La Commission européenne a publié, le 26 octobre, une enquête Eurobaromètre spéciale analysant la perception des citoyens européens vis-à-vis de l’innovation alimentaire et son acceptation. Elle a été menée entre le 22 mai et le 24 juin auprès de 26 456 répondants issus de l’ensemble des États membres de l’UE. D’une manière générale, cette étude révèle que plus de la moitié des Européens (51 %) restent méfiants vis-à-vis des aliments innovants (contre 39 % d’opinions positives). D’après le rapport, les inquiétudes restent principalement liées aux effets à long terme sur la santé (43 %), aux méthodes de production (35 %) et à la transparence en matière de composition ou d’origine (33 %). Pour accroître leur confiance, les citoyens réclament en priorité un étiquetage obligatoire et clair (51 %), des évaluations de sécurité indépendantes des producteurs (38 %), l’approbation de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) (36 %) et des rapports publics réguliers sur la sécurité (34 %).
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Dans le détail, la moitié des sondés se déclarent à l’aise à l’idée de consommer des aliments élaborés grâce à des techniques modernes, comme des fruits ou des légumes plus résistants à la sécheresse, aux ravageurs ou aux phénomènes météorologiques extrêmes. A contrario, la situation est bien moins positive à l’égard des produits alimentaires cultivés à partir de tissus ou de cellules animales puisque près des deux tiers des sondés avancent qu’ils ne seraient pas à l’aise d’en consommer. « Il s’agit de loin du type d’aliment innovant le moins accepté parmi ceux inclus dans l’enquête », précisent les auteurs dans leur rapport. C’est particulièrement le cas pour les personnes sondées en Grèce (81 %), à Chypre (78 %), en Slovénie (76 %) ou en France (74 %) alors que le Danemark (57 %) et Malte (52 %) sont les seuls pays où les personnes se déclarant à l’aise sont plus nombreuses que celles qui se sentent mal à l’aise.