Distribution : Plesio (Casino) va reprendre neuf magasins U en Normandie et Picardie
Plesio (ex-groupe Casino) est entré en négociations exclusives en vue d’acquérir les 9 magasins des Coopérateurs de Normandie-Picardie, a-t-il annoncé par communiqué le 21 octobre. « Ces magasins opéreraient sous la marque Casino », est-il indiqué. De 450 à 1 600 m2, ils sont aujourd’hui porteurs de l’enseigne U et représentent un chiffre d’affaires annuel d’environ 50 M€ HT. « Le changement de marque est envisagé au cours du premier trimestre 2027 » pour ces magasins situés dans la région de Rouen, Évreux et Amiens. « La finalisation de l’opération reste conditionnée à la levée de conditions suspensives ainsi qu’à la négociation et à la signature de la documentation contractuelle entre les parties », est-il précisé. « En choisissant la marque Casino, les Coopérateurs de Normandie-Picardie s’appuient sur une marque reconnue et sur les moyens d’un groupe national pour donner un nouvel élan à leurs magasins. Leurs clients bénéficieront de l’offre de produits de la marque Casino, des services de l’enseigne et d’un concept commercial renouvelé, tout en conservant l’identité coopérative et l’ancrage local », indique le communiqué. Le réseau des magasins de proximité sous enseigne Casino compte environ 550 magasins en France avec une surface moyenne comprise entre 150 à 400 m2.
Agroalimentaire : chez Nestlé, chiffre d'affaires stable pour les neuf premiers mois de 2026
Nestlé a annoncé le 22 octobre un chiffre d'affaires stable pour les neuf premiers mois de 2026 (par rapport à la même période de 2025), atteignant 65,8 milliards de francs suisses (soit environ 61,57 Md€). Au troisième trimestre seul, sa croissance interne réelle, qui permet de jauger l'évolution des volumes, s'est établie à 2,8 %, indique Nestlé. Un niveau dépassant nettement les prévisions des analystes financiers interrogés par l'agence suisse AWP, qui l'attendaient en moyenne à 1,7 %. Sa croissance organique – qui permet d'évaluer ses ventes hors effets de change et acquisitions ou cessions – s'est quant à elle établie à 4 % au troisième trimestre, tandis que les augmentations de prix ont ralenti, l'effet prix se limitant à 1,1 %. Dans le communiqué, Nestlé précise que ses activités en Russie ne vont plus être consolidées dans ses comptes à compter de fin septembre 2026. Elles ont été transférées récemment par les autorités russes, de façon temporaire, à la société russe L.E.V. Management. « Cet événement n'a eu aucun impact sur les ventes du troisième trimestre ou des neuf premiers mois, et n'a qu'un impact financier limité sur les résultats récurrents de 2026 », précise Nestlé dans le communiqué. Le groupe a confirmé ses objectifs pour 2026, visant toujours une croissance organique dans une fourchette de 3 % à 4 %.
Stockage des grains : l’entreprise Chips CO2 brevette sa solution de désinsectisation
Dans un communiqué du 22 octobre, l’entreprise Chips CO2 a annoncé l’obtention d’un brevet, le 10 octobre, pour sa solution de désinsectisation des silos de céréales et de produits conditionnés (sacs de semences, big bag, palettes, fèves de cacao, balles de tabac, etc.). Il s’agit d’un système de fermeture de cellule et de containers qui en assure l’étanchéité lors des traitements, afin de limiter les risques de fuite de gaz. La matière active utilisée dans la solution est le dioxyde de carbone, qui est compatible avec l’agriculture biologique, revendique l’entreprise. « La solution est complétée par une application permettant de suivre la durée du traitement, la température et la concentration en CO2 PPP (produit phytopharmaceutique, NDLR) », précise Chips CO2. Et d’ajouter qu’« un certificat de fumigation peut ensuite être délivré pour assurer la traçabilité de l’intervention ». Fabriquées en France, les cellules, pouvant contenir 24 t de grains, sont utilisées pour la désinsectisation en vrac, alors que les containers sont adaptés pour le traitement des produits conditionnés.
Fromages : la Comtoise investit 2,6 M€ dans son usine de sauces fromagères
La Comtoise investit dans son site de production de Louhans (Saône-et-Loire) « 650 000 euros pour la robotisation de la fin de ligne des sauces fromagères fraîches et deux millions d’euros pour le sprinklage de l’intégralité de son usine », selon un communiqué du 22 octobre. La société a pour ambition « d’accélérer sur le marché des sauces fromagères fraîches prêtes à l’emploi pour la restauration tout en consolidant son activité historique auprès des acteurs de l’agroalimentaire ». L’essor des repas pris à l’extérieur crée une dynamique pour les sauces fromagères de la Comtoise. « Selon une étude Nova Consulting de janvier 2025 réalisée pour La Comtoise, le marché français de la sauce fromagère représente environ 30 000 t et 160 M€, avec une croissance estimée à 7 % par an. Les usages sont concentrés sur les segments des burgers, tacos et frites, qui représentent 42 % du marché, ainsi que sur la restauration traditionnelle, à hauteur de 36 %. » Créée en 1994, la Comtoise a réalisé 46 M€ de chiffre d’affaires en 2025, a investi 14 M€ depuis 2018 et dispose d’une capacité de production de 24 000 t/an. La société est spécialisée exclusivement dans le fromage fondu fonctionnel et applicatif.
Serres : Rougeline va tester des itinéraires mixant technologie et protection intégrée
Le projet Coop Protect, porté par Rougeline, vise une baisse de 20 % de l’IFT chimique grâce à la combinaison de plusieurs méthodes de protection agroécologique en tomates, fraises et concombres produits sous serre. Ce travail fait partie des deux projets soutenus par l’appel à projets PRAAM et retenus par le ministère de l’Agriculture dans le cadre de France 2030. « Il s’agit de mettre en œuvre à la fois des leviers de protection intégrée – phéromones, plantes de services – et des solutions technologiques comme des systèmes de vision, des modèles de production anticipant la dynamique des agresseurs et des robots UVC. Nous avons sélectionné sept bioagresseurs particulièrement liés aux évolutions climatiques », explique Audrey Tinarelli, chargée de production et développement en agroécologie chez Rougeline, contactée par Agra Presse. Le projet concerne 49 sites de production et 143 ha, soit environ 40 % des surfaces globales de Rougeline, en Nouvelle-Aquitaine, en Provence-Alpes-Côte d’Azur et dans la vallée du Rhône. Un système assurantiel et des dispositions pour sécuriser le temps passé par les producteurs seront mis en place dans une volonté de partage du risque économique : « Ces itinéraires techniques peuvent être chers à mettre en place. Pour les valoriser, les produits devront être commercialisés sous les labels Zéro Pesticide et Biodiversité. » L’essai doit se dérouler sur trois ans avec des résultats attendus en 2030.
Photovoltaïque : RAGT s’associe à Tenergie pour son installation sur le site d’Albi
Le 21 octobre, RAGT Plateau Central, filiale négoce du groupe RAGT, a inauguré 1 200 panneaux photovoltaïques sur le toit de son usine d’alimentation animale d’Albi (Tarn), soit une surface de 2 300 m2, pour une production annuelle attendue de 600 MWh d’électricité. 90 % de cette production sera autoconsommée par l’usine, couvrant ainsi près de 10 % de ses besoins en énergie. Pour ce projet, RAGT s’est associé à Tenergie, développeur et producteur français d’énergies renouvelables, qui a investi près de 800 000 €. Ce montant inclut la rénovation, le désamiantage et la mise en conformité de la toiture pour accueillir les panneaux. L’accord conclu entre les deux acteurs stipule que RAGT percevra un loyer d’environ 120 000 € par an, pendant 20 ans. Les deux partenaires planchent déjà sur de potentiels autres projets photovoltaïques : un dans l’Aveyron, territoire historique du groupe, et un autre en parallèle de l’extension du site d’Albi. Pour RAGT, ces installations s’inscrivent pleinement dans la volonté du groupe de poursuivre la production d’énergie renouvelable au plus près de ses activités. (Anne Gilet)
Agroalimentaire : Patrick Gantier nommé d.g. de GBfoods France
GBfoods France (marques Liebig, Royco et Daisuki) a annoncé le 22 octobre que Patrick Gantier, 53 ans, occupait le poste de directeur général depuis juillet. GBfoods France se donne pour priorité de « recréer la confiance et l’envie au rayon des soupes liquides avec Liebig, et bousculer les codes du marché des nouilles instantanées avec Daisuki », indique un communiqué. Patrick Gantier a débuté sa carrière chez Bel, où il a exercé pendant 12 ans différentes responsabilités marketing en France, en Europe centrale et en Amérique du Nord. Il a ensuite rejoint Mars pour 15 ans, dont 12 à des fonctions de direction générale au sein de l'activité Food, en France, puis en Asie-Pacifique. Il y accompagne notamment le développement et la transformation de marques emblématiques, telles que Suzi Wan et Ben's Original en France, ainsi que la création de clusters de marchés en Asie, dans la confiserie et le petcare. Depuis 2023, il occupait le poste de directeur général Europe du Sud chez Diageo (spiritueux), pour lequel il a notamment créé la filiale française en 2024. GBfoods France réalise un chiffre d'affaires d'environ 128 M€ et compte 284 salariés.
Agenda de la semaine agricole du 26 octobre 2026
Lundi 26 octobre
Conseil des ministres de l’Agriculture de l’UE (Pac post-2027)
Mardi 27 octobre
Congrès mondial Agraya (Global Gap), en Italie, jusqu’au 29
Conférence de presse de l'Apecita (emploi des cadres agricoles)
Conférence de presse du Synabio (transformateurs de produits bio)
Mercredi 28 octobre
Conférence Tomato News 2026 (tomate d’industrie), en Italie
Jeudi 29 octobre
Visioconférence sur les agriculteurs dans la chaine de valeur
Les députés examinent une PPL LFI sur la ré-interdiction de l'acétamipride et du flupyradifurone
Conférence de presse de La Vie claire (distribution spécialisée bio)