La société bordelaise H & A, qui finance une bonne partie des fûts utilisés par la viticulture, a été placée en liquidation judiciaire avec poursuite de l’activité jusqu’au 31 mai. Une déroute qui fragilise à la fois les tonneliers et les propriétés viticoles, estime Les Echos le 10 avril (article payant). H & A affiche 2 000 clients, un parc d’un million de barriques et un chiffre d’affaires qui a pu atteindre les 400 millions d’euros (M€). Il y a une vingtaine d’années, cette société a inventé l’externalisation de la gestion des barriques : elle finance leur acquisition pour le compte des propriétés viticoles contre le paiement d’un loyer, et surtout l’assurance de leur reprise au bout de quelques années. Le loueur s’est rendu incontournable, notamment auprès de grands crus mais aussi de certaines coopératives. La crise viticole l’a fragilisé. Dans cette affaire, les tonneliers sont évidemment en première ligne, puisque H & A générait de 20 % à 30 % des achats de barriques et que l’entreprise n’a pas honoré un certain nombre de paiements depuis la vendange de 2025. Les impayés sont estimés à environ 10 M€, selon la Fédération des tonneliers de France.
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