Agra Business | Verquin/Tourniayre/Dutoit, Savencia/Sunlait, SGPE

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Biscuiterie: Luc-Pierre Verquin rachète les cornets Tourniayre et les bouchées Dutoit

L'entrepreneur nordiste Luc-Pierre Verquin vient de racheter deux biscuiteries françaises, le spécialiste des cornets de glace Tourniayre et le fabriquant de bouchées en pâte feuilletée et fonds de tarte, Dutoit, rapporte, le 13 février, le cabinet Septentrion finance, qui a accompagné l'opération. Les deux entreprises emploient «près de 50 collaborateurs» dans les Hauts-de-France. Elles proposent «des produits haut de gamme, standards et sur-mesure à destination d’une clientèle d’industriels, de distributeurs grossistes et spécialisés et de chaînes de magasins». Fondé en 1987, Tourniayre est «le plus ancien fabricant de cornets de glace en France». Créée en 1951, la biscuiterie Dutoit, avait été reprise en 2021 par Franck Martin, «qui a su moderniser l’usine et développer l’entreprise», rappelle le cabinet dans son communiqué. Issu d'une famille qui a fondé la biscuiterie «Aux Trois Cigognes» en 1925, devenue Confiserie du Nord (ex- Verquin Confiseur), Luc-Pierre Verquin «accompagne le développement» d'autres entreprises du secteur telles que Chocolat Encuentro, Funky Veggie ou Têtes brulées expérience. 

Lait: le préfet avertit Savencia face à un risque de non-renouvellement brutal de contrats

Dans un courrier qu'ont pu consulter nos homologues de Ouest France, envoyé le 30 janvier à la directrice générale de Savencia Ressources laitières, le préfet de la Manche a interpelé l'industriel face à un risque de non-renouvellement brutal de contrats individuels, en plein contentieux judiciaire avec l'association d'organisations de producteurs (AOP) Sunlait sur la fixation du prix de lait. Savencia n'ayant pas renouvelé son accord-cadre avec l'AOP en fin d'année dernière, les producteurs de l'OP Ouest'Lait sont collectés sur la base de contrats individuels qui comportent des dates d'échéance, dont certains «dans les prochains jours ou semaines». Pour le préfet, ces contrats prévoient «un renouvellement automatique pour une nouvelle période de cinq ans», et le cas échéant, leur dénonciation doit survenir «au plus tard vingt-quatre mois avant l’arrivée de cette échéance», rapporte Ouest France. Interrogé par la France agricole, Savencia indique que les contrats individuels d’application (du contrat cadre) «ne peuvent se renouveler indépendamment du contrat-cadre entre l’OP et le groupe lorsque celui-ci est arrivé à son terme». A Ouest France, l'industriel indique que les éleveurs peuvent toujours changer de laiterie ou d'OP... Le préfet menace de recours en cas de «rupture brutale». Cet évènement est un «coup de tonnerre», réagit France OP Lait, dans un communiqué paru le 17 février.

Maïs doux : Bruxelles soumet les importations chinoises à enregistrement

L’enquête antidumping à l’encontre des importations de préparations ou conserves de maïs doux en grains en provenance de Chine avance. Dans un règlement d’exécution publié au Journal officiel de l’UE le 17 février, la Commission européenne soumet les produits chinois à enregistrement. Cette phase prendra fin neuf mois après l'entrée en vigueur du texte (le lendemain de sa publication au JO de l’UE). Cette étape est cruciale dans l’hypothèse où les conclusions de l’enquête aboutiraient à l’institution de droits antidumping. En effet, Bruxelles précise que cela permettra de percevoir rétroactivement ces sanctions sur les importations enregistrées. L’exécutif européen a décidé d’ouvrir, en décembre, une enquête antidumping à l’encontre des importations des maïs doux chinois à la suite d'une plainte, déposée le 25 octobre, par l’Association européenne des transformateurs de maïs doux (AETMD). L'organisation fait valoir l’existence de distorsions significatives de la part des produits chinois entraînant un préjudice pour l’industrie de l’UE. Les marges de dumping seraient, selon l’AETMD, comprises entre 95 % et 105 % et le niveau d’élimination du préjudice se situerait entre 110 % et 120 % pendant la période allant du 1er octobre 2023 au 30 septembre 2024.

Fruits et légumes: la filière espagnole nerveuse face à la hausse des salaires

La Fepex (importateurs et exportateurs de fruits et légumes) s’inquiète de la récente augmentation du salaire minimum interprofessionnel (+4,4 %, à 1 184 euros par mois) décidée par le gouvernement espagnol pour 2025. «Cette nouvelle augmentation du SMI, ajoutée aux autres, représente une progression de 61% depuis 2018. Cela réduira la compétitivité des exploitations fruitières et maraîchères espagnoles, qui doivent concurrencer sur les marchés nationaux et communautaires des productions d'autres pays avec des coûts de main-d'œuvre horaires inférieurs», explique la fédération. Elle rappelle par ailleurs que le salaire moyen d’un ouvrier agricole au Maroc est de 276 euros, et celui au Portugal est de 870 euros. La Fepex demande des réductions sur les cotisations de sécurité sociale, afin que les producteurs de fruits et légumes puissent intégrer progressivement cette nouvelle augmentation. «Les différences de coûts de production de l’UE par rapport à celles des pays tiers, non seulement dans le domaine du travail mais aussi dans les domaines phytosanitaires, environnementaux, et la difficulté de répercuter ces coûts sur le prix final, rendent le modèle productif de l’UE moins compétitif», selon la Fepex. Pour mémoire, en Espagne, la main d’œuvre représente jusqu’à 45% des coûts de production.

Fruit et légumes : l’importation anglaise inquiète d’une hausse des frais d’inspection phytos

L’interprofession fruits et légumes britannique (Fresh Produce Consortium -FPC) tire la sonnette d’alarme sur une possible hausse des frais d’inspection des fruits et légumes aux frontières, sur son site internet. L'Agence de la santé animale et végétale (APHA), qui relève du ministère de l'Agriculture, de l'Alimentation et des Affaires rurales (Defra), aurait proposé de modifier les frais d’inspection phytosanitaires, restés inchangés depuis 2019. Elle a suggéré une augmentation de 27 % pour parvenir à un recouvrement complet du coût des contrôles aux frontières devant entrer en vigueur à tous les points d'entrée au Royaume-Uni à partir de l'automne 2025.  «Ces changements pourraient faire passer les frais annuels payés par la filière d'environ 7,81 millions d’euros à au moins 16 millions d’euros, 95 % de ces coûts incombant aux secteurs des fruits, légumes et plantes», a expliqué Nigel Jenney, directeur général du FPC à la presse. Pour l’heure, les inspections phytosanitaires des produits entrant dans le Royaume-Uni sont menées exclusivement sur le nouveau site de Sevington. FPC réclame l’introduction du «statut d’opérateur autorisé» (AOS) permettant aux entreprises de réaliser leurs propres inspections phytosanitaires officielles. Un projet pilote a été mené en 2024, sans confirmation du gouvernement sur un éventuel déploiement.

Planification écologique: le secrétaire général Antoine Pellion annonce son départ

Antoine Pellion a décidé de quitter la direction du secrétariat général à la planification écologique (SGPE), organisme rattaché au Premier ministre pour coordonner la politique et les ambitions environnementales du gouvernement, a-t-il annoncé le 17 février à l'AFP. Il va rejoindre à partir de la fin mars le groupe Idex en tant que directeur général adjoint chargé du développement. «J'estime que sur un certain nombre de sujets, on a été jusqu'au bout. J'ai donc voulu regarder là où j'aurai le plus d'impact» et agir directement sur le terrain, a-t-il expliqué. Le groupe Idex, crée en 1963, est une entreprise spécialisée dans l'exploitation des énergies renouvelables. Pour Antoine Pellion, son départ ne remet pas en cause le rôle et l'importance du SGPE qui est une «institution établie».  Crée en juillet 2022, juste après la nomination d'Elisabeth Borne comme Première ministre, le SGPE est chargé de coordonner l'élaboration des stratégies nationales écologiques. Interrogé par l'AFP, Matignon indique qu'il «n'envisage pas de revoir les missions et attributions du SGPE et n'envisage pas non plus une fusion avec d'autres structures».