Agroalimentaire : Cerea Partners acquiert la chocolaterie pâtisserie Vincent Guerlais
La société de gestion Cerea Partners a annoncé le 19 mars l’acquisition de la majorité du capital de la chocolaterie pâtisserie Vincent Guerlais (15 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel), aux côtés de deux fondateurs Vincent et Karen Guerlais. L’investisseur régional Unexo, appuyé par la Caisse régionale de Crédit Agricole Atlantique Vendée, complète le tour de table. « Fondée en 1997, la société propose des chocolats haut-de-gamme et une palette de pâtisseries traditionnelles et créatives. Son produit iconique, le P’tit Beurre, est la réinterprétation chocolatée du traditionnel Petit Beurre nantais », peut-on lire dans un communiqué. La société possède aujourd’hui un réseau de six boutiques dans la région nantaise ainsi qu’une septième au Japon, et un atelier de torréfaction situé à la Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique). Le groupe souhaite désormais se développer via un réseau de boutiques dans le Grand Ouest, une démarche qu’accompagnera Cerea Partners. La collaboration avec Cerea Partners « nous permettra de nous concentrer pleinement sur le développement de la marque et sur la sélection des meilleurs cacaos du monde, au plus près des planteurs. Elle nous aidera également à structurer notre société tout en nous recentrant, avec nos équipes, sur l’essentiel : notre savoir-faire artisanal et notre amour du chocolat ! » souligne Vincent Guerlais à l’occasion de cette acquisition.
Distribution/grossistes : Rungis ouvrira un «pavillon de la souveraineté» en 2025
Le futur «pavillon de la souveraineté» de Rungis a été présenté le 18 mars sur le MIN à Annie Genevard. La ministre de l’Agriculture a pu découvrir ce bâtiment de 2 600 m2 en cours de construction devant ouvrir cette année, confirme la responsable des relations avec la presse de la Semmaris. La société gestionnaire du marché indique que les futurs occupants de ce pavillon sont en cours d’identification, qui seront en priorité des régions et des coopératives. « L’idée est de s’assurer d’une diversité d’acteurs, pour constituer une vitrine des produits des terroirs et dont l’offre sera complémentaire de l’offre déjà existante », avance-t-elle. À cet effet la Semmaris recherche « de nouveaux acteurs, plus petits », précise-t-elle. Un appel à candidatures sera lancé prochainement. Aujourd’hui les grossistes du MIN de Rungis distribuent 61 % de produits français, selon la cellule de communication de la Semmaris. Parmi la quarantaine de coopératives ou de filiales de coops présentes figurent de nombreux grossistes fruits et légumes, ainsi qu’Avigros (Agrial) par exemple au Pavillon de la volaille.
Bières et cidres artisanaux : La Brasserie Fondamentale et Maison Sassy fusionnent
Les français Maison Sassy (cidre) et La Brasserie Fondamentale dite LBF (bière) annoncent leur fusion pour créer « un groupe ambitieux dédié à l’innovation, à la convivialité et à l’excellence des boissons artisanales françaises », indique un communiqué le 20 mars. Au programme, notamment : un « dynamisme commercial renforcé » grâce à une « distribution croisée » entre CHR (cafés, hôtels, restaurants), GMS, grands comptes et export ; un meilleur maillage territorial et « un accompagnement optimisé des partenaires distributeurs » ; l’appui de la force de vente The Beverages Family, « partenaire historique de LBF », ou encore des mutualisations rentables (logistique, stockage, etc). Alors que 2024 a été « record » pour les deux marques (12 bouteilles équivalent 33 cl du groupe consommées chaque minute dans le monde), cette fusion doit permettre un volume commercialisé de 35 000 hl dès la première année. « Ensemble, résume Pierre-Emmanuel Racine-Jourdren, cofondateur de Maison Sassy, nous allons accélérer notre développement et proposer une offre encore plus large à nos clients ». Ce nouveau groupe aux 5 000 clients se focalise sur les CHR (50%) et CMS (45%), avec une activité « réalisée pour 75% en France et le reste à l’export (dont 20% au UK) ».
Céréales : le gouvernement ouvert à assouplir l'assurance export vers d'autres destinations
À l'occasion d'une matinée de l'interprofession céréalière (Intercéréales) dédiée à l'exportation le 19 mars, le ministre du Commerce extérieur Laurent Saint-Martin a indiqué qu'il est ouvert à une extension à d'autres destinations des facilités d'accès au dispositif public de réassurance court-terme Cap Francexport, récemment accordées à la filière pour la Tunisie et l'Égypte. À la suite d'un accord signé au Salon de l'agriculture, les opérations d'exportations de céréales françaises peuvent être couvertes jusqu'à 125 millions d'euros vers l'Égypte et à 30 millions d'euros vers la Tunisie ; ces montant sont roulants, et le plafond par opération a été supprimé pour ces deux pays. « Dès que nous aurons un peu de recul, je voudrais que l'on travaille à de nouvelles destinations », a déclaré Laurent Saint-Martin. Le ministre répondait à la demande faite en début de matinée par le président d'Intercéréales Benoit Piétrement, qui a par ailleurs demandé à ce que les intérêts de sa filière puissent être représentés lors de la visite annoncée d'Emmanuel Macron en Égypte, d'ici l'été.
Biosolutions/label RSE : les entités françaises de De Sangosse décrochent les 3 étoiles
De Sangosse annonce, le 19 mars, que les entités françaises de son groupe ont obtenu les 3 étoiles du label engagé RSE, niveau exemplaire, soit la plus haute distinction en la matière : « une reconnaissance de notre engagement sociétal et de notre modèle de gouvernance inédit » précise la société dans un communiqué. Cette distinction, fondée sur les critères de la norme Iso 26000, « met en lumière les engagements stratégiques et l’expertise de De Sangosse dans le domaine des biosolutions ». Avec la majorité de son capital détenu par ses collaborateurs, ce mode de gouvernance favorise, selon Arnaud Hot, le directeur des ressources humaines, « l’implication et l’adhésion des collaborateurs sur la vision à long terme », ce qui permet « d’investir durablement dans l’innovation et la transition vers l’agroécologie ». Ce label est également fondé sur les critères de qualité de vie au travail, d’inclusion et de diversité : les entités françaises du groupe De Sangosse confirment ainsi « leur leadership en matière de RSE et réaffirment leur ambition d’être un acteur clé du développement durable dans le secteur des biosolutions ». (Anne Gilet)
Œufs : face à la pénurie aux Etats-Unis, l’USDA sollicite des conditionneurs en UE (presse)
Les Pays-Bas et la Pologne, parmi les principaux pays exportateurs d’œufs de l’Union européenne, ont été sollicités par l’administration américaine pour aider à combler la pénurie causée outre-Atlantique par l’influenza, ainsi que le Danemark, la Suède et la Norvège, selon un article des Echos paru le 18 mars. Mais l’affaire est loin d’être entendue, transparait-il à travers les réticences des producteurs danois. Le journal rapporte leurs commentaires recueillis par la société de veille informationnelle AgriWatch. Ainsi, le dirigeant de Danish Eggs a relevé que les œufs doivent être lavés pour être distribués aux Etats-Unis, ce qui est interdit dans l'Union européenne. Chez Dava Foods, on souligne la nécessité de servir en priorité les clients existants en Europe du Nord. Et enfin le p.-d.g. d'Ovodan Foods fait part de sa conviction que les Etats-Unis préparent une barrière commerciale aux importations d'œufs d'Europe et qu’ils n’y renonceront pas. Les Etats-Unis ont donc recours aujourd’hui à la Turquie, qui, étant déjà agréée, a commencé à livrer 16 000 tonnes d'œufs selon le journal, et devrait en fournir 420 millions aux Américains en 2025.
Volaille/BCC: les industriels français loin de leurs engagements à 2026, selon le CIWF
Alors qu’en France la plupart des distributeurs et d’importantes sociétés de restauration se sont engagés à ne commercialiser que du poulet répondant aux critères du BCC (Better Chicken Commitment) en 2026, CIWF France constate, dans son rapport ChickenTrack publié le 19 mars, le retard pris par la filière française au regard de ses engagements. Sur 93 entreprises européennes engagées, CIWF met en avant le faible usage en France de souches à croissance réduite et une densité en bâtiment encore élevée. Cependant c’est également le cas dans les filières européennes d’après le ChickenTrack. CIWF France salue les progrès de LDC et de Galliance sur les critères de lumière naturelle (respectivement 61 % et 43% des volumes produits) et d’enrichissement du milieu (respectivement 60% et 49%). Des progrès qui se retrouvent à l’aval de la filière, le communiqué mentionnant 55 % de conformité pour API Restauration sur la lumière naturelle, 46% chez Burger King France et 45% pour Accor (Europe). Lucille Bellegarde, Responsable des Affaires Agroalimentaires CIWF à France, conclut déclarant que « la question de la contractualisation est au cœur de la transition (…) ».
FCO : un troisième vaccin contre les sérotypes 4 et 8 bientôt disponible (GDS France)
Dans un contexte de tensions d’approvisionnement sur les vaccins contre la fièvre catarrhale ovine (FCO), une livraison de doses de Bluevac 4-8 (CZ Vaccines) contre les sérotypes 4 et 8 de la maladie est attendue « d’ici fin avril », annonce GDS France (fédération nationale des groupements de défense sanitaire) le 19 mars à Agra Presse. Les éleveurs peuvent précommander ce vaccin, qui n’était « pas mis sur le marché français » jusque-là. Il s’agira du troisième vaccin bivalent contre la FCO, avec le Syvazul 4-8 (Syva) et le BTV Pur 4-8 (Boehringer Ingelheim). Plusieurs autres livraisons sont attendues dans les prochaines semaines. Pour le Syvazul 4-8, trois tranches sont prévues, « début avril, puis courant juin, puis d’ici août », selon la synthèse de GDS France. Les deux premières tranches sont déjà intégralement précommandées. « Pour avoir accès à de nouvelles doses de Syvazul 4-8, il faudra attendre fin juin. Il convient cependant de les précommander dès à présent », prévient Emmanuel Garin, vétérinaire épidémiologiste à GDS France. Concernant le Bluevac 8 (et non 4-8), après une livraison la semaine dernière, 500 000 doses doivent arriver « d’ici fin avril » (déjà toutes précommandées), puis une nouvelle tranche « d’ici fin mai, début juin ».
Lait/ influenza : un passage en UE « pas impossible » via le cercle polaire (Anses)
Alors que l'influenza aviaire sévit dans les troupeaux laitiers californiens, « il n'est pas impossible que des souches américaines de la grippe aviaire se retrouvent sur les oiseaux migrateurs qui vont redescendre à l'automne en Europe », a indiqué Gilles Salvat, directeur général délégué du pôle recherche et référence de l’Anses, dans une déclaration à Agra Presse le 19 mars. « Ces oiseaux qui viennent des voies de circulation Mississippi et Californie aux États-Unis, et de l'arc atlantique et de la voie Rhin-Rhône chez nous, se retrouvent au moment de la nidification, c'est-à-dire maintenant et dans les semaines qui viennent, au niveau du cercle polaire arctique. C’est à ce moment-là qu’ils peuvent se contaminer et passer d’un courant migratoire à l’autre ou changer de troupeau », a-t-il expliqué, rappelant que c’est probablement ce qui s’est passé pour le H5N1, à l’origine présent sur les oiseaux utilisant les voies asiatiques et qui a contaminé des oiseaux redescendant en Europe. « Une fois contaminés au niveau du cercle polaire arctique, ces oiseaux peuvent emprunter les voies de migrations européennes et rejoindre nos régions dans les mois suivants notamment à l’occasion de la migration descendante à l’automne. »
Coopératives laitières : Florian Touzeau, président d’Alco
Le conseil d’administration de l’Alco, l’Association des laiteries coopératives (vache, chèvre et brebis), a élu, le 14 mars, Florian Touzeau en tant que nouveau président. Il succède à Jean-Yves Restoux, décédé en décembre 2024. À 38 ans, Florian Touzeau est, depuis 2009, éleveur de vaches laitières dans les Deux-Sèvres. Son lait est collecté par Terra Lacta dont il est le 3e vice-président depuis février 2025. Il a rejoint le conseil d’administration de l’Alco en 2018. Alco regroupe les coopératives Eurial, Pamplie, Terra Lacta, Coopérative laitière de la Sèvre, Union laitière de la Venise verte (ULVV) et la laiterie de Verneuil. (Anne Gilet)