États-Unis : les démocrates reprennent la main sur le Farm Bill
Malgré ses promesses de campagne, notamment à l’intention des agriculteurs américains, le président des États-Unis Donald Trump a essuyé une large défaite lors des élections de mi-mandat qui se sont tenues le 3 novembre. Les démocrates se sont en effet emparés de la Chambre des représentants et du Sénat dans des proportions inattendues (notamment dans des États ruraux comme le Texas ou le Kansas), et vont donc imposer une cohabitation à Donald Trump pour les deux dernières années de son mandat. La question est désormais de savoir si cette nouvelle majorité claire peut débloquer les discussions sur le prochain Farm Bill (loi agricole américaine), au point mort depuis près de quatre ans. La NFU (syndicat agricole plutôt proche des démocrates) rappelle que les agriculteurs attendent « depuis trop longtemps cette loi » pour répondre à leurs inquiétudes concernant la hausse des coûts du carburant, des engrais et de l’alimentation animale, les marges bénéficiaires réduites, mais aussi l’instabilité des politiques tarifaires et commerciales. Le syndicat espère qu’un accord pourra être trouvé « durant les semaines qu’il reste à l’actuel Congrès » et surtout en 2027 quand les démocrates auront officiellement pris la main. La loi de réconciliation budgétaire de 2025 prévoit de toute façon de financer les principaux programmes jusqu’en 2031, notamment les programmes de couverture contre les risques agricoles (ARC), de couverture contre les pertes de prix, le programme de couverture des marges laitières, l’assurance récolte, ainsi que les principaux programmes de conservation des terres.
UE-Monténégro : conclusion de deux nouveaux chapitres d’adhésion, dont celui sur les SPS
La présidence irlandaise du Conseil de l’UE a annoncé, le 6 novembre à l’occasion de la 30e conférence d’adhésion du Monténégro à l’UE, la finalisation provisoire de deux nouveaux chapitres dans le cadre des négociations en cours. Ces chapitres concernent la libre circulation des biens (chapitre 1) et la sécurité alimentaire et la politique vétérinaire et phytosanitaire (chapitre 12). Avec ces annonces, le Monténégro a désormais clos 23 chapitres d’adhésion sur 33 et tous les chapitres sont ouvert à la négociation. Pour Thomas Byrne, ministre d’État irlandais chargé des Affaires européennes, « les avancées réalisées aujourd’hui renforcent cette dynamique en faveur de l’adhésion du Monténégro à l’UE » au moment où la Commission européenne, dans son paquet Elargissement 2026 publié le 4 novembre, exprime sa confiance quant à une conclusion des négociations d’ici la fin de l’année et à une possible intégration dans l’UE dès 2028. Conformément aux principes de négociation, les accords conclus lors des discussions sur des chapitres spécifiques ne peuvent être considérés comme définitifs tant qu'un accord global n'a pas été trouvé pour l'ensemble des chapitres.
Conjoints collaborateurs : le gouvernement veut reporter l'extinction à 2037 pour les anciens
En vue de l'examen au Sénat du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, qui doit débuter le 9 novembre en séance publique, le gouvernement a déposé un amendement reportant à nouveau la date d'extinction du statut de conjoint collaborateur pour les personnes les plus proches de la retraite. Pour rappel, la LFSS 2022 avait limité à cinq années la durée pendant laquelle une personne pouvait encore bénéficier de ce statut. Mais la LFSS 2025 avait aménagé une dérogation pour les conjoints collaborateurs qui atteignaient l’âge d’annulation de la décote, soit 67 ans, avant le 1er janvier 2032 ; ces personnes peuvent conserver ce statut jusqu’à la liquidation de leurs droits à pension. Dans son amendement, le gouvernement propose de repousser cette date à 2037. Objectif : éviter «d’imposer à des assurés proches de la retraite un changement de statut quelques années seulement avant la liquidation de leurs droits à pension, sans revenir sur la règle de droit commun qui limite la durée passée dans ce statut de conjoint collaborateur insuffisamment protecteur des droits sociaux des assurés concernés», explique le gouvernement dans l'exposé des motifs. En 2026, environ 16 000 personnes étaient encore recensées comme conjoint collaborateur par la MSA, dont près des trois quarts sont des femmes âgées en moyenne de plus de 50 ans
Bovins : un nouveau sérotype de la MHE confirmé dans trois foyers en Espagne
« Trois foyers de maladie hémorragique épizootique (MHE) sérotype 7 ont été déclarés en Espagne », a annoncé la plateforme Épidémiosurveillance en santé animale (ESA) le 6 novembre. Dans sa note, le collectif français précise qu’il s’agit de « la première détection de ce sérotype en Europe », touchée par le sérotype 8 depuis 2023. Ces trois foyers ont été confirmés le 5 novembre par les autorités espagnoles, mais les détections remontent à plusieurs semaines : le premier dans un élevage de 88 bovins dans la province de Cadiz (Andalousie, sud) le 21 septembre ; le second dans un élevage de 62 têtes dans celle de Bajados (Estrémadure, sud-ouest) le 15 octobre ; et le troisième dans un élevage de 112 bovins dans celle de Bajados (Castille-La Manche, sud). Le foyer andalou et les deux suivants sont « éloignés de plus de 250 km ». « L'origine de cette nouvelle introduction demeure inconnue à ce stade », ajoute la plateforme ESA. En l’absence d’immunité croisée, « la vaccination contre le sérotype 8 ne protège (…) pas les animaux contre ce nouveau sérotype ». Apparue en 2022 en Italie et en Espagne, cette maladie touchant uniquement les bovins est réglementée au niveau européen (catégorie D, mesures aux échanges). La MHE a atteint la France en 2023, occasionnant plusieurs milliers de foyers, avant de refluer en 2025 et 2026, selon le bilan de la plateforme ESA.
Foie gras: aux Etats-Unis, prohibition du gavage dans deux nouveaux Etats
Le 3 novembre à Washington DC et Denver (Colorado), en marge des élections de mi-mandat, les électeurs ont largement voté (respectivement à 73% et 67%) pour la prohibition du gavage des oiseaux, donc du foie gras, à la suite de vigoureuses campagnes auprès d’électeurs majoritairement démocrates. Des décisions similaires ont été prises précédemment dans les villes de New-York en 2019, Pittsburg (Pennsylvanie) en 2023 et de Portland (Oregon) en 2026. Mais Le Figaro du 5 novembre constate que les applications effectives se heurtent à des recours juridiques. Quant à l’Etat de Californie, où la prohibition est plus ancienne, la consommation y est de nouveau autorisée depuis 2020, selon la presse gastronomique. Pour autant, les fabricants européens ne sont plus concernés par le marché des Etats-Unis. Car depuis les taxations punitives des années deux-mille (conflit du bœuf aux hormones) et pour une série de raisons (règlementaires et économiques), le foie gras européen est très peu présent aux Etats-Unis, d’après l’interprofession française Cifog.
Lait infantile : l’UE durcit ses règles sanitaires sur la céréulide
L'Union européenne a annoncé le 6 novembre un durcissement de ses règles sanitaires concernant les laits infantiles vendus en Europe. Les Vingt-sept ont approuvé la mise en place d'un « critère permanent de sécurité sanitaire concernant la céréulide dans les préparations pour nourrissons », a indiqué la Commission européenne. L'affaire des laits infantiles avait débuté en décembre 2025 avec le rappel par Nestlé de dizaines de lots dans une soixantaine de pays à cause de la présence potentielle de céréulide. Une cascade de rappels similaires par des industriels comme Danone ou Lactalis et de plus petits acteurs avait suivi jusqu'en avril 2026. Selon l'UE, la source de ces contaminations était l'utilisation d'un ingrédient importé de Chine, de l'huile contenant de l'acide arachidonique. La présence de la toxine dans les produits mis en vente résultait de « défaillances dans les processus de production » des fabricants. « C'est pourquoi, sur la base d'une évaluation scientifique réalisée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments, les États membres ont approuvé des limites maximales strictes pour la présence de cette toxine dans les produits secs et liquides », a précisé la Commission vendredi. En France, un rapport parlementaire avait préconisé en juin une telle mesure, pointant des lacunes dans les contrôles sanitaires liés à l'absence de critères sanitaires spécifiques.
Lait : General Mills envisage de se séparer d’Häagen-Dazs hors d’Amérique du Nord
General Mills envisagerait de se séparer de son activité de crèmes glacées Häagen-Dazs en dehors de l'Amérique du Nord, une démarche qui pourrait potentiellement aboutir à une vente, écrit le Wall Street Journal le 5 novembre, s’appuyant sur des sources proches du dossier. Häagen-Dazs est une marque exploitée par différents opérateurs en fonction des aires géographiques. Ainsi, le fabricant de glaces Froneri exploite la marque Häagen-Dazs aux États-Unis, ce qui pourrait en faire un acquéreur logique pour les activités de General Mills liées à cette marque hors d’Amérique du Nord. De son côté, l'agence de presse Reuters analyse cette décision potentielle en précisant que « ces dernières années, les entreprises de biens de consommation ont procédé à une réorganisation de leurs portefeuilles afin de faire face à la hausse des coûts des matières premières et des transports, ainsi qu’à l’évolution des habitudes alimentaires vers une alimentation plus saine, liée à l’utilisation croissante de médicaments amaigrissants ». En juin, General Mills a déjà fait un premier pas vers la séparation des activités de glaces en vendant ses boutiques de glaces Häagen-Dazs en Chine continentale à un groupe dirigé par l’exploitant de chaînes de thé Ningji.
Huile d'olive : récolte abondante en Espagne, Madrid ordonne d'en stocker 12%
L’Espagne a ordonné le 6 novembre aux producteurs d’huile d’olive de retirer du marché 12% de leur production et de la stocker jusqu’en septembre 2027, afin d’éviter qu’une récolte abondante ne fasse chuter les prix. Cette décision entraînera le retrait du marché d’environ 188.000 tonnes d’huile d’olive, a précisé le ministère de l’Agriculture dans un communiqué. La mesure «vise à réguler l’offre afin d’améliorer et de stabiliser le fonctionnement du marché et du secteur», a expliqué le ministère. L’Espagne est le premier producteur mondial d’huile d’olive, assurant environ 40 % de la production mondiale, selon le Conseil oléicole international. Les températures clémentes et les pluies abondantes du printemps ont créé des conditions favorables à ce qui devrait être la quatrième plus grande récolte de l’histoire de l’Espagne. Le ministère de l’Agriculture prévoit une production de 1,6 million de tonnes d’huile d’olive pour la campagne 2026-2027, soit une hausse de 23 % par rapport à la précédente. L’obligation de stockage de ces 12% s’appliquera à la production mensuelle cumulée de chaque moulin à huile, où les olives sont pressées et transformées, quelle que soit la catégorie d’huile. Les producteurs resteront libres de choisir le type d’huile à stocker ainsi que d’utiliser leurs propres installations ou des entrepôts extérieurs. Le gouvernement a précisé que cette mesure pourrait être modifiée à partir du 31 décembre, selon l’évolution de la production.
Chataîgnes: avec la sécheresse, récoltes catastrophiques dans le Sud-est
La sécheresse et les fortes températures estivales ont entraîné des récoltes catastrophiques de châtaignes, particulièrement en Ardèche qui totalise la moitié de la production française, ont souligné le 6 novembre des professionnels de la filière dans le sud-est. Alors que la campagne 2026 touche à sa fin en Ardèche, les agriculteurs s’attendent à une production divisée par deux par rapport aux 5.200 tonnes habituellement récoltées. «C’est une année sinistrée», résume Sébastien Debellut, animateur au Comité interprofessionnel de la Châtaigne d’Ardèche. Dans le département voisin de la Lozère, Nadia Vidal, castanéicultrice au Collet-de-Dèze et présidente de l’appellation Châtaigne des Cévennes, juge que «c’est très très très moyen». «Nous avons eu une grosse sécheresse qui a énormément impacté l’arbre, les calibres et les volumes. C’est une année très compliquée. Nous rentrons normalement entre 80 à 90 tonnes, on s’attend à près de 40-45 tonnes», précise l’agricultrice. L’appellation reconnue en 2023 compte aujourd’hui 70 adhérents, principalement en Lozère, dans le Gard et l’Hérault. «Pour de nombreux producteurs, c’est l’une des pires récoltes», précise Nadia Vidal, inquiète aussi pour la récolte 2027. «Le châtaignier a souffert. Nous avons eu des mortalités. On espère que les arbres vont résister», souligne-t-elle. Les JA et la FDSEA de la Lozère avaient tiré la sonnette d’alarme dans un communiqué commun publié le 23 octobre, parlant d’une récolte «catastrophique».
Cannabidiol : le CBD ne peut pas bénéficier de la certification bio, pour l'instant
La Cour de justice de l’UE donne raison, dans un arrêt du 5 novembre, à l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) qui estime que ni les produits à base de cannabidiol (CBD) naturel – à l’exception de l’huile de chanvre non enrichie en CBD – ni les denrées alimentaires enrichies en CBD ne peuvent prétendre à une certification biologique. Cette décision de l’INAO avait été contesté par le Syndicat professionnel du chanvre devant le Conseil d’État français lequel avait saisi la CJUE. Le CBD, extrait du chanvre – un produit agricole –, peut être classé dans la catégorie des « produits agricoles transformés destinés à l’alimentation humaine » au sens du règlement relatif à la production biologique, admet la Cour. Seulement, ajoute-t-elle, il n’est pour l’instant pas autorisé au sein de l’UE en tant que denrée alimentaire (dans le cadre du règlement sur les nouveaux aliments). Une procédure d’autorisation est en cours. L’Efsa a rendu au mois de février un avis proposant une dose provisoire sans danger, malgré des réserves sur l’innocuité du produit. En attendant que l’examen aboutisse, la Cour estime que le CBD ne peut obtenir la certification « agriculture biologique ». « Certifier un produit qui n’a pas été autorisé à être mis sur le marché pourrait nuire à la réputation de la certification et porter atteinte à la confiance des consommateurs dans les produits bénéficiant de cette certification », justifie la CJUE.
Légumes : les ventes de Bonduelle en hausse, malgré la crise du Cyclospora aux États-Unis
Le spécialiste français des légumes en conserve et surgelés Bonduelle annonce dans un communiqué le 6 novembre qu'il a vu ses ventes rebondir sur le premier trimestre de l’exercice 2026-2027 (du 1er juillet au 30 septembre 2026). Le chiffre d'affaires atteint 524,8 millions d’euros, en progression de 0,5 % en données comparables et de 1,0 % en données publiées par rapport à la même période de l’exercice précédent. Sur son exercice décalé 2025-2026, Bonduelle avait vu reculer légèrement ses ventes de 0,8 %, à 2,19 milliards d’euros. Le rebond de l’activité au premier trimestre « reflète des évolutions contrastées selon les zones géographiques et les catégories de produits », détaille le groupe : « La croissance de la zone Europe compense le recul de la zone hors Europe ». L'activité de la zone hors Europe – qui représente 34,1 % de l’activité du groupe – recule de 9,4 % en données comparables et de 8,0 % en données publiées, en raison des répercussions de la « crise du Cyclospora » aux États-Unis qui, sans impliquer les produits du groupe, « a affecté la confiance des consommateurs dans l’ensemble de la catégorie salade et fortement pesé sur le marché américain depuis ». En Europe, l’activité progresse de 6,4 % en données comparables et de 6,3 % en données publiées, « grâce à la bonne dynamique des offres plus cuisinées, en traiteur comme en surgelé, et au retour à la normale sur les marques distributeurs ».
Vin : revue à la hausse, la vendange dépasse son faible niveau de 2025
Les vendanges 2026 en France n'atteindront peut-être pas le point bas historique précédemment annoncé : les estimations ont été revues en hausse, à un niveau finalement supérieur à 2025, a indiqué le 6 novembre le service statistique du ministère de l'Agriculture. Selon les estimations au 1er novembre, la production viticole française en 2026 s’élèverait à 36,7 millions d’hectolitres, une révision en hausse par rapport à la prévision d’octobre (34,9 Mhl). C'est un niveau supérieur de 3 % à celui de 2025, mais en retrait de 10 % par rapport à la moyenne quinquennale des récoltes de 2021 à 2025. Cette révision à la hausse s’explique principalement par des rendements meilleurs que ceux précédemment anticipés en Languedoc-Roussillon et en Charentes, des bassins qui pèsent environ la moitié du volume national, ainsi qu’en Champagne et dans le Sud-Est. Ce bilan montre de fait de fortes disparités entre les bassins viticoles du nord et du sud de la France. Les rendements au nord ont été particulièrement affectés par la sécheresse et les fortes chaleurs estivales. Ceux des bassins méridionaux, soutenus par des précipitations à partir de la fin d’été, seraient supérieurs aux rendements, souvent faibles, de l'année précédente, note le service des statistiques du ministère (Agreste).
Sucre bio : encore 1,6 M€ à trouver pour le projet La Fabrique à sucre
La Fabrique à sucre, projet de micro-sucrerie bio dans le nord de la France, cherche encore 1,6 million d’euros (M€) pour boucler son budget de 15 M€ afin de voir le jour, rapporte l’AFP le 6 novembre. Présenté en 2022, ce projet de coopérative de sucre de betterave bio avait été initialement annoncé pour 2025. Il y a un an, le 23 septembre, la Fabrique à sucre avait indiqué chercher encore 6 M€. L’association des Mutuelles pour la santé planétaire – qui œuvre pour la sortie des pesticides et le développement de l’agriculture biologique – avait alors exprimé son souhait de soutenir le projet. « Les mutuelles de santé ont, dans le Code de la mutualité, une responsabilité d’agir en prévention. Elles ont aussi 50 milliards [d’euros] de trésorerie. […] Nous allons réfléchir à d’éventuels placements financiers des mutuelles pour aider le projet de sucrerie bio », avait déclaré le président de l’association Martin Rieussec-Fournier. Le micro-sucrerie sera située à Escaudoeuvres (Nord), commune où a fermé en 2023 une usine du géant sucrier Tereos. Le projet embarque une quarantaine d’agriculteurs.
Grossistes : enquête publique lancée pour le projet de «deuxième Rungis»
Début novembre, la commune de Goussainville au nord de Paris, devant accueillir le «deuxième Rungis», intitulé Agoralim, a annoncé qu’une enquête publique sur ce projet se tiendra du 2 novembre au 4 décembre. Cette enquête préalable à la déclaration d’utilité publique d’un aménagement de 44,5 hectares (dont 25 ha d’espaces naturels ou agricoles) a été lancée à l’initiative de la Semmaris, société gestionnaire du marché de gros de Rungis et au profit de l’Etablissement public foncier d’Ile-de-France, selon un arrêté préfectoral du Val d’Oise du 9 octobre. Le Journal des Entreprises du 5 novembre souligne que le calendrier de réalisation du projet est encore flou, relevant que la Semmaris annonce sur son site internet une première livraison en 2029 et que l'étude d'impact réalisée en mai 2026 prévoit un démarrage des travaux au troisième trimestre 2028 et un achèvement au premier semestre 2037. Il note que la Mission régionale d'autorité environnementale recommande, dans son avis du 26 août 2026, « d'explorer des configurations plus compactes » afin de limiter l'emprise au sol et de compléter l'étude d'impact avant le démarrage des travaux. Et qu’une autorisation environnementale restera ensuite nécessaire.
Distribution/climat : Naturalia priorise dix filières pour sa «stratégie de résilience»
Le distributeur de produits bio Naturalia a dévoilé, lors d’un webinaire le 15 octobre, pour quelles filières agricoles il ajustera en priorité sa stratégie d’approvisionnement vu les vulnérabilités climatiques et environnementales. D’après le média Bio Linéaires (article gratuit) les dix filières concernées sont : la pomme de terre, le riz, la banane, l’avocat, la pomme, les fruits rouges, la tomate, les œufs, le chocolat noir et les oléagineux dont amandes. Ces dix filières ont été priorisées à la suite d’un travail lancé fin 2025 avec le cabinet de conseil Quantis. En juillet, Naturalia et Quantis avaient d’ores et déjà annoncé avoir choisi deux filières « pilotes », la tomate et l’amande, sans dévoiler quelles autres filières prioritaires avaient été retenues. Pour ces deux filières, Quantis a « quantifié » les risques de stress hydrique, sécheresse, déclin des pollinisateurs, érosion, stress thermique pour trois zones d’approvisionnements (France, Italie, Espagne) et « sous deux scénarios du Giec et trois horizons temporels (actuel, 2030, 2050) ». Ces risques ont ensuite « été traduits en impacts opérationnels et financiers », pour aboutir à un « plan d’action de résilience priorisé sur trois ans ». Interrogé par Agra Presse en juillet, Naturalia avait indiqué qu’il présenterait « les plans d’action opérationnels » pour la tomate et l’amande et « les premières orientations de notre stratégie de résilience » en conférence de presse annuelle à la fin de l’année.
Eau/sécheresse: la navigation sur le canal du Midi restreinte à partir de lundi
La circulation sur le canal du Midi, entre Toulouse et l’étang de Thau (Hérault), sera restreinte à partir de lundi 9 novembre afin de préserver la ressource en eau, a indiqué Voies navigables de France (VNF), qui se satisfait toutefois que cette mesure intervienne aussi tard dans la saison. Les bateaux ne pourront donc plus passer les écluses, sauf urgence ou dérogation, a expliqué à l’AFP Jean Niquet, référent sécheresse pour VNF Sud-Ouest, confirmant une information du quotidien local la Dépêche du Midi. «Malgré une année exceptionnelle -- mais qui deviendra ordinaire dans les années à venir -- parce que très chaude et très sèche (...), on a pu maintenir tous les usages de l’eau (du canal, ndlr) pendant quasiment toute la saison, et il y a uniquement l’usage navigation que l’on restreint à partir du 9 novembre, à la période où ça a un impact (économique) très limité», a-t-il précisé. L’eau du canal du Midi est notamment utilisée pour des usages agricoles, de navigation ainsi que pour de la production d’eau potable, et son niveau est soutenu par le fleuve Aude ainsi que plusieurs lacs de barrages. Les réserves en eau, importantes début 2026 après un hiver particulièrement pluvieux, sont tombées à seulement 16% de la capacité totale disponible, malgré des mesures préventives prises dès l’été, telles que le groupage systématique des bateaux pour passer les écluses, note VNF. C’est déjà la troisième fois en quatre ans que l’opérateur du canal en arrive à prendre de telles mesures.
Vin : le négociant Samuel Montgermont élu président d’Inter Rhône
Inter Rhône, interprofession des vins AOC côtes-du-rhône et de la Vallée du Rhône, a élu le 6 novembre Samuel Montgermont comme président. Il succède au viticulteur Philippe Pellaton, conformément à la règle d’alternance avec le négoce. Directeur des Grandes Serres (groupe Picard), Samuel Montgermont est aussi président de l’Union des maisons de vins du Rhône (UMVR) et de l’organisation Vin & société.
Semences : Olivier Paul réélu président de l’UFS (semenciers)
Après l’assemblée générale de l’UFS (semenciers), son conseil d’administration a réélu Olivier Paul à sa présidence, a annoncé l’organisation professionnelle dans un communiqué le 6 novembre. Directeur général de Lidea (Euralis) depuis 2021, il avait été élu à la tête de l’UFS en novembre 2023. M. Paul entame son nouveau mandat alors que la sécheresse historique de cet été promet de pénaliser la filière semencière jusqu’à l’année prochaine. Plus généralement, dans son communiqué, l’UFS cite trois priorités pour l’avenir : « renforcer la compétitivité de la filière » ; « favoriser l'attractivité des métiers et de la production semencière » ; et « préserver l'accès aux marchés internationaux ».