Charcuterie : Fleury Michon redresse ses marges et son bénéfice au premier semestre
L’industriel du rayon charcuterie-traiteur Fleury Michon a redressé son bénéfice net à 7,1 millions d’euros (M€) au premier semestre, après avoir pâti l’année précédente de cours historiquement élevés de la volaille, a-t-il annoncé le 9 septembre. Son chiffre d’affaires semestriel a augmenté de 3,5 %, à 420,7 M€, porté à plus de 80 % par les ventes de la grande distribution de charcuteries, des plats préparés individuels et de produits de la mer (surimi notamment), en croissance de 2,8 %. « Sur le segment charcuterie, Fleury Michon surperforme à nouveau le marché en volume et affiche des gains de parts de marché sur les deux gammes principales que sont le jambon de porc et le jambon de volaille », détaille l’entreprise, en notant que ses « tranches végé » continuent leur expansion. « A contrario, le marché des plats préparés est en léger déclin sur le premier semestre », précise le groupe. En 2025, le groupe avait eu du mal à répercuter la hausse des cours de la volaille sur ses prix, ce qui avait conduit son bénéfice à chuter à 300 000 € au premier semestre, alors que ses ventes étaient en hausse. Cette année, le groupe a redressé ses marges au premier semestre (2,6 % de marge opérationnelle, contre 0,1 % au premier semestre 2025 et 1,8 % en 2024) et son bénéfice a suivi, retrouvant ses niveaux de 2024, à 7,1 M€.
Pesticides : Corteva et Globachem créent une co-entreprise pour accélérer l’innovation
Dans un communiqué du 9 septembre, Corteva et le belge Globachem ont annoncé la création d’une co-entreprise (joint-venture) destinée à développer et commercialiser de nouvelles solutions de protection des cultures en Europe et dans les Amériques. La transaction, soumise aux autorisations réglementaires, devrait se clôturer au quatrième trimestre 2026. La nouvelle co-entreprise travaillera de manière indépendante et se concentrera sur la valorisation des technologies issues de ses sociétés mères. Elle pourra concrètement développer de nouveaux produits à partir de ceux déjà existants au sein des deux maisons mères. La co-entreprise travaillera sur leur enregistrement auprès des autorités compétentes et leur mise sur le marché. Les produits en résultant pourront être commercialisés par l’une ou l’autre des sociétés parentes. Brook Cunningham, vice-président senior de Corteva, explique que, « en combinant nos projets et nos capacités d’innovation avec l’expertise de Globachem en formulation, nous visons à accélérer la livraison de solutions plus ciblées pour les cultures sur des marchés prioritaires », explique-t-il. Les premières solutions issues de la co-entreprise sont attendues au début des années 2030.