Agra Fil du 4 septembre 2026

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Sécheresse : plan d’aide présenté vendredi, besoin d’« économies nouvelles » pour le financer

Prévu le 3 septembre, puis décalé de « quelques jours », le plan d’aide CASI (canicules, sécheresse, incendies) sera présenté lors d’une conférence de presse dans la matinée du vendredi 4 septembre, a annoncé le ministère de l’Agriculture. Afin de le financer, Sébastien Lecornu a demandé des « économies nouvelles » dans le budget 2026 par des gels et des annulations de dépenses, a annoncé l'entourage du Premier ministre, selon l’AFP. Les mesures en faveur des agriculteurs « ne peuvent pas attendre, elles seront donc financées par des économies nouvelles dans le budget actuel », par le biais d'« annulations » et de « gels de dépenses de l’État », détaille cette source. Le chef du gouvernement a réuni à cet effet jeudi après-midi (le 3 septembre, NDLR) à Matignon les ministres de l'Agriculture Annie Genevard, de l’Économie Roland Lescure, et des Comptes publics David Amiel. Annulations et gels « seront effectués dès maintenant pour financer les dépenses urgentes » pour les agriculteurs. « L’agriculture, c’est mon dossier numéro un de la rentrée », avait affirmé le Premier ministre, en annonçant deux plans : « un plan de soutien et de sauvetage pour passer l'hiver » et un plan « de relance » pour 2027. Pour ce dernier, qui figurera dans le projet de budget pour 2027, des concertations s'ouvriront « dès la semaine prochaine » entre les professionnels et le chef du gouvernement accompagné de la ministre de l'Agriculture.

Sécheresse : l'Allemagne prépare aussi un plan d'aides d'urgence

Comme la France, l’Allemagne prépare aussi un plan d’aides d’urgence pour les agriculteurs frappés par la sécheresse de cet été. Le ministre de l’Agriculture Alois Rainer s’est alarmé, le 2 septembre, de la « crise massive d’ampleur nationale ». Il ne s’agit pas seulement de « tonnes ou d’hectares », mais de « l’état dans lequel se trouvent aujourd’hui nos exploitations », a-t-il souligné, évoquant, outre la sécheresse, les coûts de production élevés, amplifiés par les prix actuels des carburants. Pour éviter une « rupture structurelle » et garantir les récoltes des années à venir, le ministre a annoncé une augmentation de 300 millions d’euros (M€) du programme d’aides de liquidité de la banque publique spécialisée dans le financement agricole, pour atteindre un total de 500 M€. Et il a indiqué qu’il négociait également avec le ministère des Finances un autre dispositif de soutien aux agriculteurs. Le sujet sera aussi à l’agenda de la réunion informelle des ministres de l’Agriculture de l’UE les 7 et 8 septembre à Dublin. Dans une lettre adressée aux Vingt-sept, le commissaire européen à l’Agriculture Christophe Hansen détaille les instruments qui peuvent d’ores et déjà être activés dans le cadre de la Pac.

Sécheresse : LFI propose un plan d’urgence en dix mesures dans le cadre du débat budgétaire

La France insoumise (LFI) a présenté le 3 septembre un plan d’urgence en dix mesures pour répondre « le plus rapidement possible » aux conséquences des canicules à répétition qui ont touché le monde agricole cet été. Le parti entend défendre ces propositions lors des débats budgétaires. Concernant le volet économique, LFI propose notamment de débloquer immédiatement une avance de trésorerie pour les exploitations touchées et d’étendre l’indemnité de solidarité nationale (ISN) à l’ensemble du territoire. Le parti souhaite également instaurer des prix planchers obligatoires et encadrer les marges des intermédiaires et de la grande distribution. Afin de venir en aide aux des agriculteurs en difficulté, LFI suggère en outre d’ouvrir un guichet d’urgence psychologique national et de mettre en place des services de remplacement pour les agriculteurs épuisés. Côté élevage, il propose de bloquer les prix du fourrage et d’en réserver prioritairement l’usage à l’alimentation animale. Un programme d’équipement des bâtiments d’élevage serait également mis en place pour faire face aux fortes chaleurs. En matière de gestion de l’eau, LFI veut établir une hiérarchie nationale des usages donnant la priorité à l’abreuvement, au maintien des cultures alimentaires et au fourrage. À plus long terme, le parti appelle à la création d’un fonds public contre les risques climatiques pour « sortir de la dépendance aux assurances privées ».

GNR : l'aide de 15 ct€/l aux agriculteurs reconduite pour septembre et octobre (Bregeon)

Les aides pour les secteurs les plus exposés à la hausse des carburants « seront reconduites » pour les mois de septembre et octobre, a indiqué le 3 septembre la ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, sur France Info. « Ces aides seront reconduites pour deux mois pour les agriculteurs, les pêcheurs, pour le secteur du BTP », a-t-elle indiqué. Le gouvernement avait annoncé ces derniers jours son intention de prolonger ces aides sans donner de calendrier. « On fera le point fin octobre, en fonction encore une fois de l'évolution de la situation, comme on le fait depuis le début », a ajouté la ministre. « Ce sont des secteurs qui sont extrêmement dépendants du prix du baril », selon elle. Le coût du dispositif s'élève à 70 millions d'euros (M€) par mois, a indiqué Maud Bregeon. Concernant les agriculteurs, l’aide à la pompe est reconduite à l’identique (15 ct€/l) en septembre et octobre, pour un coût estimé à 55 M€/mois. Destinées aux secteurs d'activité les plus exposés (agriculteurs, pêcheurs, BTP, transporteurs) et aux travailleurs modestes grands rouleurs face à la hausse des prix liée au conflit au Moyen-Orient, ces aides expiraient le 31 août, alors que les prix des carburants demeurent au-dessus de la barre symbolique des 2 €/l, notamment le gazole, le plus consommé en France.

UE-Mercosur : pas encore d’accord sur la répartition des contingents agricoles de l’UE

Les pays du bloc sudaméricain (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay) ne sont pas parvenus, le 2 septembre, à se mettre d’accord autour de la répartition des contingents tarifaires agricoles de l’accord commercial UE-Mercosur, appliqué de manière provisoire depuis mai. « il n’y a pas encore d’unanimité », a déploré le chef de la diplomatie uruguayenne Mario Lubetkin, dont le pays occupe la présidence tournante du Mercosur. D’après l’AFP, si les points de vue de l’Argentine, du Brésil et de l’Uruguay se rapprochent, celui du Paraguay en reste pour l’heure le plus éloigné. En l’absence de répartition définitive des volumes, ces quotas devront être attribués selon le principe du « premier arrivé, premier servi ». Cette incertitude intervient au moment où le Brésil est écarté, depuis le 3 septembre, de la liste des pays autorisé à exporter des produits animaux vers l’UE en lien avec l’utilisation d’antibiotiques comme facteurs de croissance, faute d’avoir pu fournir les garanties nécessaires pour le moment. Les chefs de la diplomatie du Mercosur devraient à nouveau se retrouver d’ici 45 à 60 jours à Montevideo (Uruguay) pour tenter d’aboutir à un consensus.

Reliquats bio : vers un fléchage de 17 M€ pour les « investissements d'avenir »

Selon des proches du dossier, la ministre de l'Agriculture envisageait, ces derniers jours, de flécher, au bénéfice des « investissements d'avenir », 17 millions d'euros (M€) issus de l'enveloppe de reliquats d'aides à la bio non consommées en 2025 et 2026, estimée à 120 M€. Il s'agira d'abonder les enveloppes des régions dédiées aux aides à l'investissement en les dirigeant vers les projets labellisés « contrats d'avenir ». Au congrès des Jeunes agriculteurs le 4 juin, Annie Genevard avait déclaré étudier la « piste » d’un financement des « projets d’avenir » par les reliquats d'aides à la bio non consommées. « Le Premier ministre et moi-même sommes particulièrement attentifs à la nécessité de pouvoir doter ces projets d’un accompagnement financier robuste », avait-elle déclaré lors de son discours. L'autre piste était celle de financements publics et capitaux privés. Au printemps, Annie Genevard avait annoncé que 40 M€ de reliquats d'aide bio seraient fléchés vers la bio et les MAEC, dont le financement de la part État interrogeait les opérateurs concernés. Puis juste avant l'été, une autre partie de ces fonds européens (93 M€) a été fléchée vers l'assurance et devrait permettre à Bercy de faire des économies sur les cofinancements nationaux.

Coordination rurale : « Faire la peau aux écolos », un débat d'idées selon Venteau

Le président de la Coordination rurale (CR) Bertrand Venteau, jugé pour avoir dit qu'il fallait « faire la peau » aux écologistes lors du congrès du syndicat le 19 novembre 2025, s'est défendu le 3 septembre devant le tribunal correctionnel d'Auch, arguant qu'il s'agissait d'un propos « purement politique », prononcé dans un cadre privé, relevant ainsi du « débat d'idées ». Le procureur a dénoncé quant à lui « un discours de haine », requérant une peine d'amende de 30 000 euros assortie du sursis. L’avocate de la défense a tenté d'affirmer que son client avait fait l'objet de « deux poids, deux mesures (...) dans la rapidité du traitement des dossiers »,rappelant que c'est au parquet d'Auch qu'est revenue l'affaire Lyhanna, traitée avec lenteur. Elle a demandé la relaxe, plaidant que les propos relevaient d'une « métaphore ». À l'extérieur du tribunal, encadrés par une compagnie de CRS, plus de 200 membres de la Coordination rurale s'étaient rassemblés avant l'audience dans une atmosphère d'abord bon enfant pour soutenir leur dirigeant. L'ambiance s'est ensuite détériorée lorsqu'une quinzaine d'écologistes et membres de la Confédération paysanne ont fait leur entrée dans le tribunal sous des huées, des jets d'œufs et de pétards. La décision du tribunal a été mise en délibéré au 15 octobre.

Coopératives : Vivescia s’engage à investir 250 M€ dans le Grand Est d’ici 2030

Dans un communiqué du 31 août, le groupe coopératif Vivescia et la Région Grand Est ont annoncé la signature d’une charte d’engagement mutuel, qui débouchera notamment sur 250 millions d’euros (M€) d’investissements d’ici 2030 de la part du groupe coopératif dans la région. Ces investissements se réaliseront dans le cadre du projet stratégique Vivescia 3.0. L’objectif est de renforcer la production agricole, via l’amélioration de la compétitivité des filières amont et aval. De son côté, la Région prévoit de poursuivre son soutien à l’installation, à la modernisation des exploitations et aux investissements agro-industriels. Des ambitions de décarbonation sont également évoquées. Le groupe coopératif poursuivra son programme d’agriculture régénérative Transitions (585 agriculteurs participants, sur 100 000 ha). Vivescia rappelle qu’il souhaite porter de 20 % à 50 % la part de ses 160 camions régionaux compatibles avec le B100 d’ici 2030. La Région annonce parallèlement 1 Md€ d’investissements dans les infrastructures de transport d’ici à 2035, ainsi qu’une stratégie logistique associant fret ferroviaire, plateformes multimodales et flottes moins émettrices. Les deux partenaires souhaitent également adapter les productions au changement climatique, notamment en identifiant de nouvelles zones favorables à la culture du blé dur.

Légumes sous serres : Prince de Bretagne avance sur l’électrification

Le Cerafel (Prince de Bretagne) a annoncé dans un message publié sur LinkedIn fin août la poursuite de son programme d’électrification des usages dans sa branche serriste. Depuis le début d'année, quelques maraîchers adhérents se sont équipés de chaudières électriques. Elles viennent se substituer à l'utilisation de gaz naturel. D'ici la fin d'année, trois maraîchers supplémentaires seront également équipés, et l'objectif est de continuer sur 2027 avec l'installation de chaudières chez une dizaine de serristes supplémentaires. Le passage du gaz naturel à la chaudière électrique permet de baisser de 20 % à 30 % l'impact carbone d'une exploitation, selon le Cerafel. Cette réduction pourrait même atteindre 40 % à 50 % « avec une fiscalité adaptée ». « Depuis 2015, nous avons déjà baissé notre consommation d'énergie de 20 % avec l'optimisation de la gestion climatique au sein des serres et leurs isolations. Et si l'on remonte plus loin, nous avons baissé de 57 % nos émissions de gaz à effet de serre depuis 2006 », se félicite la coopérative. Récemment, la réutilisation de bioCO2 issu d'unités de méthanisation, en partenariat avec Engie BiOZ et Groupe Jacky Perrenot pour la partie transport, a permis de baisser de 8 % les émissions de gaz à effet de serre chez les serristes équipés.

Tomates : en Espagne, disponibilité réduite et bons prix à la production en 2025-2026

La campagne 2025-2026 de tomates de serres a été marquée par une disponibilité réduite et une tendance favorable des prix à la production, souligne une analyse des services agricoles de la Junta de Andalusia le 20 août. Le secteur consolide sa tendance haussière pour la troisième année consécutive malgré une baisse des volumes vendus d'environ 5 %, selon les sources du secteur. Le début de campagne a été affecté par le retard généralisé, ce qui a repoussé l'arrivée de volumes importants jusqu'en novembre et limité l'offre pendant une grande partie de l'hiver. Les volumes exportés jusqu'en mai étaient inférieurs de 4 % à ceux de la campagne précédente. Cette disponibilité réduite, conjuguée à une demande soutenue, a entraîné une hausse de 24 % du prix moyen à la production. Les prix ont culminé en mars, sous l'effet des pénuries d'approvisionnement au Maroc, dont la production a été affectée par le papillon Tuta absoluta, le mildiou et la pourriture grise, ainsi que par les dégâts causés par la tempête Leonardo, réduisant considérablement les exportations durant cette période. « Cette situation a atténué la pression concurrentielle sur les marchés européens et favorisé un fort rebond des prix des tomates andalouses en mars », souligne la note.

Horticulture : des exportations de plantes espagnoles dynamiques au premier semestre

Les exportations espagnoles de plantes d’extérieur ont progressé de 3,6 % au premier semestre, pour atteindre un chiffre d’affaires de 376,8 millions d’euros (M€), souligne la Fepex (exportateurs) sur son site internet le 3 septembre, à partir des données du Département espagnol des douanes et des taxes spéciales le 3 septembre. La croissance est principalement due aux plantes d'extérieur, dont les ventes se sont élevées à 191,4 M€, en hausse de 10,6 % par rapport à la même période de 2025. Ce segment représente plus de 50 % des exportations espagnoles totales de plantes vivantes, confortant sa position de principal moteur de croissance du secteur. La Communauté valencienne (120 M€) et l'Andalousie (112 M€) demeurent les principales régions exportatrices, représentant à elles deux 62 % des exportations espagnoles de ce segment. À l'inverse, les exportations de plantes d'intérieur ont reculé de 8,5 % (à 57,1 M€), tandis que celles d'arbres et d'arbustes sont restées quasiment stables (-0,4 %, à 88,6 M€). Selon la Fepex, l'évolution des exportations ces dernières années témoigne d'une croissance soutenue, « fruit du dynamisme du secteur pépiniériste espagnol ». Sur les cinq dernières années, la croissance cumulée atteint près de 20 %.

Foncier : plus de 20 000 friches urbaines recensées en 2026, couvrant 61 000 ha

Plus de 20 000 friches urbaines, représentant quelque 61 000 ha, sont désormais recensées en France, selon l'inventaire partiel publié le 3 septembre par le Cerema, qui y voit « un gisement encore peu exploité » face à la « rareté du foncier ». L'inventaire national des friches, accessible via la plateforme en ligne « Cartofriches », dénombre 20 250 friches au 1er juillet 2026, contre environ 15 000 en avril 2025. Cette progression s'explique principalement par l'amélioration de la connaissance du patrimoine foncier grâce au développement des observatoires locaux, qui couvrent désormais 61 % du territoire, et sont à l'origine de près des trois quarts des friches recensées. Au total, le Cerema évalue entre 115 000 et 155 000 ha la surface occupée par ces terrains. Depuis 2011, la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers en vue de projets d'urbanisation représente en moyenne 21 000 ha/an. « Face à la crainte que la rareté du foncier limite les nouveaux projets, les friches représentent un gisement encore peu exploité et un véritable potentiel de développement », souligne le Cerema, qui voit dans les friches une solution pour préserver les sols naturels. Les friches issues de l'habitat représentent la catégorie la plus nombreuse (41 %), devant les friches industrielles (19 %), mais ces dernières représentent à elles seules 47 % des surfaces identifiées.

Agrivoltaïsme : le réseau Amorce (collectivités) et France Renouvelables signent une charte

Amorce, réseau de collectivités et d'acteurs locaux engagés dans la transition écologique, et France Renouvelables ont signé le 3 septembre une charte « en faveur de projets agrivoltaïques territoriaux et concertés », annoncent les deux associations. Elle est le fruit de « plusieurs mois de concertation » entre les représentants des collectivités locales, les développeurs agrivoltaïques et les acteurs agricoles, d’après le communiqué commun. Cette charte propose un ensemble de bonnes pratiques et d’engagements « permettant d’associer les collectivités au développement des projets dès la phase de prospection, d’intégrer les besoins des propriétaires et exploitants agricoles et garantissant une prise en compte des intérêts du territoire comme des autres parties prenantes des projets », indiquent Amorce et France Renouvelables. Et d’appeler les collectivités territoriales, développeurs et acteurs du monde agricole à la signer. Objectif : faire que le développement de l’agrivoltaïsme se déploie « dans la concorde, la concertation et l’expertise conjointe », au service de « projets à forte valeur territoriale, agricole, économique, sociale et environnementale ».

Climat : l'ONU prévoit un El Niño « de très forte intensité » ces cinq prochains mois

Le phénomène El Niño est désormais « solidement installé » et devrait encore se renforcer dans les prochains mois, jusqu’à atteindre une intensité « très forte », a alerté le 3 septembre l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Cet épisode « pourrait être plus puissant que tout ce que nous avons observé depuis le début de nos relevés », a alerté, devant la presse à Genève, la secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo. Pour la période septembre-novembre 2026, l’OMM indique une probabilité accrue de températures supérieures à la normale sur la quasi-totalité des terres émergées, ainsi que des régimes de précipitations correspondant à un fort El Niño dans le Pacifique. L’organisation estime par ailleurs quasi-certain que le phénomène se poursuive jusqu’en février 2027. Phénomène naturel qui revient tous les deux à sept ans, El Niño réchauffe les eaux de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial à partir du printemps, entraînant les mois suivants des modifications majeures des régimes de vents, de pression et de précipitations à l’échelle mondiale. L’année suivant El Niño, la chaleur emmagasinée dans l’océan se libère dans l’atmosphère, contribuant généralement à augmenter les températures mondiales, ce qui fait prédire à de nombreux climatologues que l’année 2027 sera la plus chaude jamais enregistrée.

Climat : la France a connu son « été le plus chaud jamais enregistré »

L’été 2026, marqué par des canicules, sécheresses et incendies géants, a été « le plus chaud » jamais enregistré en France, a annoncé le 2 septembre la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut. « Nous avons vécu l’été le plus chaud jamais enregistré depuis le début des mesures en 1900 », a indiqué Mme Barbut lors de la présentation du bilan climatique de l’été (juin-août) au siège de Météo-France, près de Paris. La France a connu trois vagues de chaleur dont l’une, fin juin, a atteint un record d’intensité et une autre, de fin juillet au mois d’août, a égalé, avec 23 jours, le record de la plus longue vague jamais enregistrée en France, qui datait de 1983. Le pays a subi pendant cette période des incendies extrêmes, comme celui qui a dévasté une partie de la Gironde. « Fin août, les feux de forêt avaient déjà brûlé six fois plus de surfaces par rapport à la moyenne des vingt dernières années », a souligné Monique Barbut. Le Premier ministre Sébastien Lecornu l’avait chargée fin juillet de lui présenter de nouvelles mesures pour « accélérer » la mise en œuvre du Plan national d’adaptation au changement climatique. Elle a promis jeudi des conclusions « d’ici la fin du mois de septembre », avec un plan de financement sur cinq ans.

Coopératives : Maïsadour nomme Stéphane Gautier à sa direction générale et se réorganise

Dans un communiqué du 2 septembre, Maïsadour annonce le remplacement du d.g. Christophe Bonno par Stéphane Gautier, précédemment Daf (directeur administratif et financier), ainsi que la constitution de deux pôles, végétal et animal. Un nouveau Daf est nommé, en la personne de Maxime Choquet, depuis 2020 dans le groupe coopératif. Ayant porté « plusieurs projets structurants » – dont  le rapprochement en cours avec Euralis et le développement de la filière volailles –, Maxime Choquet « portera notamment des missions de transformation en responsabilité avec les opérationnels », est-il formulé. Par ailleurs, Grégory Moulis et Pascal Azam viennent diriger respectivement un « pôle végétal » et un « pôle animal », nouvellement constitués à la place du pôle agricole, dont le dirigeant, Jean-Louis Zwick, fait valoir ses droits à la retraite. Le premier avait pris en 2024 la direction des productions végétales de Maïsadour après avoir été directeur de l’activité céréales de Vivadour et du service appro-collecte de Lur Berri. Le second, à Maïsadour depuis 2001, y a pris la direction des productions animales (coopérative, Canadour-Coqadour et Provif) en 2007, puis de la branche nutrition animale (Soal et ses filiales) en 2018.

Légumes : Benjamin Decherf nommé directeur exécutif de Terraveg

Responsable achat depuis deux ans au sein de l’entreprise Terraveg, Benjamin Decherf en a pris la direction dans le courant de l’été 2026. Il remplace Christophe Legrand, l’un des fondateurs de l’entreprise, parti pour un nouveau projet entrepreneurial. Située dans le Pas-de-Calais, l’entreprise Terraveg conditionne et commercialise chaque année 30 000 t de légumes de plein champ. La carotte représente l’essentiel des volumes, avec 8 000 t traitées en bio et 7 000 t en conventionnel. « Nous construisons actuellement six nouvelles cellules frigo de 1 000 à 1 500 t pour augmenter notre capacité de stockage en carotte », indique Benjamin Decherf. La pomme de terre bio, ainsi que l’oignon et la betterave rouge ( bio et conventionnel), sont les autres productions contractualisées auprès des producteurs de la région. Terraveg fait partie du groupe Ceko, qui comprend également l’entreprise Agromex, spécialisée dans la pomme de terre grenaille. Un produit duquel Benjamin Decherf était familier avant de rejoindre Terraveg, puisqu’il avait occupé le poste d'acheteur national pommes de terre chez Intermarché. (Tanguy Dhelin)

Agenda de la semaine agricole du 7 septembre 2026

Lundi 7 septembre
Réunion informelle des ministres de l'Agriculture de l'UE à Dublin (élevage, sécheresse), jusqu'au 8
Table ronde de l'Afja (journalistes agricoles) sur les fusions de coopératives
Sustainable Leather Forum (salon du cuir), à Paris

Mardi 8 septembre
Conférence de presse de rentrée de l'AGPB (producteurs de blé, FNSEA)
Bourse 2026 organisée par Agro Paris Bourse et le Crédit agricole, à Montrouge
Événement de Saipol sur les carburants d'aviation durables, dans le Gers
Journée technique « Légumes et petits fruits », dans le Pas-de-Calais
Assemblée générale des Maîtres laitiers du Cotentin, dans la Manche
Conférence de presse sur la bio organisé par Natexpo et La Maison de la bio
Conférence de presse de France gaz
Remise des Feef d'or (agroalimentaire/PME)

Mercredi 9 septembre
Présentation par la Commission européenne de la législation sur les marchés publics 
Conférence de presse de rentrée de Chambres d'agriculture France
Conférence de presse du Comité Champagne sur la vendange 2026
Carrefour des gestions durables de l'eau de Dijon

Jeudi 10 septembre
Commission de l’Environnement du Parlement européen
Conférence de presse de la Fnil (laiteries privées)
Rencontres à la vigne organisées par la Cnaoc (vignerons AOC) dans le Gard

Vendredi 11 septembre
Terres de Jim (fête agricole des Jeunes agriculteurs) à Metz-Magny
Conférence de presse de rentrée de la région Nouvelle Aquitaine

Erratum sur la révision de l'OCM

Contrairement à ce que nous avons indiqué par erreur dans l'Agra Fil daté du 3 septembre, le rapporteur du Parlement européen sur la révision de l’OCM, le socialiste français Éric Sargiacomo, souhaite élargir le périmètre des stocks stratégiques déjà présents dans le texte de la Commission européen, et ne propose pas la constitution de stocks stratégiques. Un débat sur cette question devrait d'ailleurs se dérouler en commission Agriculture du Parlement européen lors de la session qui aura lieu à la fin du mois de septembre. Dans l'intervalle, une réunion technique entre les rapporteurs sur la révision du règlement OCM devrait être organisée au cours de la semaine du 14 au 18 septembre. Une autre devrait suivre à la mi-octobre.