Agra Fil du 8 septembre 2026

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Pac : l'Irlande espère finaliser les discussions entre les Vingt-sept dès la fin octobre

En marge de la réunion informelle des ministres de l’Agriculture, le 7 septembre à Dublin, le ministre irlandais Martin Heydon, dont le pays préside le Conseil de l’UE, a confirmé son intention de finaliser une approche générale partielle sur la prochaine Pac dès le mois d’octobre. Il espère en effet qu’un accord pourra être trouvé, à l’exception des éléments financiers, qui resteraient entre crochets, sur la proposition de Bruxelles lors de la réunion des ministres des Vingt-sept les 26 et 27 octobre à Luxembourg. Les experts agricoles des États membres – qui se réunissaient eux aussi à Dublin, en comité spécial Agriculture, en parallèle de la réunion ministérielle –, ont fait le point sur l’état des discussions. Beaucoup de délégations ont, semble-t-il, convenu que le compromis actuel constituait un bon équilibre entre une approche commune et une flexibilité suffisante pour les États membres. Des discussions techniques et des travaux supplémentaires sur certains articles restent nécessaires, notamment concernant les dispositions qui ont été transférées du règlement financier vers la Pac. Ces points devraient être examinés fin septembre ou début octobre en groupe de travail. L'examen technique du texte serait alors globalement finalisé.

Sécheresse : les ministres de l'Agriculture de l'UE espèrent des fonds dans le prochain budget

Conscients que les fonds européens manquent, alors que 540 M€ ont déjà été débloqués avant l’été pour faire face l’envolée des prix des engrais, les ministres de l’Agriculture de l’UE, réunis les 7 et 8 septembre à Dublin pour une réunion informelle, comptent surtout sur Bruxelles pour faire preuve de flexibilité dans la mise en œuvre de la Pac et des obligations environnementales dans les prochains mois. Le commissaire européen Christophe Hansen doit faire le point sur la situation le 8 septembre. Lors d’un échange avec la presse le 7 septembre en marge de la réunion, il a indiqué que les yeux des ministres étaient surtout tournés vers le prochain cadre financier pluriannuel 2028-2034, et en particulier l’« objectif rural » qui devrait représenter au minimum 10 % des fonds des plans de partenariats nationaux et régionaux. Il estime que cet argent pourra être largement consacré à des investissements dans l’irrigation et la gestion de l’eau. Quelque 15 % du fonds « Next Generation EU » ont déjà été utilisés en Espagne pour moderniser les systèmes d’irrigation, a souligné le ministre espagnol Luis Planas. Il plaide aussi pour la création d’un réseau européen afin de soutenir les systèmes d’assurance.

Sécheresse : 18 départements reconnus pour l’ISN, premiers paiements en octobre (ministère)

Dans un communiqué du 7 septembre, le ministère de l’Agriculture annonce que 18 départements ont été reconnus, en totalité ou en partie, pour les pertes de récoltes sur certaines cultures non assurées (grandes cultures, fruits et légumes) dues aux canicules et à la sécheresse de cet été. Nombre de ces départements se trouvent dans l’ouest, notamment en Bretagne (Côtes-d’Armor, Ille-et-Vilaine, Morbihan) et dans les Pays de la Loire (Maine-et-Loire, Sarthe, Loire-Atlantique, Vendée, Mayenne). Sont également concernés le Centre-Val de Loire (Indre, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher) et le Massif central (Corrèze, Haute-Vienne, Puy-de-Dôme). S’y ajoutent enfin la Haute-Marne, l’Oise, le Rhône et l’Ardèche. Ces reconnaissances rendent possible l’ouverture des « premiers guichets d’ISN » dans les DDT concernées (préfectures), avec de « premiers paiements d’ISN aux exploitants non assurés (…) dès octobre ». Ces dossiers ont été étudiés le 7 septembre lors de réunions exceptionnelles du CNGRA et de la Codar. Selon la Rue de Varenne, ces instances se réuniront de nouveau le 1er octobre pour « examiner les autres demandes de reconnaissance au titre de l’ISN liées aux canicules et à la sécheresse de 2026 qui seront remontées par les DDT d’ici le 15 septembre ».

Sécheresse : la région Île-de-France lance son plan d’urgence doté de 5 M€

Le conseil régional d’Île-de-France a annoncé le 7 septembre le lancement de son plan « Puissance agricole », en réponse notamment à la sécheresse de cet été. Mesure phare : une « aide résilience », dotée d’une enveloppe de 5 M€ pour soutenir les exploitations « les plus touchées » par des difficultés de trésorerie. D’après un communiqué, cette aide « sera soumise au vote de la Commission permanente de septembre ». Par ailleurs, la présidente de la Région demande à l’État de « mobiliser 5 M€ » supplémentaires issus du fonds d’aide national à la main des préfets annoncé le 4 septembre. Enfin, la Région annonce quatre mesures de soutien visant à « assurer la continuité d’exploitation et accompagner en particulier les jeunes agriculteurs ». L’exécutif renforce son soutien à l’irrigation (budget doublé à 2 M€/an, « taux de financement régional relevé à 60 % »), avec l’objectif de « dépasser 1 000 ha supplémentaires [irrigués] par an ». Autres mesures : extension du « chèque prévention » aux agriculteurs (prise en charge des frais d’expertise comptable et juridique pour rééchelonnement de dettes) ; allongement « au cas par cas » du portage foncier « jusqu’à cinq ans voire au-delà » ; commandes de plants aux pépiniéristes franciliens.

Sécheresse : la CR veut « plusieurs milliards », grâce notamment à des coupes dans l'administration

Réagissant au plan CASI présenté par la ministre de l'Agriculture le 4 septembre, la Coordination rurale (CR) estime que les moyens annoncés sont « largement insuffisants ». Le deuxième syndicat agricole estime qu'il faudrait « plusieurs milliards d’euros pour sauver la saison agricole », et demande « un véritable plan de sauvegarde ». Son financement doit notamment passer par « la réduction des déficits publics, par une remise à plat de l’organisation administrative de l’État ». Et de proposer, sans préciser, de « supprimer les doublons, réduire le millefeuille administratif et mettre fin à la production normative inutile ». Le syndicat propose de longue date de supprimer l'Office français de la biodiversité (OFB). Par ailleurs, la CR demande que les aides de la Pac « soient versées et avancées au plus vite ». Enfin, le syndicat attend un « plan pluriannuel de sauvegarde de l’agriculture française, doté de moyens à la hauteur des besoins et financé notamment par une réduction effective des dépenses administratives inutiles ». Après son plan CASI dédié à l'urgence, le gouvernement doit présenter dans les prochaines semaines un « plan de rebond », qui doit notamment inclure les conclusions des Conférences de la souveraineté.

Vin : nouveau recul de la vendange en 2026, « une des plus faibles » sur trente ans

Selon de premières estimations, la vendange 2026 serait l’« une des plus faibles récoltes des trente dernières années », conséquence d’un recul des surfaces et de la sécheresse, a indiqué le 7 septembre le ministère de l’Agriculture. La production viticole française est chiffrée à 33,9 Mhl, soit une baisse de 6 % sur un an et de 17 % par rapport à la moyenne 2021-2025. En cause, des surfaces inférieures de 2,5 % à celle de 2025, qui a vu des aides à l’arrachage, et un été particulièrement chaud et sec. Ces vendanges restent cependant « marquées par de fortes disparités régionales », selon la note. Au plus mal, la Champagne voit sa récolte amputée de moitié par rapport à l’an dernier et à la moyenne quinquennale. Le bassin Bourgogne-Beaujolais affiche -33 % en comparaison de 2025 et de 2021-2025. Dans le Sud-Ouest, aussi en retrait (-2 % et -12 %), la vendange s’annonce toutefois « normale pour certains départements comme le Lot et Garonne », grâce à des pluies tardives. Si, dans le Bordelais et en Languedoc-Roussillon, elle augmente sur un an (respectivement +10 % et +5 %), son niveau reste faible comparé à la moyenne quinquennale (-11 % et -8 %), avec des surfaces réduites par l’arrachage de vignes (-5 % et -3 % sur l’année). Un bémol en Languedoc-Roussillon : « Cette hausse masque de fortes disparités locales, selon le recours des exploitations à l’irrigation, avec un vignoble très touché par la sécheresse dans le Roussillon. »

Cidre : la récolte de pommes 2026 attendue en baisse de 30 % (producteurs)

La récolte de pommes à cidre 2026, qui débute cette année avec une quinzaine de jours d’avance, devrait être amputée d’au moins 30 % par la sécheresse estivale, a indiqué dans la Fédération nationale des producteurs de fruits à cidre un communiqué le 3 septembre. Les effets de la sécheresse et des épisodes successifs de canicule de l’été auront toutefois des effets très différents selon les variétés. Les pommes précoces devraient être les plus touchées, avec des fruits de petit calibre et des chutes avant maturité, rendant leur transformation impossible. Pour les variétés plus tardives, les pluies advenues à la fin de l’été devraient permettre aux fruits de se raccrocher et de grossir pendant l’automne. « Nos vergers de pommes à cidre doivent avoir une production régulière tous les ans, pour minimiser ces conséquences climatiques chaotiques de plus en plus fréquents », prévient son président, Denis Rouland. Face à la multiplication de ces épisodes extrêmes, l’irrigation va devenir « incontournable » dans certaines régions, estime-t-il. Il juge également « indispensable » de continuer à utiliser certains produits, notamment pour l’éclaircissage chimique, afin de réguler la charge des arbres. Un bilan complémentaire sera effectué dans quelques semaines afin de mieux caractériser les pertes.

Colza : les surfaces emblavées pourraient finalement n’augmenter que de 3 à 5 % (semencier)

Alors que les intentions de semis de colza étaient en hausse au début de l’été (de l’ordre de 10 %), aujourd’hui, « nous tablons plutôt sur 3 à 5 %, avec une incertitude sur les hectares non encore emblavés », rapporte Arnaud Nogues, chef marché colza chez KWS (premier acteur national du marché colza en 2025, avec 20 % de parts de marché). Selon lui, « le retard sur les chantiers d’implantation est net cette année ». En cause : « Un manque d’eau et des conditions peu propices au travail du sol et à la levée des cultures. Les agriculteurs ont donc dû patienter jusqu’au retour des pluies. Au 7 septembre, nous estimons que 85 % des semis ont été réalisés, contre 98 % en temps normal fin août. » Les parcelles en bordure maritime et en zone d’élevage sont les plus en retard : certains agriculteurs pourraient, au final, faire le choix de ne pas semer et se tourner vers d’autres cultures pour notamment, accroître le stock de fourrage, en net déficit. Rappelons que l’enjeu d’un semis précoce est d’atteindre un stade des cultures suffisamment développé autour du 20 septembre, pour résister à l’arrivée éventuelle des ravageurs. Si les altises font généralement parler d’elles, cette année, certaines régions comme la Bourgogne-Franche Comté ou le Centre-Val de Loire signalent une recrudescence de punaises avec à la clé, de possibles resemis en cas de fortes attaques. (Anne Gilet)

Engrais : Yara inaugure la plus grande installation industrielle de captage de CO2 d'Europe

Le géant norvégien des engrais Yara a inauguré le 7 septembre ce qu'il présente comme la plus grande installation industrielle de captage de dioxyde de carbone (CO2) d'Europe, dans son usine de Sluiskil (Pays-Bas). Une technologie qui peine à trouver son modèle économique. Avec sa mise en service, le projet complète la première chaîne transfrontalière au monde de captage, transport et stockage permanent de CO2 à l'échelle industrielle. Jusqu'à 800 000 t/an de CO2 doivent être captées dans l'usine d'ammoniac et d'engrais de Sluiskil (sud-ouest des Pays-Bas), soit environ 0,5 % des émissions totales annuelles des Pays-Bas, selon Yara. Solution visant à enrayer le réchauffement climatique, le site a recours à la technologie du CCS (« carbon capture and storage »), qui consiste à capter le CO2 à la sortie de cheminées d'usine lors de l’extraction de l’hydrogène servant notamment à la production d’ammoniac, à le transporter après liquéfaction, puis à le séquestrer dans des réservoirs géologiques. L’hydrogène servant à produire l’ammoniac dans un premier temps, puis l’engrais azoté, est qualifié de « bleu » par les professionnels. Financé en grande partie par l'État norvégien, le projet a une capacité annuelle de stockage de 1,5 Mt de CO2, qui doit être portée à 5 Mt d'ici à la fin de la décennie.

Viande brésilienne : Brasília se veut confiante après l’audit, Bruxelles plus prudente

Dans un communiqué publié le 4 septembre, à l’issue de la visite des autorités sanitaires de la Commission européenne, le ministère brésilien de l’Agriculture et de l’élevage (Mapa) a affiché sa confiance quant à sa possible réintégration très prochainement au sein de la liste des pays autorisés à exporter des produits animaux vers l’UE. Formellement suspendu d’exportation de viande vers l’UE depuis le 3 septembre, le Brésil faisait l’objet d’un audit pour ses filières volaille et miel de la part de la DG Santé entre le 24 août et le 4 septembre. « Nos contrôles sanitaires ont été jugés satisfaisants et approuvés pour notre volaille et notre miel », s’est donc félicité le Mapa. Et d’ajouter : « Nous attendons désormais la finalisation des procédures administratives, mais le Brésil figurera très prochainement de nouveau sur la liste des fournisseurs de volaille et de miel de l'UE ». De son côté, la Commission européenne se montre plus prudente, ne voulant pas préjuger des résultats de l’examen avant la publication du rapport d’audit. « Nous devons laisser le temps aux experts de faire leur travail », a ainsi répondu, le 7 septembre, une porte-parole de la Commission européen lors du point presse quotidien.

Viande bovine : Trump signe deux nouveaux décrets pour venir en aide à ses éleveurs

Le président américain Donald Trump a signé, le 4 septembre, deux nouveaux décrets afin d’aider les éleveurs de bétail des États-Unis au moment où le pays subit des prix records du bœuf. Dans le premier décret, le locataire de la Maison Blanche souhaite à mettre fin aux protections dont bénéficient les loups gris et les loups du Mexique en tant qu’espèces menacées. Pour ce faire, il charge Doug Burgum, secrétaire à l'Intérieur, de déterminer dans un délai de 90 jours si les critères pour un reclassement sont remplis. En outre, il appelle la secrétaire à l’Agriculture Brooke Rollins à réexaminer les règles d’étiquetage d'origine des produits de bœuf afin de les renforcer. Le second décret concerne les règles de concurrence et vise notamment à soutenir la capacité des éleveurs à abattre, transformer, emballer et vendre leur propre viande. Ces nouvelles annonces viennent compléter le vaste plan en faveur des éleveurs présenté le 31 août par Brooke Rollins et destiné à reconstituer le cheptel bovin à viande américain. Au-delà du prix du bœuf, ces mesures interviennent également en réponse aux critiques émises par le secteur à la suite du projet d'augmentation des importations de viande bovine en provenance de pays tiers.

Bovins : Brittany Ferries sous pression irlandaise pour continuer le transport de veaux

Après avoir annoncé durant l’été qu’il allait arrêter le transport de veaux vivants depuis l’Irlande, le transporteur français Brittany Ferries est sous pression de la filière et de politiques locaux pour revenir sur sa décision. Les deux eurodéputés Michael Fitzmaurice et Ciaran Mullooly (indépendantistes) ont rencontré la direction de la compagnie à deux reprises – dont son président, le maraîcher Jean-Marc Roué, le 7 septembre. La décision de Brittany Ferries provoquera « des conséquences sérieuses » pour la filière irlandaise, déplore M. Mullooly. En 2025, l’Irlande a exporté presque 310 000 veaux, un nombre en hausse depuis deux ans. Plus de 215 000 veaux l’ont déjà été depuis le début 2026. Le retrait de Brittany Ferries laisserait Irish Ferries comme unique transporteur maritime sur ce marché. De son côté, le Beef Plan Movement (producteurs) a accusé Brittany Ferries de « discrimination contre le secteur de l’élevage irlandais ». Côté français, le transporteur breton a reçu le soutien de plusieurs associations de protection animale, qui lui demandent « une communication publique » afin de clarifier « les fondements et la portée de [sa] décision ». Les ONG réclament l’arrêt du transport de veaux depuis début 2025, en raison de notamment de la longueur du trajet.

Charcuterie : Savencia devrait céder les rillettes Bordeau Chesnel à Alliance, propriétaire de Bahier

Le groupe Savencia informe, dans un communiqué du 7 septembre, de son projet de céder le fabricant de rillettes Luissier Bordeau Chesnel au Groupe Alliance, « acteur industriel français reconnu de l’agroalimentaire, détenu par le groupement de producteurs bovins porcins des Hauts de France, Cobevial ». Le directeur de la holding Alliance, Hubert Parry, joint par Agra Presse, met en avant « le savoir-faire » du groupe dans le domaine de la rillette, à travers Bahier, et « la part non négligeable » d’activités charcutières au sein du groupe. Il met en avant aussi la complémentarité entre les deux sociétés sarthoises, Bahier étant « en volume beaucoup plus axée sur les marques de distributeurs». Pour autant, Bahier perdurera, assure-t-il. Le DG d’Alliance précise que les sociétés sous la holding sont autonomes. A ce titre, Bordeau Chenel devra se doter de fonctions-support, alors qu’elle dépend aujourd’hui de Savencia, précise-t-il. Les deux sociétés réalisent des chiffres d’affaires comparables avec les rillettes, souligne-t-il : un peu plus de 50 millions d’euros pour Bahier (qui réalise à peu près autant en boudins) et « un peu moins de 60 millions d’euros pour Luissier Bordeau Chesnel. 

Nitrates et pesticides dans l’eau : le curatif trois fois plus coûteux que le préventif (étude)

Un traitement curatif de la pollution de l'eau en nitrates et en pesticides est « en moyenne trois fois plus coûteux, que de réduire la pollution à la source, toutes choses égales par ailleurs », selon les conclusions d'une étude menée par l'Agence de l'eau Seine-Normandie, dévoilée par le média Contexte, et dont l'AFP a pris connaissance le 7 septembre. Le ratio « s'aggrave lorsque la collectivité traite de faibles volumes et lorsque les eaux brutes sont plus fortement chargées en polluants ». L’étude a analysé 21 aires d'alimentation de captage (AAC), « en chiffrant des scénarios sur la base des caractéristiques propres à chacune ». Si, à long terme, globalement, le curatif coûte 3,2 fois plus cher que le préventif, « pour le service d'eau potable, l'écart en faveur du scénario préventif » se creuse : « Si l'on raisonne du point de vue du reste à charge supporté par le service d'eau », le coût du curatif devient alors « 13 fois plus important », indique l'étude. Néanmoins, le scénario du « tout préventif » se heurte aux difficultés de mise en œuvre, « sachant que la décision de changer les pratiques agricoles ne revient pas à la collectivité, et dépend d'un contexte national et régional favorable à l'agroécologie », conclut cette étude.

Distribution : Carrefour rouvre un magasin en Inde, douze ans après avoir quitté le pays

Carrefour a ouvert fin août son premier magasin en Inde, à Noida, près de la capitale New Delhi. Il s’agit d’un magasin de 3 500 m2 de vente (sur 5 000 m2 au total), dont l’assortiment est composé de 100 % de produits locaux pour l’instant, sans boucherie ni poissonnerie, afin de s’adapter aux habitudes alimentaires indiennes. Carrefour ne s’implante pas en Inde directement, mais par l’intermédiaire d’Apperl, franchisé émirati présent de longue date en Inde dans la distribution. « Apparel Group, fondé en 1996 et basé à Dubaï, est un acteur majeur de la vente au détail de vêtements et de produits alimentaires et boissons, avec plus de 2 300 magasins dans 14 pays, dont 250 en Inde, répartis dans plus de 35 villes et 15 États », indiquait Carrefour en septembre 2024 dans un communiqué annonçant son implantation à venir en Inde. « Avec ce magasin, Carrefour signe son grand retour en Inde, douze ans après avoir quitté le pays. En 2014, le géant français avait dû se résoudre à fermer boutique après les performances décevantes de ses cinq magasins de cash and carry », écrivent les Echos. Cette implantation coïncide avec l’entrée en vigueur prochaine de l’accord de libre-échange avec l’Union européenne, qui va permettre de diversifier l’approvisionnent des magasins. Carrefour prévoit également de faire fabriquer des produits en Inde, pour ensuite les exporter au Moyen-Orient et dans d'autres pays d'Asie.

Présidentielle : un pool d'élus à l'écriture du volet agricole du programme de Le Pen

Ce sont plusieurs parlementaires ou ex-parlementaires, parmi lesquels la députée Hélène Laporte, l'ancien député Grégoire de Fournas et l'eurodéputé Gilles Pennelle, qui seront à l'écriture du volet agricole du programme de Marine Le Pen (Rassemblement national), indique-t-on dans l'entourage de Mme Laporte. L'ensemble du travail sur le programme agricole va être coordonné par Ambroise de Rancourt, directeur de cabinet de Marine Le Pen. Aucune date n'est encore connue pour la présentation du programme.