industriel s'est résolu en février dernier à un douloureux accord financier - jusqu'à 7,25 Md$ - pour écarter les procès sur le Roundup, son herbicide au glyphosate accusé d'être cancérigène. Sur janvier-mars 2026, les achats d'herbicide au glyphosate ont reculé de 15% par rapport à l’an dernier sur la même période, les clients de Bayer retardant leurs commandes dans un climat d'incertitude.

Biosolutions : Boualem Saidi chef de marché EMEA pour Elicit Plant

Elicit Plant, société AgTech pionnière dans le développement de solutions permettant aux cultures de mieux résister au stress hydrique et aux aléas climatiques, annonce la nomination de Boualem Saidi au poste de Head of Business EMEA, au sein de l’équipe de direction. Fort de plus de 30 ans d’expérience internationale au sein de Bayer Crop Science, Boualem Saidi rejoint Elicit Plant afin « d’accompagner une nouvelle phase de croissance et d’accélérer le déploiement de ses biosolutions en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique ». En tant que Head of Business EMEA, Boualem Saidi aura pour mission de « piloter la stratégie de développement commercial de l’entreprise dans ces régions, de renforcer les partenariats stratégiques et d’accompagner l’accélération de l’expansion internationale d’Elicit Plant ». (Anne Gilet)