Plats préparés asiatiques : feu vert de Bruxelles à la création d'un géant européen
Dans un communiqué paru le 16 juin, la Commission européenne donne son feu vert au rachat de l'allemand Eat Happy Group et des activités européennes du français Hana Group par le fonds d'investissement américain One Rock Capital Partners (ORCP). Cette opération constituerait un leader européen du secteur, avec 5 800 points de vente. Fondé en 2012 par Laurent Boukobza et Jacques Attal, Hana Group est un leader de la restauration asiatique en grande distribution, qui gère des kiosques alimentaires dans les grandes surfaces et les zones de transport ; il est connu sous les marques Sushi Gourmet, Sushi Market, Izakaya, Wok Street, Poké Lé. Selon le média CFNews, Hana Group avait bouclé l'exercice 2018 avec un chiffre d'affaires de 300 M€. Le fonds ORCP va reprendre chez Hana Group les parts détenues jusqu'alors par Permina, d'après la presse spécialisée. En 2017, Hana Group avait déjà racheté les activités françaises de Eat Happy. Fondé en 2015, Eat Happy est connu sous les marques Eat Happy, Yuzu, Wakame, Eat Fresh, Fresh Kitchen and Candy Cuisine.
Boulangerie : Maison Sarroche rachète Moulin de Flor (presse)
Selon un article paru dans Le Journal des entreprises le 12 juin (article payant), l’entreprise Maison Sarroche a fait l’acquisition du Moulin de Flor. Maison Sarroche est une entreprise familiale ayant généré 3,6 M€ de chiffre d’affaires en 2025, et compte 19 boulangeries-pâtisseries-salons de thé, situés essentiellement dans le département du Var. Le Moulin de Flor est aussi spécialisé dans la boulangerie-pâtisserie. Son chiffre d’affaires n’a pas été communiqué. L’opération doit porter le nombre de boutiques gérées par Maison Sarroche à 29, réparties dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes. L’entreprise dispose, en plus des boutiques, de deux ateliers de production artisanale, l’un au Pradet et, l’autre à Solliès-Ville. Son siège social se situe sur la commune du Lavandou. Moulin de Flor dispose lui aussi, en plus de ses points de vente, d’un laboratoire à Saint-Laurent-du-Var. Son siège social est basé à Cagnes-sur-Mer.
Coopératives : avec un CA en légère croissance, Agrial affiche des résultats « solides »
Quelques jours après son assemblée générale le 11 juin à Fougères (Ille-et-Vilaine), le leader coopératif français Agrial a publié ses résultats annuels 2025, marqués par une légère croissance de son chiffre d’affaires (+2,8 %), à 7,3 Md€. Dans un communiqué du 16 juin, la coopérative se félicite de ses résultats « solides » dans « un contexte agricole et agroalimentaire contrasté ». Côté rentabilité, le groupe a maintenu son EBE à 269 M€ (-1 % par rapport à 2024). La coopérative indique avoir redistribué 28,2 M€ à ses 12 000 adhérents. Dans le détail, la branche Agriculture, chahutée, a dégagé 2,1 Md€ de CA, selon le rapport annuel. L’activité de la branche Lait (3,1 Md€) a été « portée par la bonne dynamique de l’ultra-frais, des produits hyper-protéinés et du beurre texturé ». La branche Légumes (1,3 Md€) est « en retrait », et la branche Viandes (410 M€) « continue sa remontée ». Quant à la branche Pommes et boissons (380 M€), elle a vécu une année « historique », avec une récolte « d'une précocité exceptionnelle » et 126 500 t de pommes collectées. En 2025, Agrial a investi 180 M€ dans ses outils industriels, soit 10 M€ de plus que les années précédentes. Pour rappel, l’année passée a aussi été marquée par l’annonce du projet de fusion avec Terrena, en septembre, ainsi que le lancement de son plan stratégique « Horizon 2035 », en juin.
Lait : Sodiaal obtient un prêt de 7 M€ pour favoriser l'inclusion
Sodiaal a obtenu un prêt d’Arkéa Banque Entreprises et Institutionnels pour accélérer sa démarche en faveur de l’équité, de la diversité et de l’inclusion, ont annoncé la coopérative et la banque le 16 juin. Il s'agit d'un prêt d’un montant d’environ 7 M€, qui remplace une ligne de crédit existante, selon les deux partenaires. « Cette opération est le premier prêt Ambition Inclusion dans le secteur de l’agroalimentaire depuis le lancement du dispositif en 2026 » par la banque, lit-on dans un communiqué commun. Ce nouveau type de prêt « vise à accompagner les entreprises dans la structuration et le pilotage de leur stratégie d’équité, de diversité et d’inclusion (EDI). » Sodiaal souligne que plusieurs initiatives ont été déployées. La coopérative « a notamment porté de 21 % à 32,5 %, en 4 ans, la part des femmes au sein de ses instances dirigeantes, développé le programme « Lait Talentueuses » destiné à accompagner les talents féminins, expérimenté un programme de mentorat, renforcé sa politique handicap dépassant le cadre réglementaire à travers un nouvel accord groupe signé fin 2025 et élargi son réseau de Relais handicap portant son nombre à plus de 80. »
Lait : aux Etats-Unis, Danone poursuit Chobani sur la teneur en protéines (presse)
Danone a entamé le 15 juin une procédure devant la justice américaine contre son rival Chobani, l'accusant de tromper les consommateurs avec des affirmations concernant une gamme de yaourts plus riches en protéines, selon une dépêche de l’agence Reuters. « Dans une plainte déposée devant le tribunal fédéral de Manhattan, Danone a déclaré que Chobani gonflait les allégations relatives aux protéines sur les étiquettes des pots grand format de Chobani 20G Protein. Selon Danone, Chobani positionne ce produit comme un rival direct de son propre yaourt Oikos Pro dans la catégorie des yaourts à très haute teneur en protéines », précise Reuters. « Ce comportement est particulièrement insidieux alors que Chobani sait que les professionnels de la santé et le gouvernement fédéral incitent le public à choisir des aliments offrant des concentrations plus élevées de protéines pour maintenir leur santé », a déclaré Danone. Chobani, ainsi que les avocats qui défendent la marque dans le cadre d'un autre litige pour publicité mensongère intenté par Danone, n'ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires de Reuters.
Engrais : Yara France quitte l'union de fabricants France Fertilisants
Interrogé par Agra Business, Yara France confirme avoir quitté France Fertilisants le 1er mai 2026. « Une réflexion mûrie qui implique notre démission des différentes sections, commissions et groupes de travail au sein de l’organisation », précise le groupe qui était l’un des membres fondateurs de l’ex-Unifa. Parmi les raisons évoquées : « un contexte géopolitique compliqué et instable depuis plusieurs années qui, à l’échelle mondiale, a conduit Yara à différents plans de licenciements et de rationalisations des coûts ». Une stratégie qui, au niveau français, implique « également de repenser nos partenariats professionnels et notre présence dans les différentes associations ». La filiale française du norvégien Yara précise toutefois rester pleinement engagée dans France Chimie, Soveaa (recyclage emballages usés) ou dans BN Ferti ( normalisation des matières fertilisantes). (Anne Gilet)
Bioraffinerie : montée en puissance du site de production d’Afyren
Spécialiste de la production de produits biosourcés et bas-carbone grâce à sa technologie brevetée de fermentation, Afyren fait un point d’étape à l’occasion de son assemblée générale, sur la performance opérationnelle et les ventes de son usine Afyren Neoxy, basée à Carling-Saint Avold, dans la région Grand Est (lire l’article). Ainsi après une année 2025 marquée par le passage à l’échelle du site « la production atteint plusieurs centaines de tonnes d’acides ainsi qu’un volume important d’engrais associé, pour des facturations totales d’un million d’euros environ pour Afyren Neoxy, soit le double de l’année 2025 », indique la société dans son communiqué du 16 juin 2026. Et « nos perspectives commerciales sont très positives, aussi bien sur nos acides biosourcés que sur nos engrais », poursuit Nicolas Sordet, directeur général d’Afyren, cité dans le communiqué. La société rappelle « qu’une part significative de sa production d’engrais et d’acides est pré-vendue, pour un carnet de commandes d’environ 165 M€ ». Perrine Delfortrie, Agra Innovation
Cornichon : l'industriel Reitzel planche sur l'agriculture régénérative
L’industriel franco-suisse Reitzel, spécialiste des condiments et pickles, a célébré le 11 juin dans le Loir-et-Cher les dix ans de relocalisation de la production de cornichon en France. 600 tonnes, 2,5% de parts de marché et une ambition d’atteindre 5% à horizon 2030 (et « doubler voire tripler les volumes ») : voilà le bilan et les perspectives que dresse Stéphane Carlevaris, directeur général de Reitzel France pour la filière, avec ses 20 producteurs partenaires, fédérés très rapidement après la relance au sein de l’association des cornichonneurs Français. Prochaine étape du développement, « créer le premier cornichon à visée régénérative » en partenariat avec Symbioz (ex-EcoFarms), en actionnant plusieurs leviers : restaurer la fertilité des sols, la gestion de l’eau, la mécanisation (qui permettrait en corollaire de réduire les coûts de production et de récolte qui pèsent 85% du prix du produit final), la sélection variétale jugée « indispensable », la diversification, clé de voûte des modèles côté producteurs. Pour développer les ventes, l’entreprise compte également s’appuyer sur la transparence (Reitzel est engagé dans la démarche Origin’Info) et sa toute nouvelle force de vente intégrée, pour les points de vente. (Florence Rabut)