Semences : naissance de Vylor, spin-off de Corteva
Dans un communiqué du 1er octobre, le groupe américain Corteva a annoncé la finalisation de la séparation de son activité semence, qui devient une entreprise autonome, prenant le nom de Vylor. Chuck Magro en devient le président directeur général, pendant que Nicolas Perraud prend le poste de directeur général de sa branche française. Sur les dix prochaines années, Vylor espère mettre sur le marché « douze innovations portant sur le maïs, le soja ou en encore le blé ». Elle prévoit par exemple le lancement de quatre variétés de soja sur le marché mondial d’ici 2035, dont une exclusivement dédiée à l’Amérique latine. En maïs, le groupe développe notamment « la première variété de maïs NGT multi-résistant aux maladies, qui doit permettre de protéger les rendements tout en réduisant la complexité de la gestion des récoltes ». En blé, le semencier lancera « fin 2027, aux Etats-Unis, Xpedite, le système utilisé pour créer son blé hybride exclusif ». En matière d’objectifs financiers, Vylor vise 11,9 Md$ de ventes nettes et 3,7 Md$ d’Ebitda d’ici 2029, contre respectivement 11,2 Md$ et 3,3 Md$ actuellement.
Grandes cultures/bio : le gouvernement finance un projet de Milpa en ABC
Dans un communiqué du 30 septembre, le ministère de l’agriculture a annoncé la mobilisation de 15,3 M€ pour deux projets visant à réduire « l’usage des produits phytopharmaceutiques tout en préservant la rentabilité » des exploitations agricoles, dans le cadre de France 2030. Les fonds soutiendront les projets Pragmatic, porté par la société de conseil Milpa spécialisé dans les grandes cultures, et Coop protect, porté par l’union de coopératives Rougeline, spécialisée dans les fruits et légumes. Le projet Pragmatic vise à appliquer les principes de l’agriculture biologique et régénératrice, également appelée agriculture biologique de conservation (ABC), explique à Agra Presse l’un des cofondateurs de Milpa Etienne de la Grandière. Alors que 6 000 ha de grandes cultures sont actuellement engagés dans le programme en France, Milpa vise 50 000 ha d’ici 2030, soit 330 exploitations, et de passer à un indicateur de fréquence de traitements (IFT) compris entre 0 et 0,3. De son côté, Coop protect objective de réduire de 20 % l’IFT chimique sur 143 ha de tomates, fraises et concombres produits sous serre, soit 49 sites de production en Nouvelle-Aquitaine, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et dans la vallée du Rhône.
Pommes bio : la filière Juliet maintient ses volumes, malgré les chaleurs records
Malgré un été marqué par des vagues de chaleur intense, la filière Juliet prévoit de récolter 23 000 tonnes de pommes bio, un niveau équivalent aux années précédentes, a-t-elle indiqué dans un communiqué du 30 septembre. Contrairement à d’autres variétés davantage affectées par les pics de chaleur estivaux, la pomme Juliet est une variété tardive, ce qui lui a permis de limiter son expositions aux périodes les plus chaudes de la saison. Pour rappel, la production française est attendue en baisse de 24 % en moyenne, à 1,162 millions de tonnes, en raison d’une baisse de productivité liée aux conditions climatiques estivales extrêmes. « Dans un contexte climatique de plus en plus exigeant pour l’arboriculture, cette récolte conforte les choix engagés par notre filière depuis vingt-cinq ans », souligne Jean-Noël Carles, président de l’association « Les Amis de Juliet ». L’ambition de la filière est de poursuivre ce développement, en France et dans le monde. Sur les 23 000 tonnes récoltées en 2026, 16 000 tonnes sont destinées au marché du frais. Parmi elles, dont 10 000 tonnes alimenteront la France, et l’Europe. Les 6 000 tonnes restantes prendront la voie de l’export maritime, notamment vers l’Asie (Vietnam, Malaisie, Singapour, Taïwan).
Volaille : SBV prévoit 12 000 dindes «Côté Jardin» par semaine pour Grand Frais en 2028
Le boucher Despi (Grand Frais) a récemment signé un partenariat de sept ans avec SBV (Société bretonne de volaille), filiale de LDC, pour la fourniture de dindes élevées selon le cahier des charges « Côté Jardin ». Ces dindes disposent d’une véranda et de 30 % de surface supplémentaire par rapport à la moyenne nationale en élevage classique, ainsi que des objets à picorer, jouets et perchoirs. Au début de cet hiver, la filiale de LDC devrait livrer aux rayons traditionnels de Grand Frais un tonnage hebdomadaire (essentiellement du filet) équivalant à 3 000 tonnes dindes, indique le directeur général de SBV Laurent Girard. Ce tonnage doit quadrupler d’ici à 2028. Le DG prévoit que l’élevage se partagera à égalité entre les trois organisations de producteurs impliquées (Huttepain Bretagne, Eureden et Selco). Il rapporte l’estimation de ces OP selon laquelle les vérandas équiperont autant de bâtiments d’élevage préexistants que de bâtiments neufs. Et que les constructions et aménagements nécessaires seront financées « quasiment à 100% » par Despi, SBV et les OP, moyennant un investissement collectif d’un million d’euro par an pendant 7 ans.
Canards : l’accouveur Orvia fusionne ses établissements du Grand-Ouest
Le groupe de sélection et de multiplication de canards, Orvia, fusionne ses établissement en deux entités du Grand-Ouest, selon son communiqué du 29 octobre, l’une en canard de chair et l’autre en canard à foie gras. Ainsi, au sein du pôle Barbarie/Pékin, les sociétés Couvoir de la Seigneurtière et France Canard donnent naissance à Orvia - Loire Canetons. Parallèlement, au sein du pôle Mulard, les sociétés Sèvre Maine et Couvoir de la Mésangère donnent naissance à Orvia – Couvoirs Bocamauges. Le responsable de la communication d’Orvia, Sylvain Brosseau, porte-parole du groupe, explique qu’il s’agit d’une réorganisation « administrative et juridique », permettant notamment d’éliminer les facturations entre établissements. Il précise que ce sont les équipes qui ont déterminé les noms des nouvelles entités. Celles-ci restent sur leurs sites d’origine, précise le communiqué. Les entités d’Orvia situées dans le Grand-Ouest ont vocation à approvisionner les éleveurs de toutes régions sauf pour le canard à foie gras du Sud-Ouest ; territoire où Orvia a deux entités spécialisées : Couvoir de Haute-Chalosse et Couvoir Ducournau.
Viandes : Bobet acquiert le fabricant de textiles Revillet et l’adosse à Manulatex
L’équipementier des métiers de l’industrie des viandes Bobet annonce, dans un communiqué le 30 septembre qu'il reprend le fabricant de textiles d'abattoir-découpe, Revillet. Situé dans le Rhône, Revillet est spécialisé dans les « stockinettes » utilisées principalement par les abattoirs et salles de découpe pour protéger les viandes pendant leur stockage et leur transport, et pour accompagner leur maturation. Le fabricant textile commercialise aussi des gants et tabliers anti-coupure. L’opération rapproche les savoir-faire de Revillet (anti-coupure textile) et de Manulatex (anti-perforation), la marque de Bobet. Revillet se distingue dans les équipements anti-coupure par « un fil technique breveté, hydrophobe et oléophobe (contre la rétention d’eau et de graisses) qui rend les manipulations en environnement froid plus confortables », vante Bobet. Sur le plan commercial, le fabricant rhodanien conserve la vente directe auprès de ses grands comptes (Bigard, Charal, Socopa, Cooperl, LDC, AgroMousquetaires, Elivia…). « Si le chiffre d’affaires de Revillet stagnait à environ 2 M€, le Groupe Bobet entend accélérer le développement commercial de ces produits en France et à l’international », promet Bobet.
Engrais : Arthur Portier (ex Argus Media) chez Timac Agro
Arthur Portier, ancien analyste-consultant senior d’Argus Media France (ex-Agritel), occupe désormais le poste de directeur grands comptes au sein du producteur d’engrais Timac Agro, filiale du groupe Rouiller, et ce depuis le 1er octobre. Arthur Portier intervenait régulièrement dans les médias, spécialement sur BFM Business, pour livrer ses analyses des marchés céréaliers.
Agenda de la semaine agricole du 5 octobre 2026
Lundi 5 octobre
Session plénière du Parlement européen
Commission de l’Agriculture du Parlement européen
Conférence de presse sur les résultats annuels de Bonduelle 2025-2026
Mardi 6 octobre
Sommet de l'élevage, à Cournon, jusqu'au 9
Salon Fruit Attraction 2026, à Madrid
Séminaire légumineuses, organisé par le Groupe filière légumineuses (GFL)
Conférence de presse des Vignerons coopérateurs de France
Baromètre des circuits courts en Bretagne (Ille-et-Vilaine)
Mercredi 7 octobre
Conférence EGEA 2026 (fruits et légumes), à Montpellier
Journée Inrae-Agro Montpellier-IFV-CTNSP sur la génétique de la vigne
Visioconférence sur les leviers de maintien des systèmes herbagers du bassin Adour-Garonne
Jeudi 8 octobre
Conférence de presse organisé par Cargill sur la recherche et l'innovation
Visioconférence du centre de ressources captages (retour d'expérience des Civam)
Vendredi 9 octobre
Conférence de presse du syndicat des Côtes du Rhône/ Inter Rhône/UMVR sur un prix d'orientation
Congrès AFDR (droit rural), à Strasbourg
Conférence de presse du projet Coopeara, au Sommet de l'élevage
Samedi 10 octobre
Débat sur la sortie des pesticides dans le cadre de l'élection présidentielle, dans le Nord