Start-up agritech: «Trop peu de nouvelles grandes entreprises émergent» (Cour des comptes)
Dans un rapport paru le 24 février sur les politiques de soutien à l'innovation dans le domaine agricole, la Cour des comptes regrette que, même si l'écosystème Agritech français (nouvelles technologies appliquées à l'agriculture) «résiste au niveau international», et «en dépit des efforts consentis», «trop peu de nouvelles grandes entreprises émergent». Les auteurs pointent «des freins structurels à la valorisation économique des innovations», citant notamment des «cloisonnements persistants entre les acteurs historiques et les nouveaux acteurs du système agricole, malgré la multiplication d’appels incitatifs pour favoriser la coopération». Les entreprises historiques ne sont pas seules en cause : le rapport pointe aussi «l’accès des entreprises innovantes à l’expérimentation, afin de tester les innovations en conditions réelles». Il est jugé «insuffisant, avec des infrastructures foisonnantes et peu coordonnées». Les entreprises de biocontrôle et de biostimulants critiquent depuis plusieurs années le manque d'adaptation des évaluations de leur produit par les filières (itinéraires ou pratiques culturales inadaptées).
Agritech/foodtech: nouvelle baisse confirmée des levées de fonds en 2024 (KPMG)
Dans une étude réalisée avec la Ferme digitale, parue le 24 février, le cabinet de conseil KPMG constate que l'ensemble des écosystèmes Agritech et Foodtech (nouvelles technologies appliquées à l'agriculture et l'agroalimentaire) français a levé 315 millions d'euros (M€) en 2024, soit une baisse de 36% – «un ralentissement plus marqué que celui observé sur la French tech». Il s'agit de la deuxième année consécutive de baisse après le pic de 2022, à 672 M€. Le nombre de levées de fonds (38 en 2024) recule également, de 33%. La baisse a surtout concerné les start-up de moins de cinq ans. «Il faut que les grands investisseurs comme BPI continuent de financer l'amorçage», avertit Roger Averbuch, responsable du secteur agroalimentaire chez KPMG France. Les investissements dans la nutrition et les protéines alternatives reculent aussi fortement, à 87 M€ – rappelons que l'année a été marquée par les déboires de deux des principales start-up d'élevage d'insectes, Ynsect et Agronutris.Parmi les signaux positifs: les montants de la tranche de 10 à 50 M€ progressent de 40%, concentrant 70% du total des investissements. Les investissements dans les biosolutions (biocontrôles/biostimulants) sont en «hausse importante» (à 94 M€). En octobre, le cabinet de conseil Digital Foodlab avait déjà prévu une forte baisse des investissements (-51%) sur 2024.
Foncier/investissement : top départ pour les fonds FNSafer et Entrepreneurs du vivant
La FNSafer a annoncé le 25 février un « lancement définitif » de son fonds de portage foncier Elan. « On a enfin le feu vert de l’Etat », a déclaré le président de la Safer Grand Est Thierry Bussy, à propos du dispositif visant à faciliter l’installation des jeunes agriculteurs. Initialement prévu en 2023, le lancement interviendra le 27 février avec la ministre Annie Genevard, selon lui. Elan sera doté de 40 M€, dont près de la moitié venant du dispositif Entrepreneurs du vivant (Etat) et de la Banque et des territoires, l’autre partie des banques (Crédit Agricole et Crédit Mutuel) et de la FNSafer. L’objectif est d’atteindre 65 M€, en s'ouvrant au financement par les particuliers et l’assurance vie. Lors de son congrès le 28 novembre, le président Emmanuel Hyest avait présenté l’outil, comme « un fonds de portage unique, qui permet de sécuriser des jeunes agriculteurs sur de très longues durées, jusqu’à trente ans ». Elan bénéficie du financement d’Entrepreneurs du vivant, un dispositif de 395 M€ que le ministère de l’Agriculture doit lancer le 27 février. Cette enveloppe concerne à la fois des foncières et des fonds d’investissement dans des entreprises et infrastructures.
Agroalimentaire : le fonds de soutien de 500 M€ enfin opérationnel, se félicite Pact'Alim
Le fonds de soutien aux industries agroalimentaires d’un montant de 500 M€ est désormais opérationnel, comme l’ont annoncé le 25 février, les ministres de l’Industrie et de l’Agriculture lors du SIA. Une «première étape» que salue Pact’Alim (PME et ETI alimentaires) «dans le renforcement de la compétitivité et de la résilience des entreprises du secteur», selon un communiqué. Ce fonds, dont les axes principaux avaient été dévoilés en mars 2023, accompagnera les entreprises dans la « modernisation des outils de production, consolidation des filières, transition énergétique et environnementale, accès à l’eau, ainsi que le renforcement de la souveraineté alimentaire du pays », précise Pact’Alim. Selon l’organisation professionnelle, les PME et ETI françaises de l’alimentation font face depuis plusieurs années à une succession de crises (Covid, guerre en Ukraine, aléas climatiques…), à l’explosion des coûts de production liée notamment à la crise énergétique, aux effets du changement climatique et à la raréfaction de la ressource en eau. Pact’Alim, qui avait demandé la mise en place de cet outil, compte veiller à ce que « ce fonds soit efficace et adapté aux besoins des entreprises ».
Négociations commerciales : nouvelle passe d'arme entre industriels et distributeurs
A la veille d’une prise de parole de plusieurs distributeurs autour de l’animatrice Karine Le Marchand au cours de laquelle ils doivent dévoiler trois actions en faveur des agriculteurs français, l’Ania (industriels de l’agroalimentaire) a dénoncé, dans un communiqué daté du 25 févier, un «énième coup de communication», et demandé aux distributeurs d’appliquer la loi Egalim, en particulier le principe de sanctuarisation des prix des matières premières agricoles (MPA). Cette disposition n'est «souvent pas respectée par les enseignes de la distribution», indique l’Ania. En outre, son président Jean-François Loiseau « enjoint les distributeurs (…) à stopper son contournement via l’utilisation de leurs centrales d’achat internationales (qui concerne désormais 40 à 50% des volumes de produits vendus en France selon la DGCCRF).» Ces affirmations ont fait vivement réagir les distributeurs réunis au sein de la FCD dénonçant un «énième communiqué de presse mensonger». «La véritable part négociée en centrales s’établit à environ 20%... Logique puisque ce qui est négocié en centrales internationales concerne uniquement les marques des multinationales (…) exclut de fait les MDD, les produits frais traditionnels, et les marques des petites entreprise», précise la FCD, qui assure que les distributeurs respectent la sanctuarisation de la MPA.
Centrales d'achat européennes: Eurelec débouté par la justice belge d'un recours contre Bercy
La justice belge a jugé en septembre irrecevable une demande de la centrale d'achats internationale Eurelec (E.Leclerc, Rewe, Ahold Delhaize), qui voulait empêcher le ministère de l'Economie français et ses services, notamment la Répression des fraudes (DGCCRF), de contrôler des contrats avec ses fournisseurs, a appris l'AFP le 25 février. Eurelec, centrale internationale basée à Bruxelles, avait saisi la justice belge pour «faire interdiction» à Bercy et à ses services, notamment la DGCCRF, de contrôler les contrats conclus avec ses fournisseurs agro-industriels, «sous peine d'une astreinte» de 5 millions d'euros par infraction, détaille le tribunal de l'entreprise francophone de Bruxelles dans une ordonnance rendue le 10 septembre 2024 et consultée mardi par l'AFP. Dans le cas d'Eurelec, les enquêteurs avaient demandé le 8 février 2024 la communication de contrats négociés pour 2024, afin de contrôler s'ils avaient été signés dans le délai légalement imparti. Eurelec avait "opposé une fin de non-recevoir" quatre jours plus tard, estimant n'être pas soumis au droit français, selon la décision de justice. Cette dernière décision est définitive en l'absence d'appel, a assuré à l'AFP une source au fait du dossier.
Pesticides: la consommation mondiale restait en hausse en 2022, tirée par le Brésil
La consommation de pesticides dans le monde a augmenté de 4% en 2022, par rapport à 2021, pour atteindre 3,70 millions de tonnes, selon les dernières données disponibles de la FAO rapportées par l’AFP, le 25 février. Le Brésil demeure le premier pays utilisateur (801 000 tonnes, +11% en un an), devant les Etats-Unis (468 000 tonnes, +2%). L'Indonésie est en troisième position (295 000 tonnes), suivie de l'Argentine (263 000 tonnes) et de la Chine (225 000 tonnes). Viennent ensuite le Vietnam, le Canada, la Russie, la Colombie. La France figure en 10e position et est le plus gros consommateur européen (68 000t). En quantité par hectare, les plus gros utilisateurs mondiaux sont le Vietnam et le Brésil, avec plus de 10 kilos par hectare. A échelle régionale, l’Europe a nettement réduit son usage : elle affiche une baisse de d’utilisation de pesticides de 7% entre 2021 et 2022 (à 480 000t), et une réduction de 5% par rapport à 1990, ce qui reflète une certaine stabilisation. A l’inverse, le continent américain est de plus en plus gourmand avec 1,89 Mt de pesticides consommées en 2022, soit un triplement depuis 1990 (+210%). Quant à l’Asie, elle a diminué l'usage des pesticides de 1% en 2022 par rapport à 2021, à 1,05 Mt, après des années de hausse. Sa consommation reste supérieure de 76% par rapport à 1990.
Coopératives: le collectif Frites revendique une deuxième tentative d'incendie, chez Eureden
Une intrusion avec tentative d'incendie au siège du groupe agroalimentaire coopératif breton Eureden, à Mellac (Finistère), a été revendiquée le 25 février par courriel auprès du quotidien Le Télégramme, un mois après des faits similaires dans une autre coopérative agricole. «Nous avons été victimes d'une tentative d'intrusion avec un départ de feu» dans la nuit du lundi 24 au mardi 25, à 3h45, a déclaré à l'AFP Béatrice Perrot, directrice de la communication externe chez Eureden. «Il n'y a pas de blessé et les dégâts ont été circonscrits», a précisé Mme Perrot, qui a annoncé le dépôt d'une plainte, confirmant des informations de la presse locale. Le 25 février, le quotidien régional Le Télégramme a indiqué avoir reçu un courriel de revendication, signé d’un groupe surnommé «Forces révolutionnaires intergalactiques et territoriales en sauce (Frites)». Le groupe Eureden n'a pour sa part reçu aucune «revendication directe», selon Mme Perrot. Contacté, le parquet de Quimper n'a pas donné suite dans l'immédiat. Fin janvier, des faits similaires s'étaient produits au siège de la coopérative porcine Evel'Up à Plouédern (Finistère). La tentative d'incendie avait été revendiquée par le même groupe sur le site infolibertaire.net.
Bio: la reprise de croissance du distributeur Biocoop se confirme début 2025
Le distributeur Biocoop (magasins spécialisés bio) a enregistré une hausse de 8,5% de son chiffre d’affaires en 2024, a confié son vice-président Frédéric Faure a Agra Presse au Salon de l’agriculture le 25 février. Un chiffre qui confirme le retour de son activité au niveau d’avant-crise, annoncé en novembre. «Ce qui est hyper intéressant de noter, c’est que la structuration de cette croissance d’activité est portée très majoritairement par la fréquentation. Donc, ce sont soit des consommateurs qui ont momentanément cessé le circuit spécialisé bio [et qui reviennent], soit de nouveaux consommateurs bio qui viennent fréquenter nos magasins», explique Frédéric Faure. Cette reprise de la consommation «se confirme» en 2025. «On n’est certes pas au bout du premier trimestre, mais sur les premières semaines d’activité on est à +10% de chiffre d’affaires, c’est-à-dire qu’on continue la croissance», poursuit-il. Pour rappel, Biocoop pèse «44% du marché des magasins spécialisés bio et 12% du marché bio au total, en chiffre d’affaires».
Tomate/Maroc: accord en vue mi-mars sur la saisonnalité de la commercialisation
Un accord entre les filières française et marocaine portant sur la saisonnalité de production des tomates devrait être signé aux alentour du 15 mars, a indiqué Légumes de France (FNSEA) à Agra Presse, confirmant les informations de France télévision. L’objectif de l’accord, dont les contours restent à définir, est d'éviter, à partir de 2026, que la production marocaine de tomates cerises ne vienne concurrencer la française quand elle est en pleine production. La première étape serait l’activation d’un comité mixte franco-marocain sur la tomate, fondé sur la structure créée en 2018 entre les associations marocaines, FranceAgriMer et Interfel. Des discussions entre les deux parties, sous l’égide du ministère de l’agriculture, se sont déroulées le 24 février dans l’après-midi sur le Salon de l’agriculture. Quelques heures plus tard, Rachid Benali, président de la Comader (Confédération marocaine de l'agriculture et de développement rural) évoquait cette possibilité sur France 2. Depuis un an, Légumes de France et l’AOPn Tomates et concombre de France travaillent sur le sujet avec la filière de production de tomates marocaines. Légumes de France espère que cet accord sera mis en avant lors du salon Siam à Meknès fin avril, la France étant le pays invité d’honneur.
Fruits et légumes importés: l’interdiction du thiaclopride reconduite jusqu’au 12 mai
Un arrêté paru au JO le 25 février renouvelle la suspension d’importation et de commercialisation de fruits et légumes frais, en provenance de pays tiers, traités avec des pesticides à base de thiaclopride. Cette interdiction prendra fin «le 12 mai 2025», date d’entrée en vigueur du règlement (2024/2711) qui abaisse les limites maximales de résidus (LMR) de thiaclopride. Publié au Journal officiel européen le 23 octobre, ce règlement ramène les LMR pour l’insecticide thiaclopride (néonicotinoïde) aux limites de détermination : il abaisse toutes ces limites entre 0,01 et 0,05 mg/kg selon les productions concernées. En attendant l’entrée en vigueur du règlement européen, les exploitants du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation animale doivent mettre en œuvre plusieurs «diligences raisonnables» pour être en conformité sur les fruits et légumes qu’ils importent: collecte d’information sur la provenance, évaluation du risque, mesures d’atténuation du risque, analyses démontrant l’absence de résidu quantifiable de thiaclopride. La première suspension avait été déclenchée il y a un an, le 23 février 2024, par le ministère de l’Agriculture.
Fruits rouges : l'anglais BerryWorld veut développer des surfaces au Rwanda
Le producteur et distributeur de fruits rouges britannique BerryWorld (150 000 tonnes vendues en 2024), présent aussi en France, et la société israélienne Tropic Cool, spécialisée dans la production de précision, ont annoncé un projet de développement de la production de petits fruits rouges au Rwanda, dans un communiqué commun le 24 février. Baptisé Rwanda Berries, le projet prévoit, au cours des cinq prochaines années, le développement d’une exploitation de 150 hectares entièrement dédiés à la culture de myrtilles et de framboises. Les volumes seront exclusivement dédiés à l’exportation vers l’Union européenne, le Moyen-Orient et l’Asie centrale. Le choix du Rwanda, où la production de petits fruits rouges est quasiment inexistante, provient de la situation géographique du pays et sa météo favorable. Il complète les fenêtres d'approvisionnement de l'Afrique australe et de l'Amérique du Sud. BerryWorld fournira un soutien technique pour faire progresser le projet à Rwanda Berries, qui en retour, exportera sa production vers BerryWorld qui la distribuera. Selon les prévisions du Business Research Company, le marché mondial des fruits rouges est appelé à se développer de 5% en 2025 pour atteindre une facturation de 25,6 milliards d’euros, puis de 4,8 % en moyenne par an jusqu’en 2029
Céréales : la start-up Foodpilot s'associe à BASF et Capgemini pour la décarbonation
Lors du Salon de l’agriculture le 25 février, la start-up Foodpilot, le fabricant de pesticides et fournisseurs d'outils d'aide à la décision BASF et la société du numérique Capgemini ont annoncé qu'ils travailleront ensemble dans le secteur des céréales pour proposer des services d'aide à la décarbonation. Objectif : toucher «10 Mt de céréales d’ici cinq ans en France», et à terme 20 Mt de commodités en Europe, a déclaré le président-directeur général de Foodpilot Didier Livio. Plus en détail, le projet vise 3 Mt de blé (tendre et dur), 3 Mt de maïs, 2 Mt d’orge (dont de la brasserie) et 2 Mt de soja importé. Pour rappel, Foodpilot propose une plateforme digitale permettant d’évaluer les performances RSE des utilisateurs, de l’amont à l’aval de la filière agricole. Une prime est offerte aux fournisseurs de matières premières respectant leurs critères, dont le niveau n’a pas été communiqué. «Cela dépendra des performances des agriculteurs, des OS, etc.», indique Didier Livio. BASF apportera son expertise dans les solutions techniques pour les coopératives et les négoces (notamment via les OAD). Capgemini se chargera de fournir les outils d’intelligence artificielle et de conseil sur l’organisation des chaînes logistiques. « L’idée est par exemple de relever la filière soja non déforestant, qui souffre de difficultés logistiques et d’une rémunération pas forcément adéquate », illustre le dirigeant de Foodpilot.
Lait: les «relations sont terminées» avec Sunlait, déclare Savencia (presse)
Interprétant une décision du comité de règlement des différents commerciaux agricoles (CRDCA) du 11 février, la directrice amont de Savencia ressources laitières, Sophie Godet-Morisset indique à nos confrères de La France agricole, que « les relations sont terminées avec Sunlait », une association d'organisations de producteurs (AOP) régulièrement en conflit ouvert avec l'industriel depuis plusieurs années. Savencia n'ayant pas renouvelé son accord-cadre avec l'AOP en fin d'année dernière, les producteurs sont collectés sur la base de contrats individuels ; pendant ce temps, une médiation avait été lancée fin novembre, pour une durée de deux mois, à laquelle Sunlait aurait mis fin, selon Savencia, avant de saisir le CRDCA. Dans un courrier qu'avaient pu consulter nos homologues de Ouest France, envoyé le 30 janvier à Sophie Godet-Morisset, le préfet de la Manche a interpelé l'industriel face à un risque de non-renouvellement brutal de contrats individuels, en plein contentieux judiciaire avec l'association d'organisations de producteurs (AOP) Sunlait sur la fixation du prix de lait. Selon nos confrères, l'AOP Sunlait «s'est vidée de 60% de ses adhérents en l'espace de trois ans et ne livre plus que 10% de la collecte du groupe.
Porc : Eureden, Agrial, Terrena fondent une nouvelle filière de charcuterie
Les groupements porcs des coopératives Eureden, Agrial et Terrena ont signé, le 25 février au Salon de l'agriculture, un partenariat d’approvisionnement pour cinq ans de la filière Porc U Confiance pour les charcuteries U en libre-service de l’enseigne U. Ces groupements feront en sorte d’augmenter progressivement le nombre de porcs abattus dans le cadre cette filière afin d'atteindre 6000 porcs par semaine dès le mois de mai 2025, selon le communiqué diffusé la veille. Ces porcs devront répondre à « des critères stricts » en matière de bien-être animal, d'alimentation et de respect de l'environnement. Les groupements garantiront à Coopérative U la traçabilité des produits et la transmission des informations relatives au cahier des charges. En retour, Coopérative U s’engage à améliorer la rémunération des éleveurs partenaires, « en tenant compte des coûts de production et des charges de structure » et à mettre en valeur les produits issus de cette filière auprès des magasins du réseau U et des consommateurs. Les groupements d’Eureden, Agrial et Terrena comptent respectivement un peu plus de 500, 320 et près de 200 adhérents.
Porc et volaille : Olmix et Inrae vont créer des agents contrant les mycotoxines
L’accord-cadre entre Inrae et Olmix, qui a déjà permis de démontrer l’efficacité de solutions d’immunité des porcs et volailles grâce aux algues marines, est renouvelé jusqu’en 2030, annoncent les partenaires ce 25 février. Cette prolongation devrait permettre de déposer en 2028 auprès de l’Efsa une demande d’homologation européenne pour des actifs à base d’algues réduisant les effets des mycotoxines dans les aliments. Inrae et Olmix ont en particulier prouvé, au cours de cinq premières années de collaboration, qu’une solutions à base d’algues et d’argile réduisait l’accumulation de Fumonisine dans les tissus (filets et foie) des volailles. Par ailleurs un nouveau Laboratoire Partenarial Associé (LPA) « doit permettre d’accélérer la réduction d’intrants médicamenteux (…) ». Le communiqué donne en la matière l’exemple des polysaccharides spécifiques (sulfatés) tirés des algues qui rendent les animaux moins sensibles à des maladies comme la maladie de Marek en volaille et le Syndrome dysgénique et respiratoire du porc. Les travaux conduits « devraient permettre d’aboutir rapidement à des solutions opérationnelles pour renforcer la santé et la performance des élevages et des productions végétales », formule Philippe Mauguin, P-DG d’Inrae, dans le communiqué.
Agroalimentaire : Unilever remplace son patron après des résultats en baisse
Le géant britannique de l'agroalimentaire et des produits d'hygiène Unilever, en pleine restructuration et dont le bénéfice a baissé l'an dernier, a annoncé le 25 février e départ surprise de son directeur général, Hein Schumacher, après moins de deux ans en poste. Il quittera ses fonctions le 1er mars, une décision «d'un commun accord», assure le groupe dans un communiqué, quelques semaines après l'annonce d'un bénéfice en repli de 11% en 2024. Il sera remplacé par Fernando Fernandez, actuel directeur financier. «Bien que le Conseil d'administration soit satisfait des performances d'Unilever en 2024, il reste encore beaucoup à faire pour obtenir les meilleurs résultats» possibles, a commenté le président du Conseil d'administration, Ian Meakins, cité dans le communiqué. M. Schumacher avait pris la tête du groupe connu pour les savons Dove, les déodorants Axe ou les soupes Knorr, à l'été 2023, alors que la stratégie de son prédécesseur Alan Jope était questionnée par des investisseurs, dont le fonds activiste Trian du milliardaire américain Nelson Peltz, entré peu avant au Conseil d'administration. Sous pression pour améliorer les performances, le Néerlandais de 53 ans avait dévoilé il y a un an un plan stratégique pour se focaliser sur 30 marques « motrices » représentant conjointement 70% des recettes de l'entreprise.
Coopérative : Thomas Chambolle nommé directeur général du groupe Euralis
Le conseil d’administration d’Euralis (1,57 Md€ de CA), sur proposition de son président Christophe Congues, vient de nommer Thomas Chambolle directeur général du groupe coopératif palois. Il remplace Philippe Saux qui occupait cette fonction depuis septembre 2019 et qui quitte le groupe. Thomas Chambolle était quant à lui directeur financier d'Euralis depuis septembre 2022. Parmi ses missions : « donner une nouvelle impulsion et mener à bien la feuille de route définie par le conseil d'administration », pour « conduire à l’amélioration de la performance économique et financière du groupe ». (Anne Gilet)