Agra Business | Sodiaal, Nutrisens/Matatie, CCPA/Nutrisur, Maïsadour, Vilmorin

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Taxes américaines : Bruxelles suspend ses contremesures pour 90 jours

Au lendemain de la suspension par Donald Trump des droits de douane réciproques pour 90 jours, la Commission européenne a annoncé, le 10 avril, avoir mis en pause les contremesures adoptées le 9 avril en réponse aux droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium et qui devait entrer en application le 15 avril. « Nous avons pris note de l'annonce du président Trump et nous souhaitons donner une chance aux négociations », a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Et d’ajouter que « toutes les options restent envisageables ». Bruxelles veut prendre le temps de consulter son industrie et les Etats membres. Toutefois, l’exécutif européen se réserve la possibilité d’instaurer ses mesures de rétorsion « si les négociations ne sont pas satisfaisantes ». Mais pour l'heure, aucune date de réunion formelle de négociation n'a encore été fixée. Dans le détail, les exportations européennes vers les États-Unis seront soumises au tarif douanier de base de 10 % (et non plus 20%) à l’exception de l’acier, de l’aluminium et des automobiles qui resteront soumis à un droit de douane distinct de 25 %. La proposition de droits de douane nuls d'Ursula von der Leyen pour les voitures et les produits industriels est encore sur la table et pourrait, éventuellement, être étendue à d'autres secteurs.

UE/Emirats Arabes Unis : lancement de négociations en vue d'un accord de libre-échange

A l’issue d’un entretien téléphonique, le 10 avril, entre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et son homologue des Émirats Arabes Unis, le Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyan, les partis ont convenu d'entamer des négociations en vue de conclure un accord de libre-échange. Cette annonce fait partie intégrante de la stratégie de diversification en matière de commerce international voulu par Bruxelles depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Selon l’exécutif européen, les discussions devraient se focaliser notamment sur la libéralisation du commerce des biens, des services et des investissements. En 2023, les exportations agroalimentaires de l’UE vers les Emirats Arabes Unis représentaient 3,34 Md€ (15e destination de l’UE). Parmi les produits exportés, 15% étaient des produits laitiers (487 M€) et 10% des préparations de céréales (341 M€). Au niveau des importations, les Emirats arabes unis étaient la 76e source agroalimentaire de l’UE en 2023 pour un montant de 118 M€. Le commissaire européen au Commerce international, Maros Sefcovic devrait se rendre « prochainement » aux Émirats arabes unis pour entamer les pourparlers.

Lait : Sodiaal pourrait faire des acquisitions aux Etats-Unis

Le groupe coopératif Sodiaal « pourrait faire des acquisitions aux Etats-Unis », a indiqué son directeur général Antoine Colette, à l’occasion des Journées laitières de la Coopération agricole le 10 avril à Paris. Alors que les Etats-Unis affirment leur volonté de renforcer les barrières douanières pour accéder à leur marché, Antoine Colette n’a pas fait mystère de son vif intérêt pour y investir. « Il faut être aux Etats-Unis qui ont une économie stable et une monnaie stable » a-t-il poursuivi, ne croyant pas à un décrochage de dollar. Sodiaal exporte seulement quelques M€ vers les Etats-Unis. « On va développer d’abord le Canada, avant de regarder les Etats-Unis », a-t-il indiqué. Sodiaal s’est en effet renforcé au Canada en septembre 2024 en faisant l’acquisition auprès de General Mills des activités de Yoplait et Liberté dans le pays, correspondant à un chiffre d’affaires annuel d’environ 500 M$ canadiens (soit 340 M€). La transaction comprend un site de production situé à Saint-Hyacinthe au Québec. Sodiaal détient la marque Yoplait à l’échelle mondiale ; en fonction des pays, elle est exploitée soit en direct, soit via des licences.

Lait : les coopératives planchent sur leurs stratégies pour se maintenir à l'export

Alors que le renforcement des barrières douanières risque d’amoindrir la capacité à exporter des opérateurs économiques, les coopératives laitières entendent mobiliser plusieurs leviers pour maintenir leur compétitivité. Loin de tourner le dos à l’export, il faut « diversifier et sécuriser les marchés » pour ne pas être dépendant de quelques grands pays, « valoriser la souveraineté et le savoir-faire », mais aussi « prospecter et innover », selon un communiqué diffusé à l’occasion des Journées laitières de la Coopération agricole le 10 avril à Paris. L’innovation pourrait être un « bouclier stratégique », sachant que « les produits plus techniques ou différenciés sont souvent moins substituables et plus difficiles à copier ou à concurrencer », comme l’a suggéré Jean-Marc Chauvet, économiste au Cniel (interprofession). Autre piste pour mieux commercialiser : tirer parti des accords de libre-échange déjà signés par l’UE et prospecter les marchés dont la demande est en hausse comme le Moyen-Orient, l’Asie du Sud-Est, l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique latine. « Notre capacité à produire et à exporter implique un allègement des contraintes administratives, un soutien adapté aux investissements de transition et un accompagnement fort à l’innovation », a souligné de son côté Pascal Le Brun, président de la Coopération laitière.

Volaille : la jeune coopérative des Volailles de Bresse signe ses premiers contrats

La Coopérative des éleveurs de Volailles de Bresse signe ses premiers contrats Egalim avec les abatteurs, a informé dans un point presse LCA Auvergne-Rhône-Alpes la veille de l’Assemblée générale de l’organisation régionale se tenant le 11 avril. LCA Ara et la chambre régionale d’Agriculture ont accompagné l’association « Groupement des éleveurs de Volaille de Bresse » dans la fondation de cette nouvelle coopérative d’une soixantaine d’adhérents, qui « vise avant tout à offrir une sécurité aux producteurs de l’AOP Volaille de Bresse, tant à court qu’à moyen et long terme », selon son rapport d’activité. Le directeur de LCA Ara, Jean de Balathier, a invoqué la recherche de compétitivité de cette filière. Il a souligné le fait que le Comité interprofessionnel de la Volaille de Bresse (CIVB) recherchait des alternatives au mode traditionnel de finition dans des cages en bois nommées épinettes. A cette fin, plusieurs projets de R&D, dont en génétique, sont engagés, et des investissements seront nécessaires, a-t-il considéré.  Afin d’aider la filière à surmonter ses défis économiques, réglementaires et sociétaux, la région Auvergne-Rhône-Alpes l’a fait bénéficier d’un plan spécifique de 2021 à 2024. 

Alimentation fonctionnelle : Nutrisens acquiert Matatie, spécialiste du sans allergènes

Nutrisens a annoncé le 10 avril une « prise de participation stratégique » dans la start-up française Matatie, spécialiste des produits alimentaires sans allergènes. Fondée en 2017, Matatie propose des « alternatives alimentaires sûres et de haute qualité pour les personnes allergiques et intolérantes » en Europe grâce à une gamme de 20 produits exempts des 14 allergènes majeurs. La société détient en région parisienne un atelier de production dédié au sans allergènes. Sa gamme destinée au grand public est composée de biscuits, confiseries et ingrédients pour confectionner des produits sans allergènes. « Grâce à cette prise de participation, Nutrisens et Matatie pourront développer ensemble des solutions toujours plus performantes, renforcer la sensibilisation aux enjeux des allergies alimentaires et élargir leur réseau de distribution », indique un communiqué commun. Nutrisens, spécialiste de la nutrition clinique, commercialise ses produits en France et dans 30 pays. La société a réalisé 180 M€ de chiffre d’affaires en 2024, et a acquis en mars le brésilien Prodiet (40 M€ de chiffre d’affaires en 2024).

Nutrition animale : le français CCPA acquiert Nutrisur en Uruguay

Le groupe français CCPA annonce dans un communiqué du 10 avril acquérir une firme service en Uruguay, Nutrisur, et élargir ainsi son empreinte sur le marché en croissance de l’Amérique latine. L’union coopérative réalise cette opération par l'intermédiaire d'Euro-Nutec Premix, joint-venture créée en 1996 entre les groupes CCPA et Nutec (Mexique). Nutrisur, localisée à Canelones, dans le sud de l’Uruguay, « est un acteur national majeur reconnu pour son professionnalisme, sa capacité d’innovation et la qualité de ses produits et services répondant aux besoins spécifiques des éleveurs et de leurs animaux », qui a « plus de 20 ans d'expérience dans le secteur de la nutrition animale », dit le communiqué. François Pellet, DG de CCPA rappelle dans le communiqué la stratégie d’expansion internationale du groupe sur les marchés en croissance. Il assure : « Nos expertises (nutrition, phyto-ingrédients, digital) sont indispensables pour relever les défis de compétitivité et de durabilité des élevages sur tous les continents ». « Nous restons déterminés à optimiser la nutrition animale par la transformation digitale au niveau mondial », ajoute Jérémie Larcher, DG du groupe Nutec.

Coopératives: Maïsadour obtient le label Engagé RSE Exemplaire

Dans un communiqué du 10 avril, le groupe coopératif Maïsadour a annoncé l’obtention du label Engagé RSE (responsabilité sociétale des entreprises) au niveau Exemplaire, délivré par l’Afnor. Le label est fondé sur la norme internationale ISO 26 000. Son obtention est « le résultat d’un travail de fond mené depuis plus de quinze ans et matérialisé par la stratégie Ambition 2030, déployée depuis 2023 », se félicite l'entreprise. Citons quelques exemples d’actions entreprises par Maïsadour qui ont permis l’acquisition du label : le développement de filières soja, maïs et kiwi, la lutte contre le gaspillage alimentaire, l’instauration d’un plan de santé et de mobilisation aux maladies adressé aux salariés, l’organisation de l’évènement la Ferme du Futur (évènement de partage d’informations adressées aux agriculteurs, notamment sur l’agroécologie etc.). La coopérative rappelle enfin avoir signé en 2023 un crédit syndiqué Développement Durable courant jusqu’en 2028, qui conditionne son financement en fonction de ses performances en matière de RSE.

Semences : Vilmorin réalise deux émissions obligataires privées pour 59 M€

D’après un communiqué du 10 avril, Groupama Asset Management, société de gestion d’actifs et filiale du groupe français de l’assurance mutualiste Groupama, a annoncé sa participation au financement des activités du semencier Vilmorin & Cie (groupe Limagrain). Concrètement, il s’agit d’une prise de participation par le fonds de dette privé Groupama Agro Solution Debt (appartenant à Groupama Asset Management) « à l’une des deux premières émissions obligataires privées (Euro PP) réalisées par Vilmorin ». Les deux émissions en question, effectuées entre décembre 2024 et janvier 2025, s’élèvent à elles deux à 59 millions d’euros (M€), et s'étalent sur 5 et 9 ans. Le montant précis du financement accordé n’a pas été divulgué. L’objectif : soutenir la stratégie de croissance et de transition durable du semencier. « L’opération a été arrangée par La Banque Postale, également souscriptrice, et accompagnée juridiquement » par le cabinet d’avocats CMS Francis Lefebvre, précise le communiqué. Groupama Asset management constituait au 31 décembre 2022 le 7e plus important gestionnaire d’actifs français. Il gérait au 31 décembre dernier 104,4 milliards d’euros d’actifs.

Maïs: les exportations américaines revues à la hausse (rapport Wasde)

Le ministère américain de l’Agriculture (USDA) a revu à la hausse ses estimations d’exportations de maïs des Etats-Unis pour la campagne 2024-25 dans un rapport mensuel qui confirme le manque d’appétit chinois pour les céréales. «L’USDA a enfin révisé à la hausse les prévisions d’exportations américaines de maïs de 2,5 millions de tonnes (à 64,8 Mt)», a déclaré à l’AFP Gautier Le Molgat, PDG d’Argus Media France. Ce rapport sur l’état des productions, exportations et stocks agricoles mondiaux, dit Wasde, «intègre la bonne dynamique des exportations américaines des derniers mois», a-t-il expliqué. En Europe, malgré une légère révision à la hausse de la production, on constate une petite augmentation des importations, parallèlement à une hausse de la consommation de l’alimentation pour bétail. Le rapport table sur une baisse des importations chinoises de blé de 3 Mt par rapport à ses estimations du mois précédent, portant les prévisions d’importation de Pékin à 3,5 millions de tonnes en 2024-25 (contre 13,6 Mt la campagne précédente). Plutôt que d’importer, la Chine «puise dans ses réserves», avec des stocks de fin de campagne en repli sur le blé comme sur le maïs (-10 Mt de stocks de grain jaune entre le début et la fin de campagne).

Ail/oignons/échalottes: Val’Prim finance un OAD sur les pesticides à ses fournisseurs

Val’prim, spécialiste du conditionnement d'ail, d'oignons et d’échalotes située à Longué-Jumelles (Maine-et-Loire) annonce le 10 avril avoir noué un partenariat avec la startup Syndev, afin de déployer l’application SynApps, une base de données regroupant 4 800 produits et 15 000 usages, auprès des agriculteurs de sa chaine de valeur. L'algorithme de SynApps priorise, dans la mesure du possible, l'usage des biosolutions mais référence également les produits conventionnels, adaptées à chaque agriculteur et chaque parcelle (contexte pédoclimatique, propriétés du sol, de la culture, etc.). Val’Prim financera l’accès à cette solution pour l’ensemble de sa chaîne de valeur. Six producteurs ont déjà adopté cette solution, en Bretagne, dans la Beauce et en Anjou. A terme, une vingtaine y auront accès. L’entreprise ligérienne explique explorer depuis plus de dix ans des solutions alternatives à l’utilisation de pesticides : «De nombreuses solutions existent sur le marché, mais il peut être difficile de faire le tri et d’identifier celles qui conviennent à chaque producteur car les besoins diffèrent d’une exploitation à l’autre» explique Nathalie Manceau, Directrice générale chez Val’prim.

Spiritueux : en Guadeloupe, lancement d’un laboratoire national du spiritourisme

Un Laboratoire national du spiritourisme a été inauguré en Guadeloupe, indique le 10 avril l’Office de tourisme de l’archipel. Son ambition est de structurer et promouvoir l’activité, qui allie découverte culturelle, patrimoine et savoir-faire autour de la production de spiritueux, « sur l’ensemble du territoire français, dans les Outre-mer et l’Hexagone », d’après le communiqué. Porté par l’Office de tourisme avec la participation du conseil départemental, le projet inclut l’objectif de créer le premier label national du spiritourisme, afin de « donner une reconnaissance officielle et garantir l’authenticité et la qualité des offres » existantes. 321 000 hl d’alcool pur (hlap) de rhum sont produits dans les Outre-mer, principalement à La Réunion (120 000 hlap), en Martinique (100 000 hlap) et en Guadeloupe (80 000 hlap), d’après le communiqué. La France compte 44 catégories de spiritueux bénéficiant de 51 indications géographiques. En 2024, ses exportations ont représenté 1,6 million hlap soit 4,5 milliards d’euros, d’après les chiffres de la FEVS.

Pesticides : la PPL sur l'épandage par drone adoptée par le Parlement

Le Parlement a adopté le 9 avril la proposition de loi (PPL) sur la réautorisation de l'épandage de pesticides par drone. Le Sénat a adopté à une large majorité la version identique du texte voté le 27 janvier par l’Assemblée nationale. Dans le détail, 237 sénateurs ont voté pour, 97 contre, pour 334 suffrages exprimés. La gauche, représentée par les socialistes, les communistes et les écologistes, a intégralement affiché son opposition, contrairement aux partis du centre et de la droite. Pour rappel, le texte prévoit d’autoriser l’épandage par drone de produits de biocontrôle, autorisés en agriculture biologique, ou « à faible risque » au sens du droit européen dans : les bananeraies, sur les parcelles de vignes mères de porte-greffes conduites au sol et sur les parcelles avec des pentes supérieures ou égales à 20%. Le texte prévoit aussi d’autoriser des essais d’épandage par drone pour d’autres types de parcelles ou de cultures. Ces essais et leurs évaluations seront encadrés par l’Anses et la décision d’une potentielle pérennisation de ces nouveaux usages reviendra au gouvernement. 

Sols: accord entre les institutions européennes, beaucoup de marges de manœuvre

Les négociateurs du Parlement et de la présidence polonaise du Conseil de l’UE sont parvenus, dans la nuit du 9 au 10 avril, à un accord politique provisoire sur la proposition de directive de la Commission européenne sur la surveillance et la santé des sols. Au centre de cette ultime session de pourparlers: la question des pratiques de gestion durable des sols pour les agriculteurs. C’est le Parlement qui a eu le dernier mot obtenant de ne pas imposer aux agriculteurs de nouvelles obligations. Au lieu de cela, la directive va obliger les États membres à aider les agriculteurs à améliorer la qualité et la résilience des sols (conseils indépendants, formation, recherche...). Les États membres devront également évaluer régulièrement les besoins financiers des agriculteurs et des sylviculteurs pour améliorer la qualité et la résilience de leurs sols. Globalement, cette directive doit permettre de fixer un objectif de bonne santé des sols d’ici à 2050, mais sans objectifs intermédiaires contraignants. Pour y parvenir, elle prévoit un cadre de surveillance harmonisé. Mais compte tenu de la complexité des sols, la directive laisse aux États membres une grande marge de manœuvre pour adapter leur approche aux conditions locales. Le Parlement européen et le Conseil de l’UE doivent désormais valider, chacun de leur côté, ce compromis avant qu’il puisse être définitivement adopté. Comme il s’agit d’une directive, les États membres devront ensuite en transposer les principes dans leur législation nationale dans un délai de trois ans.

PPL SRP+10 : adoption définitive, l’Ania propose une charte de bonne conduite

Après l’adoption définitive par l’Assemblée nationale de la proposition de loi (PPL) sur le SRP+10 (seuil de revente à perte +10 points) le 9 avril, l’Ania (industrie agroalimentaire) estime que « la reconduction du dispositif du seuil de revente à perte (SRP+10) jusqu’en 2028, le démarrage de l’expérimentation de son extension aux marques distributeurs (MDD) et la prolongation de l’encadrement des promotions alimentaires sont des bonnes nouvelles », selon un communiqué diffusé le 10 avril. L’association juge ces « dispositifs étaient indispensables au déroulement des futures négociations commerciales ». Elle souhaite toutefois aller plus loin en proposant un dialogue sous l’égide du gouvernement autour d’une « charte de bonne conduite » pour apaiser les échanges entre distributeurs et industriels. Elle pourrait être élaborée conjointement par les organisations représentatives des fournisseurs et distributeurs. En revanche, la Feef (PME et ETI) estime que cette PPL « ne permettra pas de sauver les industriels PME-ETI », craignant que la situation économique de ces industriels continue à « se dégrader à bas bruit » si rien n’est fait avant les prochaines négociations commerciales. La Feef demande de « différencier les règles de négociation selon la taille des fournisseurs » et de « sanctuariser le tarif des industriels PME-ETI ».

Erratum sur les précédents dirigeants de Vivescia

Contrairement à ce qui a été indiqué par erreur dans l'Agrafil du 10 avril, le nouveau directeur général du groupe Vivescia ne succède pas à Véronique Fontaine Heim, qui était directrice des seules activités agricoles, et avait été remplacée à ce poste par Cédric Cogniez en 2024. L'arrivée de Guillaume Mothe correspond en fait à une évolution de la gouvernance opérationnelle, puisqu'il pilotera à la fois la coopérative et Vivescia Industrie, poste qui n'existait plus depuis 2019.

Agenda de la semaine agricole du 14 avril 2025

Lundi 14 avril
Conférence de presse Terrena, à Ancenis (44)

Mardi 15 avril
Lancement de la concertation française sur la Pac post-2027
Congrès de la Confédération paysanne, à Langres (52)
Conférence de presse de l'OIV

Mercredi 16 avril
Conférence de presse Avril
Assemblée générale de Solarenn (légumes), à Saint-Armel (35)
Voyage de presse Intervignes sur la méthanisation

Jeudi 17 avril
Congrès de la Cnaoc (vin), à Royan (17)

Vendredi 18 avril
Visioconférence Sfer sur la vigne et le changement climatique