Agra Fil du 6 novembre 2026

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Budget 2027 : rejeté par l’Assemblée, le texte part au Sénat dans sa version initiale

Les députés ont rejeté le 4 novembre à l'unanimité le projet de budget de l'État pour 2027. 458 députés issus des tous les groupes, y compris ceux soutenant le gouvernement, ont rejeté la partie « recettes ». Un résultat qui envoie tout le texte au Sénat dans sa version initiale, pour un examen à partir du 20 novembre dans l'hémicycle. Passent ainsi à la trappe deux amendements de l’exécutif qui étendaient à l’agriculture le Pacte Papin, pour faciliter la transmission. Le gouvernement en avait proposé deux autres afin d’assouplir la fiscalité du secteur agricole, comme prévu dans le cadre du plan de relance. L’un étendait le bénéfice du suramortissement des projets d'avenir agricoles (PAA) aux membres des coops ou Cuma portant ce type d'initiative. L’autre assouplissait les conditions de reprise de Dotation pour épargne de précaution (DEP) « en cas de consommation des stocks de fourrage assimilés à de l’épargne monétaire », en autorisant les exploitants à différer la réintégration des déductions jusqu’au deuxième exercice suivant l’exercice de consommation du fourrage, le temps pour eux de reconstituer leurs stocks. Enfin, l’exécutif soutenait le dégrèvement de la TFPNB (taxe sur le foncier non bâti), en garantissant l'effectivité de l'obligation faite au bailleur de répercuter le bénéfice de cette remise sur le fermier.

Biométhane : Bruxelles lance sa plateforme de mise en relation des vendeurs et acheteurs

La Commission européenne a ouvert, le 4 novembre, la première phase de son « mécanisme pour le biométhane » qui met en relation vendeurs et acheteurs dans l’UE. Cette initiative volontaire et gratuite s’inscrit dans le cadre de la plateforme de l’UE pour l’énergie et les matières premières, lancée en juin afin de stimuler la production, les échanges et les investissements dans le domaine du biométhane en Europe. Dans le cadre de cette première phase, les acheteurs vont pouvoir soumettre leurs besoins jusqu’au 23 décembre. Les fournisseurs pourront ensuite manifester leur intérêt jusqu’au 4 mars 2027 pour répondre aux demandes soumises sur la plateforme. Le 18 mars, les résultats de la mise en relation seront publiés et les participants recevront les coordonnées de leurs homologues afin de poursuivre leurs discussions commerciales en dehors du mécanisme. La Commission européenne a également mis en place un nouveau « tableau de bord réglementaire » destiné à aider les acteurs du marché à comparer les réglementations nationales relatives au biométhane au sein des États membres et ainsi favoriser les opportunités commerciales transfrontalières. Cet outil ne couvre pour l’instant que certains États membres de l’UE qui représentent, à eux seuls, plus de 90 % de la production actuelle de biométhane au sein de l’UE.

Biométhane : Bercy recommande de limiter son usage vers le chauffage résidentiel

Une étude de la direction générale du Trésor publiée en novembre recommande de limiter l’usage du biogaz comme technologie de chauffage résidentiel. « La consommation française de gaz devra donc se concentrer sur des usages et des sites spécifiques – et non plus être diffuse comme aujourd'hui avec le parc résidentiel raccordé ». Cela entraînera « une transformation profonde de la géographie de la demande et des besoins en infrastructures gazières ». Elle précise que « les gaz bas-carbone (biométhane, hydrogène décarboné) permettront de décarboner les usages gaziers résiduels difficilement électrifiables ». La direction générale du Trésor explique que « le gaz bas-carbone est bien plus cher que le gaz fossile avec un coût complet médian de 130 €/MWh contre 35 €/MWh en 2025 ». Cet écart « devrait le rendre moins compétitif que des solutions électriques pour la décarbonation de nombreux usages, notamment le chauffage des bâtiments ». Elle préconise ainsi de réserver l’usage du biogaz pour des « procédés où le gaz est une matière première (fabrication d'ammoniac, d'engrais ou de méthanol), voire la production d'électricité de pointe, où des centrales pilotables de secours peuvent rester nécessaires pour sécuriser le système électrique ».

Céréales : marché optimiste avant la rencontre entre Kiev et Moscou, détente des cours

Les cours des céréales de part et d'autre de l'Atlantique ont poursuivi leur détente cette semaine, dans l'attente d'une éventuelle reprise du trafic en mer Noire à la faveur de pourparlers annoncés entre la Russie et l'Ukraine. Kiev et Moscou devraient se rencontrer les 10 et 11 novembre à Abou Dhabi, sous médiation américaine. « On parle de plus en plus de la rencontre entre les Russes et les Ukrainiens (...) on y croit et ça fait tout baisser », souligne en France le courtier Damien Vercambre, du cabinet Inter-Courtage. « C'est comme si on avait déjà le résultat de la négociation ! », relève-t-il. Attention néanmoins, la situation pourrait se retourner, sachant que le scénario d’absence d’accord entre les deux protagonistes est loin d’être exclu. Dans ce cas, les perturbations de trafic des céréales sur la mer Noire persisteraient, empêchant le marché d’être alimenté correctement. Mais, pour le moment, l’optimisme ambiant fait que les fonds d'investissement se désengagent peu à peu des céréales, après des mois de hausse. Dernier élément à surveiller : la victoire des démocrates aux États-Unis le 3 novembre lors des élections des Midterms. Des analystes tablent sur une remontée du dollar par rapport aux monnaies concurrentes, dont l’euro. Cela améliorerait la compétitivité des céréales européennes, source d’augmentation de leurs prix.

Agroalimentaire : coûts en hausse de 6 % à cause de la sécheresse pour les PME-ETI

Les PME et ETI agroalimentaires « estiment, de manière générale et en moyenne, que l’impact des hausses de coûts liés aux canicules et sécheresse devrait se situer aux alentours de 6 % », indique l’organisation professionnelle Pact’Alim le 5 novembre. Se basant sur un sondage réalisé auprès de ses adhérents en octobre, Pact’Alim constate aussi que « deux tiers des entreprises rencontrent des difficultés d’approvisionnement liées aux canicules ». « Pour 40 % d’entre elles, leur impact sur les coûts de production est certes limité mais, pour 40 %, il est significatif. » Par ailleurs, « neuf entreprises sur dix anticipent une hausse de leurs coûts liée à la revalorisation des matières premières agricoles , souligne Pact’Alim. L’organisation, qui compte plus de 3 000 PME et ETI alimentaires, prend la parole alors que les négociations commerciales commencent le 1er décembre. Elle déplore que, en 2026, « pour une majorité d’entreprises, les accords conclus ne couvraient pas la hausse de leurs matières premières agricoles et industrielles ». Elle demande que les distributeurs tiennent compte « des hausses brutales de coûts auxquels les PME et ETI sont exposées », tout en réclamant « un cadre de négociation réellement équilibré en faveur de la souveraineté alimentaire ».

Lait : vers un ralentissement de la production dans certains bassins

Le secteur laitier se caractérise par des « perspectives de ralentissement de la production laitière et d’augmentation des coûts d’alimentation des vaches laitières en Europe et en France dans les mois à venir », indique le Cniel (interprofession) dans sa dernière note de conjoncture publiée le 5 novembre. L’hémisphère Sud, de son côté, « sous la menace d’un phénomène météo El Niño exceptionnel, pourrait là aussi ralentir la production laitière ». Pour l’Europe, « les prévisions sur les mois à venir sont davantage pessimistes, compte tenu du manque de fourrage dans de nombreux pays », ce qui pourrait déboucher sur des décapitalisations et une réduction des capacités de production. Sur les 12 derniers mois, la production reste toutefois très dynamique, à au moins +3 % en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis ou dans l’UE. En France, la collecte de lait de vache était en légère progression (+0,4 %) an août, par rapport à août 2025 (1,89 milliard de litres), selon la note de conjoncture d’octobre de FranceAgriMer, publiée le 2 novembre. D’après le sondage réalisé début octobre, « la hausse de la collecte s’amenuisait dans les Hauts-de-France, et n’était plus visible dans le Grand-Est », et « les volumes semblaient décrocher plus nettement dans les Pays-de-la-Loire et en Bretagne ». Des tendances qui restent à se confirmer, selon FranceAgriMer.

Produits laitiers : lait et beurre stables, poudre et lactosérum toujours en hausse

Les dernières statistiques de FranceAgriMer pour les produits laitiers en France, publiées le 2 novembre (conjoncture laitière d’octobre), font état d’une stabilisation des prix du lait de vache conventionnel depuis juin, à 417 €/1 000 l en août (-59,30 € par rapport à août 2025), et de celui du beurre autour de 4 000 €/t depuis mi-avril. L’indice Ipampa lait de vache a toutefois progressé de 1,9 point entre juillet et août, sous l’effet des prix du GNR et des aliments. Ces hausses « se sont poursuivies en septembre et début octobre, ce qui devrait tirer à la hausse l’indice Ipampa lait de vache sur cette période ». En revanche, la poudre de lait écrémé poursuit sur une tendance haussière entamée en juillet dernier, atteignant 3 520 €/t mi-octobre, soit +884 € depuis début juillet. « Le prix du lactosérum a continué à fortement se développer atteignant 1 641 €/t en moyenne en septembre 2026 », soit +66 % depuis janvier. Cette nette hausse est liée à la demande très soutenue des marchés pour les protéines laitières afin de fabriquer des produits alimentaires enrichis en protéines. À l’échelle mondiale, la poudre maigre européenne reste compétitive en prix par rapport au prix américain, ce qui a entraîné un net recul des exportations états-uniennes (-15 % d’avril à août).

Lait : 400 salariés et ex-salariés abandonnent leur action collective contre Lactalis

Les avocats représentant les salariés et ex-salariés de Lactalis accusant leur employeur d'avoir indûment minoré leurs primes de participation ont annoncé, le 5 novembre lors d'une audience de consignation au tribunal de Laval, qu'ils renonçaient à leurs poursuites, a indiqué à l'AFP Me Renaud Portejoie. Il n’a pas précisé les motivations de ce désistement. Regroupés en association, plus de 400 plaignants entendaient citer à comparaître le patron de Lactalis, Emmanuel Besnier, pour « présentation ou publication de comptes infidèles », ainsi que deux commissaires aux comptes présentés comme « complices ». Le groupe Lactalis avait non seulement rejeté ces accusations de primes minorées, mais avait aussi affirmé que l'association n'était pas fondée à exercer une « action de groupe ». Les plaignants estimaient que leur employeur, qui a réglé 475 M€ en 2024 à l'administration fiscale pour « clore un différend » sur un montage financier via la Belgique et le Luxembourg, avait minoré son bénéfice imposable pendant plusieurs années via ces artifices comptables. Ce qui aurait mécaniquement amputé les primes de participation. Si le litige purement fiscal est soldé, le groupe laitier est visé par une enquête du Parquet national financier (PNF) pour fraude fiscale aggravée et blanchiment portant sur ces suspicions de minoration de son bénéfice.

Fromages au lait cru : les savoir-faire inscrits au patrimoine culturel immatériel

Les « savoir-faire autour des fabrications fromagères au lait cru » sont désormais inscrits à l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel (PCI) tenu par le ministère de la Culture, a annoncé le Cnaol (AOP laitières) le 5 novembre. Cette inscription « marque une étape historique pour la filière des fromages au lait cru et vient saluer la diversité des pratiques, des connaissances et des métiers qui contribuent à faire de ces fromages une composante essentielle du patrimoine alimentaire et culturel français », précise le Cnaol. Elle englobe tous les maillons de la filière du lait cru : élevage, fabrication, affinage et commercialisation. Ce projet a été initié en 2020 dans le cadre du Réseau Fromages de terroirs, sous l’impulsion d’Élise Demeulenaere, anthropologue et directrice de recherche au CNRS, et a mobilisé des professionnels de la filière avec l’appui de la Fondation pour la biodiversité fromagère. L’inscription à l’Inventaire national du PCI représente également une première étape pour faire reconnaître, à terme, ces savoir-faire à l’échelle internationale auprès de l’Unesco, prévoit le Cnaol. D’autres pratiques liées à l’alimentation sont déjà inscrites au PCI, comme la culture du raisin chasselas de Moissac, la fabrication du fromage de Salers, ou encore le repas gastronomique des Français.

Ruminants : un premier cas du virus Shamonda en élevage caprin

Une première infection par le virus Shamonda-Europe a été confirmée « chez un caprin dans le département du Var », a annoncé la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) dans son bulletin hebdomadaire le 3 novembre. Le virus a été détecté « sur un écouvillon vaginal d’une chèvre ayant avorté le 28 septembre », est-il précisé, sans évoquer d’autres symptômes. Apparu cet été en France, Allemagne et Suisse, ce nouveau pathogène du genre Orthobunyavirus (proche du virus de Schmallenberg) touche essentiellement les bovins, chez qui il est associé à de la fièvre, des diarrhées et une baisse de la production laitière. Pour cette espèce, il est présent dans 53 départements français, dans l’Ouest et un large croissant Nord-Est Sud-Ouest, selon ESA. Le virus Shamonda-Europe a aussi été détecté chez des ovins (Oise, Aveyron), ainsi que chez un cheval (Hérault). Alors que ce virus est considéré comme non transmissible à l’homme, le gouvernement a annoncé, le 22 octobre, le premier cas humain au monde, chez un patient atteint d’une « pathologie grave » et d’une « immunodépression sévère ». « Aucun risque sanitaire pour la population générale n’est identifié à ce jour », selon les autorités, qui réfutent tout risque de contamination par « la consommation de viande, de lait ou de produits dérivés ».

Bovins viande : seuls les prix des jeunes bovins résistent dans un marché qui se dégrade

D’après le bulletin d’Interbev paru le 5 novembre, les cotations de presque toutes les catégories de bovins ont décroché en semaine 44 (du 26 octobre), à l’exception des jeunes bovins (JB). Ces animaux engraissés en France (par opposition aux broutards exportés maigres) voient leur cours progresser de 2 ct€/kgéc en une semaine, à 6,49 €/kgéc pour la conformation U et 6,29 €/kgéc pour les JB R. Dans son bulletin Tendances, l’Institut de l’élevage note que « les abattages de jeunes bovins sont très dynamiques depuis fin août, ce qui a permis de répondre à une demande européenne qui se renforçait avec la rentrée de septembre ». La viande des JB français est en grande partie exportée. De leur côté, les broutards poursuivent leur seconde phase de baisse de l’année, entamée à la mi-septembre. Les limousins de 300 kg accusent une lourde chute (-11 ct, à 4,89 €/kg vif) ; les charolais de 300 kg progressent, eux, de 4 ct, restant à un niveau bas depuis la chute des prix du printemps (4,40 €/kg vif). Du côté des vaches, les laitières, plus nombreuses à être réformées pour cause de sécheresse, reculent plus fortement que les allaitantes : les vaches O (laitières) cèdent 7 ct en une semaine (à 5,54 €/kgéc), quand les vaches U et R (allaitantes) reculent de 2 ct (à 7,78 €/kgéc et 7,07 €/kgéc respectivement).

Pesticides : les Européens largement opposés à des autorisations illimitées (sondage)

Une écrasante majorité de citoyens européens est opposée à l’octroi d’autorisations illimitées pour les pesticides, tel que proposé par la Commission européenne dans son projet de règlement Omnibus X, selon les résultats d’un sondage publié le 5 novembre par l’ONG PAN Europe. Cette enquête YouGov a été réalisée auprès de 1 000 personnes représentatives de la population adulte en France, Allemagne, Irlande, Italie, Pologne, Roumanie et Espagne. Le soutien à des autorisations illimitées n’est que de 4 à 6 % en France, en Allemagne, en Irlande, en Italie, en Pologne et en Espagne, et atteint 10 % en Roumanie, avec peu de différence selon le groupe politique pour lequel les répondants ont voté lors des élections européennes. Ces résultats révèlent « un fossé flagrant entre les attentes des citoyens et la position de certains députés européens, qui ignorent les demandes de leurs électeurs et cherchent à affaiblir la protection contre les pesticides », déplore PAN Europe. Cette publication intervient au moment où le Parlement européen doit se prononcer sur la proposition de Bruxelles. Le vote par les commissions de l’Agriculture et de l’Environnement du Parlement européen – un temps programmé pour le 4 novembre – a été reporté à la réunion des 30 novembre et 1er décembre, en vue d’un examen en plénière toujours fixé mi-décembre. Les États membres se sont, eux, mis d’accord sur leur position de négociation fin septembre.

Champignons : des morilles séchées rappelées après le décès suspect d'une jeune femme

Des morilles séchées de la marque ChampiBon font l’objet d’un rappel en raison d’un risque d’intoxication, après le décès suspect d’une jeune femme à Montpellier en début de semaine, ont indiqué le 5 novembre les autorités sanitaires. « À ce stade des investigations menées par les ministères chargés de la Santé et de l’Agriculture, un lien est suspecté entre la consommation des morilles, la survenue des symptômes gastro-intestinaux et le décès », explique le ministère de la Santé dans un communiqué, ajoutant que « des analyses complémentaires sont en cours ». Le site gouvernemental Rappel conso a publié une fiche de rappel de ce produit, commercialisé par l’enseigne B&M France, indiquant la « probable contamination d’un lot de morilles par une toxine susceptible d’être à l’origine d’intoxication alimentaire ». « La patiente, qui ne souffrait d’aucune comorbidité, a présenté des symptômes gastro-intestinaux sévères le 2 novembre, quelques heures après la consommation de morilles séchées », précise le ministère. « Après avoir contacté le centre antipoison et de toxicovigilance de sa région, la patiente a été orientée vers l’établissement le plus proche où elle a pu bénéficier d’une prise en charge rapide ». Malgré cela, elle est décédée mardi.

Radis : aux Pays-Bas, Daily Fresh Radish baisse le rideau après 34 ans

Aux Pays-Bas, Daily Fresh Radish, important producteur de radis, a annoncé le 30 octobre la cessation définitive de ses activités après plus de 34 ans d’existence. Les fondateurs, Dennis et John Grootscholten, ont expliqué faire face à des défis structurels majeurs, comme l’explosion des coûts de production (main-d’œuvre, énergie) et l’impossibilité de rentabiliser des technologies lourdes comme l’éclairage LED. Selon eux, contrairement à d’autres légumes, le rendement au mètre carré du radis n’a pas progressé depuis les années 1990. « Pour moi, la culture du radis est restée à la traîne et je trouve cela regrettable. Il faudrait de nouvelles variétés plus précoces, ou que l’on puisse semer plus densément pour obtenir un rendement plus élevé, mais elles n’existent pas », a expliqué John Grootscholten à Fresh Plazza. Créé en 1992, Daily Fresh Radish exploitait 18 ha. Au fil des ans, la société avait développé son portefeuille produits : radis roses en bottes et en vrac, ainsi que des variétés spéciales comme le radis blanc bicolore ou violet. Le site principal de Daily Fresh Radish a été vendu à Konsman Vegetables, un producteur de légumes-feuilles. Par ailleurs, une des serres devrait voir une production de roses en pot s’installer.

Cannabis : la Cour suprême du Népal ouvre la voie à un culture contrôlée dans le pays

La Cour suprême du Népal a ouvert la voie à une culture réglementée du cannabis, plusieurs décennies après que le pays himalayen a interdit cette plante, a déclaré le 5 novembre à l’AFP Saroj Adhikari, l’un des auteurs du recours. Concrètement, la Cour suprême a ordonné au gouvernement népalais de prendre les « dispositions nécessaires » afin d’autoriser la « culture et la production contrôlées de cannabis » à des fins médicales, scientifiques, agricoles, horticoles et industrielles, mais non à des fins récréatives. « Cela contribuera également à endiguer la contrebande illégale de marijuana, dont seuls quelques-uns tirent profit », s’est félicitée auprès de l’AFP l’ancien ministre de la Santé, Birod Khatiwada, qui milite depuis des années pour la levée de cette interdiction. Cet arrêt a été rendu en mai 2025, mais le texte intégral n’a été publié qu’en octobre 2026 en raison de l’incendie de la Cour suprême, qui a eu lieu en septembre 2025 lors des violentes manifestations qui ont conduit à la chute du gouvernement.

« Souveraineté alimentaire » : le solde commercial est un indicateur « partiel » (étude)

Un « document de travail », publié le 3 novembre par le Centre d'études et de prospective (CEP) du ministère de l’Agriculture, compare six pays de l’UE en termes de performances commerciales, faisant apparaître le solde commercial agricole de la France comme « un indicateur seulement partiel de la souveraineté alimentaire ». En effet, malgré sa dégradation depuis une dizaine d’années, la production agricole et alimentaire confère au pays « une relative autonomie stratégique » en dépit de fragilités mises en évidence (fortes consommations intermédiaires en céréales, faiblesse économique en élevage allaitant, infériorité relative des taux de marge et EBE de l’industrie notamment), expliquent les auteurs. En outre, la conclusion pointe la « source de fragilités » que constitue la dépendance aux importations en amont (engrais, énergie, etc.). L’étude du segment de la production agricole montre que la France « dispose de caractéristiques structurelles favorables (exploitations de grande taille, moindre vieillissement des actifs) », mais que « les résultats économiques sont contrastés ». Concernant le segment de la transformation, « en dépit d’un chiffre d’affaires, d’une productivité du travail et d’une valeur ajoutée élevés, l’excédent brut d’exploitation des industries agroalimentaires françaises semble décrocher, sans que cela ne remette en cause leur capacité d’investissement ».

Agenda de la semaine agricole du 9 novembre 2026

Lundi 9 novembre
Conférence d'Antalya de 2026 sur les changements climatiques (Cop31)
Début de la discussion générale sur le PLFSS 2027 au Sénat 
Conférence de presse sur la bioéconomie urbaine organisée par l'Inrae

Mardi 10 novembre
Salon EuroTier (élevage), à Hanovre (Allemagne), jusqu'au 13 novembre
Forum annuel de l’Areflh (fruits et légumes), à Bruxelles
Journée technique Légumes de plein champ, à Saintes (Charente-Maritime)
Rencontres scientifiques sur la qualité des produits bio (Bordeaux Sciences Agro)
Conférence de presse d’ICL (biostimulants)

Mercredi 11 novembre
Session plénière du Parlement européen

Jeudi 12 novembre
Comité permanent des végétaux, animaux, denrées alimentaires et aliments pour animaux, à Bruxelles
Conférence de presse de l'Anses et de Santé publique France sur l'antibiorésistance
Conférence Grand angle Viande
Premières auditions à l'Assemblée de la mission sur la gouvernance du foncier agricole
Visite de presse du site Galliance (pôle volailles de Terrena) à Languidic (Morbihan)

Vendredi 13 novembre
Séminaire « Quel avenir pour les magasins de producteurs ? », à Lyon

Samedi 14 novembre
Congrès du Parti animaliste et meeting de lancement de la campagne présidentielle