Agra Business | Quideos, Purina, Xenothera, Rungis

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Céréales : Quideos va lancer des outils de couverture pour les marchés de gré à gré

Dans un communiqué du 2 juillet, l’agence de reporting de prix Expana a annoncé que la société d’investissement Quideos allait lancer des outils de couverture sur les marchés agricoles de gré à gré (OTC en anglais, pour « over the counter »), incluant les céréales, adossés sur ses références de prix : les Expana Benchmark Prices (EBP). De tels outils n'existent pour l'instant que sur les marchés à terme. Ces références de prix incluent, pour les céréales, celles de La Dépêche-Le Petit Meunier (groupe Réussir/Agra). Le partenariat entre Quideos et Expana permettra « aux utilisateurs des EBP de gérer leur risque de prix sur les indices qu’ils suivent déjà », résume le communiqué. Les outils de couverture en question sont des instruments à règlement financiers de type call spread et put spread, limitant les gains pour les acheteurs de ces produits (agriculteurs, coopératives, industries etc.) mais aussi les pertes pour le vendeur, en l'espèce Quideos, afin d’assurer une certaine sécurité des échanges. Quideos affirme avoir les moyens financiers suffisants pour assurer le risque de contrepartie (dans ce cas le risque de défaillance du vendeur) et de verser les gains potentiels à ses clients, étant soutenu par divers investisseurs, dont le Crédit Agricole, Breega ou encore Demea. Il limite également les risques en diversifiant son portefeuille d’activités, se positionnant sur divers marchés (lait, fruits etc.).

Pet food : Purina s’engage auprès de Carrefour pour la transition chez les chiens et chats

Dans un communique du 8 juillet 2026 la marque d’aliments pour chiens et chats Purina et Carrefour annoncent leur accord extra-financier en faveur d’ « une transition alimentaire pour tous, y compris les animaux de compagnie ». La filiale de Nestlé et le distributeur s’accordent sur trois principes visant à réduire l’empreinte environnementale des gamelles, dont l’«agriculture régénératrice». Afin de soutenir les pratiques culturales régénérant les sols, Purina prévoit d’atteindre 50 % d’ingrédients issus de l’«agriculture régénératrice» d’ici 2030 en Europe. L’industriel a été le premier du secteur à rejoindre, en 2020, le programme Sols Vivants de la fondation Earthworm, est-il rappelé dans le communiqué. À ce jour en France, il « collabore » avec plus de 370 agriculteurs ayant adopté des pratiques d’agriculture régénératrice, situés « au plus près de ses usines françaises ». Les deux autres principes adoptés par Purina et Carrefour sont la circularité des emballages et la décarbonation de la logistique. En termes d’emballages, Purina vise 100 % de plastiques recyclables ou réutilisables d’ici à 2030. En outre, les deux partenaires annoncent qu’ils mettront en œuvre dans les prochains mois des « projets pilotes » comme le remplacement des fims plastique par du papier autour des palettes.

Porc : l’élevage de Xenothera, aux fins de santé humaine, joue sa survie (presse)

La société de biothechnologie Xenothera, qui élève près de Nantes des porcs transgéniques producteurs de molécules à des fins de santé humaine et, à terme, de tissus et d’organes transplantables chez l’humain, fait état, dans le quotidien Les Echos du 8 juillet, sa périlleuse situation de trésorerie. Alors qu’elle vise une première rentrée d’argent par la commercialisation d’une molécule active contre le rejet de greffe, elle exprime le besoin de 5 à 10 millions d’euros d’urgence et de 50 millions d’euros dans les cinq ans à venir. Selon la présidente de Xenothera, Odile Duvaux, la France a intérêt à conserver cet actif. Si les « xénogreffes » (venant d’un animal) ne sont encore ni possibles ni autorisées, elle souligne que les réflexions avancent sur l'évolution du cadre bioéthique et que les programmes américains s'accélèrent, mentionnant ceux des sociétés United Therapeutics et eGenesis. Elle regrette que Bpifrance n’ait toujours pas répondu à sa demande d’aide. Fondée en 2014, Xenothera a investi depuis 54 millions d’euros dont 7 millions dans son élevage. Elle emploie vingt personnes et n’a pas de chiffre d’affaires pour l’heure. 

Vin : la marque «Soutenons nos vignerons» en tête des ventes parmi les innovations 2025

Le producteur et négociant Grands Chais de France (GCF) présente sa marque « Soutenons nos vignerons » comme numéro un des ventes parmi les innovations 2025 dans la catégorie vin. Plus de 914 000 équivalents bouteilles ont été commercialisés sur un an, indique-t-il à partir des données Circana. Cette initiative solidaire promet « une juste rémunération à nos vignerons », qui perçoivent 48 % du prix de vente. Ainsi « près d’un million d’euros (ont été) reversés aux producteurs depuis 2025 », selon GCF. La marque, vendue chez Intermarché, Leclerc, Carrefour, Casino et Franprix, concerne cinq appellations et divers partenaires : corbières (cave coop Mont Tauch), côtes-du-rhône (coop La Romaine), bordeaux (collectif Grains de conscience), buzet (cave Vignerons de Buzet) et bergerac (4 caves coops et 11 vignerons indépendants).

Grossistes : Rungis va implanter un hub agro-logistique sur le port de Dunkerque

Le Marché international de Rungis et le Grand Port Maritime de Dunkerque vont construire un hub agro-logistique dédié aux activités de logistique, de transformation et de valorisation, est-il annoncé dans un communiqué de presse le 8 juillet. S'appuyant à la fois sur les importantes réserves foncières du port et sur l'expertise reconnue des deux plateformes, ce projet, baptisé Rungis-Dunkerque, ambitionne d'attirer de nouveaux investissements, et de conforter le rôle stratégique de Rungis et de Dunkerque au sein de la chaîne agroalimentaire française et européenne. Le futur hub sera implanté au sein de la zone Dunkerque Logistique Internationale (DLI), labellisée « Choose France », qui dispose de plus de 350 000 m² dédiés au développement d'activités logistiques et agroalimentaires. Bénéficiant d'une proximité immédiate avec les terminaux à conteneurs et transmanche, il profitera d'un positionnement stratégique au cœur des grands flux d'échanges maritimes. Les deux plateformes mettront en œuvre des actions conjointes de prospection commerciale, de communication et de mise en réseau ainsi que des partenariats renforcés sur les contrôles phytosanitaires et douaniers. Le développement d'une liaison ferroviaire directe entre Dunkerque et Rungis est aussi envisagé.