Agra Business | Bayer, Veridi, Plenty, Oishii, French Black Garlic, Saint Louis Sucre

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Glyphosate : Bayer condamné à verser 2,1 milliards de dollars à un plaignant (presse)

Le géant allemand de l’agrochimie Bayer, qui avait racheté Monsanto en 2018, a été condamné le 21 mars par un tribunal américain (Etat de Géorgie) à verser 2,1 milliards de dollar (Md$), soit 1,9 milliards d’euros (M€), à un plaignant atteint d’un cancer qu’il attribue au Roundup, contenant du glyphosate, rapporte la presse généraliste. L’amende comprend 2 Md$ de dommages et intérêts punitifs, et 65 M$ de dommages et intérêts compensatoires. Le groupe Bayer a indiqué qu’il allait faire appel de cette décision. Depuis le rachat de Monsanto, la société allemande a dû débourser environ 10 Md$ dans des affaires de cancer liées au désherbant, sachant que des dizaines de milliers d’autres attendent encore d’être résolues. L’entité a d’ailleurs réservé 5,9 Md$ pour les frais de justices en lien avec ces affaires, et a averti les législateurs états-uniens qu’elle pourrait mettre en terme aux ventes de Roundup si elle n’était pas mieux protégée par la justice. Le 24 mars, le cours du géant allemand chutait à la Bourse de Francfort, le marché enregistrant la décision du tribunal états-unien.

Biodiversité des sols : la start-up hollandaise Veridi obtient 6 M€ pour déployer ses microscopes

Veridi technologies, une start-up basée à La Haye (Pays-Bas), a annoncé le 25 mars avoir décroché 6 millions d’euros pour déployer ses outils de diagnostic de la biodiversité des sols. Ce financement comprend 2,5 millions de subvention du Conseil européen de l’innovation et 3,5 millions provenant de la Banque européenne d’investissement, selon le communiqué. La technologie de Veridi technologies combine microscopes automatiques à très haute résolution et imagerie associée à l’intelligence artificielle. Elle permet « un diagnostic sur la biodiversité des sols 20 % plus fiable, 200 % plus rapide et 50 % moins cher que les méthodes humaines existantes » et aussi « plus fin », affirme le cofondateur Ziad Matar. Les 6 millions d’euros de financement « permettront de recruter des ingénieurs et des scientifiques clés pour accélérer la mise à l’échelle de notre plateforme d’imagerie et de nos algorithmes d’analyse », indique-t-il. Veridi technologies annonce par ailleurs l’implantation en France de son centre de Recherche et Développement à l'horizon 2027.

Légumes/agriculture verticale : le pionnier américain Plenty dépose le bilan

Plenty Unlimited Inc., une entreprise américaine pionnière dans l’agriculture verticale créée en 2014, s’est placée sous le chapitre 11 de la loi sur les faillites le 23 mars, rapporte Les Echos le 25 mars. Cette décision s'accompagne d'un plan soutenu par des prêteurs (Soft Bank, One Madison Group) visant à lever des capitaux ou à vendre l'entreprise. L’entreprise aurait obtenu un financement de 20,7 millions de dollars sous forme d’un prêt accordé aux sociétés en restructuration sous le régime du Chapitre 1, qui permettrait de préserver le site de production de fraises en Virginie (celui de Californie a fermé en 2023) et un centre de R&D en science végétale au Wyoming. Daniel Malech, p.-d.g. par intérim, a évoqué des « facteurs macroéconomiques » pour expliquer la faillite, comme des coûts de production trop importants par rapport à l’agriculture traditionnelle, rendant le produit trop cher, et l’impact du prix de l’énergie. Selon Bloomberg, la société avait déjà obtenu un prêt relais de 8,6 millions de dollars pour préparer une éventuelle restructuration. Plenty s’ajoute à la liste des entreprises d’agriculture verticale ayant trébuché aux Etats-Unis (Bower Farming en 2024, AppHarvest en 2023) et en Europe comme l’allemand Infarm ou le français Jungle.

Fraises, tomates : les fermes verticales Oishii acquièrent les robots de récolte Tortuga

L'entreprise d'agriculture verticale américaine Oishii (fraises et tomates) a acquis la propriété intellectuelle et les actifs de la start-up de robotique de récolte Tortuga AgTech, rapporte le média américain Agfundernews, le 24 mars. Les termes financiers de l'accord n'ont pas été divulgués. Basée dans le Colorado, Tortuga AgTech est spécialisée dans les robots de récolte (fraises, raisins, petits fruits rouges), la collecte de données sur les plantes et leur traitement par UV-C. Sa flotte commerciale compte actuellement 150 robots. Oishii va intégrer les technologies de Tortuga AgTech à son système robotique, développé en partenariat avec Yaskawa Robotics. L’entreprise affirme que ces ajouts permettront aux robots de « surpasser les agriculteurs humains dans la cueillette » des fraises et de réduire les coûts de récolte de 50 %. Oishii est l'une des rares entreprises d'agriculture verticale en bonne forme aux Etats-Unis et a levé 134 millions de dollars (124,8 millions d’euros) en 2024.

Tomate : les producteurs marocains nient la signature d’un accord avec les Français (presse)

Les producteurs marocains de tomates nient avoir conclu un accord avec les producteurs français sur la saisonnalité en marge du dernier Salon de l’agriculture, rapporte le site d’information marocain Bladi le 24 mars. L’Association marocaine des producteurs exportateurs de fruits et légumes (Apefel) s’étonne de la médiatisation faite autour d’un accord devant être signé au salon international de l'agriculture de Meknès en avril prochain. Si la rencontre de Paris entre producteurs marocains et français et l'idée d'un rapprochement professionnel sont actés, l’Apefel considère que les Français « sont allés trop loin en proposant l'arrêt pur et simple des exportations de tomates marocaines entre avril et octobre». Les discussions se seraient limitées à la possibilité d'échanges périodiques de données (surfaces, volumes et prévisions d'exportation) et un travail commun sur les problèmes phytosanitaires. Khalid Saidi, président de l'Apefel a déclaré : « D'un point de vue économique, nous ne pouvons accepter un accord qui porterait un coup fatal à la filière tomate au Maroc. Une telle entente serait contraire aux accords commerciaux entre le Maroc et l'Union européenne, ainsi qu'aux règles de l'OMC et au droit de la concurrence ».

Ail : French Black Garlic veut créer une chaîne de valeur autour des tiges

Centré sur la valorisation des tiges d’ail, le projet French Black Garlic a lancé une campagne de financement participatif sur Miimosa, le 21 mars. « Grâce à un procédé de fermentation unique, inspiré de celui de l’ail noir, ces tiges habituellement délaissées deviennent un ingrédient inédit aux applications multiples dans l’agroalimentaire, la nutrition et la gastronomie », indique un communiqué. Le porteur du projet, David Ferrer (fondateur de l’entreprise Santé Bio Europe, spécialisée dans les compléments alimentaires naturels et l’ail noir) cite comme usages possibles : des ingrédients pour infusions, farines, condiments et sirops, des « extraits fonctionnels » pour les compléments alimentaires, avec également des applications dans les cosmétiques, l’agriculture (fertilisants enrichis) ou l’alimentation animale. « L’objectif n’est pas de commercialiser directement ces dérivés, indique-t-il sur Miimosa, mais de structurer une nouvelle filière en proposant cette matière première aux industriels. » Le premier palier de la collecte cible 5 000 € pour « lancer les premières recherches scientifiques » et le cinquième et dernier palier vise 30 000 € pour « accélérer la recherche et préparer l’industrialisation ». 

Fleurs : forte chute des importations européennes de bulbes en 2024

En 2024, les importations européennes de bulbes d'orchidées, de jacinthes, de narcisses et de tulipes ont baissé drastiquement, à 4,7 millions d'euros, contre 30,9 millions d'euros en 2022, rapporte le service de statistique européen Eurostats le 23 mars. Dans le même temps, les exportations ont légèrement reculé, passant de 100,6 millions d'euros en 2022 à 98,9 millions d'euros en 2024. Les Pays-Bas restent le principal exportateur avec un chiffre d’affaires de 82 millions d'euros, soit 83 % du total des exportations. Les autres principaux exportateurs ont tous des parts inférieures à 10 % : Pologne (9 %), Belgique (4 %), Allemagne et Danemark (1 %). Les données montrent que la Suisse a été le principal partenaire de l'UE, important pour 39,4 millions d'euros (40 % du total). Parmi les autres importateurs clés figurent le Royaume-Uni (15 %), la Norvège (10 %), le Kirghizistan (7 %) et l'Ukraine (6 %). L'UE a également exporté pour 30,1 millions d'euros d'autres bulbes, tubercules, racines tubéreuses, griffes et rhizomes, en croissance ou en fleurs, les Pays-Bas étant également le principal exportateur dans cette catégorie (17,9 millions d'euros, soit 59 % du total).

Vin : Carrefour s’engage auprès des Vignerons de Buzet, coopérative en difficulté

Maison Johanès Boubée, filiale vins du groupe Carrefour, a annoncé avoir signé un contrat avec la coopérative Les Vignerons de Buzet. Carrefour s’engage pour trois ans à acquérir des volumes annuels de plusieurs milliers d’hectolitres. Le vin AOP servira chaque année à la fabrication d’environ 400 000 bouteilles et 55 000 Bag-in-box (cubis de trois litres) de vin rouge et rosé. Ces vins seront commercialisés sous la marque La Cave d’Augustin Florent, marque distributeur de Carrefour. Le groupe Vignerons de Buzet, situé dans le Lot-et-Garonne, a été placé en procédure de sauvegarde en juin 2024, à sa demande, dans un contexte économique très défavorable à la filière. Malgré un chiffre d’affaires d’environ 20 M€, le groupe, qui comprend 160 viticulteurs et 90 salariés, a accumulé un endettement à plus de 35 M€. Carrefour s’est également engagé à commercialiser la gamme de vins « Soutenons Nos Vignerons », une initiative portée par Grands Chais de France et ses caves partenaires pour améliorer la rémunération des viticulteurs. La gamme comprend cinq Appellations d’Origine Protégée issues de caves coopératives : Buzet, Bergerac, Bordeaux, Côtes du Rhône, Corbières. (Elena Blum)

Guerre en Ukraine: Washington soutient les exigences agricoles russes en mer Noire

Dans un communiqué publié le 25 mars à l’issue de discussions bilatérales avec la Russie et l'Ukraine à Ryad (Arabie Saoudite), l’administration américaine du Président Donald Trump a annoncé avoir convenu avec ses homologues russes et ukrainiens « de garantir une navigation sûre, d’éliminer le recours à la force et d’empêcher l’utilisation de navires commerciaux à des fins militaires dans la mer Noire ». Dans cette perspective, Washington s’engage également à aider Moscou à rétablir son accès au marché mondial des exportations de produits agricoles et d’engrais. Rien de tel avec Kiev. L’assouplissement des restrictions sur ses exportations agricoles était une des conditions préalables de la Russie à un accord. Au cœur des discussions, le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a notamment réclamé des « garanties claires » qui « peuvent être uniquement le résultat d'un ordre de Washington » au président ukrainien Volodymyr Zelensky, pour arriver à un accord sur la navigation commerciale en mer Noire, selon l'AFP. En outre, le chef de la diplomatie russe aurait demandé que personne n'essaie « d'écarter » la Russie du marché mondial des engrais et des céréales, en référence aux sanctions occidentales.

Betterave à sucre : Saint Louis Sucre étend le recyclage l’eau pour l'irrigation

Saint Louis Sucre, filiale française du groupe allemand Südzucker, annonce qu’à Étrépagny (Eure), où se trouve l’une de ses deux sucreries, « une nouvelle infrastructure d’irrigation permettra aux agriculteurs de réutiliser dès cet été 150 000 m3 d’eau issus de la transformation des betteraves », le 25 mars dans un communiqué. Dans la Somme, l’entreprise met déjà à disposition des agriculteurs proches de sa sucrerie de Roye « plus de 700 000 m3 d’eau par an, leur permettant d’irriguer leurs cultures légumières entre juin et septembre et de ne pas prélever cette eau dans les nappes phréatiques ». Au total, cela fera donc 850 000 m3 d’eau recyclés chaque année. Autre nouveauté : le méthaniseur de la sucrerie d’Etrépagny doit permettre « d’éviter dès cette année 2025 la production d’au moins 1000 tonnes de CO2 par an », alors que les deux sucreries ont réduit leurs émissions de CO2 entre 2018 et 2022 de 23%. Pour rappel, en 2024, Saint Louis Sucre a présenté une stratégie RSE à 2030 axée notamment sur « l’agriculture régénératrice » et qui prévoyait aussi de « réduire de 30% les émissions de gaz à effet de serre sur la production de betteraves d’ici 2030 sur la partie agricole du scope 3 (base : 2018) ». 

Agrivoltaïsme : le producteur Akuo racheté par le fonds d’investissement Ardian

La société d'investissement française Ardian a annoncé le 24 mars l'acquisition d'Akuo, un producteur d'énergies renouvelables spécialisé dans le photovoltaïque, l'éolien et le stockage dont la capacité de production atteignait 1,9 gigawatt (GW) fin 2024. Cette opération, dont le montant n'a pas été révélé, va permettre à Akuo « de rationaliser son activité et d'étendre sa présence à l'international, mais aussi d'innover plus rapidement pour répondre aux défis énergétiques de demain », a commenté le co-fondateur de la société, Eric Scotto, cité dans le communiqué. Akuo a été fondée en 2007 et était soutenue depuis 2022 par le fonds d'investissements ICG. Basée à Paris, elle est présente « sur une dizaine de marchés clés en Europe et sur les deux continents américains », précise le communiqué. L'entreprise « a pour objectif d'atteindre 5 GW d'ici 2030 », est-il ajouté. Une vingtaine de projets agrivoltaïques sont déjà en construction ou exploitation à La Réunion, en Nouvelle-Calédonie et en France métropolitaine. Sur ce créneau, Akuo revendique plus de 150 MW de capacité solaire en 2022.

PPL Agrivoltaïsme : le rapporteur propose de doubler à 10 MWc le plafond par exploitation

Dans le cadre de l’examen de la proposition de loi (PPL) Agrivoltaïsme le 26 mars en commission, le rapporteur démocrate Pascal Lecamp propose de doubler à 10 MWc (contre 5 MWc inscrit dans le texte) la puissance maximale par exploitation. Le plafond initialement prévu risque de « menacer l’équilibre économique de certains projets agrivoltaïques, ou les inciter à se concentrer autour des postes sources, au détriment d’une répartition territoriale plus équilibrée », selon l’exposé. L’amendement, examiné le 26 mars, relève la puissance maximale à 10 MW crête par exploitant, mais en l’associant à un autre plafond qui limite la parcelle agricole concernée à un maximum de 30 % de la SAU. Les parcelles viticoles ou arboricoles sont exemptées de cette dernière limite « car il serait absurde de cantonner les services attendus des modules solaires (protection contre la grêle, le vent ou l’excès de soleil par exemple) à une partie seulement de ce type d’exploitation ». L’amendement prévoit aussi la possibilité pour les CDPenaf de moduler ces plafonds à la baisse, en fonction des cultures, des procédés techniques et des implantations géographiques.

Décarbonation: priorité déclarée de 81% des industries agroalimentaires bretonnes (étude)

L’industrie agroalimentaire bretonne est mobilisée pour la décarbonation de ses activités, qui se poursuivra seulement si les entreprises sont compétitives et collaborent avec l’ensemble des parties prenantes, notamment l'amont agricole. Telle est la conclusion d’une étude menée entre juin et décembre 2024 par l’Association bretonne des entreprises agroalimentaires (Abea) portant sur 173 sites. Selon cette étude rendue publique le 25 mars, 81% des entreprises sondées identifient la décarbonation comme une priorité stratégique et 79% ont un membre du comité de direction spécifiquement chargé des enjeux environnementaux. « L’enjeu incontournable est aujourd’hui celui du travail avec l’amont agricole » pour la décarbonation en raison du poids des matières premières agricoles en termes d’émissions (82,9% des émissions de gaz à effets de serre chez les industries agroalimentaires bretonnes). Les auteurs de l’étude identifient d’autres leviers à mettre en place comme les achats locaux, la sobriété énergétique, les énergies renouvelables et la logistique (optimisation du chargement, mutualisation du transport, biocarburants et électrification).

Porc : Smithfield Foods a rebondi en 2024 en réduisant sa perte en élevage

Le géant américain du porc Smithfiled Foods a  quasiment quadruplé son bénéfice opérationnel en 2024, considère son P-DG Shane Smith dans son communiqué de résultats financiers publié ce 25 mars. Ce bénéfice opérationnel « ajusté » de 1,0 milliards de dollars est porté par la division Viandes conditionnées de l’industriel, dont le bénéfice de 1,168 Md$ s’améliore d’une centaine de millions de dollars. Il s’améliore notamment grâce à la forte réduction de la perte engendrée par son segment Production porcine, de l’ordre de 600 millions de dollars. Poursuivant sa stratégie de désengagement en amont (- 20 % en deux ans selon le site Swineweb en octobre 2024), Smithfield a réduit les ventes de cette division de 10% entre 2023 et 2024. Pour 2025, l’industriel prévoit, selon son communiqué, de faire la faire passer en positif (à 50 M$). Sa division Viandes conditionnées est de très loin la plus rentable, à l’issue de plusieurs années de restructuration. Elle réalise 13,6% de marge opérationnelle (profit sur chiffre d’affaires) contre 12,6% en 2023. Toutes activités confondues (Production porcine, Porc frais, Viandes conditionnées, etc.), Smithfield a réalisé 7,2% de marge opérationnelle pour un chiffre d’affaires de 14,1 milliards de dollars en 2024. 

Élevage : une start-up planche sur un test rapide pour les infections respiratoires

Dans un communiqué du 25 mars, le Carnot France futur élevage* annonce la naissance de la start-up Nawu diagnostics, qui travaille sur un outil de diagnostic rapide des infections respiratoires en élevage, avec l’objectif d’une commercialisation en 2027. Il s’agit d’un « dispositif portable et autonome » qui collecte les aérosols (expirés par les animaux ou présents dans l’air ambiant) sur une membrane et les analyse directement. La start-up promet un résultat en « 30 minutes, contre 48 à 72 h pour une analyse classique » (prélèvement par un vétérinaire et analyse en laboratoire). D’après son site web, l’entreprise envisage trois applications : diagnostic direct d’un animal, prévention (analyse d’un groupe d’animaux arrivant dans l’élevage) et suivi (analyse périodique de l’air ambiant). D’après le communiqué, Nawu diagnostics « prévoit de lancer son premier produit fin 2027 », en bovins (détection de « sept à huit pathogènes »), avant « d'étendre son offre aux filières aviaires et porcines ». La start-up espère ensuite aboutir à des applications chez l'être humain. Selon Nawu diagnostics, les maladies respiratoires causent des pertes « estimées à 576 M€ par an en Europe dans l'élevage bovin ». * Réseau de neuf instituts de recherche et laboratoires universitaires

Produits laitiers frais : retour de la croissance en 2024, craintes pour 2025

En 2024, le marché des produits laitiers frais (PLF) en grande distribution a progressé en volume (1,773 million de tonnes, +1,2% par rapport à 2023) et en valeur (6,05 milliards d’euros, +1,6%), a annoncé Syndifrais dans un communiqué le 25 mars, s'appuyant sur une étude Circana pour le Cniel. L’organisation professionnelle des PLF note une évolution continue en faveur des marques de distributeurs (MDD) qui représentent désormais plus d’un achat sur deux en volume (50,8%, contre 49% en 2023). En termes de produits, tous les segments progressent : les yaourts et fromages frais restent prédominants avec 53,1% des volumes (942 00 tonnes, +0,3%), suivis des desserts frais, des fromages frais et de la crème fraîche. Bien que les ventes du début d’année 2025 se poursuivent selon la même dynamique qu’en 2024, Syndifrais redoute que plusieurs phénomènes (résurgence de la fièvre aphteuse, perturbations à l’importation de tourteaux de soja non déforesté et décapitalisation du cheptel laitier en France et en Allemagne) aient un impact sur les cours des matières premières laitières. « Le manque de matière grasse laitière est particulièrement sensible », note l’organisation professionnelle, qui souligne la flambée actuelle des ingrédients non laitiers comme le cacao très utilisé pour les desserts laitiers.

Simili-carnés : HappyVore veut séduire les flexitariens grâce au fromage

Spécialiste des alternatives végétales, HappyVore (ex-Les Nouveaux Fermiers) intègre du fromage dans sa nouvelle gamme, une première pour cette entreprise française fondée en 2019 qui proposait jusque-là des recettes 100% véganes (sans aucun produit d’origine animale). « Avec Croq’Fondant, explique le p.-d.g. Guillaume Dubois dans un communiqué le 25 mars, notre objectif consiste à recruter des flexitariens » ; « 96% des Français achètent du fromage aujourd’hui. Nous pensons donc qu’il est plus facile pour certains de franchir le pas du végétal s’il y a du fromage. » En moyenne, un Croq’Fondant permet d’économiser plus de 66% de CO2 par rapport à son équivalent carné, promet la marque. Pour rappel, HappyVore (150 salariés, 30 M€) propose une gamme de 20 produits disponibles dans 7 500 points de vente en France, 5 000 restaurants et via sa boutique en ligne. Elle a notamment levé 35 M€ en 2023 pour ouvrir sa grande usine dans le Loiret (Centre-Val de Loire) dédiée à la production de simili-carnés, d’une capacité de 10 000 tonnes, avec le soutien de France Relance. Par ailleurs, les cofondateurs d’HappyVore Guillaume Dubois et Cédric Meston sont entrés en 2023 au capital de Jay&Joy (fromages végétaux) qui venait d’être reprise par César Augier après un redressement judiciaire lié à des cas de listériose. 

Courtage de céréales : Thibault Guilbert, nouveau président de la FFSCM

Thibault Guilbert, courtier en céréales au sein de la société Intercourtage, a été élu président de la Fédération Française des Syndicats de Courtiers en Marchandises (FFSCM) le 22 mars, lors de son assemblée générale à Paris. Il remplace Xavier Durand-Viel, président de la société Plantureux et Associés, en exercice depuis 2013. Par ailleurs, Franck Duvivier, directeur des Etablissements Jacques Peltier, a été élu secrétaire général de la FFSCM, remplaçant Xavier Haas, en poste depuis 2014, et courtier chez Comigrains. Autre nouveauté : Edward-Hugues de Saint-Denis, courtier de Plantureux et Associés, est élu président du syndicat des courtiers de céréales (adhérent de la FFSCM), en lieu et place de Dimitri Convert, en poste depuis 2017, et courtier du cabinet éponyme. La nouvelle direction s’attellera notamment à poursuivre sa mission de défense et de promotion du métier de courtier. « Il y en aura toujours besoin », a lancé Xavier Durand-Viel lors de l’assemblée générale. Le désormais ancien président a rappelé les difficultés de la campagne commerciale 2024-2025 de céréales, à savoir « les mauvaises récoltes, engendrant divers problèmes de qualité » : poids spécifiques faibles, mycotoxine dans les maïs, etc. Dans ce contexte, les courtiers ont eu « un rôle de conseiller indispensable auprès des coopératives dans l’exécution des contrats », pointe l’ancien président.

Biocontrôle: Andermatt nomme une responsable projets stratégiques et innovation

Andermatt France, firme dédiée au biocontrôle, vient de nommer Maylis Radonde responsable projets stratégiques et innovations. « Il s’agit d’une création de poste, explique-t-elle à Agra Business. Mon rôle sera d’aider la filiale française, qui compte une trentaine de salariés, à se développer. Nous sommes à un tournant en termes de croissance. » La firme a annoncé vouloir sortir vingt nouvelles biosolutions, et doubler son chiffre d’affaires d’ici 2030. Maylis Radonde a occupé le poste de directrice développement produits et communication chez Timac Agro, firme de fertilisant, et directrice des opérations chez Hendrix Genetics, leader en sélection animale. (Elena Blum)