Biocarburant : Vivescia, Roquette et Siplec E.Leclerc créent une filière bioéthanol
Dans un communiqué du 6 juillet, le groupe coopératif Vivescia, l’industriel Roquette et la filiale du distributeur E. Leclerc, Siplec E.Leclerc, ont annoncé la création d’une filière éthanol « bas carbone » française afin d’approvisionner les véhicules routiers. Le projet se matérialise via un partenariat entre les trois acteurs d’une durée de trois ans, et vise « une réduction maximum des émissions de gaz à effet de serre, jusqu’à 100 % par rapport aux références fossiles ». Les matières premières (du blé) seront issues du programme d’agriculture régénérative Vivescia. Elles seront traitées dans l’usine de Benheim appartenant à Roquette, doté d’un processus de production d’éthanol bas carbone. L’industriel peut ainsi respecter ses engagements SBTi et les attentes de son client Siplec E. Leclerc, explique le communiqué. Le distributeur intégrera l’éthanol produit par Roquette dans les essences SP95-E5 (essence à 5 % d’éthanol), SP95-E10 (10 % d’éthanol) et E85 (85 % d’éthanol). « L'ensemble de la filière est certifié 2BSvs1, standard de durabilité reconnu par la Commission européenne pour les biocarburants », précise le communiqué. Les volumes concernés (blé servant à la production de bioéthanol, production de biocarburant) n’ont pas, pour l’instant, été divulgués.
Boulangerie : Bridor ambitionne de doubler son chiffre d’affaires d’ici à 2031
A l’occasion de ses cinquante ans le 2 juillet, Le Duff a dévoilé son intention de faire doubler le chiffre d’affaires de Bridor d’ici à 2031. La branche de boulangerie et viennoiserie surgelées du groupe breton a réalisé 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2026, dont les trois quarts à l’export. Elle est devenue la première entreprise mondiale du secteur, après l’acquisition par Le Duff de l’Espagnol Panamar Bakery, ce printemps . Le groupe lui aura injecté 6 milliards d’euros d’investissements entre 2021 et 2031, d’après le communiqué du 3 juillet. Entre 2021 et 2026, le chiffre d’affaires a déjà plus que triplé. Cette filiale est le moteur de l’expansion du groupe de 3,5 milliards d’euros réalisés par ailleurs dans la restauration (Brioche Dorée, Del Arte…) et l’immobilier. En avril, le groupe a annoncé ouvrir un nouveau site de production aux États-Unis, à Dallas, notamment pour « desservir le marché sud-américain » et doubler la capacité de production d'une autre usine située près de Philadelphie. Parallèlement, Le Duff avait annoncé un investissement de 100 M€ en Normandie pour transformer un site de production à Falaise (Calvados) de la marque Frial (plats cuisinés surgelés) qui appartient au groupe, en un site de production Bridor, avec à la clé la création de 150 emplois.
Boulangeries pâtisseries: le réseau nantais Emma affiche des ambitions nationales
Emma, enseigne régionale de boulangeries pâtisseries artisanales située en région nantaise, amorce une nouvelle phase de son développement avec l'arrivée à son capital de nouveaux partenaires. FrenchFood Capital et Bpifrance s'engagent en effet aux côtés de l'équipe dirigeante pour l'accompagner dans l'extension de son réseau de magasins, en propre au niveau régional et en créant un réseau de franchises à l'échelon national. L'enseigne a été fondée en 2016 à Nantes par Louis Lepicard et Thibault Pillet. Elle compte aujourd'hui 17 points de vente en propre sur les départements de Loire-Atlantique et de Seine-Maritime et réalise un chiffre d'affaires proche des 25 millions d'euros. Le groupe s'est renforcé l'an dernier avec l'arrivée au poste de directeur général de Julien Sauvageon, ancien DGA de la chocolaterie Chapon, qui fait également son entrée au capital au côté d'autres cadres. Emma entend assurer ce futur développement en capitalisant sur «son positionnement de boulangerie de quartier familiale premium sans équivalent sur le marché», indiquent les trois partenaires dans un communiqué publié le 30 juin. A noter qu'Emma vient d'inaugurer à Pornichet (44) son nouveau concept de consommation sur place Emma à Table, accompagné d'une nouvelle carte pour le brunch, le déjeuner et le goûter. (Agra Fil)
Pomme de terre : hausse de 8 % des ventes de la variété Princesse Amandine
Dans un communiqué du 6 juillet, le semencier Germicopa a annoncé une hausse des ventes de pomme de terre de variété et de marque Princesse Amandine de 8 % annuellement, atteignant 63 000 t, « commercialisées entre le 1er août 2025 et le 30 juin 2026 ». La filière rappelle que l’intégralité des volumes est contractualisée, lui ayant permis de ne pas subir la crise de surproduction survenue lors de la précédente campagne commerciale. Le propriétaire de la marque a précisé le renforcement de son développement européen : « Après l’Espagne et le Portugal, elle vient d’être lancée en Belgique », explique-t-il. Les récoltes 2026 ont débuté dans le Sud, rapporte l’entreprise, où les variétés sont précoces. Aucune tendance claire sur leur état futur n’a en revanche pu se détacher. Si les premiers échos de rendements semblent plutôt dans la moyenne, il faudra encore plusieurs semaines pour réellement avoir une idée de la récolte au niveau national, sachant que la variété est cultivée sur une bonne partie du territoire : Bretagne, Camargue, Provence, Val de Saône, Beauce, Champagne, Nord Picardie. Les effets du manque d’eau et de la canicule seront à surveiller, surtout dans les zones les plus tardives.
Poulets : la coopérative Lur Berri compte plus que doubler sa production d’ici à 2029
La coopérative Lur Berri (507 millions d’euros de chiffre d’affaires, 5100 agriculteurs), implantée au Pays basque, compte atteindre une production de 5 millions de poulets par an d’ici à 2029, contre 2 millions en 2025. Cela passera notamment par la création de 12 nouveaux bâtiments. Actant que la consommation de poulets affiche, en France, une croissance soutenue mais reste en partie dépendante des importations, la coopérative souhaite ainsi répondre aux besoins d’approvisionnement de ses partenaires de l’aval. L’objectif est aussi de « créer de nouvelles sources de valeur pour pérenniser la diversité des exploitations et renforcer la souveraineté alimentaire régionale ». Depuis 2022, la coopérative a structuré sa filière poulets au travers d’une organisation de producteurs de volailles de chair. Elle propose un accompagnement à la fois technique et économique à ses éleveurs, via notamment un contrat de production, en partenariat avec LDC Sud-Ouest, décliné en 3 points sécurisés : prix du poussin, prix de l’aliment et prix du vif à l’abattoir. Ce contrat, adossé à des débouchés sécurisés, garantit donc une meilleure visibilité aux éleveurs. Lur Berri déploie également un programme spécifique « Charte jeune agriculteur » pour engager de nouveaux éleveurs autour de projets structurants. (Anne Gilet)
Oeufs/emballage : Tosca (caisses réemployables) va tester une nouvelle logistique
Le groupe américain Tosca, prestataire spécialisé dans la location-gestion d’emballages réutilisables en plastique, programme pour la fin de l’été en France l’expérimentation d’une chaîne logistique mutualisée de l’œuf coquille, permettant de limiter les casses, a appris Agra Presse auprès du directeur commercial de la logistique circulaire à Tosca France, David Paillasson. Challenger d’Ifco, Tosca propose une solution allant jusqu’à l’installation d’un box à boîtes d’œufs (par 6 ou 12) dans la grande surface ; le dispositif éviterait aux employés des magasins de sortir les boîtes d'oeufs des caisses (en carton), pour les placer en rayon. Cette solution a reçu le prix Sirius 2026 de l’Institut du Commerce dans la catégorie « supplychain responsable », informe le communiqué de Tosca du 26 juin. « Aux Etats-Unis, notre système fait chuter de 50% la casse », fait-il valoir. Celui-ci est présent dans « des milliers de points de vente aux Etats-Unis », selon le site internet de Tosca. Autre argument pour la France : les conditionneurs d’œufs seront exemptés d’éco-contribution au titre de la REP (responsabilité du producteur) pour les livraisons aux professionnels, pour le compte des boîtes d’œufs conditionnées en caisses réutilisables.
Distribution : feu vert au passage de 167 Auchan sous enseigne Intermarché
L’Autorité de la concurrence a annoncé le 6 juillet qu’elle autorisait le passage de 167 magasins Auchan sous enseigne Intermarché ou Netto. « À l’issue de son instruction, l’Autorité a estimé que cette opération n’est pas susceptible de porter atteinte à la concurrence sur les marchés concernés, que ce soit ceux de l’approvisionnement en biens de consommation courante en France ou ceux de la distribution au détail de produits à dominante alimentaire, localement », écrit l’Autorité dans un communiqué. Pour ce qui concerne l’approvisionnement en biens de consommation courante, « l’Autorité a constaté que les 167 magasins concernés s’approvisionnaient déjà pour moitié auprès de la centrale d’achat commune à Intermarché et Auchan (Aura) ». En novembre 2025, Intermarché et Auchan avait annoncé qu’un ensemble de magasins Auchan allaient être exploités en franchise sous enseigne Intermarché ou Netto. « Les fonds de commerce, l’immobilier restent propriétés d’Auchan, les salariés restent des salariés d’Auchan, et on travaillera sous enseigne Intermarché, qui nous livrera les marchandises, la politique commerciale, le concept magasin et qui approvisionnera les magasins », avait alors expliqué Guillaume Darrasse, directeur général d’Auchan Retail.
Distribution : lancement de Match Frais pour concurrencer Grand Frais (presse)
Le groupe Carrefour, propriétaire de l’enseigne Match, a inauguré le 3 juillet à Faches-Thumesnil (Nord) un nouveau concept de magasin dédié aux produits frais. « Ce Match Frais est deux fois plus petit que les magasins Match classiques, soit à peine 1000 m2, la taille d'un Grand Frais. Mais les produits frais traditionnels (primeur, boulangerie, boucherie…) y occupent plus de 70 % de la surface, contre 40 % dans ses magasins traditionnels », écrivent Les Echos le 4 juillet. « A l'entrée, le rayon primeur expose 300 fruits et légumes de saison. Jus pressés minute, fabrication de smoothies, machine de découpe d'ananas… » Une cinquantaine de nouveaux points de vente Match devrait ouvrir d’ici 2030, afin de compléter le parc actuel de 114 magasins Match. Avec ce nouveau concept, Carrefour veut concurrencer l’enseigne Grand Frais qui a bâti son succès sur les fruits et légumes, les plats cuisinés et les produits frais en général. Cette stratégie de bataille sur le terrain des produits frais menée par Carrefour s’illustre par d’autres initiatives récentes comme le passage en concession au groupe Blachère de 200 rayons fruits et légumes de supermarchés et hypermarchés Carrefour et l'ouverture de 10 hypermarchés axés sur le frais, dont 7 opérés en franchise par l'enseigne Marché Frais.
Malt : Julien Plenchette nouveau président de la région Amériques de Soufflet Malt
Dans un communiqué du 6 juillet, le groupe Soufflet Malt a annoncé la nomination de Julien Plenchette au poste de président de la région Amériques, effectif depuis le 1er juillet. La région en question comprend les États-Unis, le Canada, le Mexique, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud. Il succède à Jean-Christophe Figueroa, « qui évoluera vers un rôle de conseil, afin de soutenir les partenariats stratégiques et les initiatives de développement du groupe ». Doté d’une expérience de plus de 25 ans à l’international et dans le secteur de l’industrie, Julien Plenchette a par exemple récemment occupé le poste de Chief Operating Excellence and Technology Officer chez TI Automotive. Il a également présidé la région Amériques au sein du même groupe. Sa nomination intervient dans « un moment stratégique, alors que le groupe (Soufflet Malt, NDLR) poursuit le développement de sa présence et le renforcement de ses capacités dans la région », peut-on lire dans le communiqué.
Vin : la maison de champagne Telmont nomme Justin Meade comme directeur général
Telmont, filiale de Rémy Cointreau, a annoncé le 6 juillet la nomination de Justin Meade comme directeur général. Entré fin 2020 dans la maison de champagne, le Franco-américain était jusqu’en mars directeur exécutif, d’après son compte LinkedIn. « Justin Meade aura la charge de mener à bien les grandes orientations (de Telmont) : 100 % du domaine et des partenaires vignerons convertis à l’agriculture bio et régénérative en 2031, réduction drastique de l’empreinte carbone de la maison avec l’objectif du net zéro d’ici 2050 », selon le communiqué.