Agra Business | InVivo, Carambar/Andros, MHP/Uvesa, Euralis, Agora

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Vin : le céréalier InVivo cherche un repreneur pour ses activités (presse)

Le céréalier InVivo est prêt à céder son pôle vin, affirme Les Echos dans son édition du 11 décembre (payant). Loin des résultats projetés à la création en 2015, le groupe coopératif cherche un partenaire pour l’activité, en vue d’une coentreprise où il est prêt à n’être que minoritaire, selon le journal. InVivo ambitionnait dans le vin un chiffre d’affaires de 1 Md€ en 2025 avec le rachat du négociant Cordier, il y a dix ans. L’activité a totalisé des ventes de seulement 227 M€ sur 2023-24, en chute de 29 % sur un an. L'acquisition en 2022 de Café de Paris, le vin effervescent de Pernod Ricard, la création d'une marque bio, Maris, et d'une marque de champagne, Dival Cotel, n'ont pas empêché Cordier de subir le marasme du secteur. «Il y a trop d'opérateurs sur le marché, trop de fournisseurs des enseignes de la distribution, trop de capacités de production. Il faut restructurer afin de redresser la situation de la filière», déclare à nos confrères le d.g. Thierry Blandinières. Cordier mène d’ailleurs une réorganisation de ses trois usines, décrit Les Echos. Le site de Saint-André de Cubezac est dédié à la production d'effervescent. Celui de Carcassonne sera entièrement affecté au «sans alcool». Une partie de la production a été transférée sur Béziers, d'où sortent les grandes séries.

Chocolat: accord entre Carambar & Co et Andros pour la reprise d'un site de Poulain

Le confiseur français Carambar & Co, propriétaire de la marque de chocolat Poulain, a annoncé le 11 décembre qu'un accord avait été signé avec le groupe Andros pour la reprise de l'usine historique du chocolatier, assurant la sauvegarde de l'intégralité des emplois. Plus de 170 ans après sa création, l'usine Poulain implantée à Villebarou, près de Blois (Loir-et-Cher), visée par un plan de fermeture selon une annonce des syndicats de la chocolaterie, est donc définitivement sauvée. «Après plusieurs semaines de discussions le groupe Carambar & Co et l'entreprise familiale Andros sont heureux d'annoncer la signature d'un accord pour la reprise et la continuité de l'usine +Poulain+ de Villebarou», a annoncé Carambar & Co dans un communiqué de presse transmis à l'AFP. Avec cet accord, «Andros reprend l'activité du site industriel de Villebarou et conserve l'intégralité des salariés du site», au nombre de 109 en juin. «La mise en oeuvre opérationnelle de cet accord devrait être finalisée d'ici à la fin du mois de janvier», précise le communiqué. Pour Frédéric Gervoson, président du Conseil de Surveillance d'Andros, et Florian Delmas, président, cités dans le communiqué, «le savoir-faire des salariés et l'outil de production de Villebarou constituent une opportunité de développement durable pour Andros». Depuis 2017, la marque de chocolat Poulain est détenue par le groupe Carambar & Co, créé après le rachat par la société d'investissement Eurazeo de plusieurs marques de confiseries françaises à la multinationale américaine Mondelez.

Volailles/porcs: le leader ukrainien MHP fait une offre sur l’espagnol Uvesa

MHP, le numéro un ukrainien de la volaille, a annoncé le 11 décembre avoir «soumis une offre ferme» pour acquérir le groupe espagnol Uvesa, présenté comme «un leader de l’industrie agroalimentaire en Espagne avec des opérations bien établies en volailles et en porcs». Pour MHP (2,72 Md€ de CA en 2023, 32 000 salariés), il s’agit d’une première incursion en Espagne, ainsi que dans le secteur du porc. L’offre, dont le montant n’est pas communiqué, prévoit que MHP atteigne au moins 50,01% du capital. Créé à la fin des années 60, le groupe Uvesa est basé sur un modèle d’intégration verticale qui va de la génétique (couvoirs) jusqu’à la transformation, en passant par l’élevage (plusieurs centaines de fermes intégrées) et l’alimentation animale. Un modèle qu’il partage avec MHP: outre l’élevage de volailles et leur transformation, le géant ukrainien revendique sur son site web l’exploitation de 360 000 ha de cultures en Ukraine pour l’alimentation animale (trois usines). La branche ukrainienne de MHP «exporte jusqu’à 60% de ses produits avicoles dans 70 pays dans le monde», notamment vers l’UE, où les volumes en provenance d’Ukraine ont augmenté depuis le début de la guerre avec la Russie, à la faveur de la suspension des droits de douane.

Canards: grève et tensions autour de la fermeture du site Euralis de Sarlat

Des salariés de l’usine de foie gras Rougié de Sarlat-la-Canéda (Dordogne) sont en grève à la suite de l’annonce, fin novembre, de sa fermeture par Euralis Gastronomie, comme le rapporte Sud-Ouest le 10 décembre. Les relations avec la direction sont tendues, à tel point que le groupe coopératif a assigné en justice trois salariés pour le blocage du site. Une plainte retirée depuis, «dans un souci d’apaisement», a indiqué Euralis au quotidien régional. Dans un communiqué du 11 décembre, la CFDT Agri-Agro déplore «un climat tendu» et pointe un «manque d’écoute et de dialogue social des dirigeants du groupe». «Dès le premier jour de grève, la direction a envoyé des huissiers, bloqué l’accès des grévistes aux toilettes ainsi qu’à l’électricité», indique le syndicat national. Selon Sud-Ouest, les discussions entre salariés et employeurs «devraient reprendre, elles, vendredi 20 décembre». Euralis a annoncé le 20 novembre son projet de vendre l’usine Rougié, en difficulté économique et en surcapacité, et de rediriger les volumes vers d’autres sites. Une décision qui «condamne tous les collaborateurs de Sarlat à la cessation d’activité forcée», selon la CFDT. Le syndicat réclame «un engagement rapide et conséquent des dirigeants d’Euralis» pour reclasser les 73 salariés de Rougié.

Prix du lait: Savencia augmente de 5€/1000l la valorisation de la matière première agricole

En ce début de période des négociations commerciales, le groupe laitier Savencia annonce une revalorisation de la matière première agricole dans la composante «PGC France» du prix du lait en 2025, à hauteur 5 euros/1000 litres, indique un communiqué du 11 décembre. À composition réelle, «le prix du lait PGC France sera de 506€/1000l à compter du 1er mars 2025», explique Savencia, en prenant en compte un prix de base 38/32 (hors prime carbone) fixé à 481€/1000l. L’industriel avait augmenté la valorisation de la matière première agricole de 50€/1000l en 2024. Le groupe fromager est entré en médiation privée avec l’association d’organisations de producteurs Sunlait (4 OP) pour négocier un accord-cadre, le précédent étant arrivé à échéance le 1er novembre. En attendant, le prix du lait est fixé par l’industriel, conformément à un avis du médiateur. Le prix doit être «non discriminatoire par rapport à celui dont bénéficient les autres producteurs de la laiterie placés dans des conditions d’exploitation équivalentes» en termes de zone géographique et de qualité du lait, est-il précisé dans l'avis. Dans le Sud-Ouest, 125 producteurs ex-Sunlait ont signé un accord de collecte avec Savencia. Les conditions de rémunération n’ont pas été précisées. 

Biodiversité: un nouveau fonds en Nouvelle-Aquitaine ouvert à l’agriculture

La région Nouvelle-Aquitaine et la Fondation du patrimoine annoncent, dans un communiqué le 9 décembre, la création d’un «fonds pour le patrimoine naturel et la biodiversité». Il sera doté d’un «montant de départ de 200 000 euros» abondé «à parité» par les deux entités, afin de créer un «effet levier» auprès de mécènes «privés». «L’ambition est ainsi de lever des fonds privés, avec pour objectif de doubler à minima les montants apportés par la Région et la Fondation du patrimoine chaque année», indique le communiqué. Ce fonds permettra de financer des «actions concrètes en faveur de la biodiversité en lien direct ou indirect avec l’impact des entreprises». Interrogée pour plus de précisions, la région indique que «l'agriculture n’est pas le sujet central du Fonds Nature» mais que le milieu agricole pourrait y trouver un intérêt. «Il existe (...) de nombreuses passerelles entre agriculture et biodiversité ce qui fait que des acteurs du monde agricole pourraient être intéressés par le mécénat et d’autres pourraient être des porteurs de projets potentiels pour l’AAP du fonds», indique-t-on à Agra Presse. La signature de la convention de création du fonds Nature est prévue le 16 décembre. 

Distribution : la méga-fusion des supermarchés américains Kroger et Albertsons en difficulté

La méga-fusion du géant américain des supermarchés Kroger avec son concurrent Albertsons, pour près de 25 milliards de dollars, semble compromise après deux décisions de justice défavorables rendues le 10 décembre. Tout d'abord, la juge fédérale de l'Oregon Adrienne Nelson a accordé une injonction bloquant temporairement la fusion, annoncée en octobre 2022. Elle a estimé dans une décision de 71 pages que les plaignants - l'autorité américaine de la concurrence (FTC) et plusieurs Etats américains - allaient probablement obtenir satisfaction lors des procédures devant la FTC et leur a accordé l'injonction suspendant le mariage à 24,6 milliards de dollars. Quelques heures plus tard, un tribunal de l'Etat de Washington s'est également prononcé. D'après le site spécialisé Law360 et le quotidien Seattle Times, il a bloqué l'opération de manière permanente. La portée de ces décisions émanant de juridictions différentes, l'une fédérale et l'autre au niveau d'un Etat, n'était pas immédiatement claire. La Maison Blanche a salué l'obstacle dressé par la justice.

Coopératives: elles atteignent près de 50% de l'industrie agroalimentaire (presse)

Dans un article paru le 11 décembre, le journal Les Echos dévoile les dernières estimations de la part du chiffre d'affaires des coopératives dans l'industrie agroalimentaire, que devrait présenter le Haut conseil de la coopération agricole (HCCA) lors du prochain congrès de la Coopération agricole. Selon le quotidien, cette part devrait «approcher les 50 % en 2024», après être passée de 40 % en 2020 à 45 % en 2023. Dans le détail, leur activité aurait atteint 118 milliards d'euros en 2023. Selon Dominique Chargé, président de la Coopération agricole interrogé par nos confrères, «l'inflation y a contribué mais l'essentiel de la prise de poids s'explique par des opérations de croissance externe très significatives dans l'industrie privée». Et de rappeler les dernières opérations intervenues dans le secteur, notamment les acquisitions de l'union de coopératives Invivo (Soufflet, puis United Malt), ou encore le rachat des activités canadiennes de Yoplait par Sodiaal à l'américain Général Mills, et le rachat de Tipiak par Terrena.

Coopératives: Agora (nord de Paris) affiche un bilan économique «solide»

Le groupe coopératif Agora (2470 adhérents, 134 salariés) clos une campagne 2023-2024 marquée par une collecte 2023 record, à 1,05 Mt (celle de 2024 est attendue en retrait de 20%), et une situation financière jugée «solide». Le chiffre d’affaires atteint 370 M€ (contre 457 M€ en 2022-2023), pour un résultat net de 3,4 M€, malgré la volatilité des marchés et un effet ciseau dû aux coûts des intrants. 75% des adhérents ont sécurisé leur revenu en optant pour un engagement «prix de campagne» (contre 65% en 2022) avec, au final, un prix moyen de 220 €/t pour le blé tendre, 450 €/t pour le colza durable, 180 €/t pour l’orge fourragère ou 190 €/t pour le maïs. «L’EBE s’établit à 4,4 M€, en baisse de 4,4 M€ sur un an, en raison de la hausse des dépenses énergétiques et logistiques», précise Agnès Duwer, directrice générale de la coopérative de l’Oise. Lors de son assemblée générale du 10 décembre, le groupe a présenté son «Pacte RSE», structuré en cinq piliers: «protéger et former, agir pour le climat, capter les innovations, travailler ensemble et explorer les opportunités». «Ce pacte engage non seulement les collaborateurs du groupe, mais aussi les adhérents, nos clients et nos partenaires à l’échelle du territoire», poursuit-elle. (Anne Gilet)

Maïs: hausse des exportations et baisse des stocks aux États-Unis (USDA)

Le ministère américain de l'Agriculture (USDA) a revu en baisse le 10 décembre ses estimations de stocks de fin de campagne pour le maïs aux États-Unis, notamment grâce à une révision à la hausse des exportations. L'USDA prévoit désormais que les réserves américaines de maïs à l'issue de la campagne 2024-2025 seront de 44,15 millions de tonnes (Mt) en décembre, contre 49,23 Mt en novembre, selon le rapport mensuel WASDE (World agricultural supply and demand estimates). Ce repli s'explique notamment par une révision à la hausse des exportations de grain jaune par les États-Unis, prévues désormais à 62,87 Mt pour la campagne 2024-2025, soit près de 4 Mt de plus qu'annoncé lors de sa précédente projection publiée en novembre. Côté importations, la demande estimée pour le maïs est «plus élevée pour le Bangladesh, l'Union européenne, l'Iran et le Mexique», selon le rapport de l'USDA. Dans la foulée de la publication du rapport, les cours du maïs ont bondi. Le maïs «aide indirectement le marché du blé et du soja», selon M. Le Molgat. Les deux cours évoluaient dans le vert le 10 décembre.

Tomate : la France, plateforme d’entrée en UE du produit marocain (FranceAgriMer)

Dans son bilan des importations et des exportations françaises de fruits et légumes frais paru le 9 décembre, FraneAgriMer souligne la place prise par la France comme plateforme d’entrée et de redistribution des tomates marocaines sur le marché européen. En 2023, les importations françaises de tomates se sont élevées à 530 000 tonnes. Elles permettent de couvrir les achats des ménages en hors saison (de novembre à février), soit environ 15% des achats en volume, et également d’alimenter un courant de réexportations vers les pays européens voisins à la France. Depuis 20 ans, les exportations tricolores de tomates ont fortement progressé : +225 % par rapport à 2003, atteignant 319 000 tonnes en 2023. Six pays absorbent 80% des envois (Allemagne, Pays-Bas, Espagne, Italie, Pologne, Suède). «On estime qu’environ 68 % des volumes exportés par la France correspondent à des tomates précédemment importés. Ceci confirme le rôle le rôle de la France comme plateforme d’entrée et de redistribution de tomates en Europe, essentiellement en provenance du Maroc», concluent les auteurs de l’étude. En effet, sur 20 ans, les importations de tomates en provenance du Maroc augmentent (+139 % vs 2003) quand les importations de tomates d’Espagne ont été en baisse (- 57 % vs 2003)», précise l’établissement public. 

Fruits et légumes : revalorisation des salaires dans les coopératives et Sica (syndicat)

Dans un communiqué, le 3 décembre. la CFDT Agri-Agro annonce avoir négocié et signé un accord sur les salaires pour les employés de la branche Felcoop (coopératives et Sica fruits et légumes). Ainsi, le coefficient 250 progresse de 5,65% et le reste de la grille des salaires, de 5,5%. Si le syndicat se félicite de ces revalorisations qui sont effectives au 1er janvier 2025, «obtenues dans un contexte extrêmement compliqué», il déplore cependant «la position rigide des employeurs sur le coefficient 200 entrée de grille». Selon la CFDT Agro AGri, ils auraient déclaré qu’il est «hors de question de donner plus que le Smic aux 200». Le syndicat estime que «cette attitude n’est pas en cohérence avec la nécessaire reconnaissance des salariés et ne contribue pas au renforcement de l’attractivité de la filière». Felcoop regroupe environ 200 coopératives et Sica de la filière fruits et légumes. Celles-ci emploient 40 000 salariés dans les exploitations agricoles et 8500 dans les structures elles-mêmes. Le secteur représente un chiffre d’affaires consolidé de 6 milliards d’euros. 

Fruits et légumes: en Italie, «coup de mou» des produits sous Siqo (rapport)

Dans un rapport présenté début décembre, l’institut italien Ismea sur l'économie des produits alimentaires italiens sous signe de qualité, constate un «coup de mou» de la filière fruits et légumes en 2023. Après les bons résultats de 2022, les tonnages se sont contractés de 12,7% à 502 919 tonnes l’an passé. Pour l’Ismea, la situation est «en partie imputable aux événements météorologiques qui ont affecté certaines zones de production». La baisse de la valeur de la production a été plus légère, de -2%, à 379 millions d'euros. La valeur est cependant nettement marquée à la baisse pour les fruits d'été (-26%), les noix (-24%) et les tomates (-9%). En revanche, une hausse a été enregistrée pour les agrumes (+22%), les pommes de terre (+14%) et les pommes (+6%). La dépense des consommateurs transalpins s’est établie à environ un milliard d’euros, soit une baisse de 3,9%. L’exportation de fruits et légumes sous Siqo a aussi souffert l’année dernière : elle accuse un recul de 3,4% sur la période pour une facturation totale de156 millions d'euros. La situation du secteur fruits légumes se distingue dans le monde des Siqo italien en 2023, qui a réalisé des ventes d'une valeur de 20 milliards d’euros, stable pour l’année, mais en progression de 52% sur dix ans.

Gestion de l'eau : le «keyline design», technique méconnue mis en avant par le Shift project

Dans son rapport sur la décarbonation de l’agriculture publié le 28 novembre, le cercle de réflexion The Shift project présente une méthode méconnue d’aménagement des espaces agricoles liée à l'écoulement naturel de l'eau. Baptisée «keyline design», la technique, précurseur de l’«hydrologie régénérative», a été imaginée en 1954, dans le contexte australien de régimes de pluies très aléatoires. Jusqu’à présent peu connue en Europe, elle consiste à aménager et organiser le terrain selon des «lignes clés» (keyline) parallèles aux courbes de niveau du terrain, et ce à partir d’une lecture précise de la topographie locale. L’objectif est d’optimiser la circulation de l’eau, de favoriser son infiltration, notamment sur les crêtes les plus sèches, et de limiter le ruissellement. Pour ce faire, la méthode fait par exemple appel au travail du sol «sans bouleverser les horizons» grâce à une sous-soleuse mais aussi aux techniques de pâturage tournant intensif de façon à agrader les sols. En outre, il s’agit de reconnecter les différents éléments d’un écosystème, notamment en redonnant toute sa place à l’arbre. «Plus simple à concevoir dans le contexte de plantations pérennes ou de prairies permanentes, il peut s’appliquer aussi aux paysages de grandes cultures, particulièrement concernés par la prévention des phénomènes d’érosion du sol», souligne The Shift project.

Coopératives: Thierry Dupont cède la main à Étienne Grodet à la présidence d'Agora

À la suite de l’assemblée générale du groupe coopératif Agora le 10 décembre, Étienne Grodet a été élu président à l’unanimité par le conseil d’administration. Il succède à Thierry Dupont, qui a occupé cette fonction durant dix années. Agriculteur depuis 2006 à Reuil-sur-Brèche dans l’Oise, Étienne Grodet a intégré le conseil d’administration en 2008 et le bureau en 2021. La transition entre les deux hommes se veut «fluide» et «dans la continuité».

Lait: Chantal Cayuela est la nouvelle directrice R&D et alimentation durable de Sodiaal

La coopérative Sodiaal annonce, dans un communiqué du 11 décembre, la création d’un poste de directrice R&D et alimentation durable confié à Chantal Cayuela. En poste depuis le 4 novembre, cette dernière intègre le comité exécutif de Sodiaal dirigé par Antoine Collette. Elle «aura la responsabilité et le pilotage de l’ensemble de la R&D de Sodiaal qui s’inscrit dans le cadre du plan stratégique Grandir ensemble avec l’ambition d’intégrer l’innovation au service de l’alimentation durable, de la performance et des attentes des consommateurs», indique la coopérative. Chantal Cayuela a rejoint Sodiaal lors de la reprise des activités de Yoplait en décembre 2021 par la coopérative. Elle occupait alors les fonctions de directrice «R&D, qualité et réglementation» chez Yoplait, précise le communiqué. Avant de rejoindre la première coopérative laitière française, elle a occupé des postes de R&D au sein des groupes Danone, Bel et Kellog’s.