Biostimulants : Vivagro rachète Techsealab et sécurise ses approvisionnements
Lors d’une conférence de presse à Paris le 3 septembre, le spécialiste des produits de biocontrôle, adjuvants et biostimulants Vivagro (Gironde) a annoncé « devenir actionnaire majoritaire » du producteur et transformateur breton d’algues Techsealab (Finistère). Une transaction effective depuis le 1er août. L’opération permet à Vivagro (20 M€ de chiffre d’affaires en 2026) de sécuriser ses approvisionnements en matières premières pour produire ses biostimulants, et ainsi de poursuivre sa croissance. Déjà très présent sur les segments vigne, arboriculture et maraîchage en matière de biostimulants, l’entreprise girondine espère également accroître sa présence sur celui des grandes cultures. « Nous souhaitons être dans le top 5 de parts de marchés dans les trois ans, toutes espèces confondus », lance le directeur commercial France Johan Rigaud. À l’avenir, Vivagro espère améliorer les connaissances sur les effets des produits à base d’algues, à des fins de pédagogie auprès de ses clients (coopératives, négoces, agriculteurs etc.), et en proposer de nouveaux, cumulant par exemple effet de biostimulant et de biocontrôle.
Coopératives : Vivescia s’engage à investir 250 M€ dans le Grand Est d’ici 2030
Dans un communiqué du 31 août, le groupe coopératif Vivescia et la Région Grand Est ont annoncé la signature d’une charte d’engagement mutuel, qui débouchera notamment sur 250 millions d’euros (M€) d’investissements d’ici 2030 de la part du groupe coopératif dans la région. Ces investissements se réaliseront dans le cadre du projet stratégique Vivescia 3.0. L’objectif est de renforcer la production agricole, via l’amélioration de la compétitivité des filières amont et aval. De son côté, la Région prévoit de poursuivre son soutien à l’installation, à la modernisation des exploitations et aux investissements agro-industriels. Des ambitions de décarbonation sont également évoquées. Le groupe coopératif poursuivra son programme d’agriculture régénérative Transitions (585 agriculteurs participants, sur 100 000 ha). Vivescia rappelle qu’il souhaite porter de 20 % à 50 % la part de ses 160 camions régionaux compatibles avec le B100 d’ici 2030. La Région annonce parallèlement 1 Md€ d’investissements dans les infrastructures de transport d’ici à 2035, ainsi qu’une stratégie logistique associant fret ferroviaire, plateformes multimodales et flottes moins émettrices. Les deux partenaires souhaitent également adapter les productions au changement climatique, notamment en identifiant de nouvelles zones favorables à la culture du blé dur.
Spiritueux : l’américain Brown-Forman signale une demande atone pour 2026
Brown-Forman, le fabricant de Jack Daniel's, a déclaré le 2 septembre que la demande d'alcool, en particulier sur les marchés développés, devrait rester sous pression cette année, rapporte l’agence de presse Reuters. Soucieux de leur budget, les consommateurs américains boivent moins et limitent les achats impulsifs ; par ailleurs, l'utilisation croissante de médicaments de type GLP-1 et une attention accrue portée à l'apport calorique pèsent également sur la demande. Brown-Forman a aussi signalé un ralentissement de la demande dans les pays européens, notamment en Allemagne, en France et au Royaume-Uni. Au premier trimestre, le chiffre d'affaires de l'entreprise a reculé de 1 % pour s'établir à 911 M$ (785 M€), selon les données compilées par LSEG. Les entreprises traditionnelles de spiritueux misent de plus en plus sur les produits aromatisés, les cocktails prêts à boire et d'autres innovations pour séduire les consommateurs, en particulier ceux qui recherchent la praticité et un bon rapport qualité-prix, souligne Reuters. Alors que les ventes du segment principal des whiskys de Brown-Forman sont restées stables, son portefeuille de boissons prêtes à consommer – le deuxième en termes de chiffre d'affaires – a progressé de 20 %. Les ventes du segment tequila, qui a représenté environ 6 % du chiffre d'affaires annuel en 2026, ont reculé de 12 % au cours du trimestre.
Légumes d’industrie : partenariat entre Bonduelle et Carrefour sur la durabilité
Bonduelle France annonce avoir signé avec le distributeur Carrefour un « Sustainable Linked Business Plan » (SLBP), dans un message publié sur le réseau social LinkedIn fin août. Le SLBP est un accord stratégique extra-financier élaboré par Carrefour, qui associe des contrats commerciaux à des objectifs conjoints et des indicateurs de performance en matière de durabilité environnementale et sociétale. « Cette nouvelle étape s'inscrit dans la continuité de la collaboration engagée depuis plusieurs années entre Bonduelle et Carrefour pour accompagner la transition alimentaire. Les défis alimentaires, agricoles et environnementaux auxquels nous faisons face sont collectifs », se félicite l’industriel. Trois axes sous-tendent ce partenariat : renforcement de « la visibilité des légumineuses auprès des consommateurs, pour accompagner la transition vers une alimentation plus végétale, accessible et ancrée dans le quotidien » ; accompagnent des agriculteurs des Hauts-de-France dans la transition vers des pratiques d'agriculture régénératrice ; et réduction de l'utilisation du plastique sur les emballages des marques Bonduelle. Depuis 2025, plusieurs grandes marques ont signé un tel partenariat avec le distributeur (Coca Cola, Heineken, Mondelez et récemment Nestlé).
Légumes sous serres : Prince de Bretagne avance sur l’électrification
Le Cerafel (Prince de Bretagne) a annoncé dans un message publié sur LinkedIn fin août la poursuite de son programme d’électrification des usages dans sa branche serriste. Depuis le début d'année, quelques maraîchers adhérents se sont équipés de chaudières électriques. Elles viennent se substituer à l'utilisation de gaz naturel. D'ici la fin d'année, trois maraîchers supplémentaires seront également équipés, et l'objectif est de continuer sur 2027 avec l'installation de chaudières chez une dizaine de serristes supplémentaires. Le passage du gaz naturel à la chaudière électrique permet de baisser de 20 % à 30 % l'impact carbone d'une exploitation, selon le Cerafel. Cette réduction pourrait même atteindre 40 % à 50 % « avec une fiscalité adaptée ». « Depuis 2015, nous avons déjà baissé notre consommation d'énergie de 20 % avec l'optimisation de la gestion climatique au sein des serres et leurs isolations. Et si l'on remonte plus loin, nous avons baissé de 57 % nos émissions de gaz à effet de serre depuis 2006 », se félicite la coopérative. Récemment, la réutilisation de bioCO2 issu d'unités de méthanisation, en partenariat avec Engie BiOZ et Groupe Jacky Perrenot pour la partie transport, a permis de baisser de 8 % les émissions de gaz à effet de serre chez les serristes équipés.
Coopératives : Maïsadour nomme Stéphane Gautier à sa direction générale et se réorganise
Dans un communiqué du 2 septembre, Maïsadour annonce le remplacement du d.g. Christophe Bonno par Stéphane Gautier, précédemment Daf (directeur administratif et financier), ainsi que la constitution de deux pôles, végétal et animal. Un nouveau Daf est nommé, en la personne de Maxime Choquet, depuis 2020 dans le groupe coopératif. Ayant porté « plusieurs projets structurants » – dont le rapprochement en cours avec Euralis et le développement de la filière volailles –, Maxime Choquet « portera notamment des missions de transformation en responsabilité avec les opérationnels », est-il formulé. Par ailleurs, Grégory Moulis et Pascal Azam viennent diriger respectivement un « pôle végétal » et un « pôle animal », nouvellement constitués à la place du pôle agricole, dont le dirigeant, Jean-Louis Zwick, fait valoir ses droits à la retraite. Le premier avait pris en 2024 la direction des productions végétales de Maïsadour après avoir été directeur de l’activité céréales de Vivadour et du service appro-collecte de Lur Berri. Le second, à Maïsadour depuis 2001, y a pris la direction des productions animales (coopérative, Canadour-Coqadour et Provif) en 2007, puis de la branche nutrition animale (Soal et ses filiales) en 2018.
Légumes : Benjamin Decherf nommé directeur exécutif de Terraveg
Responsable achat depuis deux ans au sein de l’entreprise Terraveg, Benjamin Decherf en a pris la direction dans le courant de l’été 2026. Il remplace Christophe Legrand, l’un des fondateurs de l’entreprise, parti pour un nouveau projet entrepreneurial. Située dans le Pas-de-Calais, l’entreprise Terraveg conditionne et commercialise chaque année 30 000 t de légumes de plein champ. La carotte représente l’essentiel des volumes, avec 8 000 t traitées en bio et 7 000 t en conventionnel. « Nous construisons actuellement six nouvelles cellules frigo de 1 000 à 1 500 t pour augmenter notre capacité de stockage en carotte », indique Benjamin Decherf. La pomme de terre bio, ainsi que l’oignon et la betterave rouge ( bio et conventionnel), sont les autres productions contractualisées auprès des producteurs de la région. Terraveg fait partie du groupe Ceko, qui comprend également l’entreprise Agromex, spécialisée dans la pomme de terre grenaille. Un produit duquel Benjamin Decherf était familier avant de rejoindre Terraveg, puisqu’il avait occupé le poste d'acheteur national pommes de terre chez Intermarché. (Tanguy Dhelin)
Agroalimentaire : Isabelle Olazabal nouvelle p.-d.g. de Yooji (alimentation infantile)
La société d’alimentation infantile surgelée Yooji a annoncé le 3 septembre la nomination d’Isabelle Olazabal comme p.-d.g. et de Charlotte Lempereur comme directrice de la stratégie. Isabelle Olazabal, qui remplace Jérémy Strohner, est arrivée chez Yooji début 2026 comme directrice administrative et financière. « Elle apporte une solide expérience de l’agroalimentaire acquise notamment chez Mondelez et JDE, à la croisée de la finance et de fonctions commerciales en grande distribution pour conduire la nouvelle phase de croissance de la marque », selon un communiqué. Charlotte Lempereur, entrée chez Yooji en 2020, a passé huit années chez Orangina Suntory en marketing et innovation. « Elle a accompagné ces dernières années le changement d’échelle de Yooji en pilotant le marketing, l’innovation et le e-commerce. Elle conserve ces responsabilités et élargit désormais son périmètre à la stratégie globale et à la transformation de l’entreprise. »
Agenda de la semaine agricole du 7 septembre 2026
Lundi 7 septembre
Réunion informelle des ministres de l'Agriculture de l'UE à Dublin (élevage, sécheresse), jusqu'au 8
Table ronde de l'Afja (journalistes agricoles) sur les fusions de coopératives
Sustainable Leather Forum (salon du cuir), à Paris
Mardi 8 septembre
Conférence de presse de rentrée de l'AGPB (producteurs de blé, FNSEA)
Bourse 2026 organisée par Agro Paris Bourse et le Crédit agricole, à Montrouge
Événement de Saipol sur les carburants d'aviation durables, dans le Gers
Journée technique « Légumes et petits fruits », dans le Pas-de-Calais
Assemblée générale des Maîtres laitiers du Cotentin, dans la Manche
Conférence de presse sur la bio organisé par Natexpo et La Maison de la bio
Conférence de presse de France gaz
Remise des Feef d'or (agroalimentaire/PME)
Mercredi 9 septembre
Présentation par la Commission européenne de la législation sur les marchés publics
Conférence de presse de rentrée de Chambres d'agriculture France
Conférence de presse du Comité Champagne sur la vendange 2026
Carrefour des gestions durables de l'eau de Dijon
Jeudi 10 septembre
Commission de l’Environnement du Parlement européen
Conférence de presse de la Fnil (laiteries privées)
Rencontres à la vigne organisées par la Cnaoc (vignerons AOC) dans le Gard
Vendredi 11 septembre
Terres de Jim (fête agricole des Jeunes agriculteurs) à Metz-Magny
Conférence de presse de rentrée de la région Nouvelle Aquitaine