NGT : Bruxelles précise les exigences requises de la part des opérateurs
La Commission européenne a ouvert le 31 août (et jusqu’au 28 septembre) une consultation publique concernant deux propositions d'acte délégué et d'acte d’exécution détaillant les informations requises de la part des opérateurs qui souhaiteront mettre sur le marché des cultures issues des nouvelles techniques de sélection génomiques (NGT). Le compromis sur la libéralisation dans l’UE de ces NGT a été validé par le Parlement européen en juin après d’intenses discussions. Le texte final distingue notamment les variétés NGT de catégorie 1 (considérées comme équivalentes à des plantes conventionnelles) de celles de catégories 2 (soumises au même exigences que les OGM). Les deux règlements secondaires soumis à consultation (dont l’adoption est prévue pour le premier trimestre 2028) imposeront notamment la présentation d’informations sur les brevets et licences. Une question qui a été au cœur des discussions lors de l’adoption définitive de la nouvelle réglementation. Pour tenter de rassurer, la Commission européenne s’est engagée à publier un an après l’entrée en vigueur du règlement, une étude sur l’impact des brevets sur la concentration du secteur, la disponibilité des semences pour les agriculteurs et les modalités d’accès des obtenteurs aux plantes NGT brevetées. Si besoin, des mesures correctives seront proposées.
Aléas climatiques : JA propose la mise en place d’une « contribution générale sur l’impôt »
À trois jours de la présentation par Annie Genevard du plan d’aide à l’agriculture, JA a présenté le 31 août une trentaine de propositions face aux aléas climatiques. Une des demandes phares de ce livre blanc est la mise en place d’« une contribution générale sur l’impôt » pour faire face aux effets de la canicule et à l’ampleur des pertes subies, agricoles et non agricoles, a souligné le président Jocelyn Dubost. Le syndicat veut des aides à la trésorerie et des aides sociales : prise en charge des cotisations MSA et dégrèvement total de la TFNB ; relèvement du plafond de l’épargne de précaution (à 80 000 €) avec une exonération fiscale portée à 100 % ; lancement de prêts garantis par l’État à taux nul pour les jeunes installés depuis moins de cinq ans ; gel des fermages. Sur le plan réglementaire, il souhaite un « droit d’agir en période de tension », permettant d’adapter les pratiques (fauche des jachères, chargement des animaux, etc.). JA défend une réforme de l’assurance récolte via « un fonds mutuel intégré » qui couvre tout aléa (sanitaire et climatique). D’autres mesures à plus long terme sont avancées, comme dans la gestion de l’eau : accélérer les projets de stockage, ralentissement et infiltration, la réutilisation des eaux usées ; limiter les possibilités de recours à une saisine du Conseil d’État.
Sécheresse : en Nouvelle-Aquitaine, la CR demande une dérogation collective pour les MAEC
En Nouvelle-Aquitaine, les présidents régionaux de la Coordination rurale et de l'association des chambres d'agriculture dominées par le syndicat demandent, dans un communiqué de presse le 28 août, le « maintien intégral » des aides perçues au titre des MAEC Système « pour les exploitants ayant dû adapter leurs pratiques en raison de la sécheresse ou des incendies et dont la situation exceptionnelle aura été reconnue ». Dans le détail, les élus regrettent que les agriculteurs doivent déposer une demande de reconnaissance de cas de force majeure ou de circonstances exceptionnelles auprès de leur DDT (préfecture) pour continuer à bénéficier des MAEC. Ils citent le cas d'exploitants ayant dû récolter en ensilage des parcelles initialement déclarées en maïs grain, ou ayant acheté des aliments complémentaires. « Cette procédure est incompréhensible et inadmissible », estime la CR, qui demande « une réponse collective, rapide et de bon sens à une situation exceptionnelle », plutôt que des procédures individuelles à l'issue « incertaine ». La CR mentionne également le cas de MAEC localisées, en butte aux conséquences des incendies : « Les passages de déchaumeurs nécessaires aux opérations de lutte contre le feu ont entraîné la destruction partielle des couverts en place » et placent des agriculteurs « dans l'impossibilité de respecter certains engagements contractuels ».
Pommes : l’Europe s’attend à sa plus petite récolte depuis 2017 (producteurs)
« Une année charnière » : voilà comment les producteurs de pommes et de poires, réunis avec l’ensemble de leurs clients le 27 août lors du lancement de campagne organisé par l’ANPP (Association nationale pommes poires), abordent le démarrage de cette nouvelle saison. En France, la production de pommes sera amputée de 24 % en moyenne (estimation à 1,162 Mt) du fait d’une baisse de productivité liée aux conditions climatiques estivales extrêmes. Ce recul survient dans un contexte déjà fragilisé par le trop faible taux de renouvellement du verger (autour de 2,2 %, alors qu’il faudrait minimum 5 % pour le maintenir), déjà à l’origine d’un déclin lancinant en dix ans (arrachages supérieurs à 900 ha, dont 690 ha de Gala). Globalement, cette baisse de productivité affectera toute l’Europe, qui s’attend à sa plus petite récolte depuis 2017 : 9,5 Mt (-16 %) pour l’ensemble, -25 % de pommes destinées à l’industrie. Parmi les pays producteurs, on s’attend à une baisse significative de la Pologne (-30 %), de l’Italie (-2 %) et de l’Allemagne (-11 %). Les producteurs français font leurs calculs : avec une nouvelle hausse du coût de revient à la tonne de 22 % (autour de 716 €/t en moyenne), ils appellent leurs clients à une revalorisation d’au moins 0,35 €/kg dès 2026 pour « vivre [de leur métier] et investir durablement ». (Florence Rabut)
Poires : la production européenne poursuit sa croissance en 2026
Contrairement à la pomme, la production européenne de poires continue sa croissance, à 1,95 Mt, soit +5,5 % par rapport à la saison dernière et presque +10 % par rapport à la moyenne des trois dernières années, selon les prévisions de Prognosfruit en août. En France, le regain est significatif, porté par le renouvellement variétal : 76 596 t estimées pour 2026-2027 chez les producteurs adhérant à l’ANPP (70 % du verger français), soit une croissance de 4 %. Les surfaces progressent régulièrement, au rythme de 46 % en dix ans, soit +1 074 ha plantés chez les producteurs de l’ANPP. Dans le palmarès des variétés plantées figurent en n°2 et n°3 les nouvelles Fred (+182 ha) et Qtee (+158 ha), derrière Williams (+265 ha), mais devant Conférence et Angys. Mais, dans les rayons, la part de linéaires ne suit pas cet engouement, « quasi stable à 9 % du rayon entre septembre et février, avec cinq références en rayon en moyenne », regrette Pierre Venteau, directeur de l’ANPP, d’après les relevés de Promofel. Un défi de visibilité d’autant plus pressant que la consommation progresse chez les 35-49 ans, tant en fréquence d’achat (+12 %) qu’en volume (+1 500 t). Pour aider à renouveler l’acte d’achat et la satisfaction des consommateurs, l’ANPP lance le projet « Qualité poire » afin de construire des repères partagés avec la distribution. (Florence Rabut)
Fruits : l'ANPP ouvre la gouvernance du label Vergers écoresponsables
Géré jusqu'ici par l'ANPP (pommes-poires), qui en était à l'origine et concédait des licences d'utilisation, le label Vergers écoresponsables se transforme en association, ouvrant ainsi la gouvernance aux AOP Pêches-abricots et Prunes. Le but : créer « un label rassembleur pour l’ensemble des filières arboricoles concernées », afin de « pouvoir mieux communiquer ensemble », indique Sandrine Gaborieau, responsable marketing et communication à l’ANPP (producteurs). L’ANPP reste majoritaire, les parts dans l'association étant proportionnelles au chiffre d'affaires réalisé par les filières. Des négociations avec d'autres espèces sont en cours. Cette évolution se traduit par un nouveau logo, qui intègre plusieurs éléments : forme circulaire, symbole de l’infini pour matérialiser « l’agriculture durable », suppression de la base line, modernisation de la typographie, maintien de l’identification « France ». Une nouvelle stratégie de communication est adossée dès 2026-2027, visant à soutenir la consommation, « de façon plus émotionnelle et moins technique pour créer de la proximité avec les consommateurs ». Rappelons que la loi d’urgence agricole a ouvert la reconnaissance de Vergers écoresponsables dans les quotas d’achat Egalim pour la restauration collective, sans limitation de durée. (Florence Rabut)
Négoce : le groupe Margaron a fait l’acquisition de Delivagri (presse)
Selon un article (payant) d’Agrodistribution du 20 août, le groupe isérois Margaron, spécialisé dans le négoce de coproduits agricoles et agroalimentaires à destination de l’élevage, a fait l’acquisition du négoce en ligne d’origine angevine Delivagri (céréales conventionnelles et biologiques, pailles, fourrages, fertilisation organique, etc.) début août. Auprès du média, le directeur général de Delivagri Damien Pierre a justifié l’opération par le fait que « les marchés et les clientèles [auxquelles nous] nous adressons sont complémentaires à ceux du négoce Margaron ». Le négoce en ligne espère par ailleurs profiter des moyens supplémentaires et des infrastructures de Margaron pour offrir de nouvelles solutions à ses clients. Il vise la commercialisation de 300 000 t de produits par an à l’horizon 2029, et projette de poursuivre son développement sur les marchés de spécialités. Damien Pierre explique à nos confrères que Delivagri souhaite « devenir le numéro 1 de la collecte en bio » en France à l’avenir, et « consolider [sa] position de leader français sur les marchés de la paille et des fourrages ».
Agrobusiness : un niveau « grave » de concentration des entreprises dans le monde (ONG)
Les ONG internationales Grain (agriculture) et ETC Group (nouvelles technologies) ont publié, fin juillet, leur mise à jour des top 10 de l’agrobusiness, le précécent datant de 2023. Ce classement, par chiffre d’affaires sur l’année 2024, pointe, selon les auteurs, « une concentration grave des entreprises » dans six secteurs : semences, pesticides, engrais de synthèse, machines agricoles, produits pharmaceutiques vétérinaires et génétique des animaux d’élevage. En semences et en phytos, quatre entreprises (Bayer, Corteva, Syngenta et BASF) se partagent 50 % du marché, dont 20 % uniquement pour Bayer en semences et 22 % pour Syngenta en phytos. Dans le secteur des engrais, les dix premières entreprises pèsent plus de 30 % du marché : quatre structures (Nutrien, Mosaic, OCP et ICL) se partagent un quart du marché mondial des engrais phosphatés, tandis qu’ils sont six (Nutrien, Mosaic, ICL, Uralkali, K+S et Eurochem) à peser plus de 65 % des ventes d’engrais potassiques. Du côté des machines agricoles, quatre entreprises représentent 44 % du marché : John Deere (19 %), Kubota (10 %), CNH (8 %) et AGCO (7 %). Même constat pour les produits pharmaceutiques vétérinaires et la génétique porcine, où quatre entités (Zoetis, Merk, Boehringer et Elanco) et cinq (Genus, Topigs Norsvin, DanBred, Hendrix Genetics et Axiom) s’attribuent respectivement 49 % et 51 % du marché. (Anne Gilet)
Bassines : en Normandie, le projet d'un agriculteur et maire contesté par des associations
Depuis le début de l’été, Samuel Courvallet, agriculteur et maire de Pierrefitte-en-Cinglais (Calvados), fait aménager sur son exploitation de 70 ha une retenue de substitution, destinée à stocker jusqu’à 40 000 m3 d’eau pour irriguer ses vergers de pommiers en période de sécheresse. « Toutes les eaux de la colline arrivent ici, et l'idée c'est de les récupérer, pour pouvoir irriguer mes cultures de pommiers durant l'été, lors des périodes les plus sèches », avait-il précisé au média Ici Normandie en mai. Inédit dans la région, le projet représente un investissement de plusieurs milliers d’euros, financé pour moitié par le fonds hydraulique agricole, déployé sur l’ensemble du territoire depuis 2024. Le chantier suscite toutefois la controverse parmi les acteurs locaux. « Personne n’était au courant », témoigne auprès de Reporterre une maraîchère d’une commune voisine, qui s'interroge sur la nécessité d’irriguer des pommiers dans cette région. Cinq associations environnementales ont par ailleurs saisi, le 7 août, le préfet du Calvados, le procureur de la République de Caen, l’Office de la biodiversité et la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM, préfecture). Dans un courrier, elles dénoncent plusieurs « infractions majeures urgentes » au Code de l’environnement et demandent une intervention rapide des services de l’État pour stopper le chantier.
Chambres d’agriculture : Bertrand Venteau accusé d’« ingérence » en Dordogne (presse)
Cité dans un article de Sud Ouest publié le 31 août, le président de la chambre d’agriculture de Dordogne Rémi Dumaure (CR) accuse le président national de la Coordination rurale Bertrand Venteau de « venir faire de l’ingérence en Dordogne ». Selon l’élu périgourdin, « Bertrand Venteau veut que je vire le directeur de la chambre alors qu’il fait le travail ». M. Dumaure a reçu le soutien de l’Association des chambres d’agriculture libres et indépendantes de Nouvelle-Aquitaine (qui regroupe les chambres présidées par la CR). Dans un communiqué, son président Philippe Tabarin (Vienne) appelle à « l'apaisement et à la responsabilité », relevant qu’« il convient (…) de distinguer les débats relatifs à la gestion administrative des chambres d'agriculture des combats syndicaux ». Plus largement, Sud Ouest fait état de relations « glaciales », voire « coupées » entre Bertrand Venteau et Rémi Dumaure, qui s’invectivent par médias interposés. Bertrand Venteau dit ainsi « avoir un problème » avec « ceux qui, comme à la chambre de l’agriculture de Dordogne, travaillent plus avec la FNSEA qu’avec la CR ». De son côté, Rémi Dumaure estime que le président national de la CR a « eu besoin de [lui] pour se faire élire ».
Porc : en juillet, les canicules font nettement reculer la production (Agreste)
Dans une note parue le 28 août, Agreste (ministère de l’Agriculture) fait état du repli de la production porcine en juillet « dans un contexte de canicule ». Celle-ci a reculé de 4,1 % en poids sur un an, sous l’effet conjugué du recul des abattages et de l’allègement des carcasses. « Les fortes chaleurs estivales pèsent sur les disponibilités en animaux et ralentissent leur croissance », est-il expliqué. Les abattages sont ainsi en recul de 3 % en nombre de têtes (y compris porcelets, coches et verrats) sur un an et de 5,4 % par rapport à la moyenne de ces cinq dernières années. L’abattage de porcs charcutiers est en recul de 2,6 %, à 1,67 million de têtes, soit 5,1 % de moins que la moyenne quinquennale. Le poids moyen des carcasses présente 1,7 kg de moins en juillet par rapport à juin, premier mois de fortes chaleurs, au cours duquel il avait déjà perdu 1,6 kg. Cette restriction de l’offre a légèrement poussé à la hausse le cours moyen du porc entrée abattoirs (+3,6 % par rapport à juin). La consommation de viande porcine en France (mesurée par bilan) avait bien progressé en juin, dépassant de 5,6 % son niveau de 2025 et de 5,5 % la moyenne quinquennale. Cette consommation apparente a été soutenue par 29 % d’importations, en hausse de 7,5 % sur un an.
Dindes : au Royaume-Uni, l’industriel Bernard Matthews ferme une usine (presse)
À la fin août, la presse britannique a rapporté la décision de l’industriel de la dinde Bernard Matthews de fermer progressivement d’ici à la fin 2026 une de ses trois usines, celle du Derbyshire (centre de l’Angleterre), qui emploie quelque 600 personnes. Dans un article de Farmers Weekly publié le 24 août, un porte-parole invoque la hausse des coûts et « une complexité croissante » qui « freinent la croissance, alimentent l’inflation alimentaire et compromettent la sécurité alimentaire du Royaume-Uni ». Dans le même hebdomadaire agricole, Will Raw, président de la commission avicole du syndicat NFU, estime que cette fermeture n’affectera pas directement les éleveurs, mais ajoute qu’« elle reflète le manque de confiance et les problèmes de résilience qui traversent toute la chaîne d'approvisionnement, de la ferme à l'assiette ». L’espèce dinde est plus pénalisée que le poulet. Aussi la marque Bernard Matthews la remplace-t-elle par du poulet dans certains produits élaborés. L’entreprise était entrée en 2016 dans le groupe BPO (Boparan Private Office, actionnaire de 2 Sisters). Elle conserve deux usines dans le Suffolk (centre-est de l’Angleterre).
Méthanisation : Keon entre au capital d'une unité allemande de biogaz
Dans un communiqué paru le 31 août, le groupe français Keon, spécialiste de la méthanisation, annonce sa première entrée au capital d'un site allemand de production de biogaz. Située en Bavière, l'unité a une production estimée à 30 GWh/an et sera gérée par un opérateur local. La prise de participation de Keon au projet Bauer BioEnergie permettra la conversion de cette unité de cogénération existante vers l’injection de biométhane. Keon est présent depuis près de deux ans en Allemagne, un pays qui « se tourne massivement vers l'injection sous l’effet de la fin progressive des tarifs de rachat de l’électricité, du renforcement des exigences européennes RED II et RED III ». Leader mondial du biogaz, l'Allemagne dispose « d'un parc historique d’environ 10 000 unités, majoritairement tournées vers la cogénération », explique Keon dans son communiqué. Créé en 2005, Keon est présent sur de nombreux maillons de la filière biogaz (conception, construction, maintenance, exploitation...). Il détient des participations dans 14 sites en France, a construit 83 unités depuis sa création et accompagne 250 clients méthaniseurs. L'entreprise est également présente au Québec.
Distribution : les GMS indépendantes deux fois plus rentables que les IAA, selon l’Ilec
« En 2024, les distributeurs indépendants ont été près de deux fois plus rentables que les industriels alimentaires », selon les résultats d’une étude réalisée par Simon Parienté, professeur émérite de finance, pour le compte de l’Ilec et dévoilée le 31 août. « Ce constat vaut pour les trois groupements d'indépendants – Leclerc, Intermarché et Coopérative U – dont les niveaux de rentabilité sont comparables », écrit l’organisation rassemblant les grandes marques fournisseurs des GMS. L’Ilec se base sur « le ROCE – la rentabilité des capitaux employés – comme le seul indicateur pertinent pour comparer deux modèles économiques aussi différents ». Selon elle, le ROCE des distributeurs indépendants atteint 14,5 %, celui des industriels alimentaires est de 7,7 % et celui des industriels DPH (droguerie-parfumerie-hygiène) est de 12,4 %. Ces nouvelles données tranchent avec celles portant sur la marge nette rapportée au chiffre d'affaires (2 % pour les distributeurs, 3,6 % pour les IAA), indicateur habituellement mis en avant par les opérateurs pour souligner leur faible rentabilité. Le ROCE est privilégié par l’étude, car il « rapporte le résultat dégagé par l'activité à l'ensemble des capitaux qu'il a fallu investir pour l'obtenir, ce qui permet de comparer, à armes égales, deux modèles économiques très différents ».
Ministère de l'Agriculture : Zalay nommée d.g. de FranceAgriMer, Faipoux de la DGER
Actuellement conseillère Pac, filières et viticulture d'Annie Genevard, Marion Zalay est nommée, sur proposition de la ministre de l'Agriculture, directrice générale de FranceAgriMer à compter du 1er septembre, annonce la présidence de la République dans son compte rendu du Conseil des ministres le 31 août. Marion Zalay a une longue carrière dans les affaires agricoles. Elle a été l'ancienne conseillère technique d'Hervé Gaymard lorsqu'il était ministre de l'Agriculture, de Thierry Breton, à l'Économie, directrice de l'Inao, puis de la DGER (enseignement et recherche) au ministère de l'Agriculture. Avant d'arriver au cabinet d'Annie Genevard, elle occupait le poste de directrice adjointe du cabinet de Valérie Pécresse au conseil régional d'Île-de-France. Par ailleurs, l'Élysée annonce la nomination de Maud Faipoux à la tête de la direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER, ministère de l'Agriculture). Auparavant conseillère technique agriculture dans les cabinets d’Emmanuel Macron, de Jean Castex et d’Élisabeth Borne, Maud Faipoux occupait le poste de directrice générale de l’alimentation (DGAL, ministère de l’Agriculture) depuis 2022. Sa nomination était intervenue quelques semaines après que Matignon avait acté la création d’une police unique en charge de la sécurité sanitaire des aliments par le transfert de compétences de la DGCCRF (ministère de l’Économie) vers la DGAL. À la DGAL, elle a notamment géré la crise de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Sucreries : Tereos accueille un « directeur commerce groupe »
Tereos annonce avoir renforcé ces dernières semaines son équipe de direction avec l’arrivée de deux nouvelles recrues : Pierre-Henri Dietz en tant que directeur commerce pour le groupe et Valérie Gillot au poste de directrice de la communication pour le groupe. Depuis plus de 20 ans dans le secteur agro-Industriel, Pierre-Henri Dietz a occupé différentes fonctions au sein de Tereos : analyste de marché, trader, directeur du pôle de recherche « Marchés commodités », avant de rejoindre Cristalco (Cristal Union) en tant que directeur général, de février 2018 à février 2026. De retour chez Tereos au sein du comité de direction, « il apporte sa vision stratégique, son expertise des marchés de matières premières agricoles et son expérience commerciale pour piloter le développement des activités clés du groupe : sucre, alcool-éthanol, amidon et produits sucrants ». Quant à Valérie Gillot, c’est dans le secteur automobile (PSA, Stellantis, Renault Group et Citroen) qu’elle a forgé son expérience en communication corporate, produits, marques, média et crise. (Anne Gilet)
Syndicalisme : Charles Perrut, nouveau responsable des Affaires publiques chez JA
Charles Perrut est le nouveau responsable des Affaires publiques, de la communication et des partenariats chez Jeunes agriculteurs, apprend-on sur son compte LinkedIn. Il succède à Thomas Debrix. Charles Perrut a notamment été collaborateur parlementaire de la députée Véronique Riotton (Ensemble pour la République) et de l’ancien député Alexandre Vincendet (Horizons).
Enseignement : Renaud Tissier devient directeur de l'école nationale vétérinaire d'Alfort
Dans un arrêté paru le 31 août au Journal officiel (JO), le professeur Renaud Tissier a été nommé directeur de l'École nationale vétérinaire d'Alfort (ENVA), à compter du 1er septembre, pour une durée de cinq ans. Il remplace Christophe Degueurce, qui occupait ce poste depuis 2017. Professeur de pharmacie-toxicologie et directeur de la recherche à l'ENVA, Renaud Tissier est également directeur adjoint de l'établissement depuis 2023.