Agra Business | Saaten-Union, Cofigeo, Trump, Britanny Ferries

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Semences : la distribution du catalogue de Saaten-Union confiée à Asur Plant Breeding

À compter du 1er juillet 2025, la distribution de l’ensemble du portefeuille variétal de Saaten-Union sera confiée à Asur Plant Breeding, membre du groupe semencier allemand. Finie donc la collaboration avec Deleplanque, actée en septembre 2021 sous la bannière « Réseau Deleplanque-Saaten-Union », place à l’entité « Asur-groupe Saaten-Union ». Cette « évolution majeure dans l’organisation » se fera en France, mais aussi en Espagne, Italie, Portugal, Belgique et Luxembourg. Asur Plant Breeding y commercialisera ses propres obtentions mais aussi tout le catalogue des produits de Saaten-Union, à savoir des céréales de printemps (dont l'orge Sting), des oléoprotéagineux (dont les féveroles Synergy et Callas), ainsi que de multiples plantes multi-services. Ce changement de périmètre d’activités d’Asur Plant Breeding s’accompagnera d’une adaptation de l’organigramme dont les modalités seront précisées mi-juin. Implanté à Estrées-Saint-Denis (Oise), Asur Plant Breeding sélectionne des blés tendres (hybrides et lignées) et des orges d’hiver lignées ; ses actionnaires sont quatre sélectionneurs du groupe Saaten-Union, et trois coopératives françaises (Cérésia, Cavac et Terre Atlantique). L’entreprise compte aujourd’hui 35 salariés, mais verra son effectif passer à 55 cet été. De la sélection à la mise en marché, les équipes profiteront de synergies amplifiées et facilitées par une implantation commune sur le site de l'Oise. (Anne Gilet)

Santé : pas d’aliments à base de soja en restauration collective, préconise l’Anses

« Le soja étant la principale source d’isoflavones, l’Anses recommande de ne pas servir d’aliments à base de soja en restauration collective pour éviter une surconsommation », indique un communiqué de l’agence sanitaire, qui a publié le 24 mars des travaux évaluant le risque sanitaire lié à ces molécules phytoœstrogènes. Parmi les produits qui en contiennent, on trouve par exemple des desserts, yaourts, boissons, steaks végétaux, tofus, biscuits apéritifs... L’Anses a établi deux valeurs toxicologiques de référence (VTR) par ingestion « à partir d’effets toxiques affectant le système reproducteur » : une pour la population générale (0,02 mg/kg de poids de corps/jour), une autre pour les femmes enceintes et en âge de procréer ainsi que les enfants prépubères (0,01 mg/kg de poids de corps/jour). Résultat : 76 % des enfants de 3 à 5 ans consommant ces aliments dépassent la VTR, de même que 53 % des filles de 11 à 17 ans, 47 % des hommes de 18 ans et plus, ainsi que des femmes de 18 à 50 ans. Par ailleurs, l’Anses recommande aux industriels et aux producteurs de « mettre en œuvre des techniques agronomiques et des procédés de fabrication permettant de produire des aliments en maîtrisant les teneurs en isoflavones ».

Étiquetage de l’origine : Cofigeo déploie Origin’Info sous forme de QR code

L’industriel spécialiste du plat cuisiné appertisé Cofigeo (William Saurin, Raynal & Roquelaure, etc.) a décidé de s’inscrire dans la démarche volontaire Origin’Info, a-t-il annoncé le 24 mars. Plutôt qu’afficher le logo indiquant la provenance des principales matières premières, l’industriel a choisi d’ajouter sur ses emballages un QR code qui renvoie le consommateur vers un site comportant les informations sur l’origine. « Dès avril 2025, un QR code sera intégré sur les packs du taboulé Garbit et de la gamme de nouvelles pâtes cuisinées Panzani (nouveauté 2025) », indique la société. D’autres marques de la société s’engageront dans cet affichage : Zapetti en mai, Raynal & Roquelaure en juin (gamme de plats cuisinés français), puis William Saurin « dans une seconde phase ». La possibilité d’affichage sous forme de QR code est prévue par le cahier des charges d’Origin’Info, au même titre que la présence du logo sur les emballages, sur les étiquettes électroniques en rayon ou sur les sites de drive des distributeurs. Une trentaine de marques (Biocoop, Le Gaulois, Naturalia, etc.) et une centaine de références ont adopté ce logo lancé en 2024.

Restauration : la boulangerie snacking plébiscitée, à l’image de la chaîne Ange (étude)

La boulangerie est devenue le principal lieu de snacking à toute heure, selon l’étude de tendances publiée pour le Snack Show (du 2 au 3 avril). La chaîne Ange, présentait tous les aspects de cette évolution à Franchise Expo (du 15 au 16 mars). Selon l’étude réalisée par le cabinet Strateg’eat pour le Snack Show, les boulangeries sont préférées à 52 % pour se restaurer rapidement, qu’elles sont devenues « de véritables lieux de restauration à toute heure de la journée » pour un prix modéré et qu’elles s’orientent vers la pizza, fortement plébiscitée. À Franchise expo, Sylvain Navarre, directeur du réseau franchisé de la chaîne Ange (300 points de vente prévus en 2025), vantait ces différents axes de réussite. « Une boulangerie Ange couvre tous les moments de consommation de 6h30 à 20h, restaure en moyenne 650 clients par jour à partir de 5 € le repas et propose une cinquantaine de places assises », présente-t-il. L’offre du soir est attractive : du pain sortant du four et « beaucoup de pizzas fabriquées avec de la pâte à pain », informe-t-il. Le pain et la viennoiserie (30 % du chiffre d’affaires), qui restent des atouts, sont constitués pour moitié d’une farine de blé CRC Agri Éthique de la minoterie nantaise Girardeau.

Guerre commerciale : décision américaine sur les alcools reportée au 14 avril (industrie)

Le report de l’entrée en vigueur des rétorsions sur les produits américains (dont les bourbons), annoncé le 20 mars par le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic, devrait entraîner un ajournement jusqu’au 14 avril de la décision américaine concernant les taxes de 200% sur les boissons alcoolisées promises par le président Donald Trump. C’est ce qu’indique, le 20 mars, l’US Wine Trade Alliance (USWTA, commerçants américains) dans une note à l’attention de ses membres. « Il s'agit d'un premier pas dans la bonne direction pour apaiser les tensions », a réagi l’association professionnelle, qui espère, à présent, que ce délai permettra aux parties de négocier une solution amiable. « Les droits de douane sur le vin sont néfastes pour l'Amérique », ajoute le président de l’USWTA Ben Aneff, qui estime, en outre, qu’ils constituent « un faible levier pour influencer les changements politiques ». Parallèlement, le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic se rendait, le 24 mars, aux États-Unis pour poursuivre le dialogue avec ses homologues, Howard Lutnick et Jamieson Greer.

Vin : des tests pour repérer l’oïdium grâce à des chiens de détection

La société savante American Chemical Society (ACS), basée aux États-Unis, a fait état le 23 mars de tests concernant l’utilisation de chiens de détection pour lutter contre l’oïdium sur la vigne. Une équipe de chercheurs de l'université Texas Tech s’intéresse aux composés organiques volatils (COV) émis par la plante infectée par le champignon responsable de la maladie. « Les premiers résultats de comparaisons entre des raisins sains et des raisins infectés par des champignons ont révélé que les odeurs émises par les feuilles saines contiennent davantage de composés odorants acides que celles des feuilles malades », selon le communiqué. Reste à analyser la composition chimique des vapeurs émises par les feuilles à différents stades de l'infection. Une autre étape sera de tester la réaction des chiens détecteurs face à quelques molécules clés. « L'objectif ultime est de passer du diagnostic visuel des moisissures au diagnostic olfactif comme référence absolue », explique la responsable de l’étude Paola Prada-Tiedemann, professeure de sciences forensiques à l'université Texas Tech.

Vin/aléas climatiques : les détails sur une enveloppe de 9 M€ d'aides pour les jeunes viticulteurs

Lors de son déplacement viticole le 20 mars en Gironde, Annie Genevard a détaillé une enveloppe, non dépensée dans le cadre de l'arrachage de vigne, pour aider les jeunes viticulteurs ayant subi de mauvaises récoltes liées aux aléas climatiques. « Sur les 10 millions restants qui n'ont pas été consommés pour l'arrachage, 9 millions vont être consacrés aux jeunes viticulteurs qui éprouvent des difficultés particulières afin qu'ils puissent être épaulés sous la forme de subventions », a-t-elle déclaré. Cette aide avait été évoquée une première fois lors du Salon de l'agriculture fin février. Une enveloppe de 120 M€ d'aide à l'arrachage de vignes mis en place mi-octobre afin de résorber la surproduction, avait été approuvée par Bruxelles et n'a pas été totalement dépensée ; 9M€ iront aux agriculteurs de moins de 40 ans, installés depuis moins de cinq ans et ayant subi des pertes en 2024. Pourront aussi prétendre à une subvention ceux qui prévoient ou subissent des difficultés financières en raison des pertes sur les cinq dernières années ; 1 M€ d'euros ira aux pépiniéristes, eux aussi en crise et essentiels pour soutenir la filière, a précisé à l'AFP le ministère, ajoutant que les détails restaient à déterminer.

Bovins : Britanny Ferries reprend le transport en vif depuis l’Irlande, les ONG vent debout

Selon les informations d’Agriland, la compagnie Britanny Ferries a repris son activité de transport d’animaux vifs entre l’Irlande et la France à partir du mois de mars, à la veille du pic de naissances dans les élevages irlandais. Le ferry Cotentin embarquera des animaux au port de Rosslare (Sud-Est) et les emmènera jusqu’à Cherbourg. Trente ans après avoir arrêté cette activité, Britanny Ferries deviendra le troisième opérateur de transport d’animaux sur cette ligne, avec Irish Ferries et Stena Line. Dans un contexte de manque d’offre en Europe, les exportations irlandaises de bovins pour l’engraissement ont augmenté de 31 % en un an sur les sept premières semaines de 2025 (à 25 500 têtes), selon Agriland. Une tendance qui masque des évolutions contrastées, nuance le média irlandais : en hausse de 79 % pour les « animaux sevrés » (broutards), en recul de de 9 % pour les veaux. De leur côté, 120 personnalités, emmenées par plusieurs associations de protection animale (L214, CIWF, etc.), condamnent la décision de Britanny Ferries. « Il est prouvé scientifiquement que les animaux transportés sur de longues distances souffrent de températures extrêmes, de peur, de stress, de privation de repos, de nourriture ou d'eau », rappellent-elles dans une lettre ouverte.

Influenza aviaire : premier cas au monde sur un mouton, au Royaume-Uni (ministère)

Un cas d’influenza aviaire hautement pathogène (virus H5N1) a été confirmé sur un mouton dans le Yorkshire, dans le nord de l’Angleterre, a annoncé le gouvernement britannique dans un communiqué le 24 mars. Il s’agit du premier cas au monde sur cette espèce, selon le Département à l’environnement, à l’alimentation et aux affaires rurales (Defra). La contamination a été détectée après « plusieurs tests positifs sur le lait », dans le cadre de la surveillance de routine menée dans les élevages déjà atteints par l’influenza sur des volailles. Comme le rappelle le Defra, les autorités britanniques ont instauré ce suivi des autres espèces animales à la suite de l’épizootie chez les vaches laitières aux États-Unis – qui a causé un premier décès humain outre-Atlantique. Le mouton infecté dans le Yorkshire a été abattu « pour permettre des tests approfondis ». Aucune autre contamination n’a été observée dans l’élevage concerné. « Le risque pour l’élevage [au Royaume-Uni] reste faible », estime Christine Middlemiss, la chef des services vétérinaires britanniques (CVO), citée dans le communiqué. Elle appelle toutefois les éleveurs à la vigilance (surveillance des signes cliniques de l’influenza aviaire, maintien de la biosécurité).