Engrais : la Russie engage une procédure contre l'UE à l'OMC concernant le MACF
À la suite d’une nouvelle demande de la Russie, l’Organe de règlement des différends de l’OMC a décidé, lors de sa réunion du 25 septembre, « de constituer un groupe spécial » chargé d’examiner le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’UE (MACF) en place depuis le début de l’année. Moscou affirme que ce dispositif crée des obstacles commerciaux importants pour les marchandises concernées (engrais, acier, aluminium, ciment, électricité, hydrogène). De plus, la Russie fait valoir que l'allocation de quotas à certaines entreprises par l'UE dans le cadre du système d'échange de quotas d'émission (SEQE) s'apparente à une subvention à l'exportation visant à renforcer la compétitivité des industriels européens. L’UE prévient qu’elle communiquera uniquement avec le groupe spécial et non pas directement avec la Russie, soulignant que « tant que la Fédération de Russie mène sa guerre d’agression contre l’Ukraine, elle ne peut pas s’attendre à pouvoir invoquer les règles de l’OMC pour améliorer l’accès de ses exportations au marché de l’UE ». Et elle se dit de toute façon convaincue que le MACF et le SEQE sont conformes aux règles de l'OMC. Les colégislateurs européens sont par ailleurs en train de discuter de mesures de simplification du MACF qui prévoient une clause de sauvegarde permettant de suspendre celui-ci pour les engrais en cas d’envolée des prix. Mais le Parlement européen s’oppose à ce mécanisme.
Sécheresse : la région Bretagne et BPI France mobilisent 50 M€ de prêts garantis
Le conseil régional de Bretagne a annoncé le 25 septembre l’activation d’un « dispositif de garantie de prêts bancaires pouvant mobiliser jusqu’à 50 M€ » afin de « soutenir la trésorerie des agriculteurs » affectés par la sécheresse. Ce fonds « pourra couvrir jusqu’à 80 % du montant des prêts accordés », selon un communiqué. Dans le détail, la Région Bretagne « dispose avec BPI France d’un fonds régional de garantie destiné à faciliter et simplifier l’accès au financement des acteurs économiques », rappelle-t-elle. L’exécutif régional a décidé de « remobiliser cet outil au service des exploitations agricoles en difficulté de trésorerie, quelle que soit leur filière ». Parmi les nombreuses productions bretonnes pénalisées par la sécheresse de cet été, les légumes ont particulièrement souffert. Le 14 septembre, la Région Bretagne avait déjà annoncé l’augmentation de ses aides à l’investissement pour 2026 de 6 M€ (pour un total de 34 M€), des fonds fléchés vers « l’eau, la résilience climatique, le renouvellement des générations et le bocage ». Par ailleurs, plusieurs banques ont annoncé ces derniers jours des prêts bonifiés et des aménagements d’emprunt pour soutenir les agriculteurs (Crédit agricole, Crédit mutuel, Banque populaire, CIC). Malgré la pression des représentants agricoles, l’État n’a finalement pas participé à ces dispositifs.
Sécheresse: le budget des dégrèvements de TFNB supérieur à celui annoncé (syndicats)
Selon plusieurs sources syndicales, l'enveloppe que la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, avait annoncé, lors de la présentation du plan Casi (sécheresse) pour financer les dégrèvement de taxe sur le foncier non bâti (TFNB) sera plus importante que prévu. La ministre avait annoncé un budget de 300 millions d'euros, basé sur un dégrèvement d'office de 30% de la taxe. Mais les dégrèvements accordés dans chaque département par la DGFip (ministère des Finances) sont le plus souvent supérieures. Par exemple, dans la Vienne, les taux de perte arrêtés, qui correspondent aux taux de dégrèvement, sont de 40 % sur les terres arables, 50 % sur les prairies, 50 % sur les vergers, 30 % sur les vignes. De source syndicat, les taux devraient être d'environ 50% en moyenne, allant jusqu'à 100% pour quelques cultures de certains départements. Pour rappel, les agriculteurs ayant subi des pertes plus importantes peuvent demander des taux de dégrèvement supérieurs en déposant des dossiers individuels.
GNR : les entreprises de travaux agricoles réclament davantage d’aides
Dans un communiqué du 25 septembre, la FNEDT (entreprises de travaux agricoles) réclame davantage de soutien des pouvoirs publics face à la flambée du GNR. Face à une situation jugée « intenable », l’organisation réclame plusieurs dispositifs :« une aide proportionnelle à la hausse réellement subie » ; un versement immédiat des soutiens annoncés, certaines entreprises n’ayant encore rien touché, d’après la fédération ; « la déduction directe de l’aide sur la facture de GNR », afin d’éviter les délais de remboursement ; « une maîtrise des prix par les raffineurs et les distributeurs, au titre de la solidarité nationale » ; et enfin « un plafonnement de la fiscalité sur le GNR au juste niveau, par la mention des prélèvements fiscaux sur les factures ». La FNEDT juge les aides annoncées par le gouvernement insuffisantes, alors que la hausse du GNR s’est élevé à 70 ct€/l. Elle rappelle que les entreprises de travaux agricoles « utilisent à elles seules 30 % du GNR agricole ». En conséquence, « nos trésoreries comme celles de nos clients sont exsangues », alerte Philippe Largeau, président de la FNEDT.
Bovins viande/agrivoltaïsme : TotalEnergies et Elvea France nouent un partenariat
Après un galop d’essai dans le Tarn-et-Garonne, TotalEnergies et le réseau d’organisations de producteurs de bovins viande Elvea étendent leur partenariat au niveau national « pour accompagner les éleveurs dans les projets d'agri-énergies », ont-ils annoncé le 23 septembre. Concrètement, l’objectif est de « développer des solutions énergétiques et agronomiques permettant de renforcer l'autonomie des élevages » et de « créer de nouvelles sources de revenus pour les éleveurs », selon un communiqué commun. Cette démarche a été expérimentée dans le Tarn-et-Garonne. Le partenariat initié par l’énergéticien et Elvea 82 a permis « d’élaborer un cadre d'accompagnement adapté aux éleveurs du territoire, d'organiser des actions d'information et d'initier plusieurs projets avec des exploitants ». En le déployant à l’échelle nationale, le réseau de producteurs veut « donner à un maximum d’éleveurs accès à des informations, des retours d’expérience et des solutions concrètes en matière d’agri-énergies ». Le président d’Elvea France, Stéphane Peultier, cité dans le communiqué, souligne notamment l’intérêt d’« apporter une diversification de l’activité au sein des exploitations ».
Viande bovine : la Namibie, touchée par la fièvre aphteuse, suspend ses exportations
La Namibie a décidé de suspendre ses exportations de viande bovine et ovine après la découverte, pour la première fois en 60 ans, d'un foyer de fièvre aphteuse dans la principale région d'élevage du sud du pays. Le virus est parvenu à franchir un cordon sanitaire mis en place par les autorités et séparant le nord du pays, où le virus est endémique, du sud où il s'est propagé pour la première fois depuis 1964. « C'est la première fois que nous avons une épidémie depuis l'indépendance et cela va avoir un impact négatif sur tout le secteur », a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Agriculture, Romeo Muyunda, le 25 septembre. La Namibie, qui a obtenu son indépendance de l'Afrique du Sud en 1990, est le huitième pays d'Afrique australe touché par la fièvre aphteuse depuis le début 2026, après le Botswana, le Lesotho, le Mozambique, l'Afrique du Sud, la Zambie et le Zimbabwe. En 2025, le pays a exporté plus de 13 000 t de bœuf, dont plus de 90 % vers l'Europe, selon le conseil des producteurs de bétail Nammic. Le gouvernement a également ordonné la suspension immédiate de tout abattage de bétail. L'opérateur public de transformation de viande Meatco a indiqué évaluer la situation des cargaisons de viande bovine en transit, sans se prononcer sur un éventuel rappel pour l’instant.
Haies : en Anjou, la LPO et la Conf’ dénoncent un coefficient de replantation insuffisant
Après une réunion de consultation avec la DDT du Maine-et-Loire le 23 septembre concernant le régime unique de la haie, plusieurs associations environnementales, ainsi que la Confédération paysanne, regrettent que le coefficient de replantation applicable à la suite des destructions de haies soit de 1 pour 1, soit le minimum prévu par la loi d’orientation agricole. À l’inverse, la FDSEA, les JA et la chambre d’agriculture avaient souhaité que ce coefficient reste à son seuil plancher et ont obtenu gain de cause. « La préfecture avait la main pour instaurer un coefficient plus fort » regrette Simon Coutand, de la LPO Anjou. L’association plaidait pour un coefficient de 1,5 ou 2, arguant dans un communiqué du 21 septembre que « les données scientifiques montrent qu’il y a perte de biodiversité si la compensation est limitée à 1 pour 1 (…). Par ailleurs, avec les sécheresses intenses et récurrentes liées au changement climatique, il est impossible que toutes les haies replantées résistent. » La date du 9 août, plutôt que le 15 août en vigueur actuellement, pour la reprise de l’entretien des haies avait également alerté l’association. « La chambre d’agriculture nous a indiqué que cette date était en lien avec les semis de colza. Nous avons donc proposé une dérogation colza plutôt que d’avancer la date pour toutes les haies », précise Simon Coutand. (Tanguy Dhelin)
Horticulture : le groupe Graines Voltz va restructurer ses activités de pépinières
Dans un communiqué de presse du 9 septembre, le groupe Graines Voltz annonce avoir engagé un projet de restructuration de ses activités de pépinières, en difficulté. Celles-ci sont portées les sociétés André Briant (variétés de fleurs, arbres et arbustes) et Laboratoire angevin des plantes (reproduction et multiplication in vitro de plantes ornementales et d'arbres fruitiers). Compte tenu de l’ampleur du projet et du nombre de suppressions de postes envisagé (une soixantaine, selon certaines sources), un plan de sauvegarde de l’emploi a été ouvert afin d’examiner toutes les solutions permettant d’éviter les licenciements. Le regroupement de certaines activités sur les sites les plus adaptés est aussi envisagé. Pour la campagne 2026-2027, l’activité commerciale se poursuivra avec les volumes déjà engagés, et les programmes en cours seront menés à leur terme. À compter de la campagne 2027-2028, les volumes de production envisagés seront réduits. Au premier semestre 2025-2026 (clos le 31 mars), le groupe a enregistré une baisse de 2,9 % de son chiffre d’affaires (à 75,3 M€), ainsi qu’une lourde chute de son résultat opérationnel (-37,3 %). Les ventes de jeunes plants, qui représentent 57 % de l’activité du groupe, ont chuté de 5,91 % (à 43,1 M€).
Serres : les Maraîchers nantais visent 60 MW de chaudières électriques
Le 24 septembre, Louis Vinet, trésorier de la Fédération des maraichers nantais, ouvrait les portes de son exploitation maraîchère à Bouguenais, en périphérie nantaise, pour dévoiler les deux chaudières électriques installées pendant l’été, pour une puissance de 2 MW et un investissement proche du million d’euros. « Il y a déjà 60 MW de raccordement pour de nouvelles chaudières électriques qui ont été demandés par les maraîchers du secteur. Le délai peut prendre de 3 à 48 mois », évoque Louis Vinet. Sur son exploitation, les deux chaudières devraient permettre de réduire de 15 à 30 % la consommation de gaz. « À horizon 2050, nous visons une décarbonation complète avec l’arrivée de technologies de pompes à chaleur adaptées à nos besoins et la récupération de la chaleur des data centers. Des études sont déjà en cours pour adosser ce type d’installation à nos serres », assure-t-il. Le retour sur investissement des chaudières électriques repose sur la production d’eau chaude lorsque le coût de l’électricité est au plus bas, et sur un accord avec RTE pour que le régulateur puisse utiliser les installations dans sa mission de stabilisation du réseau. (Tanguy Dhelin)
Tomate : volumes en baisse à cause de la canicule, les prix explosent (ministère)
D'après une note des services de statistique du ministère de l’Agriculture (Agreste) publiée le 25 septembre, la production française de tomates au 1er septembre serait en recul de 4 % par rapport à la campagne précédente, avec 479 800 t. À cause des épisodes successifs de canicule, les volumes récoltés ont été fortement irréguliers. La chaleur excessive a perturbé la pollinisation et provoqué des coulures importantes sur les fleurs. Une qualité et des calibres dégradés ont conduit à des pertes de récoltes. « Les systèmes sous abri bien équipés en Provence-Alpes-Côte-d’Azur (serres climatisées, ombrage, irrigation goutte‑à‑goutte) auraient mieux résisté, avec une production régionale en hausse de 2 %, qui aurait partiellement compensé la forte baisse des autres régions de ce bassin (-38 % en Rhône-Alpes et -28 % en Languedoc-Roussillon) », précise Agreste. Orientés à la baisse fin mai, les prix ont « explosé » mi-juin, entre vague de chaleur, apports plus limités et demande stimulée. « Sur l’ensemble du mois, les prix ont été en augmentation de 32 % sur un an et supérieurs de 42 % à la moyenne 2021-2025 ». En juillet, la situation s’est un peu stabilisée (prix supérieurs de 10 % à 2025), avant de repartir en forte hausse en août, avec une offre nationale déficitaire et une demande soutenue par une nouvelle vague de chaleur (+43 % sur un an et +70 % par rapport à la moyenne quinquennale).
Bordeaux/eau : la chambre d'agriculture girondine lance une «réflexion» sur l'irrigation
La Chambre d’agriculture girondine a lancé en juillet «une réflexion indispensable» sur l’irrigation face aux «sécheresses récurrentes». Sa commission viticole doit en débattre début octobre. Des dérogations permettent déjà l’arrosage de jeunes plants en croissance. Mais certains espèrent voir les appellations autoriser l’irrigation en cas de sécheresse, un recours historiquement mal vu dans le vignoble de 86.000 hectares, entre nécessaire préservation de l’eau et volonté de ne pas dénaturer le terroir. Le Smegreg, organisme consultatif de gestion des nappes profondes de Gironde, estime que les volumes d’eau à mobiliser pour irriguer 86.000 hectares, à raison de 1.500 mètres cubes par hectare et par an, dépasseraient les 110 millions de m3 prélevés chaque année pour l’alimentation en eau potable des 1,7 million d’habitants du département, dans une nappe déjà «en état de surexploitation». L’Agence de l’eau Adour-Garonne, pas encore saisie du sujet, estime que son prochain comité de bassin, qui réunira tous les usagers en décembre, «est le lieu pour en parler». Pour Cornelis van Leeuwen, professeur de viticulture à Bordeaux Sciences Agro, les parcelles très exposées aux sécheresses représentent moins de 10% du vignoble, qui reste très arrosé.
Irrigation : des agriculteurs ardéchois contestent une amende de l'OFB
Après un été de sécheresse historique, un jeune viticulteur a contesté le 25 septembre devant le tribunal de Privas (Ardèche) une amende de 500 € reçue en 2024, soutenu par trois syndicats qui dénoncent des règles sur l'irrigation déconnectées des réalités agricoles. « Si on est ici aujourd’hui, c'est parce qu'on est dans notre droit et qu'on n'a pas eu la possibilité de discuter », résume Quentin Coudeyre, accompagné par plusieurs membres de la FDSEA, des Jeunes agriculteurs et de la Coordination rurale, mais pas de la Confédération paysanne – qui dirige la chambre d'agriculture de ce département depuis 2025. L'amende concerne une visite de l'Office français de la biodiversité (OFB) du 11 août 2024, dans le sud de l’Ardèche. Le territoire était alors placé en alerte renforcée pour la sécheresse et l'irrigation limitée à certaines heures. En dehors de ce créneau, les pompes devaient être retirées du cours d'eau. Sur l'exploitation de Quentin Coudeyre, l'agent constate que cela n'a pas été fait. « Je n'arrosais pas, alors je pensais être dans mon droit », explique le jeune viticulteur à la barre. Son avocate, Me Christelle Cadet, pointe des arrêtés préfectoraux contradictoires sur le sujet, créant une confusion. La procureure de la République estime au contraire que le viticulteur devait se tenir informé des dispositions légales. Le tribunal de police rendra sa décision le 18 décembre.
Pesticides : Pollinis dénonce les pressions politiques contre l’Anses (rapport)
Dans un rapport dévoilé le 24 septembre, l’ONG environnementale Pollinis dénonce les « pressions » politiques et budgétaires subies par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), chargée de délivrer les autorisations de mise en marché (AMM) de pesticides. Pollinis pointe le « sous-financement » des travaux de l’Anses en dépit de « l’augmentation de ses missions ». L’ONG affirme que l’Anses a vu son budget amputé « de près de 7 millions d’euros depuis 2024 ». Elle dénonce le plafonnement des recettes que retire l’Anses de la taxe AMM payée par l’agrochimie, « abaissé à 10,5 millions d’euros (M€) dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025 » contre « 15M€ » auparavant, le surplus étant « reversé au budget général de l’Etat ». L’ONG critique également le barème de la taxe AMM, qui fait que « les recettes ne couvrent que la moitié des dépenses de l’agence » pour financer l’évaluation des pesticides (soit 8 M€ sur 16M€ de frais de traitement de dossiers). « Le contribuable finance ainsi la moitié des frais d’instruction des industriels », dénonce Pollinis. Enfin, l’ONG déplore que l’expertise scientifique de l’Anses soit « contournée » par le gouvernement vu « l’explosion » du nombre de dérogations 120 jours délivrées par le ministère de l’Agriculture: « depuis début 2026, 138 dérogations ont été accordées, contre 110 sur toute l’année 2025 et 83 sur l’année 2024 ».
Cotisations sociales : test lancé pour le calcul sur déclaration des revenus professionnels (JO)
Paru le 25 septembre au Journal Officiel, un décret fixe pour les années 2027 et 2028 les modalités de mise en œuvre de l'expérimentation permettant aux exploitants agricoles d'opter pour un calcul des cotisations et contributions sociales sur la base d'une estimation de leurs revenus professionnels de l'année en cours. Celle-ci est prévue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. L'option pour en bénéficier est souscrite pour la durée d'une année civile et peut être exercée au titre de chaque année civile de l'expérimentation. Lors de la souscription, les chefs d'exploitation déclarent une estimation du montant de leurs revenus professionnels de l'année civile concernée, transmise au plus tard 15 jours avant la date d'exigibilité de l'appel ou de la date d'échéance du prélèvement mensuel. Une fois le dossier instruit, la MSA adresse aux intéressés, soit une facture correspondant aux appels fractionnés, soit un échéancier de paiement correspondant aux appels mensuels. Le décret entrera en vigueur le 1er octobre 2026 et s'applique au calcul des cotisations et contributions dues au titre des périodes courant à compter du 1er janvier 2027.
Présidentielle : le sénateur Vincent Louault référent agricole d’Édouard Philippe
Le sénateur Vincent Louault (Les indépendants, Indre-et-Loire) a confirmé à Agra Presse, le 22 septembre, être le référent agricole du candidat à l’élection présidentielle Édouard Philippe, maire du Havre et chef de file du parti Horizons (centre droit). Il a précisé travailler « en lien sur l’écologie » avec la députée Anne-Cécile Violland (Haute-Savoie), secrétaire nationale à l’environnement d’Horizons. Le programme agricole est « finalisé, le candidat ajustant à sa convenance », mais « il est trop tôt » pour être publié, indique le sénateur. En campagne aux Ponts-de-Cé, près d’Angers (Maine-et-Loire) le 17 septembre, Édouard Philippe a prôné le stockage de l’eau de pluie et une « écologie de solutions », sans remettre en cause le zéro artificialisation nette, selon un article du Courrier de l’Ouest (groupe Ouest-France). Quelques semaines plus tôt, le 3 juin, lors d’un déplacement sur une exploitation avicole dans l’Ain, il avait déclaré vouloir modifier la Constitution en complétant la Charte de l’Environnement pour y faire apparaître que « l’agriculture est un objectif légitime qu’il faut impérativement prendre en compte ». Alors que l’agriculture française traverse une crise comparable « à la sidérurgie dans les années 70 », « je crois qu’on peut dire que l’objectif c’est de préserver les deux, et de ne pas privilégier l’un à l’autre », avait-il ajouté.
Addendum à l'agenda de la semaine agricole du 28 septembre 2026
Mardi 29 septembre
Conférence de presse du réseau GSCC sur l'adaptation au changement climatique
Jeudi 1er octobre
Point presse de l'Inrae sur le pastoralisme