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Lancement du projet Biosphære pour le développement d’une nouvelle génération de biosolutions

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Le projet Biosphære vise à protéger les cultures de tomate contre les principaux bioagresseurs (insectes, maladies bactériennes et fongiques). Crédits : © Kathas_Fotos / Pixabay

Un consortium composé de Gene&GreenTK, Lipofabrik, Inrae et Enigma se mobilisent au sein du projet Biosphære pour développer une nouvelle génération de biosolutions durables pour la protection de la tomate. 

Retenu dans le cadre de France 2030 – i-Démo régionalisé avec le soutien de la Région Sud et de la Région Hauts-de-France, le projet Biosphære vient d’être lancé. Face aux enjeux environnementaux et réglementaires « ce projet ambitionne de développer et d’évaluer de nouvelles substances biologiques alternatives capables d’assurer une protection efficace et durable des cultures », est-il indiqué dans le communiqué de lancement publié le 24 juin 2026. D’une durée de 36 mois et doté d'un budget de 3 M€, dont 1,5 M€ d’aides publiques, le projet ciblera prioritairement la tomate contre les principaux bioagresseurs affectant cette production agricole (insectes, maladies bactériennes et fongiques).

Synergie entre les modes d'action

Biosphære est porté par un consortium réunissant quatre partenaires : Gene&GreenTK (chef de file) spécialiste du développement d’enzymes antimicrobiennes destinées aux applications environnementales, sanitaires et agricoles, Lipofabrik (Groupe Éléphant Vert), spécialisé dans le développement et la production de biosolutions à base de lipopeptides et de micro-organismes destinés à l’agriculture, l’Unité de Recherche Pathologie Végétale Inrae – Centre d’Avignon et le laboratoire Enigma, prestataire de service dans l’expérimentation phytopharmaceutique sur insectes ravageurs des cultures. « Chez Gene&GreenTK, nous travaillons sur des enzymes, une certaine classe de molécules et chez Lipofabric, ils travaillent sur d'autres types de principes actifs, des lipopeptides. Il n’existe pas de solution miracle, mais plutôt des combinaisons de principes actifs qui permettent de multiplier l'efficacité et de limiter les résistances. Et nous voyons vraiment une synergie possible entre nos modes d'action. », explique David Daudé, CEO de Gene&GreenTK, sur la genèse de ce projet. 

Lire aussi : Micropep et Corteva vont codévelopper de nouvelles solutions de biocontrôle à base de peptides

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Les solutions développées dans le cadre de Biosphære repose sur des approches biologiques
innovantes qui combineront des enzymes antimicrobiennes, des lipopeptides de biocontrôle, des micro-organismes de biocontrôle et des substances antifongiques naturelles. Le programme « sera structuré autour de plusieurs phases successives allant de la production et formulation des substances actives jusqu’aux essais avancés en conditions réelles, en intégrant également les enjeux de montée en échelle industrielle, de viabilité économique et de conformité réglementaire », indique encore le communiqué. 

« Nous allons travailler à partir d’une combinaison de solutions plus matures et de solutions beaucoup plus amont, mais très prometteuses, détaille David Daudé. Chaque partenaire, surtout les deux industriels, arrive avec des solutions propriétaires, dont il reste à démontrer soit l'efficacité, soit l'innocuité avec des dossiers réglementaires très lourds à monter. L'idée, c'est vraiment d'étoffer toutes les données que nous avons sur ces substances actives, pour compléter nos dossiers en vue d'un futur enregistrement. Nous espérons avoir de premiers résultats assez rapidement, notamment sur les candidats ou solutions les plus avancés ».